Éducation bienveillante·Maternage proximal·Préparer la naissance

l’HNI, une pratique qui dérange. Pourquoi le besoin d’éliminer n’est pas un sujet ?

Dans cet article, je présente l’Hygiène Naturelle Infantile. J’aborde les raisons sociétales qui rendent cette pratique marginale en Occident. Je te fais aussi par de mon expérience. Je mets au clair les mythes concernant l’acquisition de la continence. Et, enfin, je te donne quelques trucs pour pratiquer l’HNI concrètement!

Je n’ai pas grandi avec un amour des couches.
Ma mère m’a toujours dit que nous avions été « propres » très tôt, avec ma sœur. Tôt, c’était 10 mois le jour et 12, la nuit.
Je croyais, toute adulte que je suis, que ma mère exagérait, et qu’elle avait des souvenirs faussés lorsqu’elle me racontait qu’elle nous mettait sur le pot dès nos 3 ou 4 mois …

Partout autour de moi, j’ai entendu parler de l’acquisition du contrôle sphinctérien, qu’il pouvait apparaître vers 18 mois et que la plupart des enfants portent des couches jusqu’à 3 ans.
Il y a de fameux articles qui expliquent clairement qu’il ne faut pas induire le pot chez les enfants trop tôt… Sinon, cela engendrerait des blocages concernant l’élimination et parce que de toute façon, l’incontinence infantile est créée par une immaturité normale des sphincters.
Je me demandais alors comme ma mère avait réussi à nous « rendre propres ».

Bien avant de tomber enceinte, j’avais découvert l’Hygiène Naturelle Infantile (HNI, également appelée en anglais « Elimination Communication »). Cela me semblait quasiment impossible à concilier avec une vie normale. Je pensais que les mères qui la pratiquaient étaient spéciales, au paroxysme du maternage… au confluent avec une sorte de spiritualité. Elles m’impressionnaient, et clairement, je ne me pensais pas « au niveau ».

sceptique

Et puis, je suis devenue mère. J’ai pu mettre en application le maternage proximal que j’envisageais, et même plus.
J’ai, grâce ce blog aussi, fouillé de plus en plus de notions concernant un accompagnement bienveillant des enfants.
Clairement, je souhaite offrir à ma fille toutes les chances et optimiser ses possibilités d’être elle-même, débarrassée des entraves/injonctions de la société [occidentale].
DISCLAIMER : Je sais qu’on ne peut pas être culture-free, mais je souhaite vivre dans une transculturalité qui permet de prendre et appliquer le meilleur (dans le sens de répondre à ses besoins et pour son développement autonome et indépendant) de ce que fait l’humain ! Je trouve merveilleux de pouvoir m’inspirer des attitudes d’autres ethnies pour accompagner ma fille au quotidien.

Et malgré tout mon maternage, il y a un point qui me posait un vrai problème tant écologique que philosophique : les couches !

Alors, il a fallu que je questionne ce qui me freinait : l’habituel évitement du contact avec les excréments, les informations connues sur l’acquisition de la continence, la peur de « l’échec » et la perception sociale de l’HNI, même dans les communautés bienveillantes et maternantes.
Celles et ceux qui pratiquent l’HNI, ce sont un peu les OVNI, celles/ceux qui vont VRAIMENT loin. Déjà qu’être dans un maternage proximal dans la société occidentale est perçu comme étrange voire pathologique par certain.e.s (bisou-cœur à vous !), mais alors … l’HNI !

A quoi ressemblaient mes questionnements ? Les voici, authentiquement :
« Ai-je vraiment envie de ramasser des flaques, et autres, à longueur de journée, et changer ma fille 18 fois/jour, et d’être constamment en stress par rapport à cela ? Et puis, c’est surement trop tard, l’HNI, c’est depuis le départ pas « en cours de route », ça va peut-être la bloquer/traumatiser concernant son élimination ?!
Je suis toute seule, comment vais-je gérer ses besoins d’élimination et ma gestion du quotidien ? Comment vais-je faire si j’ai un plat sur le feu et que je la retrouve en train de peindre avec ses fluides corporels ?
Et si elle ne porte pas de couche à la maison, comment vais-je faire à l’extérieur ?

C’est vraiment trop compliqué pour moi …  »

MAIS… Les couches, vraiment, je n’arrivais pas à me dire que ma fille était enfermée et serait encore dedans jusqu’à ses 2 ou 3 ans ? Une partie de son corps totalement caché, un réceptacle à excréments constamment au contact avec sa peau et surtout : les remises en question des connaissances, sur les compétences des enfants concernant leur continence, qui ne sont pas cohérentes avec le vécu des pratiquant.e.s de l’HNI.

Alors j’ai lu, beaucoup… !
Je suis tombée sur diverses sources, dont le blog de Natacha Guillaume : Heureux sans couche .
J’ai dévoré un certain nombre de ces articles et c’est là que j’ai appris combien le fait de laisser des couches entretient l’incontinence des enfants et d’autres astuces pratiques au quotidien.
Mais, j’ai du mal à croire sur parole les expériences de l’une ou l’autre, alors j’ai continué à me documenter. J’ai découvert le milieu de l’HNI et l’EC (en anglais) : les groupes de parents sont fournis (en anglais surtout).
J’ai aussi commencé à apercevoir qu’une littérature sur le sujet existe (même si pas suffisamment, à mon goût), tant en vulgarisation qu’en articles scientifiques.

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A ce moment-là, la pièce est tombée : je ne pouvais plus faire comme si je ne savais pas.

Storytelling de ma courte histoire de l’HNI (3 mois au moment où je rédige, en janvier 2019) :

[Si tu te fiches de mon vécu et que tu veux comprendre comment et pourquoi l’HNI fonctionne, il suffit d’aller à la section suivante]

J’ai débuté en enlevant les couches de ma fille quelques heures par jour, pour observer ses rythmes. Je le faisais quand j’étais vraiment focalisée dessus, de manière à percevoir ses signaux préalables aux excrétions.
J’ai attendu, tenté de déceler les signaux… en vain !
Eh oui, après plus de 9 mois de couche, elle s’était bien habituée à effectuer son ouvrage tout en jouant sans même s’interrompre.
J’étais totalement épouvantée : elle a perdu une des sensations les plus naturelles… Elle ne s’en rend même pas compte ! Et moi, je ne peux donc pas du tout agir et anticiper.
Et puis, le rythme… BONJOUR ! Toutes les 20/25 minutes maximum.
Je tombe de haut et me demande comment je vais pouvoir l’aider à se reconnecter avec son corps qui semble si loin d’elle…

Un peu désespérée par ce constat, je rejoins les groupes anglophones. Je cherche des témoignages de parents qui ont, eux-aussi, commencé « sur le tard » (oui, l’idéal est de débuté avant les 4 mois des enfants, ils signalent de manière plus claire, semble-t-il, avant d’arrêter de communiquer … à force d’être confrontés à l’ignorance).
Et j’en trouve. On me dit de continuer, de communiquer au sujet de ses excrétions et que ça va évoluer.
En effet… en 5 jours : ma fille a associé le mot à l’acte. Sur la table à langer, elle urine à chaque change, ce qui lui permet d’avoir des couches deux fois moins remplies ! Je trouve ça époustouflant ! Même si je présume que c’est dû au hasard et qu’elle a juste pris l’habitude de faire en ayant les fesses à l’air.
Parce que, ça aussi, on te le dit : « Attention, les bébés aiment bien faire quand ils sont fesses nues : c’est le changement de température ! ».
Tu veux savoir un truc ? Ce n’est pas tant le changement de température que le simple fait que les enfants, dès le départ, ne veulent pas se faire dessus, mais que nous les y contraignons avec les couches.
Alors, au lieu de s’affoler pour des urines hors de la couche, il faut plutôt leur laisser le temps de le faire et de constater les choses, de manière à ce qu’il associe très tôt acte et mot.

Ensuite, j’ai décidé de lui enlever ses couches dès que je suis chez moi. Je voulais qu’elle puisse associer une attitude claire entre les sorties et la maison.
Après un mois d’observation, j’ai commencé à percevoir une récurrence dans ces rythmes et donc à lui proposer le pot (physiologique ! Merci Ecopitchoun ! http://www.ecopitchoun.fr/boutiquehni/pottopfchen.php ).
Est-ce qu’il y a eu des flaques ?
OUI, plein ! J’ai racheté des langes en plus de manière à éponger cela.
Et j’ai continué à verbaliser, « Tu fais pipi ! », ni plus ni moins.
Est-ce que j’en ai eu marre, parfois, de ramasser ?
Oui, évidemment
. Quand c’est la troisième fois en une heure où elle urine 30 secondes après avoir refusé/s’être levée du pot. C’est pénible à vivre pour moi surtout après une nuit à 4 ou 5 réveils et qu’il n’est que 8h40 à la troisième miction !
MAIS : est-ce que je lui montre ou lui dit quoi que ce soit de négatif ? NON ! Je constate, encore. Simplement, j’absorbe la flaque avec l’énième tétra de la journée et c’est tout.

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Langes de chez Gaspardetzoe.fr

Et puis, d’un coup, ça a évolué. Ses rythmes d’élimination ont commencé à être vraiment répétitif d’un jour à l’autre, en fonction de ses tétées, de ses siestes, je sus plus ou moins quand elle aurait besoin. J’estimais encore que les « pipis attrapés » étaient des coups de chance, mais je me disais que le hasard cédait sa place à l’intuition.
La fameuse intuition que je croyais spirituelle, celle qui forçait mon admiration. Et j’ai commencé à apprendre à la suivre. Quand je me posais la question de savoir si je ne devrais pas lui proposer d’éliminer, 3 fois sur 4… C’est le cas dans la minute qui suit.
Alors, la plupart du temps, quand il y a une flaque, après 6 semaines d’HNI , je me blâmais moi-même, en me disant : « Rha, je le savais !!! ».

L’HNI n’est pas un processus linéaire, après 4 jours sans aucune flaque, j’ai cru que c’était gagné : elle avait retrouvé ses sensations corporelles et attendait le pot, pour autant que ma proposition de pot était proche de son rythme.
Et puis non, les flaques revinrent de plus belles et, parfois, de manière totalement anarchique.
Mais je n’ai jamais perdu espoir pour un simple et bonne raison : je ne pratique par l’HNI pour rendre ma fille continente, je la pratique parce que cela l’aide à être connectée avec son corps et ses besoins, tout en évitant de consommer des ressources polluantes.

Depuis quelques temps, il est limpide qu’elle relâche volontairement ses sphincters lorsqu’elle est sur le pot (ou au-dessus d’un lavabo, en déplacement #airport #rdvmédical). Il y a bien moins de flaques puisqu’elle semble manifester des signes d’inconfort qui me font suggérer qu’elle a besoin d’aller se soulager. Evidemment, cela arrive encore, puisque je ne peux pas avoir les yeux sur elle à chaque minute. Et je sais une chose : quand je n’entends plus aucun bruit, c’est qu’elle va/est en train d’éliminer !
Cela met donc à mal la croyance que les enfants éliminent automatiquement jusqu’à 18 voire 24 mois (selon les sources, j’y reviens plus loin).
Elle porte encore des couches pour les déplacements en attendant d’acquérir l’un ou l’autre système d’HNI permettant de la faire éliminer plus simplement.
Bref, en fait, c’est vraiment possible ! Ce n’est pas une blague de nana perchée (50% de la planète peut me dire : «Bravo, Captain Obvious ! »).

Mais comment cela se fait-il que cela ne se sache pas plus ?
Pourquoi y a-t-il cette (dés)information sur l’immaturité des sphincters ?
Pourquoi les enfants occidentaux sont-ils continents (oui, disons continents, « propres » n’est pas vraiment bienveillant ni même exact) que vers 3 ans alors qu’ailleurs dans le monde, c’est beaucoup plus tôt ?

C’est LA raison de cette article, te faire savoir pourquoi et comment, l’HNI est possible et qu’en plus, cela ne crée pas de troubles concernant le rapport à l’élimination ! 😉

Si tu veux d’autres témoignages concernant les aspects pratiques, tu peux en trouver déjà un : https://heureux-sans-couches.com/hni-sans-couches/

 

L’acquisition de la continence, seulement entre 18 ou 24 mois, au plus tôt. Vraiment ?

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Tout d’abord, THE point : le principe de l’HNI n’est pas d’apprendre « la propreté » précocement, mais rendre aux enfants les compétences qu’ils ont, et que les occidentaux cachent dans des couches ultra-absorbantes.
Il est appris durant les cursus académiques que les enfants ne peuvent acquérir la continence qu’à partir de 18 mois (au mieux), et qu’il est habituel voire logique, que les enfants portent des couches jusqu’à 3 ans. Âge, auquel, les enfants DOIVENT être continents pour entrer dans les structures scolaires.

Y a-t-il un rapport entre cet impératif de scolarisation vers 3 ans et le moment de l’acquisition de la continence ?

Pourquoi, les bébés en HNI sont, globalement, continents entre 18 et 24 mois maximum, alors que pour un enfant portant des couches, c’est plutôt entre 26 et 40 mois ?

Pourquoi est-ce si complexe de trouver des sources scientifiques sur le sujet des enfants SANS couche et le fonctionnement de la mise en place de la continence dans ce contexte-là ?

 

Où sont les preuves de ce seuil de 18 mois ?

Énormément de recherches sont effectuées dans les milieux industrialisés, qui s’inspirent les uns et les autres, en ayant une imprégnation culturelle.
Bébé = couche, dans tous les pays Occidentaux et dans d’autres endroits industrialisés. Mais alors,  pourquoi et comment, environ 50% des bébés du monde s’en passent ? Alors, pourquoi n’y a-t-il pas plus d’informations à ce sujet ?

D’abord, parce qu’il y a  des conclusions tirées d’études préliminaires, assez anciennes, toutes occidentales, et souvent financées par des industriels !
Il s’avère qu’elles sont contestables puisqu’elles ne répondent pas aux critères de rigueur scientifique actuelle. Cependant, énormément d’études se basent dessus. Il est fort complexe de remettre ces bases en question.
La même difficulté se retrouve à divers sujet, comme dans le cas des études sur la nutrition qui expliquent que les graisses animales sont délétères en opposition avec les graisses d’origine végétale. L’étude source de ce principe est la fameuse « Etude des 7 pays » qui aurait déterminé les causes des maladies cardiaques : les graisses saturées provenant des matières animales.
C’est par cette étude que le «régime crétois » est devenu populaire !
Le mythe du « mauvais cholestérol » prend racine et n’est que difficilement délogé à l’heure actuelle… Alors qu’on sait que ce ne sont finalement pas les graisses qui sont à l’origine du surpoids et des maladies métaboliques et cardiovasculaires, mais l’excès de glucide et d’alimentation transformées ! Tu peux en apprendre un peu plus sur les mythes du cholestérol. Et si tu veux un reportage édifiant au sujet de la pseudo rigueur scientifique émanant des recommandations diététiques : Pour maigrir, mangez du chocolat ! (et si tu veux avoir quelques informations sur le rapport à l’alimentation et les pièges qu’on y trouve : « Mon assiette, ma famille et moi ! »)

Ensuite, il manque d’études sur le sujet, puisqu’il n’y a pas d’investisseur pour budgéter celles-ci… Au contraire !
Il est plutôt intéressant pour les industriels que les enfants aient, prétendument, besoin de couches et ce, sur la plus longue période possible. Des études démontrant que les enfants peuvent vivre sans et bénéficier de cette absence d’accoutrement feraient du tort aux ventes…

Cela parait complotiste, j’en conviens. Malheureusement, il n’est plus à démontrer que les industriels (ou les laboratoires pharmaceutiques) aiment à financer des études et à rendre les résultats saillant, quand cela engendre une consommation accrue d’un produit.
P&G (Groupe industriel auquel Pampers appartient) a financé des études concernant le sommeil des enfants, comparant ceux avec et sans couche (dans les pays asiatiques et dont les enfants ne portent, culturellement, pas de couche). https://www.cbsnews.com/news/how-pg-brought-the-diaper-revolution-to-china/ Ils ont démontré que les enfants portant une protection se réveillent moins que les autres… Faisant passer le message qu’un bon sommeil favorise une croissance optimale.
Résultat des courses : Il faut que les enfants portent des couches, au moins la nuit, pour leur bien.
Grâce à ces résultats, P&G espère gagner des parts de marché inestimable en Chine et en Inde (une seule couche/jour pour des centaines de millions de bébés… C’est très rentable !). Ils semblent y parvenir car la classe moyenne asiatique commence à mettre des couches aux enfants, « car cela fait plus propre et civilisé (aka Occidental…) ».

pampers baby dry
Super, elles tiennent 12h..! 😉

Mais est-ce bien réel, que les couches favorisent le bien-être des enfants ?
Il est logique que les enfants se réveillent la nuit. Ils urinent au réveil (et pas en dormant, grâce à la vasopressine, hormone anti-diurétique, qui inhibe en partie la production d’urine et active la réabsorption de l’eau par les reins, durant les phases de sommeil), sont changés et repartent dans le sommeil ou se lève si c’est la fin de leur nuit.
La sensation d’humidité et le constat physique que cela engendre pour les enfants, entretient le rapport cause-conséquence entre la sensation d’uriner et le fait d’être mouillé.
Dans les couches, cette sensation est presque annulée voire totalement perturbée grâce aux effets « au sec », qui permet aux enfants de ne pas être mouillés.

Bref, ce n’est pas les enfants qui sont gagnant là-dedans (sinon, l’humain, espèce née sans couche, serait bien mal en point !), mais bien le marché des protections qui envisage de nouvelles perspectives.
Ces campagnes de marketing rappellent celles promouvant les laits artificiels, au détriment de l’allaitement, tant en Occident (où les taux d’allaitement sont tellement bas, qu’on peut y voir le succès incroyable du marketing) mais aussi dans les pays moins nantis. Nestlé y finance des maternités, tout en fournissant les mères en Lait Artificiel pendant les premiers mois : le temps de tarir leurs seins et les rendant dépendantes d’un produit ultratransformé, à diluer dans une eau qui n’est pas toujours salubre ! Tu as du mal à y croire ? Voici un article  et l’émission « Cash Investigation » a même fait un reportage sur les côtés obscurs des industriels du 6/10/2015.
Selon les industriels, il faut toujours plus consommer… Je le rappelle : c’est dans LEUR intérêt, pas dans celui des enfants/humains !

 

Le contrôle des sphincters et les préalables développements « nécessaires »
La pédagogie Loczy  est reconnue pour favoriser l’autonomie et la bienveillance envers les enfants. Cependant, il est triste de constater que certaines autrices perpétuent des mythes concernant le contrôle des sphincters : L’acquisition du contrôle sphinctérien : sans punition ni récompense ? 
Dans cet article, elles avancent que la présentation du pot peut être trop précoce (sans préciser en quoi ni citer de source) et démontrent, à coup de jugements de valeur, que les enfants obéissent soi-disant aux parents en acceptant d’uriner/de déféquer sur le pot, et que cela devient un enjeux relationnel voire malsain pour le rapport à la physiologie.
Cela engendrerait  « des troubles profonds du développement relationnel et social liés aux sphères les plus intimes de sa vie psychique », mais à nouveau, sans préciser la nature et ni étayer ces propos …
Leur étude est basée sur des enfants d’âge assez avancé, après 18 mois. Après cet âge, les enfants ont fixé durablement l’habitude de faire dans leur couche.
Cet article est représentatif des confusions qui existent entre écoute des besoins d’élimination et dressage à la continence ; ou encore, entre les troubles relationnels inhérents d’attitudes parentales dysfonctionnelles, engendrant des blocages physiologiques et,  a contrario, l’impossibilité présumée de retenir les selles et urines.

Un autre article, relayé par « Paroles de mamans », fait intervenir 2 pédiatres au sujet de l’HNI.
Le premier estime qu’il est « illusoire d’imaginer qu’un bébé puisse signaler à ses parents son envie de se soulager. Il s’agit au tout début d’un réflexe : avant 18 mois, un enfant n’est pas capable de maîtriser ses sphincters. C’est d’ailleurs pour cette raison que l’apprentissage de la propreté ne peut se faire qu’aux alentours de ses 2 ans. »
Encore une fois, pas de source, mais surtout… Je suis impressionnée de savoir que c’est une illusion que ma fille de 12 mois commence, puis arrête sa miction pour la reprendra 20 à 30 secondes plus tard dans son pot, ou qu’elle urine lorsque je lui propose alors que nous sommes en déplacement (ça serait à chaque fois un pur hasard ?!). Et que tous les parents pratiquant l’HNI fassent le même constat.
Drôle d’illusion commune !

smiley lunette soleil

L’autre pédiatre estime qu’il n’est possible de pratiquer ce qu’elle nomme hygiène sphinctérienne que dans des conditions de vie naturelle, c’est-à-dire, loin de toutes industrialisations et avec des températures clémentes.
Voici ses mots : « Simplement, il faut les changer souvent et profiter de l’été pour favoriser la conscience des fonctionnements sphinctériens. Si l’éducation naturelle consiste à offrir l’opportunité de sentir son corps sans exigence de résultat, ce n’est pas nocif. Il faut cependant que le parent soit très disponible, tolérant et ne délègue pas cette tâche à quelqu’un d’irritable. »

Bref, cette seconde pédiatre, Edwige Antier, reconnaît bien que les enfants sont totalement capables d’émettre des signes permettant à l’entourage d’y répondre. Tout dépend donc de la réceptivité de celui-ci !
Il n’y a plus grand-chose à voir avec une immaturité physiologique… !  Cela va totalement à l’encontre des propos du premier pédiatre et du mythe des 18 mois largement répandu.

Techniquement, l’acquisition de la continence serait de déclencher la miction à bas volume : Mais est-ce forcément après 18 mois ?
Empirement, tous les parents pratiquant l’HNI pourront le dire : les enfants sont susceptibles d’ouvrir leur sphincter de manière à laisser sortir volontairement une quantité bien moindre que la contenance maximale de la vessie, et ce, bien avant 18 mois !

Dans cet article, il est remarquable de constater que l’auteur énonce clairement : « La plupart des enfants des pays occidentaux contrôlent leur vessie et leurs intestins entre 24 mois et 48 mois. Les filles ont tendance à y parvenir un peu plus jeunes que les garçons. La période moyenne entre l’initiation de l’apprentissage de la propreté et la propreté réelle oscille entre trois mois et six mois ».
Les enfants occidentaux auraient-ils une vessie différente des autres enfants du monde ?

Ensuite, il continue en précisant que l’âge n’est pas un indicateur pour qu’un enfant devienne propre,  et « Les parents devraient être disponibles pour se montrer attentifs et patients dans cette tâche tous les jours, pendant plusieurs mois ».
Encore une fois, cela dépend donc de l’implication parentale.

Il poursuit en précisant : « la réceptivité physiologique précède la réceptivité psychologique. À 18 mois, le réflexe du contrôle sphinctérien est mature, et la myélinisation du système extrapyramidal s’est produite ». Cependant, contrairement à tous ces propos, il ne mentionne pas de source.
Il est notable de prendre en compte qu’à 18 mois TOUS les systèmes physiologiques permettent la continence. Ce sont ainsi les facteurs psychologiques et l’implication parentale qui engendrent la perpétuation de l’utilisation des couches.

Cet auteur, comme d’autres, précise qu’il est nécessaire d’attendre que l’enfant ait la capacité langagière de demander le pot ou d’exprimer ses sensations.
Bien que je comprenne ce qui motive cette pensée, encore une fois, il s’agit d’une propagation de mythe : un enfant ressent et peut signifier ses états internes avant même l’accès à la parole.

 

Attention, il est évident qu’un enfant de 18 mois, dont on ignore le besoin d’élimination depuis la naissance, est rarement sensible au sujet le jour où, miraculeusement, le pot arrive dans son univers.
D’ailleurs, combien de parents font apparaître l’objet avant cet âge-là ?
De même, si les parents, tout d’un coup, mettent une pression effarante sur la recherche de la continence, démontrent de l’impatience, se fâchent lors des mictions mal/peu contrôlées (lesdits « accidents ») et adoptent ainsi une attitude négative… il est ÉVIDENT que les enfants peuvent être bloqués, puisqu’ils contrôlent leur sphincters, ils peuvent tout à fait retenir jusqu’à un débordement incontrôlable.
L’attitude parentale est déterminante. Mais cela vaut pour l’ensemble des sphères de l’accompagnement des enfants !

 

En somme, sous couvert de bienveillance, on désinforme les parents les empêchant d’intervenir auprès des enfants. Dans cette brochure, souvent prise en exemple, il est mentionné qu’avant 20/24 mois, les sphincters s’ouvrent automatiquement. Or, les études en urologie démontrent bien que la miction est un processus volontaire à partir d’environ 12 mois … !

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Mais pourquoi ces mythes concernant la prise en compte du besoin d’éliminer des enfants sont-ils si répandus en Occident ?
Ingrid Bauer, autrice de « Sans couche, c’est la liberté ! » l’explique parfaitement :
«  En 1932, le gouvernement américain a publié un guide intitulé Infant Care. Ce manuel disait aux mères de commencer l’apprentissage de la propreté dès la naissance, et de terminer vers 6 ou 8 mois. Les aspects de cet apprentissage étaient rudes et coercitifs, faits pour libérer la mère de ce qui était perçu comme des « tracas » de l’éducation d’un enfant plutôt que de l’aider à fortifier son lien avec son bébé. Dans ce manuel, les mères étaient encouragées à insérer un bâton de savon dans le rectum du bébé ou de stimuler son anus avec le bord froid d’un porte-savon pour provoquer le transit intestinal. Il était recommandé d’avoir des horaires stricts, les intestins devant être vidés « deux fois par jour, après le bain du matin et le bain du soir, en ne variant pas l’horaire de plus de 5 minutes. » Ces méthodes coercitives, et la découverte rétrospective des perturbations émotionnelles et des névroses qui en ont découlées, restent ancrées dans notre aversion culturelle collective d’un apprentissage de la propreté précoce. Malheureusement, et probablement parce qu’ils n’étaient pas conscients de l’existence d’autres modèles, ils ont fait une association hâtive entre « précoce » et dangereux et coercitif, et ne sont jamais allés aussi loin que l’hygiène naturelle du bébé.

En 1962, le pédiatre et écrivain bien connu T. Berry Brazelton a mis au point une nouvelle méthode d’apprentissage de la propreté. L’intention était bonne. Hélas, les conclusions disant que les bébés n’ont ni conscience ni contrôle de leur élimination et qu’ils ne peuvent rien communiquer avant de savoir parler sont totalement fausses.

Des dizaines d’années plus tard, avec de nombreuses preuves empiriques du contraire provenant du monde entier, ces listes de signes de maturité restent encore prédominantes dans presque tous les livres, articles ou sites web traitant de l’apprentissage de la propreté.
Il a considéré que les bébés n’étaient pas prêts physiquement à l’apprentissage de la propreté avant qu’ils puissent s’asseoir, marcher et parler de leur élimination et du pot. Il dit qu’ils doivent d’abord vouloir faire plaisir à leurs parents, imiter les adultes, et développer leur autonomie. Il déclare que bien que les bébés aient « un réflexe conditionné de contrôle local des sphincters » à 9 mois et qu’ils « coopèrent volontairement parfois vers 12 à 15 mois », les enfants ne sont vraiment prêts à commencer leur apprentissage au plus tôt vers 18 mois.
»

ET POURTANT :

« Dans le contexte du monde non-industrialisé, particulièrement en Afrique et en Asie, ces paramètres deviennent absurdes. Ils ne tiennent tout simplement pas la route. Des millions de mères à travers le monde savent que leur bébé est « mûr » dès la naissance. Les preuves empiriques abondent, et existent depuis la nuit des temps. La plupart des mères et des bébés à travers le monde n’ont jamais entendu parler des « signes de maturité » ou du fait que les nourrissons ne peuvent connaître ou communiquer leurs besoins d’élimination. Les concepts occidentaux ne « collent » tout simplement pas.

Chaque culture, bien entendu, a ses particularités traditionnelles dans sa façon de répondre aux besoins d’élimination d’un bébé, et dans chaque culture, les individus ont leur propre approche et leur relation spécifique avec leurs bébés. Le point commun de toutes ces femmes est qu’elles ont grandi dans une culture où la norme était de ne pas porter de couches dès le plus jeune âge, où elles ont vu cela toute leur vie et où le bébé est considéré comme prêt à apprendre dès la naissance.
Ce que ces femmes ont aussi en commun, c’est un héritage culturel concernant l’accompagnement des enfants comprenant habituellement une grossesse active, un accouchement naturel, un allaitement long, le co-dodo et le portage du bébé.
»

 

Le passif concernant les soins aux enfants sont pavés d’interventionnisme abusif. En prévention de nouvelles modes dans le même ton, il est répandu de ne pas investir une sphère sensible comme celle de l’élimination (et pourtant, nombre de pédiatres continuent à conseiller aux parents de décalotter leurs garçons, à tort).
Cependant, dans une logique de bienveillance authentique et de maternage, il n’est pas possible de se tromper en répondant aux besoins des enfants.
Préserver la connexion avec son corps est un atout précieux pour l’avenir de ces enfants qui ne passeront pas par ces phases de réticences face à leurs excréments et une dépendance à la couche pour faire leurs besoins.

 

Les preuves des bienfaits et de la réponse adaptée à l’hygiène infantile 

Malgré l’ethnocentrisme occidental qui altère les informations en notre possession, il est possible de trouver d’autres sources, comme une étude vietnamienne qui aborde les coutumes locales.
Les auteurs démontrent que tous les enfants ont recours au pot à l’âge de 9 mois. Tous les enfants de l’étude étaient continents à 24 mois et géraient l’entièreté du processus d’élimination de manière autonome.

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Pantalon pour petit enfant, en Chine

 

Pour celles et ceux qui craignent des conséquences de la prise en compte « précoce » du besoin d’élimination : cela n’engendre aucune dysfonction de la vessie.

De plus, il a été démontré que les enfants bénéficiant de l’HNI (ou EC) sont soulagés de leurs coliques grâce à la posture physiologique adoptée lors des défécations : celles-ci sont complètes et permettent de soulager totalement le colon. Cela va de soi, puisqu’on précise aux parents de masser et de ramener les genoux du bébé sur le ventre…  Mais comme on enveloppe les bébés dans les couches, on oublie que c’est LE moment privilégié pour ces gestes de soins concernant les coliques ! De plus, il est logique que les couches qui enserrent le ventre puissent être inconfortables en cas de désordre digestif.

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Position pour l’élimination des touts petits: cela permet des mictions/défécations complètes et l’élimination des gaz éventuels.  La position physiologique est celle qui prévaut en portage, pour les mêmes raisons de bienfaits pour les bébés. (Non, on ne porte pas de manière adaptée en Babybeurk, le coût de la chose ne relève en rien de sa qualité!)

Il est également nécessaire de mettre en évidence que le schéma corporel des enfants sans couche est complet, alors que les enfants en couche découvre leur anatomie seulement au moment du bain ou des rares moments de nudité. Ensuite, vers 24/36 mois, ils vont découvrir la vie diurne avec les perceptions que cela engendre.
Les enfants sans couche vivront avec moins d’intensité la découverte des sensations qui émergent de leurs parties génitales (je rappelle que c’est totalement normal !).

Et puis, dois-je vraiment aborder les bénéfices dermatologiques du fait de ne pas porter de couche ? L’absence de couche permet, forcément, de se passer de tout risque d’érythème et autres réactions dermatologiques inhérentes aux produits contenus dans les couches.

Il y a bien d’autres avantages à se passer de couches, comme la réduction de ses déchets et un impact écologique moindre. Un autre atout est l’économie que cela représente !
Par exemple, dans mon cas où je ne pratique pas encore l’HNI la nuit, j’utilise un paquet de couches jetables/mois, alors qu’auparavant, c’était un par semaine !
Pour peu que l’on utilise, comme moi, uniquement des couches « bio » et partiellement biodégradable, considérées comme « clean » au niveau de la composition chimique, le budget préservé est de 0.24€ à 0.5€/couche !

 

Le port de couche peut sembler pratique au quotidien, surtout avec un tout petit. Mais je suis SÛRE que les parents d’enfants à partir d’un an ne trouvent plus cela si évident, au moment des changes ! Combien n’entends-je pas de : « C’est du catch à chaque fois ! » ou « Je dois courir derrière lui/elle ! ».

 

Alors, les couches sont un confort. Mais pour qui ?

Voilà le gros pavé dans la mare : le port de couche entretient l’incontinence.
Certes, elle est pratique pour les parents qui peuvent se débarrasser de cette charge mentale (de manière temporaire). Mais ce n’est que postposer les actions prenant en compte l’élimination des enfants.
Il y a bien un âge à partir duquel ces besoins doivent être entendus et considérés. On ne met plus de couche à un enfant de 5 ans dans le but de pouvoir conduire sans s’arrêter, n’est-ce pas ?

pampers age avancé
Même si P&G aimerait que les enfants portent des couches jusqu’à l’adolescence, étant donné qu’ils proposent une gamme toujours plus large!

Le problème des couches actuelles, et de leur efficacité, c’est que cela fausse la perception des enfants qui sont moins dérangés lorsqu’elles sont remplies. Une étude  menée sur des petits garçons néerlandais montre qu’en 1996, ils faisaient en moyenne pipi dans le pot 6 mois et demi plus tard qu’en 1966.
Les facteurs impactant favorablement le contrôle de la vessie sont les suivants : l’âge précoce auquel les parents commencent la sensibilisation à l’hygiène infantile, la présence d’autres enfants dans la famille, la précocité d’une mise en garde et la capacité à s’exprimer verbalement.

Difficile, dès lors, d’ignorer encore que c’est l’attitude parentale par rapport au besoin d’élimination  qui conditionne directement les compétences des enfants concernant le contrôle de leur vessie.

Cette étude enfonce le clou un peu plus loin : elle  tend à démontrer que le port de couche augmente l’incontinence tant chez les enfants que chez les adultes :
Non seulement, c’est polluant, mais en plus, c’est délétère à terme.

Si j’écris cet article, c’est bien pour sensibiliser au fait que la moitié des enfants du globe savent gérer leurs besoins bien plus tôt qu’on ne le laisse penser en Occident !

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Mais comment, ça fonctionne, l’HNI ?  

Grâce aux sources précédentes, j’ai pu démontrer que l’HNI n’était pas une illusion ou un labeur inatteignable.
Je rappelle également que l’objectif n’est pas de rendre les enfants continents mais de répondre à leur besoin d’éliminer. L’acquisition relativement précoce de la continence est une conséquence de l’attitude de l’entourage !

J’aimerais préciser qu’on parle d’HNI quand on initie cette pratique avant que les enfants n’aient 18 mois. Après cela, les enfants ont totalement ancré l’élimination dans les couches.
Le rapport à ce besoin physiologique comporte alors une part psychologique importante. Le fait de retirer les couches doit alors être une action intellectualisée avec les enfants, de manière à ne pas les brusquer.
Si à 9/10 mois, le fait de retirer les couches du jour au lendemain n’engendre pas de crispation par rapport à la perception de ses excréments, il en est tout autre à partir de 18 mois.
En l’absence d’accompagnement impliquant les enfants dans cette démarche (je ne suis pas du tout spécialiste de l’acquisition de la continence en cas de port prolongé de couches), les enfants sont alors susceptibles de se retenir puisqu’ils n’ont pas leur protection.
C’est pour cette raison qu’il est perçu comme étant violent de retirer la couche d’un enfant de 24 mois, sans explication. Celui-ci ne peut pas comprendre pourquoi les parents initient aussi brutalement une nouvelle attitude vis-à-vis de ces besoins d’élimination.
Les réactions de blocage/constipation/etc sont celles qui sont craintes lorsque l’on aborde l’HNI.
Or, cela met en exergue de deux éléments : d’une part, il ne s’agit pas d’enfants du même âge et, d’autre part, s’il est capable de se bloquer/retenir … C’est bien que la compétence physiologique est totalement acquise !

Maintenant que ce disclaimer concernant l’âge des enfants est effectué : je souhaite t’aider à comprendre pourquoi l’attitude par rapport au besoin d’élimination à un tel impact.

D’abord, c’est tout simple, mais les enfants sans couche constatent les résultats de leur élimination (Merci, Captain Obvious !). Ils voient l’urine s’écouler, peuvent la toucher, et perçoivent l’humidité sur eux.
L’impact des feedback visuels et perceptifs induit nécessairement une prise de conscience de la part des enfants, et cela plus tôt que les enfants en couche.

Ensuite, la paroi abdominale des « bébés HNI » a l’occasion de se déployer complètement. Ils ont l’occasion de sentir sans entrave leurs sensations intestinales et urinaires sans qu’elles ne soient perturbées par la présence de la couche.

Grâce à ces deux préalables assez évidents, le corps des enfants peut réagir de manière optimale : les hormones (eh oui, certaines incontinences sont dues à un dérèglement hormonal – coucou la ménopause !) ainsi que la musculature interne nécessaires à l’acquisition de la continence peuvent s’activer sans délais.

Je ne suis pas devenue urologue pendant la rédaction de cet article, cependant, j’ai pu acquérir quelques notions inestimables. Comme je l’ai dit précédemment, il est normal pour les humains de ne pas uriner en dormant grâce à l’action de la vasopressine.
La confusion des signaux perceptifs créés par une miction en couche (couche humide et chaude qui redevient sèche grâce à l’effet « au sec ») peut amener à une perturbation de la régulation hormonale. A cause de cela, la vessie ne peut pas se muscler de manière optimale et les enfants peuvent même uriner pendant leur sommeil ou en micro-réveil.
Donc, il semble limpide que la pratique de l’HNI de nuit est un atout majeur pour les enfants.

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Photo prise par Elise, qui témoigne sur le blog Heureux sans Couche: la tenue de nuit de son bébé!

En effet, ce n’est pas simple… Je suis moi-même en grand questionnement sur la gestion de ces éliminations nocturnes ! Mais je préfère en avoir conscience et tenter de mettre en place quelque chose, plutôt que d’ignorer ces informations.
Malgré les informations que j’ai collectées dans cet article, certain.e.s considèreront que «Certains enfants sont plus fait pour l’HNI que d’autres ! » (Si, si, je l’ai déjà lu. Étonnée, j’étais !).

Or, il faut plutôt se rendre à l’évidence : c’est le manque d’information et la désinformation (ex : la maturité des sphincters à 24 mois ou quand les enfants peuvent parler – je recherche toujours le rapport entre l’air de Broca et la myélinisation neurologique près de la vessie !) qui engendrent que les parents agissent de la sorte. Il y a moins deux générations, on ne laissait pas les enfants en couche jusqu’à 3 ans… !
Grâce aux discours enrobés de marketing des publicitaires et l’éloignement des connaissances « traditionnelles » (dans le bon sens du terme, pas dans le maintien de la corrida ou des femmes comme sous-fifres des hommes…!)

Je précise bien à nouveau qu’il faut faire la distinction entre la gestion précoce des besoins et des réactions coercitives et intrusives. On peut agir en étant totalement bienveillant (je rappelle comment ici), pas comme les préconisations du passé. Il suffit de chercher l’information.
En Occident, c’est une pratique marginale ! Mais heureusement, cela tend à redevenir un sujet d’intérêt grâce, en autres, grâce à l’Association http://diaperfreebaby.org/ qui forme et accompagne des parents.

C’est aussi l’objectif de cet article : que ce soit un sujet !
Il est plus difficile d’ignorer totalement (sauf si on est touché de dissonance cognitive  intense ou que l’on ne sait pas comment agir autrement) quelque chose que l’on sait fondé… et les enfants en seront largement gagnants !

 

Alors, oui, cela semble impressionnant et compliqué aux premiers abords… C’est comme « un défi ». Mais, lorsqu’on se lance, il devient évident que ce n’est pas vraiment plus contraignant que les changes de couches, surtout lorsque les enfants acquièrent la capacité de se mouvoir et de ne plus obtempérer à notre bon vouloir.

Enfin, il est des peurs concernant l’HNI et les éventuels blocages psychologiques et physiques que cela pourrait induire chez les enfants … Comme exposé plus haut, fort est de constater que des études se sont penchées sur le sujet et qu’elles mettent en évidence une acquisition « précoce » de la continence sans dysfonction de la vessie ! https://www.ncbi.nlm.nih.gov/m/pubmed/21394761/?i=2&from=%2F25830189%2Frelated&fbclid=IwAR22g-1DzG-WvKXHznhPJwogDJ9At8IBUmFfibxcKi_uBMyTZD7Ujq_rN5s
Les craintes peuvent ainsi aller aux oubliettes…
Et les manuels devraient sacrément être revus, pour le bien-être des enfants !

 

L’HNI en pratique : Trucs et Astuces !

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  • Pour commencer, il est nécessaire de lire, se regrouper, en parler, pour se sentir compétent.e.
    Il y a des groupes facebook très agréables et plein de ressources : Hygiène Naturelle Infantile (environ 500 membres, administré par Natacha Guillaume)  ou Elimination Communication (plus de 5000 membres, anglophones).
    C’est un atout de s’informer sur le fonctionnement de la vessie et de l’excrétion urinaire afin de pouvoir comprendre le développement des enfants.

 

  • Prendre le temps d’observer son enfant sans chercher à intervenir.
    Au départ, il est nécessaire de simplement prendre conscience de ses rythmes d’élimination (et garder des tétras pour éponger, à proximité). Selon moi, une vingtaine de tétras est pratique pour ne pas faire tourner la machine constamment. Je suggère aussi environ 5/6 paires de jambière, pour la même raison. Les jambières, chez moi, ce sont des longues chaussettes (épaisses pour l’hiver) que j’ai coupées au bout.

 

  • Il est possible de s’équiper un peu et de façon minimaliste. Mais on peut aussi l’être bien moins : c’est en fonction des envies de chacun.
    Le site Ecopitchoun regorge de matériel très utile. Je précise cependant que j’ai fait 3 mois sans rien investir sauf le pot physiologique… Et que j’ai investi (ok, on nous a fait un cadeau ! Thanks Mum !) juste pour pouvoir sortir constamment sans couche en journée.
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Pot physiologique Ecopitchoun transparent (il existe en 4 coloris)

Pourquoi un pot physiologique et non pas traditionnel ?
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Squatting= accroupissement, de manière à libérer les voies d’élimination. Et cela vaut aussi pour les adultes: il est recommandé de placer un marche-pied sous ses pieds pendant les passages aux toilettes. Les images viennent du site Ecopitchoun.

 

 

  • L’HNI en hiver, c’est impossible ?
    Absolument pas ! Natacha, du blog Heureux sans couche, a même rédigé un article là-dessus.  Un bon pull et des jambières font largement l’affaire ! Les fesses à l’air ne déclenchent pas de rhume ! Au contraire, cela agirait comme un principe de bain dérivatif constant.

 

  • Adapter les vêtements : la praticité en ligne de mire ! Évidemment, cela s’adapte en fonction de l’âge des enfants et de ses capacités motrices.
    Mais dans les faits, on peut aussi faire des économies de vêtements : ma fille ne porte pas de pantalon à la maison !  Je l’habille pour sortir. A la maison, c’est t-shirt manches longues/pull/jambière/chaussons en cuir lisse (ça n’absorbe pas). Les bodys sont ainsi superflus et sa garde-robe est limitée!

 

  • Accepter les régressions. Oui, il y aura des jours où tu épongeras souvent. Parfois, il peut survenir des grèves du pot, des pertes de communication et des mictions incontrôlées quand il y a des changements d’environnement (visite, agitation, déménagement, etc).
    Pendant les repas ou chez des amies, je glisse simplement un tétra entre ses jambes que je coince dans un élastique de taille, de manière à ne pas devoir essuyer les éventuelles flaques (effet cascade intéressant du haut d’une chaise haute, c’est du vécu !).

 

  • Ne jamais culpabiliser ou faire des commentaires désobligeants aux enfants tant sur leurs « accidents » que sur leurs excréments. C’est indispensable !
    Il faut garder son sang-froid et prendre acte de ce qu’il se passe, sans plus.
    N’oublie pas que les excréments n’ont rien de grave. Quelques urines et des selles par terre ? Tu peux éponger ou ramasser avec du PQ, et faire un spray eau/vinaigre pour nettoyer rapidement.
    Je suis dorénavant convaincue que je préfère ramasser par terre de temps en temps que nettoyer inlassablement ma fille, qui n’apprécie guère cela !

 

  • Acquisition du lâcher-prise est en chemin! L’accompagnement bienveillant des enfants demande inéluctablement du lâcher-prise sur ce que les adultes ne peuvent pas maîtriser et sur l’acceptation du rythme des enfants. L’HNI permet de comprendre et d’appliquer cela complètement. Cela permet de relativiser totalement sur bien des aspects de la vie quotidienne.

 

  • Agir pour que la société soit adaptée. En effet, il est incontestable que notre société occidentale n’est pas organisée pour cela. Mais avec quelques ajustements, il est possible de rendre cela faisable.
    Il ne faut pas avoir de gêne à faire éliminer les enfants en les tenant au-dessus d’un lavabo ou d’un WC. Il est aussi possible de se déplacer avec son pot chez des ami.e.s, et d’avoir assez de tétras pour éponger les éventuelles flaques chez elles/eux.
    En popularisant cette pratique, en discutant du sujet, il sera possible de faire évoluer la société dans ce sens-là. Il n’est pas si difficile de proposer aux parents un peu de matériel et une structuration de l’espace adaptée dans les endroits où les enfants se rendent régulièrement.

image enfant1

Je ne peux pas cacher que cela demande de l’attention. Mais en réalité, c’est surtout au tout début (pendant 2 ou 3 semaines) que la transition est prenante.
Il est facile d’être obsédé.e par le fait « d’attraper les besoins ». Or, il faut pouvoir lâcher prise et plutôt laisser la vie se faire sans couche.
Très vite, les rythmes physiologiques des enfants vont évoluer et ton intuition va s’aiguiser. Il faut toujours l’écouter !
Ensuite, les enfants réagissent aux suggestions et relâchent leurs sphincters quand ils en ressentent le besoin.
J’étais en maternage proximal depuis sa naissance, cependant, la pratique de l’HNI renforce la communication fine entre ma fille et moi.
Je perçois des signaux qui m’échappaient et elle communique de plus en plus clairement !
Après la lecture de cet article, tu sais que tu peux le faire !

 

A très bientôt, Lectrices et Lecteurs Curieux.se.s !

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11 commentaires sur “l’HNI, une pratique qui dérange. Pourquoi le besoin d’éliminer n’est pas un sujet ?

  1. Oh la la…MERCI! Article qui regroupe intelligemment toutes les conclusions auxquelles je suis parvenue en pratiquant la HNI (je préfère le terme Elimination Communication, et moi aussi les groupes FB uk ou US ont été d une grande aide! En France, je désespère d etre aussi marginale…)! Quand on se rend compte de toute la désinformation sur ce sujet, on a envie de crier, a quel point on ment aux parents, qu on les mets littéralement dans la m…. Sans qu ils sachent consciemment qu il font un choix (celui de mettre des couches et de forcer le bebe a se souiller, jusqu’à etre dressés a etre incontinent!), a l encontre des besoins primaires de leur enfants, et tant d incompréhension qui en decoule dont se regalent les industriels…bref! Souvent, les parents savent au fond d eux que ce n est pas normal, et j ai remarqué qu on s interesse a ma pratique HNI souvent vers 8-9 mois, (car on en marre de passer sa vie a nettoyer du caca sur les fesses d un enfant qui commence a bouger…) où malheureusement, il y a deja une rééducation a faire et je n ai pas d expertise, c est donc intéressant de voir que tu as pu persister quand même ! J ai commencé en rentrant de la maternité, sceptique, j ai eté enchantée ! Ma fille avait des signes super clairs, et vu le peu de continence dun tout petit, tu as jamais de ratage, a xhaque fois que tu proposes, ca tombe bien, ca t aide fortement a continuer. Voir au fil des mois sa continence et le controle de son corps a ete une expérience geniale. Tu parles de l intuition qu il faut, mais en fait cela devient vite un non-sujet, c est bien l enfant qui mene la danse, nous ne l aidons que tant qu il ne peut se rendre lui meme sur le pot…pour ma fille quand elle a commencé a faire du quatre pattes (7 mois) elle se dirigeait vers le pot et devant faisait un petit gémissement, comment ne pas comprendre?? Ensuite elle a fait le signe, puis parlé, puis elle a arreté de nous informer vers 16-18 mois puisque elle y allait toute seule et c etait son affaire. Les flaques et accidents, j en ai eu si peu !! Une quinzaine de pipis par terre qui ne correspondent qu à une incompréhension de ma part (typiquement, quand un accident arrive, c est signe qu il faut donner PLUS d independance! ) Bien moins que des accidents de couches qui deborde des « système Pampers ». Bref merci d ouvrir ce sujet, on entend souvent, vous allez voir la HNI c est une révélation de simplicité, mais, personne ne pourra vous comprendre, vous ne pourrez pas vous en vanter…merci merci

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    1. Oh ! Merci de ton témoignage !

      Je sais que ce n’est pas répandu comme pratique, c’est la raison pour laquelle je voulais absolument faire un article dessus.
      Je me suis rendue compte du non-sens des pratiques d’hygiène pour les bébés… Et je ne l’ai pratiqué que « trop tard » à mon goût.
      Mais mieux vaut tard que jamais. J’ai persisté car même si cela demande de réeduquer à des sensations (je suis triste en l’écrivant), je ne pouvais plus fermer les yeux.
      J’ai encore des journées avec beaucoup de flaques quand son rythme change… et surtout quand je suis moins disponible (préoccupations). C’est un bon signal que je ne suis pas assez là, dans l’instant présent.

      J’espère que cet article saura toucher les futurs et jeunes parents.
      Je vais d’ailleurs oeuvrer à ce qu’il soit publier sur plusieurs groupes de parents, entre autres. (FB m’a bloqué le jour de la publication jugeant qu’un garçonnet en pantalon fendu est une forme de pédopornographie…!).

      N’hésite pas à partager cet article aux parents autour de toi de manière à être enfin comprise ! 🙂

      A bientôt !

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  2. Merci pour ton article.
    Je pratique l’HNI depuis que ma fille à deux semaines et j’en suis ravie. En plus d’être en accord avec mes valeurs écologiques, j’en vois que des avantages pour ma fille. Ses parents l’écoutent, communiquent avec elle et elle est dans une position physiologique pour éliminer. (Du coup nous n’avons pas de pleurs inexpliqués.) Et pis surtout elle n’a pas des selles qui lui remonte entre les lèvres… depuis que je pratique l’HNI, je me dis qu’on est vraiment « pas propre » a laisser nos filles dans des couches!
    Bonnes continuations

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    1. Je ne peux que partager ton point de vue!
      J’ai utilisé des couches pendant 9 mois plein.. et j’étais toujours dépitée, surtout tant qu’elle n’était pas diversifiée: j’avais peur des infections vaginales à cause de cela, même si je nettoyais méticuleusement!
      Une période de constipation vers ses 8 mois a mis un terme aux selles dans la couche: à partir de ce moment-là, j’étais en HNI (sans m’en rendre compte) pour ce besoin là.
      La position physiologique est inestimable pour les enfants ( pour nous aussi!).
      Ici non plus, je n’ai jamais eu de pleurs inexpliqués (ou même de pleurs d’une durée supérieure à 5 minutes, lors des petites maladies qu’elle a eu): je mets ça sur le compte du portage intensif! 🙂

      Belle continuation à toi aussi, et à bientôt!

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      1. Oui, en fait nous écoutons nos enfants avec ces différentes pratiques : HNI, portage, cododo… Ce qui fait qu’il y est pas de pleurs c’est peux être plus ça, le « maternage », la proximité que nous avons avec notre enfant qui nous permet de bien répondre à ses besoins et de les comprendre avant tout! De s’y ajuster.
        C’est ça aussi que j’aime avec l’HNI… et le fait que ça peut donner une place important au papa : c’est pas évident pour les papas de se faire une place auprès de ce duo maman qui allaite et bébé. Je trouve que l’HNI y aide. Mon compagnon à complétement adhéré et du coup lui aussi répond aux besoins de sa fille. C’est gratifiant, lui aussi accompagne son bébé dès le plus jeune âge…

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      2. C’est très intéressant comme retour!
        Il est vrai que je parle des parents mais pas spécifiquement de la place du père ou de l’autre parent, qui peut avoir tout son sens dans l’HNI! Partager la charge mentale des enfants passent de manière plus concrète grâce à cela.

        Belle continuation!

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  3. Merci pour ce super article! Il est bien complet pour les novices. Quand ma fille avait 8 mois une puéricultrice de PMI est venue me voir pour un agrément d’assistante maternelle. Ma fille a demandé à aller faire pipi, j’ai donc interrompu la conversation (après que cette dame ait fini sa phrase) en disant simplement « excusez moi elle demande le pot je reviens », j’ai emmené ma fille, elle a fait pipi tout de suite et la puer pouvait donc l’entendre de là où elle était. Puis nous avons repris. Et elle m’a demandé « que vient il de se passer ? ».
    Il a fallut beaucoup de discussions pour lui faire admettre ce dont elle avait été témoin :
    Puer : « c’est impossible »
    Moi : « ça vient de se passer sous vos yeux »
    Puer : « ceux qui y arrivent dressent les enfants »
    Moi : « alors sous la domination d’un dressage, leurs sphincters sont plus vite matures ? c’est physiologique ou c’est psychologique dans ce cas la maturation à 18 mois ? »
    Puer : « non mais je reconnais que dans d’autres pays les bébés sont « propres » à 1 an, dans les pays chauds par exemple »
    Moi : « donc ce serait une question de vitamine D ? D’exposition au soleil ? »
    Puer : « ….. »
    Puis plus tard Puer : « ah j’ai compris, votre fille est très en avance en motricité elle sait monter les escaliers (à 4 pattes) en alternant les jambes, ce signe d’alternance dans les escaliers représente le moment où les sphincters sont controlables par l’enfant »
    Moi :  » je me demande dans ce cas comment je pratiquais l’HNI avec un tel succès avant même qu’elle se déplace par elle même ? Je serai très intéressée de voir le stade de maturation cérébral qui permet cette alternance chez des bébés pratiquants l’HNI, j’imagine que les études ne portent que sur des bébés portant des couches »
    Au bout de quelques rendez vous : Puer : « bon j’admets que l’HNI existe et fonctionne, ça m’a beaucoup secouée et remis en question ce que j’avais appris mais là…je suis forcée de le constater ».
    🙂

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