Éducation bienveillante·Communication Non-Violente

L’adultisme expliqué aux adultes

C’est quoi ce mot ?
L’adultisme est un néologisme qui fait référence à la discrimination basée sur le fait d’être un enfant. Comme l’âgisme fait état des discriminations concernant les personnes âgées.
Le terme d’adultisme n’est pas référencé puisque la position des adultes face aux enfants ne questionne pas la majeure partie de la population.

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Oui, je me doute que la définition brute du terme ne te laisse pas rêveuse.r. Parce qu’au fond, qu’est-ce qu’une discrimination envers les enfants ?

Pour être plus claire, je vais citer Barry Checkoway de l’université d’Ann Arbor dans le Michigan qui définit l’adultisme : « Tous les comportements et les attitudes qui partent du postulat que les adultes sont meilleurs que les jeunes, et qu’ils sont autorisés à se comporter avec eux de n’importe quelle manière, sans leur demander leur avis. »

Ça rajoute une pierre au mur de la compréhension. Deux éléments clefs ressortent : la considération que l’adulte est le sachant/le meilleur/le juste ; le fait que l’avis des enfants n’est pas pris en compte. Mais l’expression « de n’importe quelle manière » laisse place à bien des interprétations.
Afin de concevoir un peu mieux le terme d’adultisme, il s’agit aussi de l’ensemble des privilèges et des tolérances accordés aux adultes par le simple fait que ce sont des adultes et qu’ils sont déniés aux enfants parce qu’ils en sont.

J’exemplifie un peu :

  • Renverser/casser un verre. Un adulte n’aura pas de commentaire mais un enfant se fera souvent molesté
  • Le choix des vêtements est laissé à un adulte alors qu’il est imposé aux enfants ;
  • Le temps de la douche/du bain : les adultes peuvent se réguler, les enfants doivent répondre en « s’activant » afin de combler les attentes de leurs parents ;
  • Le choix du repas : il est fréquent que ce soit une discussion aux adultes mais qu’on estime que c’est aux adultes de choisir et non pas aux enfants ;
  • Le partage de photos peu flatteuses mettant en scène les enfants ;
  • Les règles instaurées qui ne sont pas respectées par les adultes ;
  • La planification catégorique des heures de repos et du temps nécessaire pour effectuer certaines tâches ;
  • L’utilisation de la force physique prohibé envers un autre adulte mais tolérée dans « certains cas » envers les enfants ;

Il y a des centaines d’exemples dans la vie quotidienne, mais aussi dans la société plus généralement.

En inoculant aux enfants la croyance (voire la certitude) que les adultes ont le pouvoir de choisir pour eux « car ce sont des adultes et qu’ils prennent les bonnes décisions parce que ce sont des adultes », nous enseignons aux enfants que celui qui a majoritairement le pouvoir peut contrôler celui qui en a moins.

En somme, subtilement, malgré la volonté d’accéder à des comportements égalitaires et respectueux de la Terre, en agissant avec les enfants de manière arbitraire, les adultes continuent à propager une logique d’injustice et de pouvoir.

Dans les modes d’éducation perpétuant les anciens modèles, la vie des enfants est celle qui s’avère être la plus contrôlées dans la société… mis à part celles des prisonniers (Ouf ! Quand même ! Bien que l’expression des prisons actuelles pose questions… Mais c’est un vaste sujet !).

Cela paraît fort à lire mais dans quel autre contexte les adultes peuvent punir, menacer, priver de plaisirs, voire les frapper ? Et surtout, que ce soit considéré comme une bonne chose puisqu’il s’agit d’éducation et que les adultes font ce qui est jugé comme bon pour les enfants par ces actes ? Si l’on sort « les enfants » de l’équation, il s’agit proprement d’oppression d’un groupe plus faible en voix (et en représentation sociale et accès au Droit).

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Cependant, c’est extrêmement difficile pour les adultes d’entendre qu’on assimile ces modes d’éducation à de l’oppression
Pourquoi ?
Parce que la plupart d’entre nous ont grandi dans ce système-là !
Qui n’a jamais eu envie « d’être plus grand pour enfin faire ce que je veux » ?
CQFD (ce qu’il fallait démontrer, pour celles/ceux qui se posent la question) !

Mais alors, on peut considérer que les enfants sont maîtres de leur destin et qu’ils peuvent tout mener à la baguette ?
Parce que la grosse crainte des adultes, c’est ça : que les enfants deviennent des tyrans ingérables, des enfants-roi, des êtres insensibles à autrui car tout tourne autour de leur bon vouloir (cf l’article « Il faut bien qu’il apprenne la frustration ! »).
D’ailleurs, les enfants n’acquerraient que tardivement la notion de responsabilité et de prise de risque, donc il ne serait pas possible de leur faire confiance !
Il faudrait les discipliner car leur nature profonde ne leur offrirait pas la possibilité d’agir raisonnablement. Il serait nécessaire de leur apprendre la citoyenneté, leur enseigner les lois et surtout les règles à respecter.

C’est le schéma institutionnalisé dans les écoles (instruction obligatoire et règlement intérieur strict qui demande même des cahiers à ligne ou à carreaux spécifiques.. !), dans la sphère médicale (« Tu te déshabilles maintenant pour que je t’ausculte ! », dans le domaine religieux où « l’Enfant » doit être éduqué afin de pourfendre sa nature sauvage, etc. Les mineurs n’ont définitivement pas les mêmes droits que les majeurs et sont traités différemment par l’unique raison qu’ils sont mineurs.

J’ajoute aussi qu’il est habituel de parler du développement de l’Enfant, des droits de l’Enfant ou encore du tempérament de l’Enfant.
Imaginons un instant que l’on nomme un autre groupe d’individus par un terme catégorique : la Femme, le Protestant, le Chinois, …
C’est gênant, n’est-ce pas, qui inclut un sous-entendu que ces groupes ont une nature unique ?!
Elle a été utilisée pendant longtemps dans les régimes totalitaires, afin d’anéantir l’image de la pluralité des personnes pouvant entrer dans ces groupes.

Grâce à cela, il est possible de comprendre pourquoi il est absurde de parler de développement de l’Enfant et de chercher à faire entrer le développement des enfants dans des normes (totalement ethnocentrées, par ailleurs, puisque les différences de culture engendrent une diversité des stimulations offertes aux petits). Il n’est pas rare de voir des jeunes enfants cuisiner dans certains pays puisqu’ils le font quotidiennement en famille et qu’ils ne sont pas exclus de cette tâche sociale. Verrait-on un petit occidental manier le couteau, le hachoir ou encore le mortier à 2 ans ? Rarement… et pourtant, on voit bien qu’ailleurs, ils en sont capables !
Cela fait partie des stéréotypes et préjugés occidentaux véhiculés auprès des enfants. Les adultes contreplaquent ce qu’ils pensent être de leur capacité ou non aux enfants… ce qui engendre que les ces derniers agissent avec un niveau de compétence en regard des attentes (sauf de temps où ils nous épatent). Et surtout, à la mesure de ce qu’ils ont à disposition.
Un enfant n’apprendra jamais à utiliser un couteau si on ne lui fasse pas l’occasion de le faire, et il en va de même pour tous les outils.

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Les adultes entrent ainsi dans un système habituel d’autorité face aux enfants. Il est possible de leur laisser certains choix, mais les décisions importantes demeurent aux adultes. Les besoins d’autonomie et le libre-arbitre des enfants sont sacrifiés (à grand prix, voire l’article sur le « terrible two ») pour répondre à de l’ordre et de la productivité. Par exemple : on ne va pas lui laisser mettre ses chaussures seul ; couper les légumes ; nettoyer la table … parce que ça prend trop de temps de laisser un petit agir avec ses gestes encore approximatifs.
Il est donc considéré comme logique que les enfants n’aient pas leur mot à dire sur tout et qu’ils « respectent » la décision des adultes… En réalité, le terme à utiliser est : « qu’ils se soumettent », même si cela fait moins plaisir à lire.

Pour résumé, par ce fonctionnement de domination/soumission aux adultes,

  • Ils apprennent que les « plus petits » ont moins de pouvoir ;
  • les enfants enregistrent qu’ils ne peuvent pas éveiller leur compréhension et leur soutien (d’où les cas de harcèlement/violence que les enfants taisent),
  • Et ils fonctionnement dans ce qu’Yves Bonnardel appelle « l’éducation à l’incompétence ».

Le besoin ignoré d’autonomie explique pourquoi il est si fréquent que les jeunes gens transgressent les règles sociales et ont des conduites à risque, puisque c’est souvent leur seule opportunité d’exprimer leur libre-arbitre.

Bien sûr, l’objectif de la déconstruction sociale de l’adultisme (qui va bien au-delà de l’éducation puisque c’est ancré politiquement et culturellement, Yves Bonnardel propose des topos très clairs sur l’évolution des mouvements de libération des jeunes dans l’Histoire et comment les intégrer à la société actuelle) n’est pas que les enfants grandissent en dehors de toute éducation et apprentissage guidé. L’idée qu’il y a une voie entre l’autoritarisme (la domination) et le laxisme (le laisser-faire).
Les enfants sont tout-à-fait en mesure de comprendre et d’adhérer à des règles qui ont un sens et qui correspondent à un besoin clairement explicité. La présentation de ces principes sera bien mieux acceptée si on les présente comme sécuritaires au lieu de leur évoquer que « nous savons ce qui est bon pour eux ».

En outre, comme j’ai déjà pu l’écrire dans d’autres articles comme « Tu es en colère ? Et si on s’amusait ?! », les enfants ont besoin d’explorer car c’est leur moteur même d’énergie. Ils découvrent leur environnement et tous les éléments qui le composent. L’exploration passe par l’expérimentation d’actes : se disputer, refuser, faire seul, se coucher tard, faire pipi par terre (par exemple), dire des « gros mots », estimer leur effet sur le monde (appelé influence), etc. Comment les enfants peuvent appréhender les raisons de nos manières de vivre (appelées « Règles ») s’ils ne peuvent pas tester ce qui sort du cadre ?
Nous-mêmes, en tant qu’adultes, nous avons bien tendance à mettre à l’épreuve certaines solutions alors que nous avons été mis en garde ?
Nous avons tous besoin de nous rendre compte de nos propres yeux que certaines expériences ne sont pas profitables. Les enfants aussi, en toute logique, ont ce besoin de découvrir par eux-mêmes l’intérêt de ces règles et du rythme de vie.
Les adultes pourraient se contenter de cadrer l’environnement d’un point de vue sécuritaire.

L’objectif de cet article est, en autres, de se rendre saillantes certaines attitudes que les adultes peuvent avoir envers les enfants, de manière automatique, sans penser à mal.
Les adultes ont énormément de pouvoir sur les enfants et tant la société que nos relations aux enfants profiteraient d’horizontalité dans les rapports enfants-adultes.

Yves Bonnardel, dans son livre « La domination adulte. L’oppression des mineurs » 2015, met en évidence que « l’organisation politique qui découle de ce « système social complexe » qu’est l’enfance : après « 18 années de formation en régime dictatorial et disciplinaire, la liberté politique peut être octroyée sans risques », car « le contenu fondamental de l’éducation […] n’est rien moins que la soumission » ».

Alors évidemment, s’extraire ou, du moins, réfléchir aux rapports de pouvoir entre enfants et adultes dépend de nos ambitions sociales et relationnelles. Ce n’est pas aisé de remettre en question ce qui est inculqué depuis aussi loin qu’on se souvienne… Surtout sans avoir d’alternatives prêtes à l’emploi.

Mais alors, justement, que faire à partir du moment où le constat est fait ?
Quelles en sont les limites ? A quelle mesure peut-on laisser à l’enfant l’expression de son libre-arbitre ?

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D’abord, il convient de détailler notre quotidien avec les enfants, sans se limiter aux situations qui posent problème en termes de coopération de l’enfant. L’ensemble des relations peut être réfléchi de manière à ne pas inculquer aux enfants un principe de soumission (plus ou moins subtile).

Quelques questionnements peuvent ouvrir des pistes des réflexions :

  • Les rituels mis en place rendent-ils vraiment notre vie plus agréable ?
  • Ai-je tendance à vouloir envoyer les enfants se coucher/se calmer parce que je suis moi-même fatigué.e ?
  • Fais-je usage de force dans certaines situations ?
  • Les interdits/limites que je mets sont-ils sécuritaires ou arbitraires… aux yeux de l’enfant ?
  • Est-ce étrange pour moi d’entreprendre une relation d’égal à égal avec les enfants ?
  • Estimerais-je que le libre-arbitre laissé à l’enfant est dangereux/problématique ?
  • Est-ce que l’usage de force/punitions/menaces me permet d’être en harmonie dans mon foyer ?
  • Quelles sont mes craintes concernant les conséquences de l’expression de la liberté individuelle des enfants ?
  • Ai-je peur d’être laxiste ?
  • Est-ce gênant si mon enfant refuse de faire la bise aux personnes qui le saluent ?

Ces petites interrogations permettent de mettre en évidence ce qui te meut et les craintes qui t’habitent.

Je ne peux pas finir l’article là-dessus, parce que moi-même, je me questionne sur l’ampleur de mes actions et des limites des relations totalement égalitaires.
J’adhère complètement aux principes, néanmois …
Comment faire pour effectuer les soins d’un enfant en bas-âge qui s’y oppose (car en dessous de 18 mois, ils ne parviennent pas à comprendre les bénéfices de nos actions) ?
Comment gérer le fait qu’un enfant veuille aller dans un lieu public sans changer ses vêtements sales ?
Comment laisser les enfants faire leurs expériences et évoluer dans l’environnement librement sans qu’ils ne se blessent ?

J’ai certaines pistes, mais d’autres voies et stratégies bienveillantes dépendent de chaque couple parent/enfant :

  • Le niveau de libre-arbitre va évoluer au cours de la vie, en fonction des capacités cognitives de l’enfant.
  • L’idée est de s’orienter vers une dynamique de coopération dès le départ (ou au moment où l’on prend conscience que le mode éducatif dans lequel tu évolues ne te convient plus).
    Distraire, laisser le choix, favoriser le mimétisme et surtout… prendre le temps.
    Un enfant jusqu’à 5/6 ans n’a pas de notion de temps. Les « dépêche-toi ! », « Plus vite ! », n’ont pas de sens.
  • Exprimer clairement ses besoins (voir l’article sur le sujet) à l’enfant, de manière à ce qu’il puisse également le faire.
  • Parler, expliquer, rassurer lorsqu’on pose un acte qui déplait à l’enfant. Ne pas le brusquer et suivre l’acte désagréable par une séance de câlins. Les enfants qui se débattent cherchent juste à préserver leur intégrité physique qu’ils interprètent comme atteintes.
  • S’excuser lorsqu’on a eu une action qu’on estime injuste et expliquer les raisons qui l’ont motivé.
    Je tiens juste à préciser qu’il est indispensable de s’excuser si une fessée ou un autre sévice corporel est malheureusement posé… Mais que c’est digne de la manipulation et de la violence psychologique de dire aux enfants (à n’importe qui, en réalité) que c’est LEUR comportement qui a engendré le coup.
    Dans aucun cas, un être vivant (enfant, femme, animal, souvent sujets des violences domestiques) n’est responsable du comportement d’autrui. C’est celui qui pose l’acte qui est responsable car IL a été débordé émotionnellement.
  • Adapter son environnement aux enfants. Au lieu de paniquer pour que l’enfant ne se blesse pas/ne tombe pas de haut/ne casse pas tel ou l’autre objet : fais de ton intérieur un endroit à explorer en toute sécurité.
    Cette période ne dure pas et cela enlèvera une tension considérable.

En outre, de manière plus globale et sociétale, il existe de plus en plus d’écoles à pédagogie alternative qui adopte un fonctionnement démocratique et favorise les apprentissages autonomes. Le rôle des adultes est alors de proposer et de guider les expériences des enfants sans y mettre d’évaluations ou d’attentes précises.

Il y a une recrudescence de familles qui optent pour l’instruction en famille de manière à éviter aux enfants les logiques de compétitions et de comparaisons aux pairs, alors que chacun est unique.
Bien évidemment, ce n’est pas accessible pour tous les cadres familiaux.
Le principe serait du moins de rendre saillant ce qui ne correspond pas à des relations égalitaires quand les enfants y sont confrontés. Les adultes peuvent aider les enfants à aiguiser leur esprit critique afin que ceux-ci puissent avoir plus de résilience face aux situations « injustes ».

Est-ce que l’abandon de l’adultisme et l’éducation bienveillante (qui fonctionne de concert harmonieusement) font en sorte que les enfants soient plus obéissants ?
Certainement pas !
Puisque la notion d’obéissance découle du paradigme de la soumission.
Pour sa vie en général, un enfant gagnera bien plus à questionner les règles plutôt qu’à s’y plier par la crainte.

Je citerai Teresa Graham-Brett qui peut finir cet article de manière claire et que je n’ai pas jugé utile de reformuler : « Nous pouvons insuffler le changement que nous désirons voir émerger dans le monde. Pour cela, nous devons commencer avec la relation la plus importante que nous avons en tant que parents : celle que nous construisons avec nos enfants.
Si nous parvenons à éliminer l’adultisme au cœur de ces relations parents-enfants, alors l’actuelle génération d’enfants pourra voir le monde avec des yeux différents.
Mieux encore, ils pourront agir à partir de cette nouvelle façon de voir les choses. S’ils n’ont pas expérimenté le sentiment d’être déshumanisés, négligés et marginalisés en tant qu’enfants, ils n’auront pas besoin de perpétuer l’injustice sur d’autres quand ils grandiront et auront davantage de pouvoir dans leur vie. S’ils ont expérimenté la confiance, le respect et la solidarité comme modèles de référence, alors ils pourront incarner le changement dont notre monde a besoin »

 

Je vous souhaite une belle réflexion.

A très bientôt, Lectrice.eur curieuse.x !

PS : A partir de maintenant, je cesse l’usage du terme absolu Enfant, afin de répondre logiquement à ce que j’ai pu expliciter plus haut.

Inspirations et sources :

https://www.cairn.info/revue-nouvelles-questions-feministes-2016-1-page-176.htm

Yves Bonnardel (2015). La domination adulte. L’oppression des mineurs. Éditions Myriadis, 360 pages.

Teresa Graham-Brett version abrégée dans le n° 1 (mars-avril 2012) de Kaizen. https://www.oveo.org/ladultisme-ce-poison-invisible-qui-intoxique-nos-relations-avec-les-enfants/

https://changerderegardblog.wordpress.com/2018/01/30/ladultisme-ou-la-domination-silencieuse/

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Un commentaire sur “L’adultisme expliqué aux adultes

  1. Quel article puissant !
    Un véritable changement de paradigme éducationnel … et tellement éclairant !
    Merci de ce partage !
    Belle journée !

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