Éducation bienveillante·Communication Non-Violente

Raisons et usages des « limites » éducatives : self-help aux parents !

Il est extrêmement fréquent d’entendre dans la plupart des « bons » conseils éducatifs qu’il est impératif de donner des limites claires  aux enfants.
Ces limites sont présentées comme étant sécurisantes et indispensables au bon développement psychologique des enfants.

Je « souris » souvent quand je lis les plaidoyers de certains sur l’utilité fondamentale des limites pour structurer l’enfant… Ils en vantent les mérites, cependant aucune notion concrète en explique leurs aspects sécurisants.

« Il faut un cadre ! ». Oui, mais pourquoi ?

En fait, ce qui plane au-dessus de l’absence de limites, c’est le laxisme.
Alors… Que faire avec ses enfants et comment ?

Il est primordial de comprendre que les enfants ne sont pas des êtres débordants et qui cherchent à gagner « du terrain » sur la liberté des parents.
Cela peut sembler étonnant,  mais c’est le principe qui sous-tend la crainte de la plupart des parents : se faire déborder par un enfant-roi !
Donc, cela sous-entend qu’il est nécessaire de cadrer les enfants afin d’éviter de verser dans ces difficultés. Certains iront jusqu’à affirmer avec foi que la frustration est indispensable car « On n’obtient pas tout ce qu’on veut dans la vie ! ». Si cette question te taraude, je t’invite à lire cet article spécialement dédié à la frustration de l’enfant.

 

En préalable, il est utile de définir la notion de laxisme, puisque c’est ce que l’on souhaite éviter ! Qui est donc cet « ennemi » ?
« C’est l’attitude de quelqu’un qui est excessivement indulgent, tolérant ».
Dans le cadre de l’éducation, le laxisme, c’est surtout ce que les parents ne veulent pas être … sans savoir exactement ce que cela induit.
De plus, cette qualification de « parents laxistes »  est souvent attribuée par l’extérieur comme les ami.e.s et la famille.
Ces personnes basent souvent leur sentence sur une perception adultiste de l’enfance.
Selon une large part de la société, les parents doivent avoir de l’autorité sur leurs enfants. Les enfants seraient censés obéir, se soumettre aux volontés parentales et surtout, respecter les règles édictées puisqu’elles le sont pour leur bien.

Outre la perception adultiste, il est nécessaire de détailler réellement ce que contient le laxisme éducatif.
Il s’agit de parents qui ont perdu de vue les besoins de leurs enfants, surtout en termes relationnels soit par dépit soit par ignorance. Les parents ne parviennent plus à accompagner les enfants.
Le laxisme, à l’extrême, c’est le parent « démissionnaire ».
Par exemple, certains parents ne différencient pas les besoins des envies. Que se passe-t-il pour un enfant qui réclame frénétiquement des bonbons ou qui souhaite constamment regarder la télévision ?
Certains, souvent en difficultés et privés d’alternatives qu’ils jugent accessibles, cèdent à toutes les demandes des enfants de manière à s’assurer qu’ils semblent comblés.
Ces parents peuvent soit être désinvestis de leur rôle parental ou alors agir dans la crainte de perdre l’amour de leur enfant.

C’est à ce niveau-là que la plupart des professionnels de la petite enfance vont s’alarmer en disant que la frustration est nécessaire et qu’il est indispensable de dire « NON ! » de manière suffisante.
J’aborde les aspects concernant l’utilité de la frustration dans cet article, déjà suggéré plus haut.
Mais en s’opposant univoquement aux demandes/comportements des enfants, les parents passent à côté des besoins exprimés par diverses stratégies… tout comme ils passent à côté en accordant toutes les envies passagères. Ils sont confrontés seuls à leurs émotions et à tous les tourments d’enfant au lieu d’être accompagnés et compris réellement.
Tant lorsque les enfants sont confrontés à des murs que lorsqu’ils sont confrontés à du vide, ils ne peuvent plus évoluer dans un environnement « sécure », c’est-à-dire qui comble leurs besoins dont ceux d’attachement et sa confiance afin d’explorer sereinement.

Lorsqu’un parent met une limite au comportement de son enfant (et non pas des « limites à un enfant »), il affirme que son comportement ne convient pas dans le cadre actuel mais qu’il l’aime totalement malgré cela.
Il faut néanmoins ne pas tomber dans le « je fais ça pour son bien ! », car si cela vaut pour certaines choses, cela ne vaut pas pour tout, loin s’en faut !

 

Mais alors, quelles sont les règles/limites qui sont nécessaires pour les enfants … mais aussi pour les parents ?

Faut-il poser des limites, simplement ?

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Les limites ou des règles poreuses ?

Les limites représentent les frontières que les parents ne veulent pas que les enfants franchissent.
Je rejoins Catherine Dumonteuil-Kremer qui estime qu’il vaut mieux parler de règles plutôt que de limites. Les limites, à l’instar des frontières territoriales, sont ancrées et immuables (ou souvent issue de conflits entre États). Les règles, quant à elles, peuvent être repoussées et négociées avec l’ensemble des membres de la famille.

Parce qu’il faut être honnête, les règles ou les limites sont tout à fait personnelles au contexte.
Certains enfants auront le droit de crapahuter sur le canapé, alors que ça hérisse les poils ailleurs.
Une famille peut accepter que son enfant se serve à boire et à manger seul, alors que d’autres refuseront catégoriquement.
Au départ, on peut penser « Non, mon enfant ne sera pas autorisé à grimper sur le canapé ni se servir. »
Bien.
Mais pourquoi ne pas nous questionner intérieure sur ce qui fait infléchir ces décisions ?
Pourquoi sommes-nous parfois aussi radicaux dans certaines «limites » ?

Une piste de réponse se situe dans la « mémoire traumatique ». Nous même, en tant qu’enfant, nous avons été exposés à des situations où l’on nous a opposé des règles.
Sans forcément en avoir conscience, nous avons tendance à répéter celles-ci, juste avec la justification « Cela ne se fait pas ! ».
Petit gag : à une autre époque, cela ne se faisait pas, pour une femme, de porter des pantalons et d’avoir un compte en banque. Heureusement que la société a su se remettre en question !

C’est pour cette raison qu’il est indispensable que les parents puissent rechercher par introspection ce qui les pousse à réagir de façon automatique. (Spoiler Alert : Mon prochain article sera d’ailleurs dédié à cela : comment se connaître pour mieux accompagner les enfants.)

Il y a plusieurs motifs des règles édictées par les parents : la perception de leurs enfants, de leur environnement (les règles peuvent parfois être durcies dans un lieu hors de la maison) mais aussi de leurs propres besoins.
Or, souvent, ce dernier point est négligé.  Faute d’habitude, les parents ne parviennent plus à écouter leurs besoins réels.
Les règles sont imposées lorsqu’une attitude dérange… Mais justement, que dérange-t-elle ?
La plupart du temps, nos réactions sont mues par nos besoins. Pour faire le point sur ce que représentent clairement les besoins, je t’invite à lire cet article.

Il faut être honnête, je suis certaine que ta tolérance est clairement liée à ton état émotionnel, de fatigue voire même de faim !
Il est bien plus difficile d’être empathique et bienveillant quand nos propres besoins ne sont pas comblés.

Tu crois peut-être que pour certaines règles, « Cela va sans dire ».
Non, RIEN ne va sans dire, pour personne… Et encore moins pour les enfants !
Alors n’hésite pas à les exprimer, ces besoins. Pour ce faire, je ne peux que t’inviter à te renseigner sur la communication non-violente qui est un trésor d’optimisme et de baume au cœur… Raison pour laquelle tu trouveras quelques articles sur le blog dans la catégorie correspondante.

Une chose est sûre, les règles ne sont pas un moyen d’exercer de l’autorité sur les enfants, et d’agir « pour leur bien » sans réfléchir au bien-fondé réel de l’intervention des adultes.
Il n’y a plus d’enfants qui désobéissent s’ils n’y a plus de parents qui attendent de la soumission.

point de vue

 

OK, des règles, mais comment ?

 « Un vendre vide n’a pas d’oreille ! »

« Qui dort, dîne ! »

« Un « tiens » vaut mieux que deux « « tu l’auras » ».

« Les câlins ont été inventés pour montrer aux personnes que tu les aimes sans avoir à dire quoi que ce soit. »

Pourquoi ces proverbes ?
Parce que chacun d’eux fait référence à un besoin de base des humains !
Avant de vouloir fixer des règles, il est indispensable de se questionner sur ce qui peut motiver les enfants à agir de manière à nous faire réagir.
Est-ce la fatigue ? La faim ? Le besoin de proximité ? Les besoins relationnels ?

Parce qu’il est absolument nécessaire de garder en mémoire que les besoins de contact/de proximité/relationnels sont des besoins de base !
Les enfants ont besoin de temps de qualité avec leurs référent.e.s.
Il s’agit d’un des besoins les plus malmenés par notre rythme de vie effréné ! Nous avons de multiples tâches à gérer simultanément. Les journées semblent toujours trop courtes…
En réalité, dans le cadre d’une vie active à temps plein, il est difficile de trouver le temps d’être parent auprès des enfants.
Il n’est pas rare qu’on passe du temps « avec les enfants », mais sans réellement « être présent.e aux enfants ».
En plus de cela, les smartphones kidnappent régulièrement l’attention, si on ne décide pas de les laisser choir temporairement.

Dès lors, les enfants en manque de leurs parents, surtout après des journées chargées tant physiquement qu’émotionnellement, peuvent recourir à diverses stratégies pour attirer/conserver leur attention.
Ces attitudes peuvent être agréables mais pas toujours. Les enfants sont susceptibles de demander de l’attention en cherchant tout ce qui fait réagir les parents.

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J’en viens aux différents types de règles qui régissent l’ensemble de nos vies. Ce n’est pas exhaustif, mais cela donne une idée de nos fonctionnements habituels.

Bien sûr, il y a des règles de sécurité : ne pas monter sur la balustrade du balcon, ne pas ouvrir le gaz, ne pas jouer avec les couteaux, ne pas approcher la porte du four, s’attacher en voiture ou encore tenir la main quand nous sommes dehors.
Pour la plupart de ces éléments, la règle ne suffit pas. Il faut sécuriser afin que des moyens physiques gardent les enfants en sécurité.
Concernant la sécurité en voiture ou dehors, il est nécessaire de les sensibiliser aux raisons profondes qui engendrent les demandes et de les faire participer activement.
Il est possible de leur demander de s’attacher eux-mêmes, de placer des jouets sur la ceinture et d’avoir le rôle de « surveillant.e de la sécurité à bord ».
Lorsque l’on marche dehors, il faut observer les comportements des enfants. Est-ce nécessaire de donner la main (et confortable quand ils sont petits, avec le bras en extension ?). Est-il possible de tenir un intermédiaire (une peluche, une écharpe, …) ? Est-il possible d’aménager le trajet avec de jeux, de manière à captiver l’attention des enfants sur les amusements ainsi créés ?

Oui, cela demande plus d’attention et de créativité. Cela demande que les parents soient présents totalement à leurs enfants ! Mais la plupart du temps, ceux-ci ne sont en attente que de cela, et c’est moins énergivore que de répéter sans cesse des interdits et de finir par se fâcher (sans compter que cela dégage une énergie bien plus négative !).

Concernant les règles sociales, il est possible de questionner cela en famille, tout au long de l’évolution des enfants.
Il est nécessaire de mettre à plat ce que tu souhaites transmettre comme valeur à ton/tes enfants. Ensuite, il est utile de rechercher les méthodes par lesquelles tu peux y parvenir.
Exemples concrets : tu aimerais que ton enfant mange et aille se laver les mains ensuite avant de mettre ses jolies mains poisseuses sur les baies vitrées.
C’est légitime.
Certains parents laisseraient couler… ils ont un chien, alors essuyer une trace en plus celles de la truffe du chien… Aucune importance !
Mais pour toi, cela a du sens. Tu as besoin d’ordre, de propreté et que ton enfant acquière cette compétence d’hygiène.
Alors je te propose de l’accompagner dans la salle de bain/à l’évier de la cuisine, en proposant d’y aller avec une démarche la plus étrange possible. Cela la/le motivera à avancer vers cet endroit précis.
Ensuite, il faut s’assurer qu’il/elle a accès au point d’eau sans trop de difficulté, afin d’être autonome dans le geste (marchepied, savon à disposition, essuie-main à hauteur, etc).
Pour finir, tu peux te réjouir de voir ses mains si propres et faire des bisous sur les paumes !
Attention cependant à ne pas laisser un espace où les enfants pourraient croire qu’ils ne sont aimés que lorsqu’ils agissent dans le sens de l’adulte. Les démonstrations d’amour ne doivent pas se limiter aux moments où les enfants obtempèrent.

Il y a un autre élément clef de la réussite d’une vie heureuse : voir les aspects positifs des situations.
Globalement, dans nos vies, nous nous attardons rarement sur ses beaux aspects « simples ».
Par exemple : la chaleur dégagée par les rayons de soleil ; le plaisir gustatif de nos mets quotidiens ; le plaisir d’effectuer des tâches telles que prendre une douche ou aller aux toilettes (eh oui ! Quand l’enfant acquiert sa continence, autant qu’il ait déjà entendu que cela fait du BIEN de se soulager dans les toilettes !).

Tu peux être un exemple pour tes enfants dans cette perception optimiste de la vie, de manière à rendre le quotidien agréable et de mettre en évidence tous les profits intrinsèques qu’il y a à respecter les règles sociales.

D’ailleurs, les règles sociales font parties de celles qui sont les plus longues à apprendre.
Un enfant de 18 mois ne voient pas l’intérêt de dire « Bonjour », « Merci » ou encore de manger « proprement », ou d’aller systématiquement aux toilettes pour se soulager (sauf s’il est en Hygiène Naturelle Infantile !). Tous ces principes vont s’ancrer graduellement, par exposition à son environnement et par mimétisme !
Mais il n’y a aucun intérêt à forcer sur ces principes sociaux, cela viendra en temps et en heure. Par exemple, forcer un enfant à remercier pour un cadeau qu’il n’a manifestement pas apprécié.
Oui, en tant que parent, tu as envie que ton enfant exprime cette gratitude pour l’acte… Il le fera… Mais tout jeune, il n’a pas encore appris à mimer cela de manière à ne pas blesser celle ou celui qui offre. Cela viendra. En attendant, tu peux remercier à sa place.
Les adolescents sont encore en croissance en termes de développement cérébral et d’acquisition de la gestion émotionnelle.
Si la maturité de notre « matière grise » arrive entre 21 et 25 ans, la gestion émotionnelle peut évoluer tout au long de la vie.
Donc encore une fois, il faut être tolérant sur les individus en construction… Qui n’a pas le souvenir de ses propres attitudes inconvenantes à l’adolescence ?!

Tout vient à point à qui sait attendre… et qui compte sur l’exemplarité sans culpabiliser les enfants de leurs attitudes « anti-sociales ».

 

Dans la vie quotidienne, il y a aussi les règles d’hygiène : se laver le corps, les dents, les mains avant de manger et après les toilettes, etc.
Toutes ces habitudes de vie sont éminemment culturelles et dépendent de la vie familiale. Il ne faut pas l’oublier. Toute la manière dont nous rythmons notre hygiène n’a rien d’inné !
Et pourtant, en étant adulte, ce sont presque des automatismes, des moyens qui permettent de se sentir bien.
Dans ce cadre aussi, il est nécessaire de miser sur la créativité, le jeu et l’exemplarité afin de faire en sorte que les enfants prennent part à tout cela.
Mais pas uniquement !
Parfois, il peut être tentant d’user de subterfuges pour que les enfants obtempèrent… obéissent, finalement.
Or, la volonté de s’ancrer dans une parentalité bienveillante, c’est accompagner les enfants dans leur développement et leur donner une voix qui, parfois, remet en question les habitudes de vie… et donc les règles d’hygiène.
Faut-il vraiment se laver les dents tous les jours ?
Faut-il se laver les cheveux un jour sur deux ? (Dans mon cas, cela fait des années que mon eczéma m’a ordonné de cesser cela ! J’avais le choix : changer mes habitudes ou laisser mon cuir chevelu mourir … !)
Faut-il prendre une douche tous les jours ?
Il peut être intéressant que les parents s’interrogent lorsqu’un enfant émet une résistance. Pourquoi agir comme ceci et pas comme cela ?

Les enfants ont l’art de remettre en question nos fonctionnements les plus élémentaires et nos émotions. Il faut entendre ce que cela implique pour eux, mais aussi prendre conscience de tous les conditionnements qui habitent les adultes.

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Enfin, il y a les règles de vie commune. Manger à une heure précise, se réveiller dans une fourchette horaire « convenable » (Avoue, que tu détestes quand ton enfant se réveille à 5h mais que tu seras tout aussi énervé.e quand ado, elle/il se lèvera vers midi !), ne pas mettre ses pieds sur la table, ne pas dessiner sur les murs, ne pas jouer avec les interrupteurs et les portes, ne pas demander d’acheter des jouets à chaque sortie, etc.
Volontairement, j’utilise la formulation négative pour se rendre compte qu’elle est très présente… TROP présente dans nos vies.
Dans les règles de la maisonnée, il se mêle l’histoire familiale et les règles sociales. Aucunes ne sont innées, et certaines ne trouvent pas de justifications intrinsèques.
Là, encore, il est utile d’accepter la remise en question.

Ton enfant a faim 30 minutes avant le repas ? Il te réclame à manger et peut avoir un comportement irritant à cause de cette sensation dévorante … Tu peux très bien lui donner à manger pendant la préparation du repas.
Il a le temps d’acquérir cette capacité à patienter jusqu’à une heure où tous les membres du foyer sont rassemblés.
Et là encore, cela dépend des familles. Certains mangent séparément, à l’heure où ils ont faim. Cela semble moins convivial, mais d’autres rassemblements en famille peuvent être organisés à d’autres moments comme des soirées jeux/des temps d’échange en famille (outils de la discipline positive qui ressemble un peu au « conseil de famille » hebdomadaire) ou encore grande promenade où chacun échange avec les autres.

Un autre exemple : ton enfant refuse d’enlever ses chaussures avant de rentrer chez vous.
Tu peux prévoir une paire de chaussures d’intérieur ou prévoir des sur-chaussures (des espèces de sacs dans lequel on met ses pieds chaussés afin de ne pas salir. NON ! Ce n’est pas élégant, mais si ça lui convient … !).

Dans tous les cas de règles, il est nécessaire de garder en tête qu’elles seront mieux adoptées si elles sont comprises et qu’elles ont une justification intrinsèque.
Comme tout : ce qui est arbitraire peut sembler insensé ou injuste.

Au-delà de la règle en tant que telle, lorsque l’on surprend les enfants en train d’agir ou avec l’intention de passer à l’acte, il peut être très utile de verbaliser ce que tu vois.
Par exemple : « Oh ! Je vois que tu voulais prendre ceci/faire cela ! ».
Grâce à ce type de remarque observatrice, les enfants vont pouvoir apprécier le fait d’être reconnu dans leurs actions/intentions. Il arrive souvent que cela freine l’action des enfants et qu’il puisse réorienter son action grâce à ta suggestion.
Quelle que soit la situation ou le « conflit » d’opinion avec les enfants ou leurs attitudes, il est important de les écouter. Cela permet de se faire une idée de leurs besoins cachés derrière la stratégie comportementale adoptée.

 

En tant que parent, il est indispensable de prendre soin de toi… et de tes besoins !
Il n’est pas utile de rester accroché.e aux stratégies qui permettent de les combler, mais plutôt de les mettre à jour et de trouver des alternatives qui remplissent autant ton besoin que ceux de tes enfants.
Je pense que la réalité des règles est ici !
Pour les mettre en place et supporter les « transgressions » des enfants, il importe de comprendre leur fonctionnement tant développemental qu’émotionnel, et de savoir affirmer ses besoins profonds !
Personne ne te demande d’abdiquer sur ton bien-être. Au contraire, la meilleure manière d’être un parent bienveillant est d’être un parent épanouis. Pour ce faire, il n’y a pas 36 solutions… Il faut s’écouter et être d’égal à égal avec l’individu qu’est ton enfant.
Nul n’a le dessus ni le cherche à l’obtenir.
Cela demande du lâcher-prise mais aussi de l’accompagnement, donc autant de relaxation et de compréhension de soi que d’amour et de compréhension d’autrui.
Et SCOOP : cela ne vaut pas que pour les enfants, mais aussi pour toutes les personnes qui peuplent ta vie régulièrement. Ça permettra de devenir une famille bienveillante… et d’être une personne entièrement bienveillante puisqu’en accord avec elle-même.

Enfin, pour clore ce questionnement sur les « limites », je cite Isabelle Filiozat (une fois n’est pas coutume.. !), cet extrait provient de cet article sur le blog les-super-parents :
« Je ne dis pas qu’il ne faut pas de limites, mais simplement que ce ne sont pas les limites que nous imposons à l’enfant qui le sécurisent. La parentalité positive s’appuie sur la théorie du Lien d’attachement, qui explique que, ce qui sécurise le plus l’enfant, c’est l’amour et l’attention que lui portent ses parents, ainsi que la structure du temps et de l’espace qu’ils organisent autour de lui, les règles et les consignes claires et non les « interdits et limites ».

 

Encore cette fois, je te souhaite plein de questionnements à venir grâce à cette lecture.

 

A bientôt cher.e Lectrice et Lecteur Curieu.se.x !

 

Voici un article excellent qui donner des clefs pour agir concrètement dans l’élaboration des règles et des consignes au quotidien : http://apprendreaeduquer.fr/poser-des-limites-aux-enfants/

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