Éducation bienveillante

« Fais ce que je dis ! Mais pas ce que je fais…. » Les écrans en question!

Dans cet article, je lance une piste de réflexion concernant l’usage des écrans… autant pour les enfants que pour toi-même !

En moyenne, une personne consulte son smartphone 221 fois par jour (données relevées en 2014).

Ça parait énorme, et pourtant… Le smartphone est bien devenu le prolongement de notre main et une occupation récurrente de nos journées.
Une part de plus en plus importante de personnes (autant adolescents qu’adultes) sont atteintes de « nomophobie » : la phobie de ne pas avoir son smartphone sur soi !

Pour commencer, je pense qu’il est nécessaire de considérer les écrans interactifs pour ce qu’ils sont : des outils merveilleux, qui offrent des possibilités infinies, autant de distractions que d’informations ou encore d’échanges.
Cependant, la profusion de possibilités autant que le fonctionnement de cet outil peuvent avoir des retentissements notables sur nous-mêmes. Je te propose de lire cet article qui retrace les problèmes principaux inhérents de l’utilisation des smartphone.

Quel rapport avec les enfants ?
C’est simple : il est connu, maintenant, que les écrans sont réellement délétères au développement des enfants.
Ils sont à proscrire avant 3 ans. Ensuite, jusqu’à 6 ans, il est nécessaire de restreindre l’usage très fortement (max 30 min/jour, et pas d’un seul tenant). Les consoles de jeux sont également à proscrire pour les petits. Jusqu’à 9 ans, il est utile de les protéger de ce qui se trouve sur internet en les y accompagnant systématiquement. Enfin, il est essentiel de les tenir éloigné des réseaux sociaux avant l’âge de 12 ans.
Je ne l’invente pas. Ce sont les campagnes de prévention actuelles : http://www.yapaka.be/ecrans

Voici d’ailleurs une infographie constituant un excellent résumé : issu de https://app-enfant.fr/quel-ecran-pour-quel-age-infographie/

infographie écran enfant

 

Et pourtant, bon nombre de parents doivent batailler pour que leurs enfants suivent ses recommandations.
Il y a plusieurs raisons à l’aspect addictif des écrans, que je ne détaillerai pas ici.
Je vais me pencher sur l’impact de l’attitude parentale sur la relation aux écrans.

Est-ce que tu lis cet article sur ton smartphone (à près de 70%, c’est probable) ? Ton enfant est-il dans la pièce où tu es actuellement ?
As-tu une télévision ? Plusieurs ?
Est-elle le centre du salon, c’est-à-dire que les canapés sont orientés pour pouvoir la contempler aisément ?
Probablement, comme la plupart des foyers dotés d’un écran de télé.

Cela implique que les enfants ont une perception très claire de l’importance de l’objet (d’autant qu’il est de plus en plus grand) puisque l’espace est organisé autour de lui.
Ensuite, il est probable que tu aies souvent ton smartphone à portée de la main.  Il est d’ailleurs probable aussi que tu scrolles alors que ton enfant est avec toi, dans la même pièce. Peut-être même, t’arrive-t-il de lui accorder une semi-attention, parce que ses jeux ne sont pas palpitants à ce moment-là et que tu te distraits autrement, ou alors simplement, des notifications ont titillé ta curiosité.

Je plaide coupable. J’utilise mon smartphone et scrolle parfois facebook pendant que ma fille joue à côté de moi. Je réponds aux messages, la plupart du temps (de moins en moins) dans l’instant, je ne refuse que rarement les appels, et quand une notification survient, je suis irrémédiablement poussée à voir de quoi il s’agit.
Mais, comme je l’explique dans mon article précédent, j’ai commencé l’Hygiène Naturelle Infantile. Au départ, cela demande un temps d’observation de manière à assimiler le rythme de son enfant… et aussi de voir s’il manifeste des signaux avant d’éliminer.
Je me suis rendue compte que, systématiquement, quand je scrollais, ma fille urinait.
Pourtant, depuis sa naissance, je faisais attention : mon smartphone n’a pas de sonnerie, même plus de vibreur, afin que mon attention ne soit pas happée par les manifestations de celui-ci.
En plus de cela, dès que je pose mon téléphone quelque part, Mini fonce dessus pour jouer avec. C’est dire que l’objet est d’intérêt, vu que sa mère l’a si souvent dans les mains !
J’ai décidé qu’elle avait le droit de le manipuler, histoire de ne pas créer de fixette là-dessus. Alors, je l’éteins simplement pour qu’il ne soit plus interactif mais juste un objet.

Bref, mon smartphone est devenu un problème. Malgré mes précautions, il capture mon attention dans des moments où je ne le souhaite pas.
Je n’ai pas de télévision, et ne compte pas en détenir une. Je suis déjà débarrassée d’une partie du « problème-écran ».
Mais les écrans sont là : je travaille sur laptop (qui est systématiquement fermé quand ma fille est réveillée, sinon elle a les yeux rivés dessus) et j’ai mon smartphone.
Comment être crédible par rapport aux écrans, face aux enfants, quand soi-même, on consomme si fréquemment ?

En plus de cela, je me suis rendue compte d’une incohérence énorme sur les réseaux sociaux : la présence de page du genre « Parents épuisés » ou encore de lire des témoignages de mères « qui sont débordées et dépassées par leur quotidien », mais qui passent énormément de temps à commenter des publications sur facebook ou Instagram.
Elles (et moi aussi, alors que parfois, j’ai plein de choses à faire !) s’échappent de leur quotidien via les réseaux sociaux… tout en réduisant, de fait, encore leur temps disponible.
Pourquoi agit-on de manière aussi étrange ?

Loin de moi l’idée de juger cette incohérence. Je (me) questionne l’usage des écrans et le potentiel de kidnapping attentionnel généré par les réseaux sociaux.

 

Il faut savoir que le business model des réseaux sociaux reposent uniquement là-dessus : plus tu y consacres du temps, plus ils peuvent t’abreuver de jeux distrayants (récoltant ainsi tes informations), de publicités et de contenus sponsorisés.
Ce n’est pas une théorie du complot, mais bien une réalité avouée par les premiers créateurs du business model de ces entreprises : elles utilisent les données que tu lui fournis constamment.
D’une part, pour les revendre (coucou le scandale de Cambridge Analytica !), mais aussi pour cibler des publicités… et autres informations (coucou l’algorithme qui engendre que tu ne vois pas TOUT le contenu potentiel de FB mais juste une proportion déterminée !).
Si leurs sites peuvent être utiles à certains égards, il y a énormément de considérations permettant un questionnement de leur usage.
Certains ex-cadres de ces entreprises dénoncent les pratiques mises en œuvre pour kidnapper toujours d’avantage l’attention des utilisatrices/eurs.
Voici d’ailleurs un article reprenant le témoignage de Chamath Palihapitiya, ex cadre chez facebook : il met en évidence les conséquences de l’usage intense de facebook sur les relations sociales et l’impact de la structure du site (et des jeux hébergés tels CandyCrush ou FarmVille) sur la vie quotidienne.
Volontairement, ils utilisent mécanismes d’activation du système de récompense (une structure cérébrale activée par divers comportements et substances psychoactives). Ils recherchent à ce que tu répondes immédiatement à toutes les sollicitations et de manière à ce que tu y consacres ton attention de manière significative.

Bref, si nous y passons plus de temps que ce que nous le souhaitons, ce n’est pas entièrement de notre faute : TOUT est fait pour que ce soit le cas.

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Les réseaux sociaux, ça te fait du bien ?

Un autre point m’interpelle : les représentations  que renvoient les réseaux sociaux au monde et de soi.
Evidemment, les partages que nous effectuons sont principalement positifs et renvoient une image heureuse de nous.
Des métiers se sont même créés : les influenceuses/eurs qui vivent grâce aux partenariats avec les marques. Leur feed sur Instagram est soigné et tout (ou presque) n’est que mise en scène.
Maud Bettina-Marie, une comédienne française, a d’ailleurs fait une vidéo Youtube sur les aspects risibles et aberrant d’Instagram. Je t’invite vraiment à aller voir, c’est aussi drôle que perspicace.

Il a été mis en évidence que l’usage des réseaux sociaux engendrait des affects négatifs et une diminution de l’estime de soi, entre autres. Il en va de même avec Instagram.

En sachant cela, je propose une période d’auto-observation.
Quelles émotions génèrent chez toi la consultation de tes réseaux sociaux ?

Dans mon cas, c’est un peu particulier puisque j’utilise facebook comme moyen de communication pour ce blog et pour le Réseau Parentage Proximal.
D’ailleurs, il y a fort à parier que tu viennes de là pour me dire (Coucou ! Abonne-toi pour recevoir mes autres articles et tu peux aller sur ma page facebook La Curiosité Bienveillante où je partage pleins de jolies choses sur mes thèmes favoris : OUI ! Je fais de l’auto-promo… Ah ah ah !).
Mais malgré cela, j’ai décidé de faire du nettoyage sur ma page privée :

  • Adieu les pages qui ne relayent que les infos qui me donnent le cafard ;
  • « Retirer de la liste d’amis » les personnes dont je ne partage pas les valeurs et dont les publications/commentaires me font monter dans les tours ;
  • Se désabonner des profils de certaines personnes constamment négatives et pour qui rien ne va jamais : elles restent dans vos ami.e.s mais… tu n’es plus soumis.e à ces complaintes. Stratégie diplomatique.
  • Se désabonner de pages qui me faisaient rire mais qui avaient fini par manger mon fils d’ « actualités » : par exemple, des groupes « défouloir » où l’on crie notre incompréhension face à certaines choses du monde occidental.
    Dans un premier temps, cela me faisait du bien de dire : « Non mais c’est pas vrai ! Ils sont trop stupides ! Mais enfin ! Bla Bla Bla… ! ».
    Je suis psy et je reste autant que faire se peut dans le non-jugement.
    Mais de temps en temps, lâcher du lest, sans réfléchir à ce qui motive les actions collectives ou individuelles, ça faisait du bien.
    Faisait… Oui, parce que maintenant, ça me prend une énergie phénoménale d’être sollicitée de manière à soulever mon indignation et à la communiquer de manière véhémente (puisque c’est l’objectif même de ces pages).
    Or, cette énergie vitale, j’ai envie de la mettre dans d’autres activités, davantage épanouissante.
    Alors j’y retourne parfois, pour prendre la température, dans les moments où j’ai décidé d’être confrontée à ces émotions. Je refuse d’être systématiquement sollicitée.
  • Je ne consulte jamais instagram. J’ai un compte que j’ai cessé d’alimenter (ce que je n’avais fait que mollement entre 2015 et 2017). Je ne m’y rends plus jamais car je suis bien trop offusquée devant tant d’apparats, de superficialité, de mises en scène mais surtout d’incitations à la consommation. Cela ne correspond pas à mes valeurs, alors je ne m’y expose pas.
    Je n’ai pas d’autre réseau social actif (ok, LinkedIn, mais bon, j’y existe sans y être active réellement).

En somme, j’ai décidé de ne m’entourer de positif, de manière à ne pas subir des montagnes russes émotionnelles lorsque je ne le décide pas (Ah ! Un message, je referme l’app et Oh ! Une notif, c’est quoi ? Et me voilà partie sur une publication alors que je n’en avais pas l’intention…).

Ce que je peux te suggérer, c’est de jauger les émotions qu’engendre la consultation de ces réseaux. Que ressens-tu quand tu es dessus ?
Quelles émotions te traversent quand tu participes à cela ?

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Être parent sur les réseaux sociaux

Il s’agit d’un monde parallèle où les femmes seules dans leur quotidien de mères ont la possibilité de converser avec pleins d’autres. Cela brise le sentiment de solitude.
Il y a des tas de mères (parce que je consulte des pages dédiées aux femmes, pour la plupart) qui partagent tes valeurs. On se sent parfois rassurée malgré les milliers de questions qu’amène la parentalité.
Mais il y a un poison qui se cache là-dessous : la comparaison !

C’est involontaire mais il n’est pas rare de se comparer et de comparer son enfant à celui des autres.
Cela arrive également dans la vie quotidienne, lorsque nous croisons des enfants du même âge que le nôtre.
Mais voilà, les comparaisons n’ont que rarement de l’intérêt. Elles sont d’ailleurs le plus souvent toxiques pour la sérénité puisqu’elles engendrent la plupart du temps des inquiétudes.
« Tiens, pleins d’enfants parlent/marchent/font ceci ou cela alors que pas le mien ! »
Alors on questionne, et on a comme réponse : « Chaque enfant à son rythme ! »

Et c’est tellement vrai ! Mais …
Mais la comparaison reste parce que même si par rapport à un sujet, les inquiétudes se calment, d’autres surviennent par la présence des milliers de cas accessibles via ces réseaux.

 

A un moment, je pense qu’il est utile de fermer les écoutilles et les mirettes, de se retourner sur notre enfant et de le regarder avec un œil neuf : « En quoi mon enfant est-il un.e géni.e ? »
Grâce à ce questionnement, tu pourras apercevoir tout ce qu’il/elle fait et non ce qui n’est pas encore acquis (et qui finira de toute façon par arriver : rares sont les adultes qui ne marchent pas et ne parlent pas !).
Cette perspective de rechercher la douance est également utile lors d’actes qui semblent être des explorations qui mettent parfois nos nerfs en pelote. Ex : oui, ton enfant développe sa motricité fine en écrasant méticuleusement les petits pois ou en les jetant par terre un à un.

 

Une autre comparaison survient également : celle concernant sa manière d’être mère/parent.
On voit unetelle effectuer telle et l’autre activité ; avoir tel matériel ; organiser l’espace d’une manière et on peut se sentir mal de ne pas faire aussi bien.
Ou alors, on se valorise en se disant qu’on est capable de faire mieux, nous !

Il peut-être inspirant de regarder ce que certaines personnes mettent en place.  Cela donne des idées et met en images certains concepts parfois abscons, par exemple pour la pédagogie Montessori au quotidien.
Mais il est nécessaire de toujours mettre un filtre : chacun fait à sa mesure et rien n’est trop tard !
Tu trouves que tel aménagement intérieur est intéressant ?
Tu peux voir de quelle manière ton environnement peut être adapté.
Ce n’est pas possible ? Eh bien, tu fais à ta mesure. Les quotidiens dans une maison et dans un appartement de 50m² ne sont pas comparables.
L’un n’est pas mieux que l’autre, ce sont juste deux expériences différentes !

Si tu veux évoluer dans ton expression de la parentalité, tu peux t’inspirer des personnes qui accompagnent de manière bienveillante les parents, lire sur le sujet et cheminer en douceur.
Saute donc la case culpabilité !

Il ne faut pas non plus oublier que dans certains cadres, le matériel si merveilleux et innovant est présenté pour attirer !
Les réseaux sociaux sont les cibles marketing de choix.
Mine de rien, en passant sur des comptes de parents que l’on suit au quotidien. Il est possible d’avoir l’impression de les connaître et les produits qu’ils mettent en avant font envie.
Or, si certains outils sont utiles au développement des enfants, pour leur proposer des supports ludique… Aucun n’est réellement indispensable !
Et tu n’es pas un parent exécrable si ton enfant n’a pas LE truc acclamé par toute une communauté, promis !

 

La cohérence des précautions
Les précautions concernant les écrans ne sont cohérentes que lorsque les parents ne sont pas eux-mêmes accro à leurs écrans.
Il n’est pas crédible d’interdire à un enfant de 3 ans de regarder la télévision alors que l’écran a une place de choix dans une pièce de vie, si  les parents l’allument dès qu’il est dans sa chambre, s’ils sont penchés sur leurs smartphones ou sur un ordinateur/console pour jouer régulièrement.

Jusqu’à 3 ou 4 ans, il est possible de faire passer la pilule en douce. Mais à partir d’environ 4 ans, les incohérences éducatives seront mises en évidence par les enfants.
« Pourquoi je ne peux pas manger ça et que toi, tu en manges ? »
« Tu fais des fautes quand tu parles ! »
« Tu m’écoutes quand je te parle ?! »

Eh oui ! Ce n’est pas de l’insolence… Les enfants répètent et imitent TOUT ce à quoi ils sont exposés.

Les enfants apprennent par l’observation, en priorité. Cela concerne l’ensemble des sujets : l’empathie envers les autres, les ton de voix, les règles sociales, les habitudes de vie, l’alimentation, etc.
Cela implique tu vas devoir surveiller ta propre attitude si tu veux inspirer ton enfant.
En dehors de cela, il n’est pas nécessaire de diaboliser l’usage des écrans.
Nous sommes à une époque où ils sont incontournables. Les enfants vont apprendre à manipuler les écrans interactifs (très facilement puis qu’ils sont construits de manière intuitive), à dactylographier, voire même qu’à un certain âge, à coder. Cela sera utile pour leur avenir.
MAIS il est indispensable d’accompagner ces enseignements et de limiter le temps passé devant les écrans, et cela à tous âges !

Cela vaut pour l’ensemble des activités de la vie quotidienne : est-ce que tu veux que ton enfant prenne plaisir à lire (dois-je faire un article sur les bienfaits de la lecture ?) ou à effectuer des activités manuelles ? Alors il est indispensable que ton enfant te voit lire et prendre plaisir à passer du temps à des créations avec tes douces mains.
La créativité et les passions se cultivent à tous les âges.

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Il est indispensable de se renseigner sur le fonctionnement même des réseaux sociaux, de leur business model et de l’impact physiologique de l’exposition aux écrans.
Par exemple, la lumière bleue diffusée par les écrans est mise en cause dans les troubles du sommeil : tu veux mieux dormir ?
Je te suggère d’éviter les écrans environ 60 minutes avant de t’endormir et coupe le wifi + données mobiles de ton téléphone, surtout si tu le laisses à portée de main pendant la nuit.

 

Diminuer son temps d’exposition aux écrans

Il faudrait assimiler, qu’à l’instar des salarié.e.s d’entreprise.s, nous avons également le droit d’être déconnecté.e et inaccessible.
Rien ne nous oblige à être hyper-connecté.e en tout temps.

Il semble étrange d’affirmer cela… Et pourtant, nous répondons souvent de façon impérieuse  aux notifications quelles qu’elles soient.
Nous évoluons dans une culture ambiance où l’immédiateté a tendance à primer sur l’expérience de l’instant.
C’est une raison pour laquelle la Pleine Conscience ou Mindfulness ainsi que les pratiques méditatives ont un intérêt tout particulier à l’époque actuelle (et leur utilité thérapeutique a été maintes fois démontrée).

Un premier test pourrait être de se passer de son smartphone durant une partie de la journée.
Tu peux ainsi mesurer les impacts émotionnels de l’absence de son usage. Cela permettra de te donner une idée de ton attachement à cet objet.

Tu peux aussi décider d’organiser des plages de consultations précises de certaines applications, dont les réseaux sociaux, au lieu de s’y exposer à de très nombreuses reprises dans la journée.
Ainsi, tu prends la décision de rester entièrement focaliser sur les tâches ou les moments que tu vis.
Tu peux ainsi être plus efficace dans ce que tu fais  et être totalement présent.e aux personnes qui t’entourent, dont tes enfants.
Il est primordial de se rappeler que la quantité ne prévaut pas sur la qualité : les enfants peuvent tout à fait vivre un manque de leur(s) parent(s), même s’il y a une présence constante… mais qui est absorbée de façon récurrente par un autre centre d’intérêt au sein d’un écran.

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L’absence de temps mort ou « d’ennui » ne permet plus au cerveau d’activer certains fonctionnements cérébraux.
Les appels incessants à interagir avec les écrans est probablement responsable de la diminution de certaines capacités cognitives. La mémoire serait affectée par l’usage des smartphones puisqu’il agit comme une prothèse mnésique.
La concentration, et donc les capacités attentionnelles, est impactée par la fréquence des notifications.

Il est donc manifeste qu’il est nécessaire de reprendre le contrôle de son exposition aux écrans. Les géants du web, dits GAFA (pour Google, Apple, Facebook et Amazon, auxquels il est nécessaire d’ajouter les autres réseaux sociaux comme Instragram -qui appartient à facebook, et Twitter), usent de toutes les manœuvres brillamment orchestrées pour utiliser ton « temps de cerveau ».
En conscientisant tout cela, il est alors plus simple de s’en détacher !
« Pourquoi suis-je suis facebook alors que je voulais lire ou écrire ?! »

Souvent, les smartphones sont utilisés pour briser la solitude.
Les réseaux sociaux et internet nous donnent accès des centaines de millions d’individus. Les échanges, plus ou moins longs, peuvent combler aisément les temps morts créés par la solitude.
Il est possible de se sentir entouré.e et soutenu.e même en étant isolé.e.
C’est d’ailleurs une des possibilités merveilleuses de ces réseaux.
Mais … (eh oui, sinon, ce n’est pas drôle !) la solitude revient de plus belle dès que le téléphone est éteint.
Pire même, car le recours au smartphone peut servir de cache-misère face à des situations relationnelles qui poseraient question sans cet outils : comment peut-on en venir à rester côte-à-côte avec des personnes sans presque s’adresser la parole, des heures durant… Tous les jours. De nombreux couples explosent d’ailleurs à cause de cette routine engendrant, entre autre, un manque notable de communication réelle.
Il pourrait, par contre, être très utile de se servir des réseaux sociaux pour rencontrer (en vrai !) les personnes proches qui semblent nous soutenir virtuellement.
Les expériences réelles, vécues par le corps en entier, permettent de profiter sur tous les plans des moments.
Alors, si je peux te suggérer une chose en cas de solitude : divise ton temps sur les réseaux de manière à chercher des alternatives réelles aux échanges virtuels.
C’est de cette manière que le tissu social peut renaître… et ton éventuelle solitude prendra du large pour de bon !

 

Pour t’aider à constater l’étendue de ton usage, certaines applications existent pour s’auto-observer, comme par exemple BreakFree, QualityTime, …
Mais il y a aussi d’autres applications qui régulent le fonctionnement même du smartphone en freinant les notifications. Voici un article qui aborde toutes ces apps : https://www.prixtel.com/decouvrir-PRIXTEL/actualite/news/accro-a-votre-smartphone-voici-5-applications-pour-deconnecter/

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Enfin, mon intention via cet article est de conscientiser ce qui échappe à notre vigilance. Cette dernière est endormie par les nombreux stratagèmes de capture attentionnelle mises en œuvre par les réseaux sociaux.
Il y a un autre point d’inquiétudes : nous sommes la première génération à accompagner des enfants en ayant un tel instrument dans les mains.
Nous n’avons ainsi aucun recul sur l’impact au niveau du développement des enfants à être confrontés à des parents qui sont dépendants d’un smartphone. Par extension, la présence à eux est interrompue constamment par un appareil… Ce qui rend l’attention qu’on leur apporte conditionnée par le retentissement ou non de celui-ci.
En plus des effets toxiques des écrans reconnus sur le développement infantile, il est possible que notre attitude face aux écrans impactent notre relation aux enfants.
Je te souhaite réellement de t’entourer de positivité et de vivre des expériences dans tout ton corps, en accompagnant ton enfant dans ses découvertes de la vie !

 

Les dernières illustrations viennent de ce site où tu en trouveras d’autres, aussi satiriques, sur l’usage des smartphone.

A très bientôt, Lectrices et Lecteurs Curieu.x.ses !

 

 

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