Éducation bienveillante·Communication Non-Violente

Le genre, une histoire d’identité ou de société ?

 

« Alors, c’est une fille ou un garçon, que tu attends ? »
« Oh, il est beau ce bébé ! C’est un garçon ? »
« Oh ! Elle est timide, comme toutes les petites filles ! »
« Actif, votre garçon ! Un vrai aventurier ! »
« Alors, ma princesse, tu vas bien ? »

Cela me coûte d’écrire ces phrases. Elles sont à mille lieux de ma conception de l’identité des enfants. Pourquoi ?
C’est pour l’expliquer que j’écris cet article !

Mais d’abord … Je voudrais mettre un contexte :

Eté 2017 : Je fus ravie d’apprendre que j’étais enceinte d’une fille.
J’avais toujours dit que l’important était un enfant en santé, bien sûr.
Alors, pourquoi être réjouie d’avoir un enfant de sexe féminin ?

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Parce que ma vie a toujours été entourée de femmes. Elevée par ma mère, avec ma sœur et ayant toujours des entourages féminins.
J’ai grandi dans l’idée de l’empowerment féminin et dans la lutte contre le patriarcat.
Je pense que j’ai intériorisé le principe selon lequel j’aurais plus de facilités à accompagner une petite fille qu’un garçon, par habitude.

Les semaines passent et je me rendais compte que les gens projetaient énormément de caractéristiques sur ce bébé à naître, juste à cause de son genre présumé.
Cela m’exaspérait totalement. En plus de cela, il n’y avait pas une semaine qui passe sans qu’on me dise : « Oh ! Vous le portez haut ! C’est un garçon ! », « Vu les vêtements que vous achetez, c’est un garçon ! ».
J’avais d’ores et déjà décidé que ma fille serait habillée de manière non genrée. L’idée selon laquelle « elle » pourrait être intersexe ou encore trans me touche alors de plein fouet !
Je refuse d’avoir des attentes précises concernant son individualité en fonction de son genre présumé.
Cela renforça mon envie d’acquérir une majorité de vêtements unisexes bien que je ne me priva pas de garnir sa garde-robe par quelques pièces estimées tantôt plus « fille » ou plus « garçon ».

La suite de la grossesse se poursuivit et je répondis différemment : « Il apparaît que c’est une fille, mais je ne sais pas comme ce bébé se sentira ! ».
Je te le concède, ça laissait perplexe  mes interlocut.rices.eurs, mais cela correspondait à mes valeurs.

Avant d’entrer en matière concernant les stéréotypes de genre,   il est nécessaire de rappeler des termes distincts :

  • Le genre est un ensemble de traits communs à des êtres ou à des choses caractérisant et constituant un type, un groupe, un ensemble.
    Concernant les organes sexuels et la classification selon les deux genres majoritaires, le genre assigné à la naissance est déterminé par l’aspect des organes sexuels à ce moment-là.

 

  • L’orientation sexuelle peut être définie comme « l’attirance durable pour le même sexe que le sien, le sexe opposé ou les deux sexes. On définit ces attirances avec les termes bisexualité, pansexualité, homosexualité et hétérosexualité. On parle parfois d’une cinquième orientation, l’asexualité, qui est la non-attirance sexuelle pour l’autre.»

 

  • « La notion d’identité sexuelle fait référence à l’expérience intime et personnelle de son genre, telle que vécue par chacun. Elle a trait au fait de se sentir femme, homme, les deux, aucun ou autrement, selon où l’on se positionne sur le continuum de l’identité sexuelle. L’identité sexuelle d’une personne peut correspondre ou non au sexe qui lui a été assigné à la naissance, et est fondamentalement différente de l’orientation sexuelle. »

Il n’y a pas de lien direct entre ces notions comme c’est sous-entendu la plupart du temps.
La majeure partie de la population est cis-genre (reconnaît et accepte le genre assigné à la naissance comme étant celui correspondant à soi-même) et hétérosexuelle. La majorité pense alors que les autres déclinaisons ne sont pas totalement légitimes dans leur existence voire ne seraient que des fantaisies ou encore, des pathologies psychiatriques.

Il est nécessaire de savoir que les personnes transgenres ou intersexes ne sont pas atteintes de maladie mentale.
La dysphorie de genre est un mal-être concernant le sentiment d’inadéquation par rapport au genre assigné à la naissance et leur identité de genre. Pour aller plus loin: http://www.infotransgenre.be/m/soins/dysphorie-de-genre/

Tous les « trans » ne vivent pas de dysphorie de genre, ou du moins, pas constamment… Souvent, c’est une période dans leur vie.
Les personnes intersexes également, peuvent vivre avec souffrance cette inadéquation.
L’intersexualité c’est la présence « dans une plus ou moins grande mesure des caractéristiques des deux sexes. Ces conditions intersexuelles peuvent être dues à une anomalie chromosomique ou à une insensibilité à l’action des hormones sexuelles au cours du développement prénatal. Ces conditions intersexuelles sont en partie visibles à la naissance puisque le médecin constate que les organes génitaux présentent une forme inhabituelle. Il est alors difficile de se prononcer à la naissance sur le sexe de l’enfant en fonction de ses organes génitaux. D’autres formes d’intersexualité se manifestent lorsque les hormones sexuelles entrent en action (ou non) lors de la puberté. »

Alors, non ! La Nature  n’a pas prévu 2 sexes/2 genres, qui seraient complémentaires et qui pourraient simplement donner naissance à une progéniture.
Et pourtant, c’est ce que la culture et les dogmes religieux nous enseignent… c’est l’habitude que nous avons.
L’humain aime catégoriser, et souvent, use de classifications manichéennes.

Lorsque l’on se renseigne, on constate aisément qu’il y a une diversité d’expressions : physiquement (présence d’appareils génitaux tant mâle que femelle, à divers niveaux) mais aussi de manière chromosomique, avec les syndromes comme celui de Klinefelter (au lieu de deux chromosomes sexuels, il y a en a 3 : XXY ou XYY) ou celui de Turner (les femmes n’ayant d’un seul chromosome X au lieu des deux habituels).

En réalité, toutes les notions décritent ci-dessus se positionnent le long d’un continuum.

Mais pourquoi est-ce nécessaire d’en prendre conscience ?
Parce que la « féminité » et la « masculinité » sont, de ce fait, des constructions sociales !
Eh non ! Toutes les femmes n’aiment pas le maquillage et les ongles colorés.
Toutes les femmes qui n’apprécient ces derniers éléments ne sont pas hétérosexuelles.
Tous les hommes n’aiment pas les femmes ayant des caractères sexuelles féminins soulignés.
Il y a des hommes, qui ne sentent bien homme, mais qui aiment se maquiller et porter certains vêtements dits « féminins ».

Mais voilà, la société n’aime pas ces nuances.
Alors il y a le terme « androgyne » qui a permis de classer encore les personnes dont le « look » n’est pas typiquement masculin ou féminin.
Les « androgynes » s’habillent tant dans les rayons Homme et Femme.
Certaines personnes peuvent, selon les jours, se sentir plus homme ou femme et adaptent ainsi leur style vestimentaire de manière à se sentir en adéquation avec eux-mêmes, chaque jour.
Autant être claire dès le départ, je considère que les rayons Homme/Femme ou pire, les rayons de jouets Fille/Garçon sont de grandes aberrations de notre société.

Pourquoi ?

Parce que cela propage sempiternellement les stéréotypes de genre !
Qu’est-ce donc ? « Les stéréotypes de genre sont la croyance que certaines aptitudes ou certains traits de personnalité spécifiques aux garçons d’une part, aux filles d’autre part, seraient présents dès la naissance. Avec, comme corollaire, l’idée que le matériel génétique conditionne les uns et les autres à assurer certains rôles dans la société, selon qu’on est né mâle ou femelle. »

Les stéréotypes de genre, c’est croire que « les garçons, c’est turbulent ! » ou que « les filles sont plus timides ! », c’est acheter des vêtements roses avec des paillettes aux filles, pendant que les garçons portent du bleu et des couleurs plus sombres.
C’est couper les cheveux courts d’un enfant parce que sinon, cela fait « fille », alors que l’enfant semble être un garçon.
C’est contraindre les filles à porter des vêtements/chaussures qui bloquent leurs mouvements, parce que c’est joli. J’en profite pour glisser une précaution particulière sur les bandeaux dont sont affublées des petites filles pour marquer leur genre… Car sur un visage de jeune bébé, il semble indispensable que soit détectable le genre assigné à la naissance. Mais, les bandeaux créent des pressions sur le crâne: souvent trop serrés, ils engendrent des maux de tête aux enfants… qui n’ont pas la motricité pour les retirer.
Toutes les femmes qui ont porté des serre-têtes ou des bandeaux savent que ce n’est pas supportable plusieurs heures d’affilés sauf rares modèles. Alors pourquoi contraindre les petites filles avec cela ? Est-ce si important que l’on voit qu’elle a une vulve dans sa couche dès le premier coup d’œil ?

Ce sont des contraintes culturelles qui impactent le développement des enfants, puisqu’ils ne sont plus libres d’agir en tant qu’individu singulier, mais, de prime abord, selon leur genre.

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Tu les vois, les stéréotypes, là ?

Ce qui est problématique, c’est que ce sont les stéréotypes de genre qui créent certains mal-êtres : sans être intersexe ou transgenre, il est tout à fait possible de ne pas se sentir en phase avec les attentes sociales.
Par exemple, les femmes sont censées s’épiler. Sinon, c’est sale/pas féminins/etc. Elles doivent aussi aimer être perchées sur des talons, s’efforcer d’avoir une taille fine, un teint de pêche, du maquillage à minima et dépenser de l’argent en sous-vêtement affriolant.
Quid des personnes de sexe féminin qui ne se sentent pas en phase avec ces injonctions ?
Quid des conditionnements qui engendrent que, sans même se poser de question, on s’épile et on prend en charge certaines tâches quotidiennes ?

Ces mêmes stéréotypes amènent les hommes à croire qu’ils doivent faire passer leur vie professionnelle avant leur famille. Ils devraient aimer les alcools forts et pas des cocktails sucrés (catégorisé « boisson de filles » !).
Les stéréotypes s’immiscent partout : des goûts alimentaires, du choix des vêtements  à la prépondérance de certaines émotions et autres compétences intellectuelles ou motrices.

C’est bien là le problème. En soi, le fait que les petites filles jouent à la poupée avec de la dinette rose n’est pas l’élément clef.
Ce qui est interrogé, c’est le regard que l’on peut poser sur un petit garçon qui en ferait autant. Certains parents vont refuser à leurs enfants des jeux en « inadéquation » avec leur genre, sous prétexte que cela aurait une influence sur leur expression de genre et leur orientation sexuelle.
Or, comme mis en exergue au début de l’article, il n’y a pas de lien direct entre ces notions et le genre assigné à la naissance.

Une autre influence des stéréotypes de genre est l’impact sur la construction de l’estime de soi et le développement.
Par exemple, il a été démontré à plusieurs reprises que les enseignants et les parents n’ont pas les mêmes attentes concernant les résultats scolaires, dépendamment du genre des enfants.
Les sciences seraient perçues comme plus importantes pour les garçons alors que les filles seraient poussées involontairement vers la lecture.
Ainsi, les résultats concordent avec cela : le rapport des enfants concernant les différentes matières est guidé par l’attitude et les attentes des parents mais aussi celles des professeurs.
Pour rappel, comme je l’explique dans mon article « Mais qu’est-ce que c’est que ces mots/maux ? », l’effet Pygmalion est le phénomène selon lequel les attentes d’autrui (parents, professeurs) affectent les performances et/ou l’attitude d’une autre personne (les enfants, les élèves, les étudiants).

Il est étonnant également de constater que les filles réussissent moins bien les tests de géométrie (associée aux mathématiques) que les garçons… pour autant qu’ils soient présentés comme tels.
S’ils sont présentés comme des exercices de dessin, les filles réussissent mieux que les garçons.
La seule évocation des mathématiques engendrent une attitude face à l’exercice engendrant de moindres résultats… Parce que les stéréotypes laissent penser que les filles sont moins douées en math que les garçons.

Il est également clair que les stéréotypes de genre sont intériorisés très jeunes, avant 6 ans, et que qu’ils conditionnement les intérêts futurs des enfants …
Conditionner un enfant est facile et rapide : il suffit de quelques petites phrases semblant anodines.
« Tu ne vas pas pleurer pour ça ! » ; « Ça, c’est pour les filles/garçons ! » ; « Tu aimes vraiment ça ?! (en indiquant quelques choses qui ne semblent pas correspondre au genre de l’enfant).
Et bien sûr, l’exposition à certains types de jouets et aux publicités forment les stéréotypes en l’absence de conscience parentale.
A partir du moment où les enfants sont confrontés à des images laissant penser que seuls les garçons ou les filles peuvent être intéressé.e.s par un jouet, alors ils s’y conforment.
C’est flagrant dans la plupart des catalogues de jouets ou dans les publicités télévisuelles.

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Il est interpellant de constater que les petites filles jouant aux Barbie sont d’avantage touchées par différents troubles liés à l’estime d’elles-mêmes et à la recherche d’avoir un corps plus fin ! Les jeux avec ces poupées mannequin seraient également liés avec l’occurrence de troubles alimentaires et des variations de poids.

D’autres recherches démontrent que la résistance aux stéréotypes déclinent avec l’âge : la crainte de l’exclusion grandit à l’approche de l’adolescence. Les garçons semblent d’ailleurs plus en difficulté à combattre ces stéréotypes.
Mon hypothèse est que l’image véhiculée d’un garçon ayant des « traits féminins » évoque immédiatement sa prétendue homosexualité. Or, l’homosexualité masculine a une perception sociale plus négative que l’homosexualité féminine.
D’une part, l’homosexualité féminine est vectrice de fantasmes sexuels de nombreux hétérosexuels. D’autre part, car l’homosexualité masculine porterait atteinte à la « virilité », surtout dans l’imagination où les rapports sexuels sont scindés par des rôles actifs/passifs.
La perception de l’homosexualité semble dépendante des interprétations effectuées concernant le type de rapport sexuel. Pour être limpide, deux femmes sont perçues comme étant simplement en train de se caresser alors que les hommes en couple pratiquent la sodomie.
L’image sociale de ces pratiques sont tout à fait différentes, l’une étant considérées comme douce alors que l’autre serait brutale.

Faut-il préciser que ce sont des projections hétéronormatives ?
En outre, il s’agit d’amalgame grossier entre identité et orientation sexuelle…


Les stéréotypes de genre influencent également la répartition des rôles dans la société.
Les filles sont conditionnées à être plus désintéressées et soucieuses d’autrui, moins assertives et motivées par le contrôle que les hommes.
Dès lors, les femmes acceptent et ont, objectivement, des rôles de plus bas statuts sociaux, requérant peu d’autorité. Elles sont plus nombreuses que les hommes à être au foyer. Elles tolèrent plus aisément des postes moins rémunérés.
Ce n’est donc pas une invention, notre liberté individuelle est amoindrie par nos conditionnements…
La question est de savoir si nous souhaitons soumettre les enfants à ce type de stéréotypes qui développeront certaines attitudes genrées, comme si celles-ci allaient de soi.

Peut-on encore considérer que les stéréotypes de genre n’ont pas d’impact ? Autant admettre tout de suite que je ne promeus pas ce type de stéréotypes qui amoindrissent la liberté des enfants, mais aussi de tous les individus d’une société.
Combien de femmes ne souffrent-elles pas de ne pas correspondre aux injonctions sociales correspondant à leur genre et se questionnant des raisons de ces différences ?
Combien d’hommes se refusent à certaines pratiques sportives, sous prétexte que ce n’est pas assez masculin ?
Ces cases « féminité » et « masculinité » enferment plus qu’elles n’ouvrent.
Si l’on considère le genre comme un continuum et non comme des classifications dichotomiques, on peut éviter bon nombre de mal-être, notamment chez les personnes non-binaires ou transgenres !
Et comme vu ci-dessus, la perception d’un continuum permettrait à tous les individus d’avoir réellement le choix de s’orienter dans une voie ou dans une autre, sans influence sociale majeure.

 

Les pièges du quotidien

Les jouets genrés sont indiqués dans tous les catalogues. Disney proposera constamment la version garçon et la version fille, tout comme VTech, qui aime tout coloriser en rose ou mauve.
Je mets également en évidence que la taxe rose commence dès l’enfance avec ces jouets « pour filles » plus chers que leur équivalent « pour garçon ».

jouets taxe rose

 

Il en va de même pour les vêtements.
N’as-tu jamais remarqué les inscriptions sur les vêtements fille vs. garçon ?

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Pourquoi les filles sont décrites comme «douces », « mignonnes », « amoureuses », pendant que les garçons s’affaireraient à devenir des « héro » et à être « courageux ».

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Ils sont à peine en âge de se reconnaître dans le miroir qu’on les affuble déjà d’intentions … Et les filles sont nées vénales, c’est connu … !

Il en va de même avec certaines collections de livre qui n’hésitent pas à faire des versions genrées, proposant aux garçons des méthodes pour devenir intelligents, alors que les filles sont guidées pour devenir… belles !

livre sexiste

Pour autant que les parents n’y prennent pas garde, et qu’ils aient une fille, ils se retrouvent avec un intérieur entièrement rose/mauve/blanc.
Tous les jouets présentés dans cette section ont leur version fille en rose/mauve et autres déclinaisons de couleurs douces.
Les petits garçons, eux, ont le droit à toutes les couleurs de l’arc-en-ciel, sauf le rose et le mauve, bien sûr !
Est-ce vraiment utile d’avoir des versions genrées des objets, de peluches et « d’ordinateurs » ?

jouet sexistes
Pourquoi les couleurs sont-elles genrées de cette manière en Occident ?
Que veut-on communiquer à nos enfants en leur démontrant que TOUT le matériel peut être genré ?
De quoi a-t-on peur en mettant des vêtements avec un cœur et du rose à un garçon et en mettant du vert foncé et de l’orange à une fille ?

Globalement, j’ai une réponse concernant le genre des jouets :

jouet fille garçon

Voici un article qui aborde spécifiquement l’aspect genré des jouets : http://www.adequations.org/spip.php?article1911

Cependant, il est nécessaire de pouvoir déconstruire les craintes et les croyances qui nous habitent afin d’offrir une réelle liberté aux futures générations.
Cela implique également que les adultes changent leur rapport aux genres et prêtent attention à leur propos. Des pistes sont disponibles sur ce dernier point dans cet article.

 

Quelles alternatives ?

Cela me semble assez simple : éviter les jouets, les vêtements et les accessoires très genrés.
Par exemple, on peut se passer des poupées maquillées excès et les imageries récurrentes de princesses pour les enfants assignées filles à la naissance. Oui, les princesses Disney propagent les stéréotypes de genre
Il est également possible de ne pas contraindre les enfants assignés garçons dans des jeux de guerre, à l’aise d’armes et autres missiles.

Il y a des alternatives accessibles au sein des jouets neutres : les dinettes, les poupons, les objets simulant le quotidien, les jeux de construction et d’adresse, les jeux de magie et les « labo de petits chimistes ».
Concernant la couleur des jeux, le problème n’est pas tant d’avoir quelques jouets bleu ou rose, mais de n’avoir qu’un panel de couleur, principalement pour les filles.

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Tenue et jouet unisexes

Il est également réducteur de ne pas laisser un enfant porter certains vêtements ou s’adonner à certains jeux sous prétexte que cela ne correspondrait pas à son genre.
Tous les enfants d’environ deux ans développement les jeux d’imitation dans lesquels ils vont pouponner et imiter les tâches quotidiennes.
Par ailleurs, les enfants vont s’amouracher d’héro.ïne et les imiter. Par exemple, pendant que Cars ou Pat Patrouille passionneront une certaine partie, d’autres vont rechercher l’accoutrement d’Elsa (La Reine des Neiges).
Doit-on s’inquiéter qu’un garçon adore cette dernière et veuille porter des robes ?
La réponse est NON ! Cela n’a aucun impact sur son développement … au contraire, c’est le fait de brimer ses jeux qui seraient dévastateurs pour sa créativité.
Regardez cette joie : https://www.youtube.com/watch?v=Jn47eRpqz4A

Il en va de même pour les vêtements : pourquoi ne pas les laisser expérimenter, de manière libre ?
Certains parents ont fait des actions publiques de façon à augmenter l’acceptation sociale de ces possibilités n’ayant aucun autre impact que la remise en question des stéréotypes!

Il est également simple de ne pas acquérir des vêtements qui s’évertuent à caractériser les personnes qui les portent. C’est un message aux fabricants de laisser en rayon les habits dotés d’inscriptions  pleines de préjugés telles que « Amoureuse », « Capricieuse », « séducteur en herbe » et autres (cela vaut aussi pour les adultes, cela dit !). Le boycott est une vraie alternative en tant que consomm’acteur !

Enfin, la question du genre va plus loin.
A l’heure actuelle, de plus en plus de pays reconnaissent l’existence du sexe neutre, noté X. Cependant, certaines ségrégations existent encore sur des aspects aussi triviaux que … les toilettes !
Alors que certains lieux ont des toilettes mixtes (les avions et les trains, par exemple), il est tout à fait possible de se passer de cette ségrégation de manière à ne plus devoir se définir de manière binaire dès le plus jeune âge.

 

L’acceptation de la diversité et la tolérance à la liberté est simple, dans les faits.
Les résistances s’opèrent au sein de certains individus par craintes. Il est alors primordial d’oser se questionner.

 

Bref, c’est l’ensemble de la société occidentale qui a besoin de conscientiser le FAIT que les humaines n’existent pas selon deux genres définis.
Dans nos foyers, il est déjà possible d’accompagner les enfants vers eux-mêmes mais aussi dans la connaissance et l’acception de l’autre tel qu’il/elle/iel (qui est le pronom neutre) est !

J’espère que cet article t’aura permis d’avoir une autre perspective sur la question du genre.
Je sais pertinemment que la question de l’expression de genre est en lien avec la « crainte » de l’homosexualité.
Si l’homophobie est en recrudescence dans certains milieux, elle est aussi mieux acceptée dans d’autres.
Toujours est-il que, souvent, on espère que ça ne soit pas un questionnement pour nos propres enfants.

Il faut savoir que l’homosexualité concerne au moins 10% de la population. Tout comme le genre, il n’y a pas l’hétérosexualité et l’homosexualité, mais bien une diversité d’orientation sexuelle, dont l’asexualité !
Bref, je t’invite à regarder cette vidéo YouTube de Max Bird qui explique avec humour pourquoi l’homosexualité n’est pas contre-nature : https://www.youtube.com/watch?v=Ad5Lxf_kKRU
Je t’invite également à découvrir le travail de Sophie Labelle, aka Assignée Garçon : https://www.facebook.com/assigneegarcon/
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A très bientôt pour un nouvel article qui éveillera ta curiosité !

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« Fais ce que je dis ! Mais pas ce que je fais…. » Les écrans en question!

Dans cet article, je lance une piste de réflexion concernant l’usage des écrans… autant pour les enfants que pour toi-même !

En moyenne, une personne consulte son smartphone 221 fois par jour (données relevées en 2014).

Ça parait énorme, et pourtant… Le smartphone est bien devenu le prolongement de notre main et une occupation récurrente de nos journées.
Une part de plus en plus importante de personnes (autant adolescents qu’adultes) sont atteintes de « nomophobie » : la phobie de ne pas avoir son smartphone sur soi !

Pour commencer, je pense qu’il est nécessaire de considérer les écrans interactifs pour ce qu’ils sont : des outils merveilleux, qui offrent des possibilités infinies, autant de distractions que d’informations ou encore d’échanges.
Cependant, la profusion de possibilités autant que le fonctionnement de cet outil peuvent avoir des retentissements notables sur nous-mêmes. Je te propose de lire cet article qui retrace les problèmes principaux inhérents de l’utilisation des smartphone.

Quel rapport avec les enfants ?
C’est simple : il est connu, maintenant, que les écrans sont réellement délétères au développement des enfants.
Ils sont à proscrire avant 3 ans. Ensuite, jusqu’à 6 ans, il est nécessaire de restreindre l’usage très fortement (max 30 min/jour, et pas d’un seul tenant). Les consoles de jeux sont également à proscrire pour les petits. Jusqu’à 9 ans, il est utile de les protéger de ce qui se trouve sur internet en les y accompagnant systématiquement. Enfin, il est essentiel de les tenir éloigné des réseaux sociaux avant l’âge de 12 ans.
Je ne l’invente pas. Ce sont les campagnes de prévention actuelles : http://www.yapaka.be/ecrans

Voici d’ailleurs une infographie constituant un excellent résumé : issu de https://app-enfant.fr/quel-ecran-pour-quel-age-infographie/

infographie écran enfant

 

Et pourtant, bon nombre de parents doivent batailler pour que leurs enfants suivent ses recommandations.
Il y a plusieurs raisons à l’aspect addictif des écrans, que je ne détaillerai pas ici.
Je vais me pencher sur l’impact de l’attitude parentale sur la relation aux écrans.

Est-ce que tu lis cet article sur ton smartphone (à près de 70%, c’est probable) ? Ton enfant est-il dans la pièce où tu es actuellement ?
As-tu une télévision ? Plusieurs ?
Est-elle le centre du salon, c’est-à-dire que les canapés sont orientés pour pouvoir la contempler aisément ?
Probablement, comme la plupart des foyers dotés d’un écran de télé.

Cela implique que les enfants ont une perception très claire de l’importance de l’objet (d’autant qu’il est de plus en plus grand) puisque l’espace est organisé autour de lui.
Ensuite, il est probable que tu aies souvent ton smartphone à portée de la main.  Il est d’ailleurs probable aussi que tu scrolles alors que ton enfant est avec toi, dans la même pièce. Peut-être même, t’arrive-t-il de lui accorder une semi-attention, parce que ses jeux ne sont pas palpitants à ce moment-là et que tu te distraits autrement, ou alors simplement, des notifications ont titillé ta curiosité.

Je plaide coupable. J’utilise mon smartphone et scrolle parfois facebook pendant que ma fille joue à côté de moi. Je réponds aux messages, la plupart du temps (de moins en moins) dans l’instant, je ne refuse que rarement les appels, et quand une notification survient, je suis irrémédiablement poussée à voir de quoi il s’agit.
Mais, comme je l’explique dans mon article précédent, j’ai commencé l’Hygiène Naturelle Infantile. Au départ, cela demande un temps d’observation de manière à assimiler le rythme de son enfant… et aussi de voir s’il manifeste des signaux avant d’éliminer.
Je me suis rendue compte que, systématiquement, quand je scrollais, ma fille urinait.
Pourtant, depuis sa naissance, je faisais attention : mon smartphone n’a pas de sonnerie, même plus de vibreur, afin que mon attention ne soit pas happée par les manifestations de celui-ci.
En plus de cela, dès que je pose mon téléphone quelque part, Mini fonce dessus pour jouer avec. C’est dire que l’objet est d’intérêt, vu que sa mère l’a si souvent dans les mains !
J’ai décidé qu’elle avait le droit de le manipuler, histoire de ne pas créer de fixette là-dessus. Alors, je l’éteins simplement pour qu’il ne soit plus interactif mais juste un objet.

Bref, mon smartphone est devenu un problème. Malgré mes précautions, il capture mon attention dans des moments où je ne le souhaite pas.
Je n’ai pas de télévision, et ne compte pas en détenir une. Je suis déjà débarrassée d’une partie du « problème-écran ».
Mais les écrans sont là : je travaille sur laptop (qui est systématiquement fermé quand ma fille est réveillée, sinon elle a les yeux rivés dessus) et j’ai mon smartphone.
Comment être crédible par rapport aux écrans, face aux enfants, quand soi-même, on consomme si fréquemment ?

En plus de cela, je me suis rendue compte d’une incohérence énorme sur les réseaux sociaux : la présence de page du genre « Parents épuisés » ou encore de lire des témoignages de mères « qui sont débordées et dépassées par leur quotidien », mais qui passent énormément de temps à commenter des publications sur facebook ou Instagram.
Elles (et moi aussi, alors que parfois, j’ai plein de choses à faire !) s’échappent de leur quotidien via les réseaux sociaux… tout en réduisant, de fait, encore leur temps disponible.
Pourquoi agit-on de manière aussi étrange ?

Loin de moi l’idée de juger cette incohérence. Je (me) questionne l’usage des écrans et le potentiel de kidnapping attentionnel généré par les réseaux sociaux.

 

Il faut savoir que le business model des réseaux sociaux reposent uniquement là-dessus : plus tu y consacres du temps, plus ils peuvent t’abreuver de jeux distrayants (récoltant ainsi tes informations), de publicités et de contenus sponsorisés.
Ce n’est pas une théorie du complot, mais bien une réalité avouée par les premiers créateurs du business model de ces entreprises : elles utilisent les données que tu lui fournis constamment.
D’une part, pour les revendre (coucou le scandale de Cambridge Analytica !), mais aussi pour cibler des publicités… et autres informations (coucou l’algorithme qui engendre que tu ne vois pas TOUT le contenu potentiel de FB mais juste une proportion déterminée !).
Si leurs sites peuvent être utiles à certains égards, il y a énormément de considérations permettant un questionnement de leur usage.
Certains ex-cadres de ces entreprises dénoncent les pratiques mises en œuvre pour kidnapper toujours d’avantage l’attention des utilisatrices/eurs.
Voici d’ailleurs un article reprenant le témoignage de Chamath Palihapitiya, ex cadre chez facebook : il met en évidence les conséquences de l’usage intense de facebook sur les relations sociales et l’impact de la structure du site (et des jeux hébergés tels CandyCrush ou FarmVille) sur la vie quotidienne.
Volontairement, ils utilisent mécanismes d’activation du système de récompense (une structure cérébrale activée par divers comportements et substances psychoactives). Ils recherchent à ce que tu répondes immédiatement à toutes les sollicitations et de manière à ce que tu y consacres ton attention de manière significative.

Bref, si nous y passons plus de temps que ce que nous le souhaitons, ce n’est pas entièrement de notre faute : TOUT est fait pour que ce soit le cas.

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Les réseaux sociaux, ça te fait du bien ?

Un autre point m’interpelle : les représentations  que renvoient les réseaux sociaux au monde et de soi.
Evidemment, les partages que nous effectuons sont principalement positifs et renvoient une image heureuse de nous.
Des métiers se sont même créés : les influenceuses/eurs qui vivent grâce aux partenariats avec les marques. Leur feed sur Instagram est soigné et tout (ou presque) n’est que mise en scène.
Maud Bettina-Marie, une comédienne française, a d’ailleurs fait une vidéo Youtube sur les aspects risibles et aberrant d’Instagram. Je t’invite vraiment à aller voir, c’est aussi drôle que perspicace.

Il a été mis en évidence que l’usage des réseaux sociaux engendrait des affects négatifs et une diminution de l’estime de soi, entre autres. Il en va de même avec Instagram.

En sachant cela, je propose une période d’auto-observation.
Quelles émotions génèrent chez toi la consultation de tes réseaux sociaux ?

Dans mon cas, c’est un peu particulier puisque j’utilise facebook comme moyen de communication pour ce blog et pour le Réseau Parentage Proximal.
D’ailleurs, il y a fort à parier que tu viennes de là pour me dire (Coucou ! Abonne-toi pour recevoir mes autres articles et tu peux aller sur ma page facebook La Curiosité Bienveillante où je partage pleins de jolies choses sur mes thèmes favoris : OUI ! Je fais de l’auto-promo… Ah ah ah !).
Mais malgré cela, j’ai décidé de faire du nettoyage sur ma page privée :

  • Adieu les pages qui ne relayent que les infos qui me donnent le cafard ;
  • « Retirer de la liste d’amis » les personnes dont je ne partage pas les valeurs et dont les publications/commentaires me font monter dans les tours ;
  • Se désabonner des profils de certaines personnes constamment négatives et pour qui rien ne va jamais : elles restent dans vos ami.e.s mais… tu n’es plus soumis.e à ces complaintes. Stratégie diplomatique.
  • Se désabonner de pages qui me faisaient rire mais qui avaient fini par manger mon fils d’ « actualités » : par exemple, des groupes « défouloir » où l’on crie notre incompréhension face à certaines choses du monde occidental.
    Dans un premier temps, cela me faisait du bien de dire : « Non mais c’est pas vrai ! Ils sont trop stupides ! Mais enfin ! Bla Bla Bla… ! ».
    Je suis psy et je reste autant que faire se peut dans le non-jugement.
    Mais de temps en temps, lâcher du lest, sans réfléchir à ce qui motive les actions collectives ou individuelles, ça faisait du bien.
    Faisait… Oui, parce que maintenant, ça me prend une énergie phénoménale d’être sollicitée de manière à soulever mon indignation et à la communiquer de manière véhémente (puisque c’est l’objectif même de ces pages).
    Or, cette énergie vitale, j’ai envie de la mettre dans d’autres activités, davantage épanouissante.
    Alors j’y retourne parfois, pour prendre la température, dans les moments où j’ai décidé d’être confrontée à ces émotions. Je refuse d’être systématiquement sollicitée.
  • Je ne consulte jamais instagram. J’ai un compte que j’ai cessé d’alimenter (ce que je n’avais fait que mollement entre 2015 et 2017). Je ne m’y rends plus jamais car je suis bien trop offusquée devant tant d’apparats, de superficialité, de mises en scène mais surtout d’incitations à la consommation. Cela ne correspond pas à mes valeurs, alors je ne m’y expose pas.
    Je n’ai pas d’autre réseau social actif (ok, LinkedIn, mais bon, j’y existe sans y être active réellement).

En somme, j’ai décidé de ne m’entourer de positif, de manière à ne pas subir des montagnes russes émotionnelles lorsque je ne le décide pas (Ah ! Un message, je referme l’app et Oh ! Une notif, c’est quoi ? Et me voilà partie sur une publication alors que je n’en avais pas l’intention…).

Ce que je peux te suggérer, c’est de jauger les émotions qu’engendre la consultation de ces réseaux. Que ressens-tu quand tu es dessus ?
Quelles émotions te traversent quand tu participes à cela ?

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Être parent sur les réseaux sociaux

Il s’agit d’un monde parallèle où les femmes seules dans leur quotidien de mères ont la possibilité de converser avec pleins d’autres. Cela brise le sentiment de solitude.
Il y a des tas de mères (parce que je consulte des pages dédiées aux femmes, pour la plupart) qui partagent tes valeurs. On se sent parfois rassurée malgré les milliers de questions qu’amène la parentalité.
Mais il y a un poison qui se cache là-dessous : la comparaison !

C’est involontaire mais il n’est pas rare de se comparer et de comparer son enfant à celui des autres.
Cela arrive également dans la vie quotidienne, lorsque nous croisons des enfants du même âge que le nôtre.
Mais voilà, les comparaisons n’ont que rarement de l’intérêt. Elles sont d’ailleurs le plus souvent toxiques pour la sérénité puisqu’elles engendrent la plupart du temps des inquiétudes.
« Tiens, pleins d’enfants parlent/marchent/font ceci ou cela alors que pas le mien ! »
Alors on questionne, et on a comme réponse : « Chaque enfant à son rythme ! »

Et c’est tellement vrai ! Mais …
Mais la comparaison reste parce que même si par rapport à un sujet, les inquiétudes se calment, d’autres surviennent par la présence des milliers de cas accessibles via ces réseaux.

 

A un moment, je pense qu’il est utile de fermer les écoutilles et les mirettes, de se retourner sur notre enfant et de le regarder avec un œil neuf : « En quoi mon enfant est-il un.e géni.e ? »
Grâce à ce questionnement, tu pourras apercevoir tout ce qu’il/elle fait et non ce qui n’est pas encore acquis (et qui finira de toute façon par arriver : rares sont les adultes qui ne marchent pas et ne parlent pas !).
Cette perspective de rechercher la douance est également utile lors d’actes qui semblent être des explorations qui mettent parfois nos nerfs en pelote. Ex : oui, ton enfant développe sa motricité fine en écrasant méticuleusement les petits pois ou en les jetant par terre un à un.

 

Une autre comparaison survient également : celle concernant sa manière d’être mère/parent.
On voit unetelle effectuer telle et l’autre activité ; avoir tel matériel ; organiser l’espace d’une manière et on peut se sentir mal de ne pas faire aussi bien.
Ou alors, on se valorise en se disant qu’on est capable de faire mieux, nous !

Il peut-être inspirant de regarder ce que certaines personnes mettent en place.  Cela donne des idées et met en images certains concepts parfois abscons, par exemple pour la pédagogie Montessori au quotidien.
Mais il est nécessaire de toujours mettre un filtre : chacun fait à sa mesure et rien n’est trop tard !
Tu trouves que tel aménagement intérieur est intéressant ?
Tu peux voir de quelle manière ton environnement peut être adapté.
Ce n’est pas possible ? Eh bien, tu fais à ta mesure. Les quotidiens dans une maison et dans un appartement de 50m² ne sont pas comparables.
L’un n’est pas mieux que l’autre, ce sont juste deux expériences différentes !

Si tu veux évoluer dans ton expression de la parentalité, tu peux t’inspirer des personnes qui accompagnent de manière bienveillante les parents, lire sur le sujet et cheminer en douceur.
Saute donc la case culpabilité !

Il ne faut pas non plus oublier que dans certains cadres, le matériel si merveilleux et innovant est présenté pour attirer !
Les réseaux sociaux sont les cibles marketing de choix.
Mine de rien, en passant sur des comptes de parents que l’on suit au quotidien. Il est possible d’avoir l’impression de les connaître et les produits qu’ils mettent en avant font envie.
Or, si certains outils sont utiles au développement des enfants, pour leur proposer des supports ludique… Aucun n’est réellement indispensable !
Et tu n’es pas un parent exécrable si ton enfant n’a pas LE truc acclamé par toute une communauté, promis !

 

La cohérence des précautions
Les précautions concernant les écrans ne sont cohérentes que lorsque les parents ne sont pas eux-mêmes accro à leurs écrans.
Il n’est pas crédible d’interdire à un enfant de 3 ans de regarder la télévision alors que l’écran a une place de choix dans une pièce de vie, si  les parents l’allument dès qu’il est dans sa chambre, s’ils sont penchés sur leurs smartphones ou sur un ordinateur/console pour jouer régulièrement.

Jusqu’à 3 ou 4 ans, il est possible de faire passer la pilule en douce. Mais à partir d’environ 4 ans, les incohérences éducatives seront mises en évidence par les enfants.
« Pourquoi je ne peux pas manger ça et que toi, tu en manges ? »
« Tu fais des fautes quand tu parles ! »
« Tu m’écoutes quand je te parle ?! »

Eh oui ! Ce n’est pas de l’insolence… Les enfants répètent et imitent TOUT ce à quoi ils sont exposés.

Les enfants apprennent par l’observation, en priorité. Cela concerne l’ensemble des sujets : l’empathie envers les autres, les ton de voix, les règles sociales, les habitudes de vie, l’alimentation, etc.
Cela implique tu vas devoir surveiller ta propre attitude si tu veux inspirer ton enfant.
En dehors de cela, il n’est pas nécessaire de diaboliser l’usage des écrans.
Nous sommes à une époque où ils sont incontournables. Les enfants vont apprendre à manipuler les écrans interactifs (très facilement puis qu’ils sont construits de manière intuitive), à dactylographier, voire même qu’à un certain âge, à coder. Cela sera utile pour leur avenir.
MAIS il est indispensable d’accompagner ces enseignements et de limiter le temps passé devant les écrans, et cela à tous âges !

Cela vaut pour l’ensemble des activités de la vie quotidienne : est-ce que tu veux que ton enfant prenne plaisir à lire (dois-je faire un article sur les bienfaits de la lecture ?) ou à effectuer des activités manuelles ? Alors il est indispensable que ton enfant te voit lire et prendre plaisir à passer du temps à des créations avec tes douces mains.
La créativité et les passions se cultivent à tous les âges.

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Il est indispensable de se renseigner sur le fonctionnement même des réseaux sociaux, de leur business model et de l’impact physiologique de l’exposition aux écrans.
Par exemple, la lumière bleue diffusée par les écrans est mise en cause dans les troubles du sommeil : tu veux mieux dormir ?
Je te suggère d’éviter les écrans environ 60 minutes avant de t’endormir et coupe le wifi + données mobiles de ton téléphone, surtout si tu le laisses à portée de main pendant la nuit.

 

Diminuer son temps d’exposition aux écrans

Il faudrait assimiler, qu’à l’instar des salarié.e.s d’entreprise.s, nous avons également le droit d’être déconnecté.e et inaccessible.
Rien ne nous oblige à être hyper-connecté.e en tout temps.

Il semble étrange d’affirmer cela… Et pourtant, nous répondons souvent de façon impérieuse  aux notifications quelles qu’elles soient.
Nous évoluons dans une culture ambiance où l’immédiateté a tendance à primer sur l’expérience de l’instant.
C’est une raison pour laquelle la Pleine Conscience ou Mindfulness ainsi que les pratiques méditatives ont un intérêt tout particulier à l’époque actuelle (et leur utilité thérapeutique a été maintes fois démontrée).

Un premier test pourrait être de se passer de son smartphone durant une partie de la journée.
Tu peux ainsi mesurer les impacts émotionnels de l’absence de son usage. Cela permettra de te donner une idée de ton attachement à cet objet.

Tu peux aussi décider d’organiser des plages de consultations précises de certaines applications, dont les réseaux sociaux, au lieu de s’y exposer à de très nombreuses reprises dans la journée.
Ainsi, tu prends la décision de rester entièrement focaliser sur les tâches ou les moments que tu vis.
Tu peux ainsi être plus efficace dans ce que tu fais  et être totalement présent.e aux personnes qui t’entourent, dont tes enfants.
Il est primordial de se rappeler que la quantité ne prévaut pas sur la qualité : les enfants peuvent tout à fait vivre un manque de leur(s) parent(s), même s’il y a une présence constante… mais qui est absorbée de façon récurrente par un autre centre d’intérêt au sein d’un écran.

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L’absence de temps mort ou « d’ennui » ne permet plus au cerveau d’activer certains fonctionnements cérébraux.
Les appels incessants à interagir avec les écrans est probablement responsable de la diminution de certaines capacités cognitives. La mémoire serait affectée par l’usage des smartphones puisqu’il agit comme une prothèse mnésique.
La concentration, et donc les capacités attentionnelles, est impactée par la fréquence des notifications.

Il est donc manifeste qu’il est nécessaire de reprendre le contrôle de son exposition aux écrans. Les géants du web, dits GAFA (pour Google, Apple, Facebook et Amazon, auxquels il est nécessaire d’ajouter les autres réseaux sociaux comme Instragram -qui appartient à facebook, et Twitter), usent de toutes les manœuvres brillamment orchestrées pour utiliser ton « temps de cerveau ».
En conscientisant tout cela, il est alors plus simple de s’en détacher !
« Pourquoi suis-je suis facebook alors que je voulais lire ou écrire ?! »

Souvent, les smartphones sont utilisés pour briser la solitude.
Les réseaux sociaux et internet nous donnent accès des centaines de millions d’individus. Les échanges, plus ou moins longs, peuvent combler aisément les temps morts créés par la solitude.
Il est possible de se sentir entouré.e et soutenu.e même en étant isolé.e.
C’est d’ailleurs une des possibilités merveilleuses de ces réseaux.
Mais … (eh oui, sinon, ce n’est pas drôle !) la solitude revient de plus belle dès que le téléphone est éteint.
Pire même, car le recours au smartphone peut servir de cache-misère face à des situations relationnelles qui poseraient question sans cet outils : comment peut-on en venir à rester côte-à-côte avec des personnes sans presque s’adresser la parole, des heures durant… Tous les jours. De nombreux couples explosent d’ailleurs à cause de cette routine engendrant, entre autre, un manque notable de communication réelle.
Il pourrait, par contre, être très utile de se servir des réseaux sociaux pour rencontrer (en vrai !) les personnes proches qui semblent nous soutenir virtuellement.
Les expériences réelles, vécues par le corps en entier, permettent de profiter sur tous les plans des moments.
Alors, si je peux te suggérer une chose en cas de solitude : divise ton temps sur les réseaux de manière à chercher des alternatives réelles aux échanges virtuels.
C’est de cette manière que le tissu social peut renaître… et ton éventuelle solitude prendra du large pour de bon !

 

Pour t’aider à constater l’étendue de ton usage, certaines applications existent pour s’auto-observer, comme par exemple BreakFree, QualityTime, …
Mais il y a aussi d’autres applications qui régulent le fonctionnement même du smartphone en freinant les notifications. Voici un article qui aborde toutes ces apps : https://www.prixtel.com/decouvrir-PRIXTEL/actualite/news/accro-a-votre-smartphone-voici-5-applications-pour-deconnecter/

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Enfin, mon intention via cet article est de conscientiser ce qui échappe à notre vigilance. Cette dernière est endormie par les nombreux stratagèmes de capture attentionnelle mises en œuvre par les réseaux sociaux.
Il y a un autre point d’inquiétudes : nous sommes la première génération à accompagner des enfants en ayant un tel instrument dans les mains.
Nous n’avons ainsi aucun recul sur l’impact au niveau du développement des enfants à être confrontés à des parents qui sont dépendants d’un smartphone. Par extension, la présence à eux est interrompue constamment par un appareil… Ce qui rend l’attention qu’on leur apporte conditionnée par le retentissement ou non de celui-ci.
En plus des effets toxiques des écrans reconnus sur le développement infantile, il est possible que notre attitude face aux écrans impactent notre relation aux enfants.
Je te souhaite réellement de t’entourer de positivité et de vivre des expériences dans tout ton corps, en accompagnant ton enfant dans ses découvertes de la vie !

 

Les dernières illustrations viennent de ce site où tu en trouveras d’autres, aussi satiriques, sur l’usage des smartphone.

A très bientôt, Lectrices et Lecteurs Curieu.x.ses !

 

 

Éducation bienveillante·Maternage proximal·Préparer la naissance

l’HNI, une pratique qui dérange. Pourquoi le besoin d’éliminer n’est pas un sujet ?

Dans cet article, je présente l’Hygiène Naturelle Infantile. J’aborde les raisons sociétales qui rendent cette pratique marginale en Occident. Je te fais aussi par de mon expérience. Je mets au clair les mythes concernant l’acquisition de la continence. Et, enfin, je te donne quelques trucs pour pratiquer l’HNI concrètement!

Je n’ai pas grandi avec un amour des couches.
Ma mère m’a toujours dit que nous avions été « propres » très tôt, avec ma sœur. Tôt, c’était 10 mois le jour et 12, la nuit.
Je croyais, toute adulte que je suis, que ma mère exagérait, et qu’elle avait des souvenirs faussés lorsqu’elle me racontait qu’elle nous mettait sur le pot dès nos 3 ou 4 mois …

Partout autour de moi, j’ai entendu parler de l’acquisition du contrôle sphinctérien, qu’il pouvait apparaître vers 18 mois et que la plupart des enfants portent des couches jusqu’à 3 ans.
Il y a de fameux articles qui expliquent clairement qu’il ne faut pas induire le pot chez les enfants trop tôt… Sinon, cela engendrerait des blocages concernant l’élimination et parce que de toute façon, l’incontinence infantile est créée par une immaturité normale des sphincters.
Je me demandais alors comme ma mère avait réussi à nous « rendre propres ».

Bien avant de tomber enceinte, j’avais découvert l’Hygiène Naturelle Infantile (HNI, également appelée en anglais « Elimination Communication »). Cela me semblait quasiment impossible à concilier avec une vie normale. Je pensais que les mères qui la pratiquaient étaient spéciales, au paroxysme du maternage… au confluent avec une sorte de spiritualité. Elles m’impressionnaient, et clairement, je ne me pensais pas « au niveau ».

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Et puis, je suis devenue mère. J’ai pu mettre en application le maternage proximal que j’envisageais, et même plus.
J’ai, grâce ce blog aussi, fouillé de plus en plus de notions concernant un accompagnement bienveillant des enfants.
Clairement, je souhaite offrir à ma fille toutes les chances et optimiser ses possibilités d’être elle-même, débarrassée des entraves/injonctions de la société [occidentale].
DISCLAIMER : Je sais qu’on ne peut pas être culture-free, mais je souhaite vivre dans une transculturalité qui permet de prendre et appliquer le meilleur (dans le sens de répondre à ses besoins et pour son développement autonome et indépendant) de ce que fait l’humain ! Je trouve merveilleux de pouvoir m’inspirer des attitudes d’autres ethnies pour accompagner ma fille au quotidien.

Et malgré tout mon maternage, il y a un point qui me posait un vrai problème tant écologique que philosophique : les couches !

Alors, il a fallu que je questionne ce qui me freinait : l’habituel évitement du contact avec les excréments, les informations connues sur l’acquisition de la continence, la peur de « l’échec » et la perception sociale de l’HNI, même dans les communautés bienveillantes et maternantes.
Celles et ceux qui pratiquent l’HNI, ce sont un peu les OVNI, celles/ceux qui vont VRAIMENT loin. Déjà qu’être dans un maternage proximal dans la société occidentale est perçu comme étrange voire pathologique par certain.e.s (bisou-cœur à vous !), mais alors … l’HNI !

A quoi ressemblaient mes questionnements ? Les voici, authentiquement :
« Ai-je vraiment envie de ramasser des flaques, et autres, à longueur de journée, et changer ma fille 18 fois/jour, et d’être constamment en stress par rapport à cela ? Et puis, c’est surement trop tard, l’HNI, c’est depuis le départ pas « en cours de route », ça va peut-être la bloquer/traumatiser concernant son élimination ?!
Je suis toute seule, comment vais-je gérer ses besoins d’élimination et ma gestion du quotidien ? Comment vais-je faire si j’ai un plat sur le feu et que je la retrouve en train de peindre avec ses fluides corporels ?
Et si elle ne porte pas de couche à la maison, comment vais-je faire à l’extérieur ?

C’est vraiment trop compliqué pour moi …  »

MAIS… Les couches, vraiment, je n’arrivais pas à me dire que ma fille était enfermée et serait encore dedans jusqu’à ses 2 ou 3 ans ? Une partie de son corps totalement caché, un réceptacle à excréments constamment au contact avec sa peau et surtout : les remises en question des connaissances, sur les compétences des enfants concernant leur continence, qui ne sont pas cohérentes avec le vécu des pratiquant.e.s de l’HNI.

Alors j’ai lu, beaucoup… !
Je suis tombée sur diverses sources, dont le blog de Natacha Guillaume : Heureux sans couche .
J’ai dévoré un certain nombre de ces articles et c’est là que j’ai appris combien le fait de laisser des couches entretient l’incontinence des enfants et d’autres astuces pratiques au quotidien.
Mais, j’ai du mal à croire sur parole les expériences de l’une ou l’autre, alors j’ai continué à me documenter. J’ai découvert le milieu de l’HNI et l’EC (en anglais) : les groupes de parents sont fournis (en anglais surtout).
J’ai aussi commencé à apercevoir qu’une littérature sur le sujet existe (même si pas suffisamment, à mon goût), tant en vulgarisation qu’en articles scientifiques.

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A ce moment-là, la pièce est tombée : je ne pouvais plus faire comme si je ne savais pas.

Storytelling de ma courte histoire de l’HNI (3 mois au moment où je rédige, en janvier 2019) :

[Si tu te fiches de mon vécu et que tu veux comprendre comment et pourquoi l’HNI fonctionne, il suffit d’aller à la section suivante]

J’ai débuté en enlevant les couches de ma fille quelques heures par jour, pour observer ses rythmes. Je le faisais quand j’étais vraiment focalisée dessus, de manière à percevoir ses signaux préalables aux excrétions.
J’ai attendu, tenté de déceler les signaux… en vain !
Eh oui, après plus de 9 mois de couche, elle s’était bien habituée à effectuer son ouvrage tout en jouant sans même s’interrompre.
J’étais totalement épouvantée : elle a perdu une des sensations les plus naturelles… Elle ne s’en rend même pas compte ! Et moi, je ne peux donc pas du tout agir et anticiper.
Et puis, le rythme… BONJOUR ! Toutes les 20/25 minutes maximum.
Je tombe de haut et me demande comment je vais pouvoir l’aider à se reconnecter avec son corps qui semble si loin d’elle…

Un peu désespérée par ce constat, je rejoins les groupes anglophones. Je cherche des témoignages de parents qui ont, eux-aussi, commencé « sur le tard » (oui, l’idéal est de débuté avant les 4 mois des enfants, ils signalent de manière plus claire, semble-t-il, avant d’arrêter de communiquer … à force d’être confrontés à l’ignorance).
Et j’en trouve. On me dit de continuer, de communiquer au sujet de ses excrétions et que ça va évoluer.
En effet… en 5 jours : ma fille a associé le mot à l’acte. Sur la table à langer, elle urine à chaque change, ce qui lui permet d’avoir des couches deux fois moins remplies ! Je trouve ça époustouflant ! Même si je présume que c’est dû au hasard et qu’elle a juste pris l’habitude de faire en ayant les fesses à l’air.
Parce que, ça aussi, on te le dit : « Attention, les bébés aiment bien faire quand ils sont fesses nues : c’est le changement de température ! ».
Tu veux savoir un truc ? Ce n’est pas tant le changement de température que le simple fait que les enfants, dès le départ, ne veulent pas se faire dessus, mais que nous les y contraignons avec les couches.
Alors, au lieu de s’affoler pour des urines hors de la couche, il faut plutôt leur laisser le temps de le faire et de constater les choses, de manière à ce qu’il associe très tôt acte et mot.

Ensuite, j’ai décidé de lui enlever ses couches dès que je suis chez moi. Je voulais qu’elle puisse associer une attitude claire entre les sorties et la maison.
Après un mois d’observation, j’ai commencé à percevoir une récurrence dans ces rythmes et donc à lui proposer le pot (physiologique ! Merci Ecopitchoun ! http://www.ecopitchoun.fr/boutiquehni/pottopfchen.php ).
Est-ce qu’il y a eu des flaques ?
OUI, plein ! J’ai racheté des langes en plus de manière à éponger cela.
Et j’ai continué à verbaliser, « Tu fais pipi ! », ni plus ni moins.
Est-ce que j’en ai eu marre, parfois, de ramasser ?
Oui, évidemment
. Quand c’est la troisième fois en une heure où elle urine 30 secondes après avoir refusé/s’être levée du pot. C’est pénible à vivre pour moi surtout après une nuit à 4 ou 5 réveils et qu’il n’est que 8h40 à la troisième miction !
MAIS : est-ce que je lui montre ou lui dit quoi que ce soit de négatif ? NON ! Je constate, encore. Simplement, j’absorbe la flaque avec l’énième tétra de la journée et c’est tout.

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Langes de chez Gaspardetzoe.fr

Et puis, d’un coup, ça a évolué. Ses rythmes d’élimination ont commencé à être vraiment répétitif d’un jour à l’autre, en fonction de ses tétées, de ses siestes, je sus plus ou moins quand elle aurait besoin. J’estimais encore que les « pipis attrapés » étaient des coups de chance, mais je me disais que le hasard cédait sa place à l’intuition.
La fameuse intuition que je croyais spirituelle, celle qui forçait mon admiration. Et j’ai commencé à apprendre à la suivre. Quand je me posais la question de savoir si je ne devrais pas lui proposer d’éliminer, 3 fois sur 4… C’est le cas dans la minute qui suit.
Alors, la plupart du temps, quand il y a une flaque, après 6 semaines d’HNI , je me blâmais moi-même, en me disant : « Rha, je le savais !!! ».

L’HNI n’est pas un processus linéaire, après 4 jours sans aucune flaque, j’ai cru que c’était gagné : elle avait retrouvé ses sensations corporelles et attendait le pot, pour autant que ma proposition de pot était proche de son rythme.
Et puis non, les flaques revinrent de plus belles et, parfois, de manière totalement anarchique.
Mais je n’ai jamais perdu espoir pour un simple et bonne raison : je ne pratique par l’HNI pour rendre ma fille continente, je la pratique parce que cela l’aide à être connectée avec son corps et ses besoins, tout en évitant de consommer des ressources polluantes.

Depuis quelques temps, il est limpide qu’elle relâche volontairement ses sphincters lorsqu’elle est sur le pot (ou au-dessus d’un lavabo, en déplacement #airport #rdvmédical). Il y a bien moins de flaques puisqu’elle semble manifester des signes d’inconfort qui me font suggérer qu’elle a besoin d’aller se soulager. Evidemment, cela arrive encore, puisque je ne peux pas avoir les yeux sur elle à chaque minute. Et je sais une chose : quand je n’entends plus aucun bruit, c’est qu’elle va/est en train d’éliminer !
Cela met donc à mal la croyance que les enfants éliminent automatiquement jusqu’à 18 voire 24 mois (selon les sources, j’y reviens plus loin).
Elle porte encore des couches pour les déplacements en attendant d’acquérir l’un ou l’autre système d’HNI permettant de la faire éliminer plus simplement.
Bref, en fait, c’est vraiment possible ! Ce n’est pas une blague de nana perchée (50% de la planète peut me dire : «Bravo, Captain Obvious ! »).

Mais comment cela se fait-il que cela ne se sache pas plus ?
Pourquoi y a-t-il cette (dés)information sur l’immaturité des sphincters ?
Pourquoi les enfants occidentaux sont-ils continents (oui, disons continents, « propres » n’est pas vraiment bienveillant ni même exact) que vers 3 ans alors qu’ailleurs dans le monde, c’est beaucoup plus tôt ?

C’est LA raison de cette article, te faire savoir pourquoi et comment, l’HNI est possible et qu’en plus, cela ne crée pas de troubles concernant le rapport à l’élimination ! 😉

Si tu veux d’autres témoignages concernant les aspects pratiques, tu peux en trouver déjà un : https://heureux-sans-couches.com/hni-sans-couches/

 

L’acquisition de la continence, seulement entre 18 ou 24 mois, au plus tôt. Vraiment ?

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Tout d’abord, THE point : le principe de l’HNI n’est pas d’apprendre « la propreté » précocement, mais rendre aux enfants les compétences qu’ils ont, et que les occidentaux cachent dans des couches ultra-absorbantes.
Il est appris durant les cursus académiques que les enfants ne peuvent acquérir la continence qu’à partir de 18 mois (au mieux), et qu’il est habituel voire logique, que les enfants portent des couches jusqu’à 3 ans. Âge, auquel, les enfants DOIVENT être continents pour entrer dans les structures scolaires.

Y a-t-il un rapport entre cet impératif de scolarisation vers 3 ans et le moment de l’acquisition de la continence ?

Pourquoi, les bébés en HNI sont, globalement, continents entre 18 et 24 mois maximum, alors que pour un enfant portant des couches, c’est plutôt entre 26 et 40 mois ?

Pourquoi est-ce si complexe de trouver des sources scientifiques sur le sujet des enfants SANS couche et le fonctionnement de la mise en place de la continence dans ce contexte-là ?

 

Où sont les preuves de ce seuil de 18 mois ?

Énormément de recherches sont effectuées dans les milieux industrialisés, qui s’inspirent les uns et les autres, en ayant une imprégnation culturelle.
Bébé = couche, dans tous les pays Occidentaux et dans d’autres endroits industrialisés. Mais alors,  pourquoi et comment, environ 50% des bébés du monde s’en passent ? Alors, pourquoi n’y a-t-il pas plus d’informations à ce sujet ?

D’abord, parce qu’il y a  des conclusions tirées d’études préliminaires, assez anciennes, toutes occidentales, et souvent financées par des industriels !
Il s’avère qu’elles sont contestables puisqu’elles ne répondent pas aux critères de rigueur scientifique actuelle. Cependant, énormément d’études se basent dessus. Il est fort complexe de remettre ces bases en question.
La même difficulté se retrouve à divers sujet, comme dans le cas des études sur la nutrition qui expliquent que les graisses animales sont délétères en opposition avec les graisses d’origine végétale. L’étude source de ce principe est la fameuse « Etude des 7 pays » qui aurait déterminé les causes des maladies cardiaques : les graisses saturées provenant des matières animales.
C’est par cette étude que le «régime crétois » est devenu populaire !
Le mythe du « mauvais cholestérol » prend racine et n’est que difficilement délogé à l’heure actuelle… Alors qu’on sait que ce ne sont finalement pas les graisses qui sont à l’origine du surpoids et des maladies métaboliques et cardiovasculaires, mais l’excès de glucide et d’alimentation transformées ! Tu peux en apprendre un peu plus sur les mythes du cholestérol. Et si tu veux un reportage édifiant au sujet de la pseudo rigueur scientifique émanant des recommandations diététiques : Pour maigrir, mangez du chocolat ! (et si tu veux avoir quelques informations sur le rapport à l’alimentation et les pièges qu’on y trouve : « Mon assiette, ma famille et moi ! »)

Ensuite, il manque d’études sur le sujet, puisqu’il n’y a pas d’investisseur pour budgéter celles-ci… Au contraire !
Il est plutôt intéressant pour les industriels que les enfants aient, prétendument, besoin de couches et ce, sur la plus longue période possible. Des études démontrant que les enfants peuvent vivre sans et bénéficier de cette absence d’accoutrement feraient du tort aux ventes…

Cela parait complotiste, j’en conviens. Malheureusement, il n’est plus à démontrer que les industriels (ou les laboratoires pharmaceutiques) aiment à financer des études et à rendre les résultats saillant, quand cela engendre une consommation accrue d’un produit.
P&G (Groupe industriel auquel Pampers appartient) a financé des études concernant le sommeil des enfants, comparant ceux avec et sans couche (dans les pays asiatiques et dont les enfants ne portent, culturellement, pas de couche). https://www.cbsnews.com/news/how-pg-brought-the-diaper-revolution-to-china/ Ils ont démontré que les enfants portant une protection se réveillent moins que les autres… Faisant passer le message qu’un bon sommeil favorise une croissance optimale.
Résultat des courses : Il faut que les enfants portent des couches, au moins la nuit, pour leur bien.
Grâce à ces résultats, P&G espère gagner des parts de marché inestimable en Chine et en Inde (une seule couche/jour pour des centaines de millions de bébés… C’est très rentable !). Ils semblent y parvenir car la classe moyenne asiatique commence à mettre des couches aux enfants, « car cela fait plus propre et civilisé (aka Occidental…) ».

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Super, elles tiennent 12h..! 😉

Mais est-ce bien réel, que les couches favorisent le bien-être des enfants ?
Il est logique que les enfants se réveillent la nuit. Ils urinent au réveil (et pas en dormant, grâce à la vasopressine, hormone anti-diurétique, qui inhibe en partie la production d’urine et active la réabsorption de l’eau par les reins, durant les phases de sommeil), sont changés et repartent dans le sommeil ou se lève si c’est la fin de leur nuit.
La sensation d’humidité et le constat physique que cela engendre pour les enfants, entretient le rapport cause-conséquence entre la sensation d’uriner et le fait d’être mouillé.
Dans les couches, cette sensation est presque annulée voire totalement perturbée grâce aux effets « au sec », qui permet aux enfants de ne pas être mouillés.

Bref, ce n’est pas les enfants qui sont gagnant là-dedans (sinon, l’humain, espèce née sans couche, serait bien mal en point !), mais bien le marché des protections qui envisage de nouvelles perspectives.
Ces campagnes de marketing rappellent celles promouvant les laits artificiels, au détriment de l’allaitement, tant en Occident (où les taux d’allaitement sont tellement bas, qu’on peut y voir le succès incroyable du marketing) mais aussi dans les pays moins nantis. Nestlé y finance des maternités, tout en fournissant les mères en Lait Artificiel pendant les premiers mois : le temps de tarir leurs seins et les rendant dépendantes d’un produit ultratransformé, à diluer dans une eau qui n’est pas toujours salubre ! Tu as du mal à y croire ? Voici un article  et l’émission « Cash Investigation » a même fait un reportage sur les côtés obscurs des industriels du 6/10/2015.
Selon les industriels, il faut toujours plus consommer… Je le rappelle : c’est dans LEUR intérêt, pas dans celui des enfants/humains !

 

Le contrôle des sphincters et les préalables développements « nécessaires »
La pédagogie Loczy  est reconnue pour favoriser l’autonomie et la bienveillance envers les enfants. Cependant, il est triste de constater que certaines autrices perpétuent des mythes concernant le contrôle des sphincters : L’acquisition du contrôle sphinctérien : sans punition ni récompense ? 
Dans cet article, elles avancent que la présentation du pot peut être trop précoce (sans préciser en quoi ni citer de source) et démontrent, à coup de jugements de valeur, que les enfants obéissent soi-disant aux parents en acceptant d’uriner/de déféquer sur le pot, et que cela devient un enjeux relationnel voire malsain pour le rapport à la physiologie.
Cela engendrerait  « des troubles profonds du développement relationnel et social liés aux sphères les plus intimes de sa vie psychique », mais à nouveau, sans préciser la nature et ni étayer ces propos …
Leur étude est basée sur des enfants d’âge assez avancé, après 18 mois. Après cet âge, les enfants ont fixé durablement l’habitude de faire dans leur couche.
Cet article est représentatif des confusions qui existent entre écoute des besoins d’élimination et dressage à la continence ; ou encore, entre les troubles relationnels inhérents d’attitudes parentales dysfonctionnelles, engendrant des blocages physiologiques et,  a contrario, l’impossibilité présumée de retenir les selles et urines.

Un autre article, relayé par « Paroles de mamans », fait intervenir 2 pédiatres au sujet de l’HNI.
Le premier estime qu’il est « illusoire d’imaginer qu’un bébé puisse signaler à ses parents son envie de se soulager. Il s’agit au tout début d’un réflexe : avant 18 mois, un enfant n’est pas capable de maîtriser ses sphincters. C’est d’ailleurs pour cette raison que l’apprentissage de la propreté ne peut se faire qu’aux alentours de ses 2 ans. »
Encore une fois, pas de source, mais surtout… Je suis impressionnée de savoir que c’est une illusion que ma fille de 12 mois commence, puis arrête sa miction pour la reprendra 20 à 30 secondes plus tard dans son pot, ou qu’elle urine lorsque je lui propose alors que nous sommes en déplacement (ça serait à chaque fois un pur hasard ?!). Et que tous les parents pratiquant l’HNI fassent le même constat.
Drôle d’illusion commune !

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L’autre pédiatre estime qu’il n’est possible de pratiquer ce qu’elle nomme hygiène sphinctérienne que dans des conditions de vie naturelle, c’est-à-dire, loin de toutes industrialisations et avec des températures clémentes.
Voici ses mots : « Simplement, il faut les changer souvent et profiter de l’été pour favoriser la conscience des fonctionnements sphinctériens. Si l’éducation naturelle consiste à offrir l’opportunité de sentir son corps sans exigence de résultat, ce n’est pas nocif. Il faut cependant que le parent soit très disponible, tolérant et ne délègue pas cette tâche à quelqu’un d’irritable. »

Bref, cette seconde pédiatre, Edwige Antier, reconnaît bien que les enfants sont totalement capables d’émettre des signes permettant à l’entourage d’y répondre. Tout dépend donc de la réceptivité de celui-ci !
Il n’y a plus grand-chose à voir avec une immaturité physiologique… !  Cela va totalement à l’encontre des propos du premier pédiatre et du mythe des 18 mois largement répandu.

Techniquement, l’acquisition de la continence serait de déclencher la miction à bas volume : Mais est-ce forcément après 18 mois ?
Empirement, tous les parents pratiquant l’HNI pourront le dire : les enfants sont susceptibles d’ouvrir leur sphincter de manière à laisser sortir volontairement une quantité bien moindre que la contenance maximale de la vessie, et ce, bien avant 18 mois !

Dans cet article, il est remarquable de constater que l’auteur énonce clairement : « La plupart des enfants des pays occidentaux contrôlent leur vessie et leurs intestins entre 24 mois et 48 mois. Les filles ont tendance à y parvenir un peu plus jeunes que les garçons. La période moyenne entre l’initiation de l’apprentissage de la propreté et la propreté réelle oscille entre trois mois et six mois ».
Les enfants occidentaux auraient-ils une vessie différente des autres enfants du monde ?

Ensuite, il continue en précisant que l’âge n’est pas un indicateur pour qu’un enfant devienne propre,  et « Les parents devraient être disponibles pour se montrer attentifs et patients dans cette tâche tous les jours, pendant plusieurs mois ».
Encore une fois, cela dépend donc de l’implication parentale.

Il poursuit en précisant : « la réceptivité physiologique précède la réceptivité psychologique. À 18 mois, le réflexe du contrôle sphinctérien est mature, et la myélinisation du système extrapyramidal s’est produite ». Cependant, contrairement à tous ces propos, il ne mentionne pas de source.
Il est notable de prendre en compte qu’à 18 mois TOUS les systèmes physiologiques permettent la continence. Ce sont ainsi les facteurs psychologiques et l’implication parentale qui engendrent la perpétuation de l’utilisation des couches.

Cet auteur, comme d’autres, précise qu’il est nécessaire d’attendre que l’enfant ait la capacité langagière de demander le pot ou d’exprimer ses sensations.
Bien que je comprenne ce qui motive cette pensée, encore une fois, il s’agit d’une propagation de mythe : un enfant ressent et peut signifier ses états internes avant même l’accès à la parole.

 

Attention, il est évident qu’un enfant de 18 mois, dont on ignore le besoin d’élimination depuis la naissance, est rarement sensible au sujet le jour où, miraculeusement, le pot arrive dans son univers.
D’ailleurs, combien de parents font apparaître l’objet avant cet âge-là ?
De même, si les parents, tout d’un coup, mettent une pression effarante sur la recherche de la continence, démontrent de l’impatience, se fâchent lors des mictions mal/peu contrôlées (lesdits « accidents ») et adoptent ainsi une attitude négative… il est ÉVIDENT que les enfants peuvent être bloqués, puisqu’ils contrôlent leur sphincters, ils peuvent tout à fait retenir jusqu’à un débordement incontrôlable.
L’attitude parentale est déterminante. Mais cela vaut pour l’ensemble des sphères de l’accompagnement des enfants !

 

En somme, sous couvert de bienveillance, on désinforme les parents les empêchant d’intervenir auprès des enfants. Dans cette brochure, souvent prise en exemple, il est mentionné qu’avant 20/24 mois, les sphincters s’ouvrent automatiquement. Or, les études en urologie démontrent bien que la miction est un processus volontaire à partir d’environ 12 mois … !

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Mais pourquoi ces mythes concernant la prise en compte du besoin d’éliminer des enfants sont-ils si répandus en Occident ?
Ingrid Bauer, autrice de « Sans couche, c’est la liberté ! » l’explique parfaitement :
«  En 1932, le gouvernement américain a publié un guide intitulé Infant Care. Ce manuel disait aux mères de commencer l’apprentissage de la propreté dès la naissance, et de terminer vers 6 ou 8 mois. Les aspects de cet apprentissage étaient rudes et coercitifs, faits pour libérer la mère de ce qui était perçu comme des « tracas » de l’éducation d’un enfant plutôt que de l’aider à fortifier son lien avec son bébé. Dans ce manuel, les mères étaient encouragées à insérer un bâton de savon dans le rectum du bébé ou de stimuler son anus avec le bord froid d’un porte-savon pour provoquer le transit intestinal. Il était recommandé d’avoir des horaires stricts, les intestins devant être vidés « deux fois par jour, après le bain du matin et le bain du soir, en ne variant pas l’horaire de plus de 5 minutes. » Ces méthodes coercitives, et la découverte rétrospective des perturbations émotionnelles et des névroses qui en ont découlées, restent ancrées dans notre aversion culturelle collective d’un apprentissage de la propreté précoce. Malheureusement, et probablement parce qu’ils n’étaient pas conscients de l’existence d’autres modèles, ils ont fait une association hâtive entre « précoce » et dangereux et coercitif, et ne sont jamais allés aussi loin que l’hygiène naturelle du bébé.

En 1962, le pédiatre et écrivain bien connu T. Berry Brazelton a mis au point une nouvelle méthode d’apprentissage de la propreté. L’intention était bonne. Hélas, les conclusions disant que les bébés n’ont ni conscience ni contrôle de leur élimination et qu’ils ne peuvent rien communiquer avant de savoir parler sont totalement fausses.

Des dizaines d’années plus tard, avec de nombreuses preuves empiriques du contraire provenant du monde entier, ces listes de signes de maturité restent encore prédominantes dans presque tous les livres, articles ou sites web traitant de l’apprentissage de la propreté.
Il a considéré que les bébés n’étaient pas prêts physiquement à l’apprentissage de la propreté avant qu’ils puissent s’asseoir, marcher et parler de leur élimination et du pot. Il dit qu’ils doivent d’abord vouloir faire plaisir à leurs parents, imiter les adultes, et développer leur autonomie. Il déclare que bien que les bébés aient « un réflexe conditionné de contrôle local des sphincters » à 9 mois et qu’ils « coopèrent volontairement parfois vers 12 à 15 mois », les enfants ne sont vraiment prêts à commencer leur apprentissage au plus tôt vers 18 mois.
»

ET POURTANT :

« Dans le contexte du monde non-industrialisé, particulièrement en Afrique et en Asie, ces paramètres deviennent absurdes. Ils ne tiennent tout simplement pas la route. Des millions de mères à travers le monde savent que leur bébé est « mûr » dès la naissance. Les preuves empiriques abondent, et existent depuis la nuit des temps. La plupart des mères et des bébés à travers le monde n’ont jamais entendu parler des « signes de maturité » ou du fait que les nourrissons ne peuvent connaître ou communiquer leurs besoins d’élimination. Les concepts occidentaux ne « collent » tout simplement pas.

Chaque culture, bien entendu, a ses particularités traditionnelles dans sa façon de répondre aux besoins d’élimination d’un bébé, et dans chaque culture, les individus ont leur propre approche et leur relation spécifique avec leurs bébés. Le point commun de toutes ces femmes est qu’elles ont grandi dans une culture où la norme était de ne pas porter de couches dès le plus jeune âge, où elles ont vu cela toute leur vie et où le bébé est considéré comme prêt à apprendre dès la naissance.
Ce que ces femmes ont aussi en commun, c’est un héritage culturel concernant l’accompagnement des enfants comprenant habituellement une grossesse active, un accouchement naturel, un allaitement long, le co-dodo et le portage du bébé.
»

 

Le passif concernant les soins aux enfants sont pavés d’interventionnisme abusif. En prévention de nouvelles modes dans le même ton, il est répandu de ne pas investir une sphère sensible comme celle de l’élimination (et pourtant, nombre de pédiatres continuent à conseiller aux parents de décalotter leurs garçons, à tort).
Cependant, dans une logique de bienveillance authentique et de maternage, il n’est pas possible de se tromper en répondant aux besoins des enfants.
Préserver la connexion avec son corps est un atout précieux pour l’avenir de ces enfants qui ne passeront pas par ces phases de réticences face à leurs excréments et une dépendance à la couche pour faire leurs besoins.

 

Les preuves des bienfaits et de la réponse adaptée à l’hygiène infantile 

Malgré l’ethnocentrisme occidental qui altère les informations en notre possession, il est possible de trouver d’autres sources, comme une étude vietnamienne qui aborde les coutumes locales.
Les auteurs démontrent que tous les enfants ont recours au pot à l’âge de 9 mois. Tous les enfants de l’étude étaient continents à 24 mois et géraient l’entièreté du processus d’élimination de manière autonome.

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Pantalon pour petit enfant, en Chine

 

Pour celles et ceux qui craignent des conséquences de la prise en compte « précoce » du besoin d’élimination : cela n’engendre aucune dysfonction de la vessie.

De plus, il a été démontré que les enfants bénéficiant de l’HNI (ou EC) sont soulagés de leurs coliques grâce à la posture physiologique adoptée lors des défécations : celles-ci sont complètes et permettent de soulager totalement le colon. Cela va de soi, puisqu’on précise aux parents de masser et de ramener les genoux du bébé sur le ventre…  Mais comme on enveloppe les bébés dans les couches, on oublie que c’est LE moment privilégié pour ces gestes de soins concernant les coliques ! De plus, il est logique que les couches qui enserrent le ventre puissent être inconfortables en cas de désordre digestif.

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Position pour l’élimination des touts petits: cela permet des mictions/défécations complètes et l’élimination des gaz éventuels.  La position physiologique est celle qui prévaut en portage, pour les mêmes raisons de bienfaits pour les bébés. (Non, on ne porte pas de manière adaptée en Babybeurk, le coût de la chose ne relève en rien de sa qualité!)

Il est également nécessaire de mettre en évidence que le schéma corporel des enfants sans couche est complet, alors que les enfants en couche découvre leur anatomie seulement au moment du bain ou des rares moments de nudité. Ensuite, vers 24/36 mois, ils vont découvrir la vie diurne avec les perceptions que cela engendre.
Les enfants sans couche vivront avec moins d’intensité la découverte des sensations qui émergent de leurs parties génitales (je rappelle que c’est totalement normal !).

Et puis, dois-je vraiment aborder les bénéfices dermatologiques du fait de ne pas porter de couche ? L’absence de couche permet, forcément, de se passer de tout risque d’érythème et autres réactions dermatologiques inhérentes aux produits contenus dans les couches.

Il y a bien d’autres avantages à se passer de couches, comme la réduction de ses déchets et un impact écologique moindre. Un autre atout est l’économie que cela représente !
Par exemple, dans mon cas où je ne pratique pas encore l’HNI la nuit, j’utilise un paquet de couches jetables/mois, alors qu’auparavant, c’était un par semaine !
Pour peu que l’on utilise, comme moi, uniquement des couches « bio » et partiellement biodégradable, considérées comme « clean » au niveau de la composition chimique, le budget préservé est de 0.24€ à 0.5€/couche !

 

Le port de couche peut sembler pratique au quotidien, surtout avec un tout petit. Mais je suis SÛRE que les parents d’enfants à partir d’un an ne trouvent plus cela si évident, au moment des changes ! Combien n’entends-je pas de : « C’est du catch à chaque fois ! » ou « Je dois courir derrière lui/elle ! ».

 

Alors, les couches sont un confort. Mais pour qui ?

Voilà le gros pavé dans la mare : le port de couche entretient l’incontinence.
Certes, elle est pratique pour les parents qui peuvent se débarrasser de cette charge mentale (de manière temporaire). Mais ce n’est que postposer les actions prenant en compte l’élimination des enfants.
Il y a bien un âge à partir duquel ces besoins doivent être entendus et considérés. On ne met plus de couche à un enfant de 5 ans dans le but de pouvoir conduire sans s’arrêter, n’est-ce pas ?

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Même si P&G aimerait que les enfants portent des couches jusqu’à l’adolescence, étant donné qu’ils proposent une gamme toujours plus large!

Le problème des couches actuelles, et de leur efficacité, c’est que cela fausse la perception des enfants qui sont moins dérangés lorsqu’elles sont remplies. Une étude  menée sur des petits garçons néerlandais montre qu’en 1996, ils faisaient en moyenne pipi dans le pot 6 mois et demi plus tard qu’en 1966.
Les facteurs impactant favorablement le contrôle de la vessie sont les suivants : l’âge précoce auquel les parents commencent la sensibilisation à l’hygiène infantile, la présence d’autres enfants dans la famille, la précocité d’une mise en garde et la capacité à s’exprimer verbalement.

Difficile, dès lors, d’ignorer encore que c’est l’attitude parentale par rapport au besoin d’élimination  qui conditionne directement les compétences des enfants concernant le contrôle de leur vessie.

Cette étude enfonce le clou un peu plus loin : elle  tend à démontrer que le port de couche augmente l’incontinence tant chez les enfants que chez les adultes :
Non seulement, c’est polluant, mais en plus, c’est délétère à terme.

Si j’écris cet article, c’est bien pour sensibiliser au fait que la moitié des enfants du globe savent gérer leurs besoins bien plus tôt qu’on ne le laisse penser en Occident !

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Mais comment, ça fonctionne, l’HNI ?  

Grâce aux sources précédentes, j’ai pu démontrer que l’HNI n’était pas une illusion ou un labeur inatteignable.
Je rappelle également que l’objectif n’est pas de rendre les enfants continents mais de répondre à leur besoin d’éliminer. L’acquisition relativement précoce de la continence est une conséquence de l’attitude de l’entourage !

J’aimerais préciser qu’on parle d’HNI quand on initie cette pratique avant que les enfants n’aient 18 mois. Après cela, les enfants ont totalement ancré l’élimination dans les couches.
Le rapport à ce besoin physiologique comporte alors une part psychologique importante. Le fait de retirer les couches doit alors être une action intellectualisée avec les enfants, de manière à ne pas les brusquer.
Si à 9/10 mois, le fait de retirer les couches du jour au lendemain n’engendre pas de crispation par rapport à la perception de ses excréments, il en est tout autre à partir de 18 mois.
En l’absence d’accompagnement impliquant les enfants dans cette démarche (je ne suis pas du tout spécialiste de l’acquisition de la continence en cas de port prolongé de couches), les enfants sont alors susceptibles de se retenir puisqu’ils n’ont pas leur protection.
C’est pour cette raison qu’il est perçu comme étant violent de retirer la couche d’un enfant de 24 mois, sans explication. Celui-ci ne peut pas comprendre pourquoi les parents initient aussi brutalement une nouvelle attitude vis-à-vis de ces besoins d’élimination.
Les réactions de blocage/constipation/etc sont celles qui sont craintes lorsque l’on aborde l’HNI.
Or, cela met en exergue de deux éléments : d’une part, il ne s’agit pas d’enfants du même âge et, d’autre part, s’il est capable de se bloquer/retenir … C’est bien que la compétence physiologique est totalement acquise !

Maintenant que ce disclaimer concernant l’âge des enfants est effectué : je souhaite t’aider à comprendre pourquoi l’attitude par rapport au besoin d’élimination à un tel impact.

D’abord, c’est tout simple, mais les enfants sans couche constatent les résultats de leur élimination (Merci, Captain Obvious !). Ils voient l’urine s’écouler, peuvent la toucher, et perçoivent l’humidité sur eux.
L’impact des feedback visuels et perceptifs induit nécessairement une prise de conscience de la part des enfants, et cela plus tôt que les enfants en couche.

Ensuite, la paroi abdominale des « bébés HNI » a l’occasion de se déployer complètement. Ils ont l’occasion de sentir sans entrave leurs sensations intestinales et urinaires sans qu’elles ne soient perturbées par la présence de la couche.

Grâce à ces deux préalables assez évidents, le corps des enfants peut réagir de manière optimale : les hormones (eh oui, certaines incontinences sont dues à un dérèglement hormonal – coucou la ménopause !) ainsi que la musculature interne nécessaires à l’acquisition de la continence peuvent s’activer sans délais.

Je ne suis pas devenue urologue pendant la rédaction de cet article, cependant, j’ai pu acquérir quelques notions inestimables. Comme je l’ai dit précédemment, il est normal pour les humains de ne pas uriner en dormant grâce à l’action de la vasopressine.
La confusion des signaux perceptifs créés par une miction en couche (couche humide et chaude qui redevient sèche grâce à l’effet « au sec ») peut amener à une perturbation de la régulation hormonale. A cause de cela, la vessie ne peut pas se muscler de manière optimale et les enfants peuvent même uriner pendant leur sommeil ou en micro-réveil.
Donc, il semble limpide que la pratique de l’HNI de nuit est un atout majeur pour les enfants.

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Photo prise par Elise, qui témoigne sur le blog Heureux sans Couche: la tenue de nuit de son bébé!

En effet, ce n’est pas simple… Je suis moi-même en grand questionnement sur la gestion de ces éliminations nocturnes ! Mais je préfère en avoir conscience et tenter de mettre en place quelque chose, plutôt que d’ignorer ces informations.
Malgré les informations que j’ai collectées dans cet article, certain.e.s considèreront que «Certains enfants sont plus fait pour l’HNI que d’autres ! » (Si, si, je l’ai déjà lu. Étonnée, j’étais !).

Or, il faut plutôt se rendre à l’évidence : c’est le manque d’information et la désinformation (ex : la maturité des sphincters à 24 mois ou quand les enfants peuvent parler – je recherche toujours le rapport entre l’air de Broca et la myélinisation neurologique près de la vessie !) qui engendrent que les parents agissent de la sorte. Il y a moins deux générations, on ne laissait pas les enfants en couche jusqu’à 3 ans… !
Grâce aux discours enrobés de marketing des publicitaires et l’éloignement des connaissances « traditionnelles » (dans le bon sens du terme, pas dans le maintien de la corrida ou des femmes comme sous-fifres des hommes…!)

Je précise bien à nouveau qu’il faut faire la distinction entre la gestion précoce des besoins et des réactions coercitives et intrusives. On peut agir en étant totalement bienveillant (je rappelle comment ici), pas comme les préconisations du passé. Il suffit de chercher l’information.
En Occident, c’est une pratique marginale ! Mais heureusement, cela tend à redevenir un sujet d’intérêt grâce, en autres, grâce à l’Association http://diaperfreebaby.org/ qui forme et accompagne des parents.

C’est aussi l’objectif de cet article : que ce soit un sujet !
Il est plus difficile d’ignorer totalement (sauf si on est touché de dissonance cognitive  intense ou que l’on ne sait pas comment agir autrement) quelque chose que l’on sait fondé… et les enfants en seront largement gagnants !

 

Alors, oui, cela semble impressionnant et compliqué aux premiers abords… C’est comme « un défi ». Mais, lorsqu’on se lance, il devient évident que ce n’est pas vraiment plus contraignant que les changes de couches, surtout lorsque les enfants acquièrent la capacité de se mouvoir et de ne plus obtempérer à notre bon vouloir.

Enfin, il est des peurs concernant l’HNI et les éventuels blocages psychologiques et physiques que cela pourrait induire chez les enfants … Comme exposé plus haut, fort est de constater que des études se sont penchées sur le sujet et qu’elles mettent en évidence une acquisition « précoce » de la continence sans dysfonction de la vessie ! https://www.ncbi.nlm.nih.gov/m/pubmed/21394761/?i=2&from=%2F25830189%2Frelated&fbclid=IwAR22g-1DzG-WvKXHznhPJwogDJ9At8IBUmFfibxcKi_uBMyTZD7Ujq_rN5s
Les craintes peuvent ainsi aller aux oubliettes…
Et les manuels devraient sacrément être revus, pour le bien-être des enfants !

 

L’HNI en pratique : Trucs et Astuces !

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  • Pour commencer, il est nécessaire de lire, se regrouper, en parler, pour se sentir compétent.e.
    Il y a des groupes facebook très agréables et plein de ressources : Hygiène Naturelle Infantile (environ 500 membres, administré par Natacha Guillaume)  ou Elimination Communication (plus de 5000 membres, anglophones).
    C’est un atout de s’informer sur le fonctionnement de la vessie et de l’excrétion urinaire afin de pouvoir comprendre le développement des enfants.

 

  • Prendre le temps d’observer son enfant sans chercher à intervenir.
    Au départ, il est nécessaire de simplement prendre conscience de ses rythmes d’élimination (et garder des tétras pour éponger, à proximité). Selon moi, une vingtaine de tétras est pratique pour ne pas faire tourner la machine constamment. Je suggère aussi environ 5/6 paires de jambière, pour la même raison. Les jambières, chez moi, ce sont des longues chaussettes (épaisses pour l’hiver) que j’ai coupées au bout.

 

  • Il est possible de s’équiper un peu et de façon minimaliste. Mais on peut aussi l’être bien moins : c’est en fonction des envies de chacun.
    Le site Ecopitchoun regorge de matériel très utile. Je précise cependant que j’ai fait 3 mois sans rien investir sauf le pot physiologique… Et que j’ai investi (ok, on nous a fait un cadeau ! Thanks Mum !) juste pour pouvoir sortir constamment sans couche en journée.
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Pot physiologique Ecopitchoun transparent (il existe en 4 coloris)

Pourquoi un pot physiologique et non pas traditionnel ?
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Squatting= accroupissement, de manière à libérer les voies d’élimination. Et cela vaut aussi pour les adultes: il est recommandé de placer un marche-pied sous ses pieds pendant les passages aux toilettes. Les images viennent du site Ecopitchoun.

 

 

  • L’HNI en hiver, c’est impossible ?
    Absolument pas ! Natacha, du blog Heureux sans couche, a même rédigé un article là-dessus.  Un bon pull et des jambières font largement l’affaire ! Les fesses à l’air ne déclenchent pas de rhume ! Au contraire, cela agirait comme un principe de bain dérivatif constant.

 

  • Adapter les vêtements : la praticité en ligne de mire ! Évidemment, cela s’adapte en fonction de l’âge des enfants et de ses capacités motrices.
    Mais dans les faits, on peut aussi faire des économies de vêtements : ma fille ne porte pas de pantalon à la maison !  Je l’habille pour sortir. A la maison, c’est t-shirt manches longues/pull/jambière/chaussons en cuir lisse (ça n’absorbe pas). Les bodys sont ainsi superflus et sa garde-robe est limitée!

 

  • Accepter les régressions. Oui, il y aura des jours où tu épongeras souvent. Parfois, il peut survenir des grèves du pot, des pertes de communication et des mictions incontrôlées quand il y a des changements d’environnement (visite, agitation, déménagement, etc).
    Pendant les repas ou chez des amies, je glisse simplement un tétra entre ses jambes que je coince dans un élastique de taille, de manière à ne pas devoir essuyer les éventuelles flaques (effet cascade intéressant du haut d’une chaise haute, c’est du vécu !).

 

  • Ne jamais culpabiliser ou faire des commentaires désobligeants aux enfants tant sur leurs « accidents » que sur leurs excréments. C’est indispensable !
    Il faut garder son sang-froid et prendre acte de ce qu’il se passe, sans plus.
    N’oublie pas que les excréments n’ont rien de grave. Quelques urines et des selles par terre ? Tu peux éponger ou ramasser avec du PQ, et faire un spray eau/vinaigre pour nettoyer rapidement.
    Je suis dorénavant convaincue que je préfère ramasser par terre de temps en temps que nettoyer inlassablement ma fille, qui n’apprécie guère cela !

 

  • Acquisition du lâcher-prise est en chemin! L’accompagnement bienveillant des enfants demande inéluctablement du lâcher-prise sur ce que les adultes ne peuvent pas maîtriser et sur l’acceptation du rythme des enfants. L’HNI permet de comprendre et d’appliquer cela complètement. Cela permet de relativiser totalement sur bien des aspects de la vie quotidienne.

 

  • Agir pour que la société soit adaptée. En effet, il est incontestable que notre société occidentale n’est pas organisée pour cela. Mais avec quelques ajustements, il est possible de rendre cela faisable.
    Il ne faut pas avoir de gêne à faire éliminer les enfants en les tenant au-dessus d’un lavabo ou d’un WC. Il est aussi possible de se déplacer avec son pot chez des ami.e.s, et d’avoir assez de tétras pour éponger les éventuelles flaques chez elles/eux.
    En popularisant cette pratique, en discutant du sujet, il sera possible de faire évoluer la société dans ce sens-là. Il n’est pas si difficile de proposer aux parents un peu de matériel et une structuration de l’espace adaptée dans les endroits où les enfants se rendent régulièrement.

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Je ne peux pas cacher que cela demande de l’attention. Mais en réalité, c’est surtout au tout début (pendant 2 ou 3 semaines) que la transition est prenante.
Il est facile d’être obsédé.e par le fait « d’attraper les besoins ». Or, il faut pouvoir lâcher prise et plutôt laisser la vie se faire sans couche.
Très vite, les rythmes physiologiques des enfants vont évoluer et ton intuition va s’aiguiser. Il faut toujours l’écouter !
Ensuite, les enfants réagissent aux suggestions et relâchent leurs sphincters quand ils en ressentent le besoin.
J’étais en maternage proximal depuis sa naissance, cependant, la pratique de l’HNI renforce la communication fine entre ma fille et moi.
Je perçois des signaux qui m’échappaient et elle communique de plus en plus clairement !
Après la lecture de cet article, tu sais que tu peux le faire !

 

A très bientôt, Lectrices et Lecteurs Curieux.se.s !

Maternage proximal

Le futur de la société passera par le maternage / parentage proximal

 

Index – Le maternage (parentage) proximal

 

Avoir un enfant est déstabilisant pour le quotidien, c’est le moins qu’on puisse dire.
Il est possible de se sentir totalement désarçonné.e par ce petit-être qui n’a besoin que d’une chose (qui lui fournit tout !) : ses référent.e.s particulièr.e.s, et principalement sa mère.
J’admets que cela peut –être totalement éreintant de se sentir l’univers de ce tout petit complètement dépendant de toi.
La pire situation : tenter de conserver le « quotidien d’avant » avec un nouveau-né et croire qu’on peut être épanoui.e et avoir un bébé serein.

Le principe du maternage (parentage) proximal est de répondre aux besoins de l’enfant sans attendre et en acceptant toutes les considérations physiologiques !

Donc, cela demande une attention de tous les instants et une prise en charge intense…
Alors, j’ai un conseil précieux : laisse-toi porter par la vague au lieu de lutter et de chercher à t’accrocher à ce que tu pensais !
Avoir confiance en son bébé concernant son rythme (sommeil, tétée, besoin d’élimination)… et adapter son quotidien en se disant que TOUT est faisable, mais plus d’une seule traite, plus aussi « rapidement », plus rien n’est fait à la « va vite ».
Mais justement, n’est-ce pas là le sens de l’enfance? Vivre réellement le moment présent ?
Les adultes doivent se faire accompagner/guider pour retrouver des pratiques de Mindfulness… S’adapter aux enfants, à leur rythme, à leurs évolutions, le maternage donc, est une voie dorée pour retrouver cette capacité d’être dans l’instant présent!

Dans ma conception, l’allaitement fait partie intégrante du maternage. Mais il s’avère qu’il est possible que l’allaitement ne se fasse pas… et que les parents soient tout de même maternant. Alors concernant l’allaitement, je te conseille de te référer à l’index des articles traitant ce sujet.

Je t’assure que répondre immédiatement aux besoins de ton enfant est gage de sérénité et de confiance, tant pour lui que pour toi, et ce à très long terme.
Il est démontré à des multiples reprises (par des études neuroscientifiques et anthropologiques) que les pratiques de maternage permettent aux enfants d‘être sécurisés et de pouvoir évoluer en ayant confiance en eux et en leurs référent.e.s.

Tout ça te semble difficile ? Effrayant ?
Je peux comprendre, mais je t’assure que ton enfant épanoui est la plus belle preuve de ton amour!

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Alors, pour mettre en place/poursuivre/te rassurer concernant le maternage proximal, je te suggère quelques articles qui pourront t’aider.
Tu y trouveras des explications à des comportements de ton enfant et des possibilités d’actions concrètes pour te soutenir au quotidien :

 

  • Le maternage proximal : Il faut bien définir clairement le terme d’avant d’en parler plus en détails. Cet article t’explique ce qu’est un parent maternant avec son enfant.

 

  • Comment faire pour que les autres acceptent mes choix ? Tu commences à parler de tes idéaux parentaux, de tes désirs de grossesse/accouchement et suivi de couche, tu aimerais te plonger dans le maternage proximal dès que ton petit d’humain sera dans tes bras … Et tu te retrouves déjà face à des rabat-joies (au mieux !). Je te propose différentes manières de se faire entendre mais aussi de comprendre pourquoi les gens ont autant de résistances !

 

  • La bienveillance, c’est quoi, en fait ? On entend parler de la bienveillance à tour de bras, dans tous les sujets. La bienveillance est revendiquée dans l’éducation, à l’école ou encore entre pairs. C’est optimiste pour le futur !
    Mais au fond, qu’est-ce que la bienveillance ? On en parle sans la définir. Cet article permet d’être au clair avec ce concept. Parce que pour être bienveillant.e avec les enfants, il faut l’être avec soi-même. Tu trouveras des clefs pour devenir celle ou celui que tu souhaites !

 

  • Le quatrième trimestre ou la découverte d’un « Nouveau Monde » : Le quatrième trimestre de grossesse, tu ne le connais pas ? Eh bien, tu vas forcément le vivre. Le tout petit sort de ton ventre (ou de celui de ta compagne) et n’est absolument pas prêt à affronter une vie telle qu’on l’envisage « avant ». Alors autant être parée et avoir quelques trucs bien utiles au quotidien ! PS : La mise en place d’un allaitement dure 6 semaines, alors autant le savoir. Ces instants sont précieux pour vous, même si ça joue au chamboule-tout émotionnel!

 

  • Le sommeil en dessous de 3 ans expliqué au.x futur.s parent.s : Les questions autour du sommeil font parties des plus récurrentes. Chaque parent a l’impression d’avoir un enfant qui dort trop peu, trop, trop tard, trop de réveils la nuit, etc. Bref, on doute, on ne sait pas et on ne sait plus à quels (seins) saints se vouer. Dans cet article, je mets en évidence les connaissances que chaque jeune parent devraient avoir sur le sujet pour être serein.

 

  • Le cododo, sommeil partagé: cachez-cette proximité que je ne saurais voir! Comme pour le portage, la société renvoie dans l’imaginaire qu’un bébé dort souvent et paisiblement. Tous les parents savent que les premiers mois (voire les premières années) peuvent être parsemés de nuits agitées. Alors si tu veux réduire l’agitation, dormir un peu et éviter de tomber dans les tourments de l’épuisement et mettre en place ton allaitement avec succès, il y a un moyen que presque tous les peuples hors Occident mettent en pratique: le sommeil partagé! Grâce à cet article, tu auras enfin des sources fiables concernant cette pratique et ses dangers présumés.

 

  • Tu vas en faire un « bébé-bras »! Le portage, c’est la vie ! Je n’ai de cesse de le dire, mais pour avoir une vie quotidienne qui convient à tout le monde, c’est vraiment LA solution idéale. Mais avoir un bébé souvent porté attire des remarques. Est-ce vraiment une mauvaise habitude ? Au contraire, si le bébé est calme, n’est-ce pas un signe qu’on agit avec bienveillance ?
    Grâce à cet article, tu vas pouvoir t’informer, te rassurer et avoir envie d’avoir ton petit contre ton cœur !

 

  • L’HNI, une pratique qui dérange.Pourquoi le besoin d’éliminer n’est pas un sujet ? Tu savais, toi, que les bébés ne doivent pas forcément porter de couche ?
    Et pourtant, c’est vrai! Grâce à l’Hygiène Naturelle Infantile, l’objectif est de prendre en compte le besoins d’éliminer des enfants et ceux, dès le plus jeune âge (avant 4 mois, c’est vraiment plus simple!), de manière à ce que les enfants CONTINUENT à communiquer à ce sujet. Car oui, en réalité, ils s’expriment… Mais la société occidentale nous a fermé à la réceptivité de ces signaux.
    Viens lire, tu vas apprendre des tas de trucs!

 

  • Le maternage, oui ! Mais jusqu’à quand ? Tu as adopté le maternage proximal avec tes enfants… et les remarques pleuvent lorsque tes enfants ne sont plus au stade du « bébé ». Alors, peut-on être trop maternant et empêcher les enfants de se développer à cause de ça ? Est-ce que le maternage peut nuire ?
    Cet article fait le point !

 

  • Conflits et tiraillements autour des principes éducatifs, comment s’en sort-on ? Tu as décidé d’avoir un bébé et mille questions se posent sur sa future éducation. Tu as des principes, des idéaux, des exemples dans ta famille mais aussi des contre-exemples. Toi-même, tu te rends compte que ça te rappelle beaucoup ton enfance, l’arrivée de ce futur enfant…
    Grâce à cet article, tu pourras chercher en toi quelques ressources et peut-être trouver quelques pistes de réflexions/solutions bienvenues.

 

 

  • « Il faut bien qu’il apprenne la frustration ! » C’est le genre de phrase que beaucoup peuvent dire quand ils ne sont pas convaincus par l’accompagnement bienveillant des enfants. Cet article explique pourquoi créer de la frustration volontairement n’a aucun intérêt pour les enfants. Il explique aussi l’expérience de frustration dans le corps et l’esprit de jeunes enfants.

 

  • C’est vraiment une mode ! Une phrase typique qu’on peut entendre quand on veut accoucher sans péridurale, allaiter, porter son bébé, favoriser la motricité libre, manger bio et vivre sereinement… Alors si tu veux quelques arguments pour parer à cette remarque, avec cette lecture, tu auras de quoi faire ! Et juste comme « amuse-bouche », drôle de mode qui a conditionné la survie de l’espèce humaine depuis sa création. A ce point-là, on appelle ça… la norme de l’espèce, non ? 😉

 

J’espère que ces lectures t’aideront au quotidien et permettront de répondre à tes questions.
Dans le cas où un point resterait flou, contacte-moi ! Je serai heureuse de partager avec toi.
cela peut étonner que j’aborde aussi certaines notions d’accompagnement bienveillant des enfants, mais le maternage ne peut s’effectuer que dans la bienveillance.

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D’ailleurs, je ne suis pas la seule pro à être convaincue.
Nous avons créé un réseau de professionnel.le.s bienveillant.e.s ami.e.s du parentage proximal. Si tu es pro, inscris-toi !
Si tu cherches des pro bienveillant.e.s, viens voir si tu trouves ton bonheur sur la carte interactive : https://ntchbutzbach.wixsite.com/reseauparentproxim (le nom de domaine est en cours de réflexion 😉 )

Communication Non-Violente

Comment parvenir à une communication bienveillante? (CNV)

Index des articles – La Communication Non-Violente

 

Dans la continuité logique d’un accompagnement bienveillant des enfants, il est nécessaire de repenser notre communication.
La communication non-violente a été théorisée par Marshall Rosenberg. La perspective qu’il offre par cette forme de communication permet de modifier totalement notre vision du monde.
Et ce n’est pas exagéré.
Cela propose de percevoir les humains comme des individus mus par des sentiments et des besoins afin de réagir en les prenant en compte.

La CNV et son application au quotidien rencontrent toutes les recherches sur les neurosciences affectives concernant l’importance d’un accompagnement bienveillant.

Alors, si tu veux pouvoir appréhender ce type de communication et bénéficier de tous ses apports, je te suggère la lecture de ces articles qui suivent.
Ils décryptent point par point les différents éléments constituant de la CNV, les stratégies de sa mise  en œuvre concrète et des pistes de réflexions pour revoir nos automatismes et conditionnements (tellement nombreux !).

Il y a du beau, au détour du voyage, promis !

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  • La Communication Non-Violente : Cet article introductif présente ce qu’est la CNV, dans sa globalité, pour comprendre ce qu’elle implique concrètement… au lieu d’être juste un acronyme pompeux !

 

  • L’observation des faits et la force du langage (outil de la CNV et de l’éducation bienveillante) : Cet article décrit et apporte des réflexions concernant le premier stade nécessaire pour communiquer avec bienveillance. Prêter attention aux faits n’est pas une attitude si habituelle, dans notre société de jugement perpétuel. Il n’y a pas que les enfants qui doivent apprendre à distinguer un fait (et pas une « Vérité »), d’une opinion. Et cela fait toute la différence au quotidien. 😉

fact or opinion

 

  • Et si nous revenions à nos besoins ! Voici la troisième étape de l’analyse de nos monde par la CNV, comprendre quels sont les besoins que nous exprimons à travers nos émotions et nos réactions. Prendre conscience de ses propres besoins et de ceux des autres est une étape indispensable afin d’agir de manière éclairée… et débarrassé.e des fausses croyances et des stratégies qui masquent nos réels impératifs !

 

  • « Je te l’ai déjà demandé 100 fois ! »
    Einstein disait (entre autres, bien entendu) « La définition de la folie, c’est de refaire toujours la même chose, et d’attendre des résultats différents. »
    Nous avons l’art de dissimuler nos demandes, de les confondre avec des exigences et de ne pas être averti.e sur ces 2 concepts pourtant très distincts.
    Veut-on accompagner ou faire obéir ? Souhaite-t-on attendre qu’autrui devine ce qui te ferait plaisir, ce qui témoignerait de l’amour, ou plutôt devenir acteur de ton propre chemin ?
    Cet article permet de se questionner sur toutes ces questions aussi existentielles que fondamentales… Mais aussi de pouvoir agir pratiquement en ce sens.

 

  • Trucs et astuces pour obtenir les relations que l’on rêverait d’avoir (#empathie). Oui, il est nécessaire de conscientiser que nos relations dépendent aussi de notre attitude. Lapalissade pour certain.e.s, mais ce n’est pas forcément aisé à assumer. Parfois, nous manquons d’empathie.
    Mais sais-tu exactement ce que c’est et en quoi elle est primordiale pour avoir des relations sereines ? La lecture de cet article permet de démêler le vrai du faux et te donne des pistes pour devenir la personne que tu souhaiterais être.

 

  • La bienveillance, c’est quoi, en fait ? On entend parler de la bienveillance à tour de bras, dans tous les sujets. La bienveillance est revendiquée dans l’éducation, à l’école ou encore entre pairs. C’est optimiste pour le futur !
    Mais au fond, qu’est-ce que la bienveillance ? On en parle sans la définir. Cet article permet d’être au clair avec ce concept. Parce que pour être bienveillant.e avec les enfants, il faut l’être avec soi-même. Tu trouveras des clefs pour devenir celle ou celui que tu souhaites !

 

  • L’adultisme expliqué aux adultes : Terme assez peu connu il y a quelques années, il tend à se populariser (et tant mieux !). Le principe de l’adultisme est de considérer que les adultes savent ce qui est bon pour les enfants et qu’ils peuvent ainsi agir librement sans consentement réel des enfants (et donc ignorer sa qualité d’individu). L’objectif de cet article et de comprendre de quelle manière il est possible d’accompagner les enfants sans (trop) d’adultisme.

 

 

  • Mais qu’est-ce que c’est que ces mots/maux ? Les mots peuvent blesser… Parfois même ceux qui semblent anodins. Je suis sûre que tu as encore en tête certaines remarques qui t’ont été faites quand tu étais enfant. Comment éviter de reproduire ce problème avec les enfants ? Quels impacts cela peut avoir sur eux ?
    Et d’ailleurs, pourquoi notre vocabulaire influence notre manière de penser ? Tu ne me crois pas ? Rendez-vous dans l’article, tu verras, c’est passionnant !

 

  • Comment faire pour que les autres acceptent mes choix ? Tu commences à parler de tes idéaux parentaux, de tes désirs de grossesse/accouchement et suivi de couche, tu aimerais te plonger dans le maternage proximal dès que ton petit d’humain sera dans tes bras … Et tu te retrouves déjà face à des rabat-joies (au mieux !). Je te propose différentes manières de se faire entendre mais aussi de comprendre pourquoi les gens ont autant de résistances !

 

La manière de parler, nos attitudes, notre rapport au monde sont tant de manifestement de communication. Le principe de « non-violence » passe autant par le verbal que le non-verbal. Je souhaite sincèrement que ces lectures t’ouvriront de belles perspectives !

 

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Éducation bienveillante

L’accompagnement (éducation) bienveillante sous le feu des projecteurs!

Index des articles – Éducation bienveillante

 

Accompagner ses enfants de manière bienveillante, ce n’est pas forcément une mince affaire, surtout lorsqu’on a vécu nous-même des violences éducatives ordinaires (VEO).
Mais heureusement, la tendance s’inverse. Cela fait 40 ans que Feu Françoise Dolto défend l’idée que les enfants sont des sujets à part entière.
A l’époque, seule prédominait la répression éducative.
Et pourtant, les VEO sont belles et bien présentes dans le monde (et en Occident), malgré que les scientifiques s’accordent à mettre en évidence les méfaits de celles-ci.

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Grâce aux articles rédigés sur l’éducation (à laquelle je préfère le terme « accompagnement ») bienveillante, je souhaite aider les parents à adopter une vision optimiste de la vie. Par cela, ils pourront être en mesure d’être les parents qu’ils souhaitent, apprendre à se connaître … et mieux comprendre les enfants !

Alors, si tu as des personnes à qui il faut expliquer certaines démarches, si « on » te raconte que l’éducation positive/bienveillante : « ça ne marche pas ! », tu es au bon endroit pour piocher des informations fiables !

Dans les articles ci-dessous, tu trouveras moult ressources de manière à comprendre et à agir concrètement.

 

  • La bienveillance, c’est quoi, en fait ? On entend parler de la bienveillance à tour de bras, dans tous les sujets. La bienveillance est revendiquée dans l’éducation, à l’école ou encore entre pairs. C’est optimiste pour le futur !
    Mais au fond, qu’est-ce que la bienveillance ? On en parle sans la définir. Cet article permet d’être au clair avec ce concept. Parce que pour être bienveillant.e avec les enfants, il faut l’être avec soi-même. Tu trouveras des clefs pour devenir celle ou celui que tu souhaites !

 

  • L’adultisme expliqué aux adultes : Terme assez peu connu il y a quelques années, il tend à se populariser (et tant mieux !). Le principe de l’adultisme est de considérer que les adultes savent ce qui est bon pour les enfants et qu’ils peuvent ainsi agir librement sans consentement réel des enfants (et donc ignorer sa qualité d’individu). L’objectif de cet article et de comprendre de quelle manière il est possible d’accompagner les enfants sans (trop) d’adultisme.

 

  • Conflits et tiraillements autour des principes éducatifs, comment s’en sort-on ? Tu as décidé d’avoir un bébé et mille questions se posent sur sa future éducation. Tu as des principes, des idéaux, des exemples dans ta famille mais aussi des contre-exemples. Toi-même, tu te rends compte que ça te rappelle beaucoup ton enfance, l’arrivée de ce futur enfant…
    Grâce à cet article, tu pourras chercher en toi quelques ressources et peut-être trouver quelques pistes de réflexions/solutions bienvenues.
    Bonus incontestable, lire cela en couple (si c’est ta configuration familiale) : cela permettra d’éviter de nombreuses altercations.

 

 

  • La discipline positive : cet article est un résumé de lecture du livre « La discipline Positive » de Jane Nelsen. Il s’agit d’un ouvrage de référence dans l’éducation bienveillante. Certaines choses sont à adapter en fonction de la perspective de chacun. Mais il présente des conceptions intéressantes des enfants et des actions à mettre en œuvre.

 

  • Tu es en colère ? Et si on s’amusait un peu ! La colère est une émotion qui est présente. L’objectif n’est pas de l’éviter mais de vivre avec elle, d’apprendre à la canaliser et à gérer les émotions, tout simplement ! Quel meilleur média que le jeu pour parvenir à de grandes choses avec les enfants ?!

 

 

  • La « crise d’opposition », la terrible ! Il est d’usage d’entendre que les enfants d’environ 2 ans ont la période du « NON », qu’ils s’opposent et qu’ils font un « terrible two » ! Il faut savoir que c’est la période pendant laquelle les enfants sont le plus soumis à des maltraitances… En effet, les jeunes enfants d’environ deux ans s’affirment… Alors cet article te permet de comprendre pourquoi et comment gérer ces moments, de manière la plus sereine possible !

 

  • « Il faut bien qu’il apprenne la frustration ! » C’est le genre de phrase que beaucoup peuvent dire quand ils ne sont pas convaincus par l’accompagnement bienveillant des enfants. Cet article explique pourquoi créer de la frustration volontairement n’a aucun intérêt pour les enfants. Il explique aussi l’expérience de frustration dans le corps et l’esprit de jeunes enfants.

 

  • Comment gérer les « caprices » ? Les enfants « capricieux », vous savez, ces enfants qui s’énervent, font des crises de larmes, se roulent par terre… parce que leurs parents leur ont opposé un refus. Et si on décodait ce que cela signifie vraiment ?

 

  • Les punitions : Pourquoi sont-elles toxiques, même si elles ont l’air efficace ? On entend parfois qu’il faut éviter les fessées, mais que la mise au coin est efficace, que c’est une forme de punition douce et efficace. Qu’en est-il vraiment ? Les punitions sont-elles indispensables ? Peut-on accompagner ses enfants sans les punir ? Cet article répond à toutes ces questions et te fournit des tas d’astuces qui vont t’aider au quotidien !

 

  • Les récompenses, une fausse bonne idée ? Bon, puisque les punitions sont à proscrire, il est logique qu’on active les bons comportements grâce au fameux renforcement positif, en usant de récompenses. Est-ce une démarche favorable pour les enfants ? Peut-on accompagner les enfants sans punir ni récompense, et en faire des enfants épanouis ? Spoiler : OUI ! Et je t’explique pourquoi et comment !

 

  • Avoir un enfant qui frappe ou qui mord : Guide Pratique pour les parents ! C’est déconcertant, un enfant qui frappe ou qui mord. Ca fait mauvais genre dans les lieux de garde et c’est désagréable au quotidien… Ce sont des comportements auxquels on ne s’attend pas, de la part du petit d’humain qu’on aime tant.
    Cet article permet de comprendre les racines de ces attitudes … et d’y apporter des solutions concrètes !

 

  • Mais qu’est-ce que c’est que ces mots/maux ? Les mots peuvent blesser… Parfois même ceux qui semblent anodins. Je suis sûre que tu as encore en tête certaines remarques qui t’ont été faites quand tu étais enfant. Comment éviter de reproduire ce problème avec les enfants ? Quels impacts cela peut avoir sur eux ?
    Et d’ailleurs, pourquoi notre vocabulaire influence notre manière de penser ? Tu ne me crois pas ? Rendez-vous dans l’article, tu verras, c’est passionnant !

 

  • La communication non-violente : Il présente la pratique de la CNV. Pourquoi se retrouve-t-i dans l’index de l’éducation bienveillante ? Parce que l’un ne va pas sans l’autre !
    Il est impossible d’être dans une démarche bienveillante en ne questionnant pas notre perspective du monde… et notre façon de nous exprimer.

 

  • Comment faire pour que les autres acceptent mes choix : Tu commences à parler de tes idéaux parentaux, de tes désirs de grossesse/accouchement et suivi de couche, tu aimerais te plonger dans le maternage proximal dès que ton petit d’humain sera dans tes bras … Et tu te retrouves déjà face à des rabat-joies (au mieux !). Je te propose différentes manières de se faire entendre mais aussi de comprendre pourquoi les gens ont autant de résistances !

 

J’espère que ces lectures te seront utiles !
Il est souvent nécessaire de relire les informations pour les mettre en application, alors tu peux t’abonner pour avoir les mises à jour et à pouvoir retrouver facilement les articles.

 

Allaitement

L’allaitement: l’information est la source

Index des articles concernant l’allaitement!

 

Encore une fois, l’information est le meilleur moyen d’y parvenir !
Sans renseignement concret et valide, nous sommes à la merci des conseils peu renseignés et des doutes tiraillant.
Alors, il y a des éléments à savoir  sur l’allaitement, avant de commencer, au début, pendant et à son terme (que ce soit en sevrage induit ou naturel).
Malheureusement, la lactation humaine n’est pas un sujet très abordé dans le domaine médical… et les recommandations des professionnel.le.s de santé sont parfois catastrophiques pour la conduite de l’allaitement. Ce n’est pas de leur faute… Les cursus sont pauvres à ce sujet. Et parfois, il y a même des « règles » dignes des manuels de puériculture des années 30.

tire lait ancien
Vintage Tire-Lait

 

Bref, il faut lire, retenir, s’entourer de personnes compétentes et croire en soi!

« – Je vais allaiter !
– Oui, si tu y arrives !
– NON ! J’y arriverai, il n’y a aucune raison que le mammifère que je suis n’y parvienne pas ! »

Voilà ce qui fut ma maxime. J’en suis à un an d’allaitement et je désire un sevrage naturel pour ma fille.
Quand on veut, on peut !

Pourquoi le vouloir ? En très bref (les articles sont là pour détailler), parce que l’allaitement est la norme de l’espèce humaine (nous sommes des mammifères) et que c’est le seul aliment RÉELLEMENT adapté à la physiologie du bébé. De plus, allaiter offre de sacrés avantages pour les parents et pour la jeune accouchée : les hormones libérées grâce à l’allaitement favorisent l’attachement avec le bébé, permettent de se rendormir plus rapidement la nuit (et avec un bébé/bambin, c’est commode !) et entretient ta quiétude, de manière à supporter sereinement les aléas de la petite enfance.
Voici donc l’index des articles concernant l’allaitement :

  • Biberon Vs. Allaitement : Le choix est-il éclairé ? Il est d’usage de dire qu’il faut respecter les choix de toutes. Mais souvent, la décision d’allaiter ou non est influencée par de la désinformation. Grâce à cet article, j’offre une possibilité d’observer ce qui motive ou non d’allaiter un bébé à naître.
  • Clefs pour démarrer un allaitement : ça y est, le compte à rebours à commencer. Tu tiens vraiment à allaiter et tu n’as pas envie de louper ça… Et si tu ne le sais pas, tou.te.s les professionnel.le.s ne sont pas des pointures au sujet de l’allaitement. Elles/Ils peuvent même dire de grosses bêtises (en croyant bien faire car malheureusement, il y a un manque de formation) qui mettent en péril un allaitement. Alors, on fait le point pour commencer sereinement !
  • Les freins à l’allaitement : faisons – les sauter!  Parce qu’il est vrai que cela peut-être semé d’embuches, surtout dans une atmosphère où l’on ne soutient pas l’allaitement malgré toutes les vertus qui lui sont connues. Tu peux le lire et le garder sous le coude pour plus tard : bonnes ressources garanties !
  • Le quatrième trimestre ou la découverte d’un « Nouveau Monde » : Le quatrième trimestre de grossesse, tu ne le connais pas ? Eh bien, tu vas forcément le vivre. Le tout petit sort de ton ventre (ou de celui de ta compagne) et n’est absolument pas prêt à affronter une vie telle qu’on l’envisage « avant ». Alors autant être parée et avoir quelques trucs bien utiles au quotidien ! PS : La mise en place d’un allaitement dure 6 semaines, alors autant le savoir. Ces instants sont précieux pour vous, même si ça joue au chamboule-tout émotionnel !
  • Le cododo, sommeil partagé : cachez cette proximité que je ne saurais voir! Comme pour le portage, la société renvoie dans l’imaginaire qu’un bébé dort souvent et paisiblement. Tous les parents savent que les premiers mois (voire les premières années) peuvent être parsemés de nuits agitées. Alors si tu veux réduire l’agitation, dormir un peu et éviter de tomber dans les tourments de l’épuisement et mettre en place ton allaitement avec succès, il y a un moyen que presque tous les peuples hors Occident mettent en pratique: le sommeil partagé! Grâce à cet article, tu auras enfin des sources fiables concernant cette pratique et ses dangers présumés.
  • Tout ce qui est méconnu dans l’allaitement : Tu dois convaincre des sceptiques ? Toi-même, tu te poses encore des questions sur l’allaitement ? Voici un article qui permet d’être très avertie sur ce qu’apporte l’allaitement tant à ton bébé qu’à toi (Spoiler Alert : l’allaitement réduit, entre autre,  le risque de Mort Inattendue du Nourrisson et des cancers hormono-dépendants).
  • Le lait maternel – un élixir de santé (retranscription) : Il s’agit, tout simplement, du reportage d’Arte diffusé pour la première fois ce 28 septembre 2018. Souvent, les reportages finissent en « ça rentre par une oreille et cela ressort par l’autre ! ». Cette fois, il y avait trop d’informations importantes… Trop de sources scientifiques que l’espèce humaine doit prendre en compte pour la santé de ses petits !
  • « Ah, tu allaites encore … ?! » Tu allaites depuis 6 mois, peut-être 1 an, voire même 18 mois… Et tu l’as déjà entendu, cette phrase ! Tu en as marre et tu veux des arguments en béton, c’est l’article qu’il te faut.
  • C’est vraiment une mode ! Une phrase typique qu’on peut entendre quand on veut accoucher sans péridurale, allaiter, porter son bébé, favoriser la motricité libre, manger bio et vivre sereinement… Alors si tu veux quelques arguments pour parer à cette remarque, avec cette lecture, tu auras de quoi faire ! Et juste comme « amuse-bouche », drôle de mode qui a conditionné la survie de l’espèce humaine depuis sa création. A ce point-là, on appelle ça… la norme de l’espèce, non ? 😉
  • « Bébé, que manges-tu ? » L’allaitement, c’est la voie d’alimentation principale du bébé pendant 12 mois. La diversification commence à prendre sa place à partir des 6 mois… Pas avant, dixit l’OMS, quand même ! Alors, que mange un bébé durant sa première année de vie ? Comment allaiter et diversifier en étant le plus serein.e possible ? C’est dans cet article que cela se passe.
  • « Mon assiette, ma famille et moi ! » Dans la continuité de l’allaitement et de la diversification, je pense qu’il est primordial de prendre conscience de ce que l’on met dans le corps de nos bambins et de décrypter les entourloupes des industrielles (et aussi dans les laits artificiels et de croissance… !). Alors pour clore cet index sur l’alimentation du bébé et du bambin, cet article va t’aider à te débarrasser des pièges de la nourriture contemporaine.

 

Avec ces articles et toutes les informations qu’ils contiennent, tu devrais être plus outillé.e pour avoir confiance en toi/ta compagne et en tes/ses capacités d’allaitante / soutien à l’allaitement (rôle indispensable, quand on vit avec quelqu’un !).
Ensuite, fais confiance à ton bébé : il/elle connait ses besoins mieux que personne. Ne recherche  pas de rythme, pas de contrôle des quantités, n’ai pas de montre et tu n’auras pas de stress.
Entoure-toi des bonnes personnes, et continue à t’informer auprès d’elles ou sur des groupes de discussion spécialisée sur le sujet.

Tu peux y arriver, si tu le souhaites !

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Pour presque tous les sujets, tu trouveras les dernières informations fiables en la matière sur lllfrance.org
Bonjour à tes deux seins (ou à ceux de ta compagne), ce sont de sacrés merveilles de la nature ! 😉

 

A bientôt pour le 3ème index !

Préparer la naissance

Préparer la Naissance : Être curieu.x.se pour ne (trop) être dépassé.e !

En ce jour de Noël, je voulais proposer un index des articles afin de pouvoir s’y retrouver plus facilement.
Parce que parfois, il faut relire plusieurs fois pour mettre en place des actions concrètes.
Parce qu’on cherche un article pour sensibiliser quelqu’un.e au sujet.
Parce qu’un blog, sans index, c’est un sacré sac de bazar (intéressant, mais brouillon !).

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Durant toute la semaine qui vient, tu auras un index par catégorie de mon blog.

Je commence par un index « Préparation de la Naissance » destiné aux futurs parents, que leur(s) enfant(s) soient déjà conçus ou pas encore, et aux jeunes parents.

Si tu as des jeunes ou futurs parents dans ton entourage, cet article pourrait être un de tes cadeaux pour eux !

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Il vaut mieux le savoir : Être bien informé.e avant, aide vraiment après !

  • Le maternage proximal : Pour avoir les bases d’une pratique qui assure de la sérénité à toute la famille… Puisqu’un bébé dont on reconnaît et répond aux besoins est un bébé serein.
  • Biberon Vs. Allaitemant : Le choix est-il éclairé ? Il est d’usage de dire qu’il faut respecter les choix de toutes. Mais souvent, la décision d’allaiter ou non est influencée par de la désinformation. Grâce à cet article, j’offre une possibilité d’observer ce qui motive ou non d’allaiter un bébé à naître.
  • Clefs pour démarrer un allaitement : ça y est, le compte à rebours à commencer. Tu tiens vraiment à allaiter et tu n’as pas envie de louper ça… Et si tu ne le sais pas, tou.te.s les professionnel.le.s ne sont pas des « pointures » au sujet de l’allaitement. Elles/Ils peuvent même dire de grosses bêtises (en croyant bien faire car malheureusement, il y a un manque de formation) qui mettent en péril un allaitement. Alors, on fait le point pour commencer sereinement !
  • Les freins à l’allaitement: faisons-les sauter! Parce qu’il est vrai que cela peut-être semé d’embuches, surtout dans une atmosphère où l’on ne soutient pas l’allaitement malgré toutes les vertus qui lui sont connues. Tu peux le lire et le garder sous le coude pour plus tard : bonnes ressources garanties !
  • Tout ce qui est méconnu dans l’allaitement : Tu dois convaincre des sceptiques ? Toi-même, tu te poses encore des questions sur l’allaitement ? Voici un article qui permet d’être très avertie sur ce qu’apporte l’allaitement tant à ton bébé qu’à toi (Spoiler Alert : l’allaitement réduit, entre autre, le risque de Mort Inattendue du Nourrisson et des cancers hormono-dépendants).
  • Le quatrième trimestre ou la découverte d’un « Nouveau Monde » : Le quatrième trimestre de grossesse, tu ne le connais pas ? Eh bien, tu vas forcément le vivre. Le tout petit sort de ton ventre (ou de celui de ta compagne) et n’est absolument pas prêt à affronter une vie telle qu’on l’envisage « avant ». Alors autant être parée et avoir quelques trucs bien utiles au quotidien !
  • Conflits et tiraillements autour des principes éducatifs, comment s’en sort-on ? Tu as décidé d’avoir un bébé et mille questions se posent sur sa future éducation. Tu as des principes, des idéaux, des exemples dans ta famille mais aussi des contre-exemples. Toi-même, tu te rends compte que ça te rappelle beaucoup ton enfance, l’arrivée de ce futur enfant…
    Grâce à cet article, tu pourras chercher en toi quelques ressources et peut-être trouver quelques pistes de réflexions/solutions bienvenues.
    Bonus incontestable, lire cela en couple (si c’est ta configuration familiale) : cela permettra d’éviter de nombreuses altercations.
  • Si j’avais su… L’accouchement ! la fin de la grossesse est marquée par un moment incroyablement intense ! Cela puise dans nos ressources profondes de femme et nous transcende. Tu trouves que j’en fais trop ? Je t’assure que non ! Nous en sommes toutes capables !
    Seulement, pour ça aussi, mieux vaut être bien averti.e afin de le vivre le mieux possible. Une lecture qui aide à conscientiser, à se faire confiance et à choisir la structure qui te convient.
  • Si j’avais su … Le corps (et la tête) d’après-grossesse. C’est un questionnement de la plupart des femmes : mon corps après l’accouchement, ça se passe comment ? Tu as remarqué qu’on en parle peu, même les sages-femmes qui préparent les naissances. Alors dans cet article, je parle de TOUT. Des tranchées à la rééducation abdo/périnée en passant par les kilos qui partent… ou pas. Tu devrais ainsi être un peu rassuré.e (au moins, informé.e !).
  • Comment faire pour que les autres acceptent mes choix ? Tu commences à parler de tes idéaux parentaux, de tes désirs de grossesse/accouchement et suivi de couche, tu aimerais te plonger dans le maternage proximal dès que ton petit d’humain sera dans tes bras … Et tu te retrouves déjà face à des rabat-joies (au mieux !). Je te propose différentes manières de se faire entendre mais aussi de comprendre pourquoi les gens ont autant de résistances !
  • Tu vas en faire un « bébé-bras »! Autant le savoir maintenant et pouvoir l’appliquer dès la naissance, afin d’être cool : le portage, c’est la vie ! Vraiment… Si tu veux être serein.e et pouvoir avoir un bébé qui l’est également, c’est L’Élément n°1 à pratiquer avec ton bébé à naître. Oublie d’acheter un transat/balancelle et autres trucs sensés réconforter ton bébé à ta place, je t’assure que tu vas gaspiller de l’argent … et de l’énergie à attendre que ces outils aient leurs effets. Je te suggère d’investir dans une écharpe de portage et un sling. Je t’assure qu’on prend très vite la main et que ça sauve littéralement tant la vie que le moral. En prime, tu préserves ton bébé d’une plagiocéphalie (tête plate) qui peut avoir de graves effets sur le développement du bébé et nécessiter de lourdes prises en charge médicale. Cette pathologie est typique des bébés qui sont constamment posés sur le dos, dans des transats ou autres couffins qui ne leurs permettent aucun mouvement. Les aménagements « anti-tête plate » sont aussi catastrophiques que le reste… Bref, avec un crâne souple, le bébé humain n’est pas fait pour être posé ! Par contre, il est tout à fait bien lové contre ses parents.

 

  • Le cododo, sommeil partagé : cachez cette proximité que je ne saurais voir! Comme pour le portage, la société renvoie dans l’imaginaire qu’un bébé dort souvent et paisiblement. Tous les parents savent que les premiers mois (voire les premières années) peuvent être parsemées de nuits agitées. Alors si tu veux réduire l’agitation, dormir un peu et éviter de tomber dans les tourments de l’épuisement, il y a un moyen que presque tous les peuples hors Occident mettent en pratique: le sommeil partagé! Grâce à cet article, tu auras enfin des sources fiables concernant cette pratique et ses dangers présumés.

 

  • L’HNI, une pratique qui dérange.Pourquoi le besoin d’éliminer n’est pas un sujet ? Tu savais, toi, que les bébés ne doivent pas forcément porter de couche ?
    Et pourtant, c’est vrai! Grâce à l’Hygiène Naturelle Infantile, l’objectif est de prendre en compte le besoins d’éliminer des enfants et ceux, dès le plus jeune âge (avant 4 mois, c’est vraiment plus simple!), de manière à ce que les enfants CONTINUENT à communiquer à ce sujet. Car oui, en réalité, ils s’expriment… Mais la société occidentale nous a fermé à la réceptivité de ces signaux.
    Viens lire, tu vas apprendre des tas de trucs!

 

  • Le fun du mouvement des bébés: la motricité libre. Je place cet article dans « préparation à la naissance », car cela évite pleins d’achats inutiles en prévision de la naissance et des premiers mois. Grâce à la motricité libre, tu vas économiser bon nombre de gadgets onéreux et totalement néfastes au développement moteur de ton enfant. Enjoy !

 

  • C’est vraiment une mode ! Une phrase typique qu’on peut entendre quand on veut accoucher sans péridurale, allaiter, porter son bébé, favoriser la motricité libre, manger bio, dormir avec les enfants et vivre sereinement… Alors si tu veux quelques arguments pour parer à cette remarque, avec cette lecture, tu auras de quoi faire !

J’espère que toutes (ou quelques-unes) ces lectures t’inspireront, te rassureront et te permettront d’être un.e parent le plus épanoui.e.s possible !

Éducation bienveillante·Communication Non-Violente·Préparer la naissance

Mais qu’est-ce que c’est que ces mots/maux ?

 

Il y a des mots qui blessent et des mots qui caressent.

Parfois, sans le vouloir, les mots engendrent des réactions contraires à la volonté de celui qui les émet.
Parfois, les mots amènent même celui qui les reçoit à se questionner sur son identité…

Et si, tant pour nous-même que pour les autres, on prêtait attention aux mots que l’on utilise ? Si on démasquait nos conditionnements ? Si on (se) permettait plus de liberté en faisant disparaître le poids de certaines expressions ?

Comment et pourquoi ?

C’est dans cet article que cela se passe !

 

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Les bases de la communication

Afin de pouvoir échanger, il y a divers canaux, dont ceux, si pratiques, de la verbalisation et de l’écriture.

Tous les parents savent bien qu’il y a moult démonstrations lorsqu’un bébé exprime ses besoins/désirs par d’autres biais. La communication non-verbale est totale dans les premiers temps de développement des enfants. Ce n’est pas pour rien que, de plus en plus, il est proposé aux enfants de faire des ateliers de bébés signeurs. Cela leur offre la possibilité d’apprendre les rudiments de la langue des signes afin qu’ils puissent s’exprimer avec plus de précisions, avant que le langage verbal ne lui soit accessible (je ferai un article spécifiquement sur le sujet. Pour répondre à la question principale : non, la langue des signes ne retardent pas l’acquisition de la parole : ce fut déjà démontré par Daniels en 1994 dans son article : « The effect of sign language on hearing children’s language development »).

Dès la naissance d’un enfant, il est préférable de lui parler afin d’ancrer l’interaction avec lui. Ensuite, au fur et à mesure, les enfants vont associer la sonorité des mots aux actes et à leur environnement.
La manière dont les mots sont prononcés a un impact sur la manière dont ils sont compris. Les émotions transparaissent clairement dans le ton de la voix et sur le visage de l’émetteur.

C’est comme ça qu’il réagira positivement aux mots doux et de manière craintive/interrogative aux ordres (donnés à un animal, par exemple) voire aux moments de tension.

A la naissance, les bébés ont la capacité de discriminer des sons très proches, une capacité que la plupart des humains perdent rapidement. Ils savent différencier le même phonème, par exemple « la », prononcé par des personnes ayant des langues maternelles différentes, aussi proches soient-elles les unes des autres.
Cependant, au bout de quelques semaines, ils discriminent au fur et à mesure les sonorités émanant de leur(s) langue(s) maternelle(s). Cependant, dès la naissance, ils auront une préférence pour celle(s)-ci, puisqu’ils y auront été exposée(s) durant la grossesse.

L’exposition aux locutions de l’entourage engendre que les enfants acquièrent un vocabulaire spécifique.
Il a déjà été démontré que faire la lecture à des tout-petits les rend coutumiers de la musicalité de la langue et les accompagne dans l’amplification de leur vocabulaire.

Mais, dans quelle mesure la structuration d’une langue et le vocabulaire auront un impact sur la construction des individus ?

 

La structuration du monde en fonction de la langue parlée

Nous voici dans une section qui va aborder la relativité linguistique !

Cela semble ardue, mais en réalité, c’est une notion anthropologique assez simple : « L’hypothèse de la relativité linguistique, c’est-à-dire la proposition selon laquelle la langue que nous parlons influence notre façon de concevoir la réalité, fait partie de la question plus large de savoir comment le langage influence la pensée » (Lucy A. John, 1997).

Cela peut paraître étrange mais… oui, la réalité n’est pas unique. Elle est déterminée par le filtre de nos perceptions. La réalité est aussi peu absolue que « La Vérité ».

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Dans la langue française, nous avons l’habitude de genrer les propos (tu remarques que j’utilise l’écriture inclusive), ce qui amène systématiquement à attirer l’attention ou à masquer le genre des sujets. Cela dénote que le genre a une importance particulière dans les sociétés dont les langues usent de pronoms genrées. Mais surtout, que les enfants doivent apprendre rapidement à discriminer le genre des individus… Mais aussi des animaux et encore plus fort : des objets !
Les anglo-saxons s’arrachent les cheveux avec le français: pourquoi LA chaise et LE canapé ? Pourquoi LA clé alors qu’en Allemand, cette clé est un objet du genre masculin ?
D’ailleurs, quand on y réfléchit, pourquoi les objets ont-ils un genre ? Pour les curieux, voici un article qui retrace cette question : https://fr.babbel.com/fr/magazine/pourquoi-les-mots-ont-ils-un-genre

Pour résumé, et parce que cela fait sens dans le présent article, il s’agit d’une empreinte sociologique et culturelle. Dans différentes langues, dont le Finnois, les pronoms sont neutres. La distinction s’effectue entre ce qui est animé et ce qui ne l’est pas.
Cette distinction semble préexistante à la question du genre dans l’Histoire des langues humaines. C’est surtout avec l’avènement des religions monothéistes, qui ont supplantés les religions animistes, que la question du genre se serait imposée.
En français, alors que les accords de proximité se faisaient habituellement (ex : les hommes et les femmes sont ponctuelles), c’est au XVII ème siècle que l’Abbé Bouhours considéra que c’était un affront à l’homme et que le masculin l’emporterait dorénavant (#égalitécastratrice ?).

Dans une société où le sexisme tente d’être aboli (on n’y est pas encore, je sais !), il semble logique de revenir aux accords de proximité ou d’accepter que la structure du langage évolue. Mais, en majorité, les académiciens ne sont pas de cet avis  et ne démontrent pas de proactivité ni même de reconnaissance vis-à-vis des hypothétiques évolutions de la langue française.

C’est étonnant, quand on sait que les suédois (encore eux !) ont introduit un pronom neutre (« her ») en 1966, afin de désigner « des concepts ou des objets asexués, mais surtout à émanciper le langage d’une vision du genre trop binaire ».

Voilà comment une société décide que la binarité n’est pas le seul cadre de perspective.
Et voilà pourquoi, en francophonie, il est tellement difficile de vivre avec des personnes qui ne se sentent pas résolument homme ou femme, car il n’existe aucun pronom dans notre langue pour les désigner.

Plus étonnant, une étude menée en 1980 avait démontré que les enfants parlant hébreu (dans cette langue, l’importance du genre des mots et des personnes est d’importance pour la grammaire, comme en français) avait une conscience de leur propre genre un an plus tôt que les finnois, dont la langue comporte des pronoms neutres et une distinction animé/inanimé, comme dit précédemment.
Autre fait étonnant : les enfants s’exprimant dans une langue dont les objets et les animaux n’ont pas de genre n’auront pas de confusion d’espèce, par exemple en croyant que LA grenouille serait la femelle du crapaud.
C’est un premier exemple de l’impact de notre langue dans la structuration de notre esprit.

Il en existe bien d’autres, comme la description des couleurs, par exemple.
Il semble parfois difficile pour un jeune enfant de rassembler les éléments bleus présents dans une pièce. En tant qu’adulte, nous avons appris que la catégorie « bleu » regroupe toutes les nuances. Mais pour les enfants, un bleu roi et un bleu turquoise ne sont pas dans la même catégorie, étant donné leur différence notable.
Les russes ont deux mots pour différencier les teintes de bleu… et cela les rend plus rapides dans la distinction des nuances de cette couleur.
De la même manière, certains peuples sibériens recourent à une trentaine de qualificatifs concernant la neige (forcément, à force dans les pieds, que dis-je, les jambes dedans !) alors qu’en français, nous n’avons que quelques mots tels que « poudreuse », « fraîche », « tassée », …

Ces différences dans les langues peuvent sembler anodines, cependant, elles se disséminent dans l’ensemble notre langage.  Elles ont ainsi un impact dans la perception de notre monde et de la formation de nos opinions.

Je reprends l’exemple fournit par David Louarpe, rédacteur de Sciences Étonnantes , concernant l’influence de la langue sur la perception de la culpabilité d’autrui.
En français, lorsqu’un verre échappe des mains à un individu (un accident donc), nous dirons aisément « Untel a fait tomber le verre », alors qu’en espagnol, il est courant d’utiliser une forme passive : « Le verre s’est brisé ». Puisque n’est un accident, il n’y a pas de mise en exergue d’un coupable de l’action.

 

Ok, tu vas me dire que la grammaire d’une langue à un impact… Mais quoi ? On a bien chacun une langue maternelle et/ou usuelle, on ne peut pas se confondre en néologismes et bouleversements arbitraires de la syntaxe.
Mais admets déjà que c’est un fameux changement de perspective de savoir que notre langue place d’ores et déjà un filtre face à nos perceptions.
Alors, quels autres filtres et conditionnements existent-ils et sur lesquels il est possible d’agir concrètement, dans notre manière de communiquer verbalement ?
J’en arrive au point principal de l’article : le vocabulaire auquel sont exposés les individus, dont les enfants !

 

Et si les mots n’étaient pas juste des mots ?

On l’a vu précédemment, la structure d’une langue et le vocabulaire impacte la perception du monde et la formation des opinions.

Mais si certains mots comportaient, intrinsèquement (considérant toujours l’ancrage culturel dont il est impossible de se défaire totalement), un signifiant ayant un impact sur la personne à qui ils sont adressés.

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Lors que nous nommons les différentes composantes de notre environnement, nous regroupons les singularités sous un terme commun. Nous catégorisons de manière à ordonner notre perception.
« Les nuages » rassemblent autant les cumulus, les stratus que les cirrus (merci wikipédia !). Cela vaut pour le terme mammifère qui conceptualise le fonctionnement reproducteur d’espèces aussi distinctes que les baleines, les ours et les humains !

Les mots sont ainsi plus des concepts que la volonté de prendre en compte la singularité de chaque élément. Et tant mieux, sinon nous prendrions beaucoup de temps  et nous mobiliserions une grande énergie intellectuelle pour nous exprimer si ce n’était pas le cas.
Te vois-tu détailler précisément l’espèce et de la teinte de la plante que ton ou ta conjoint.e doit arroser en ton absence ?

Cependant cela dénote que la langue ordonne le monde selon une taxinomie   conceptuelle.
Selon Bergson, les mots sont des étiquettes apposées sur les choses singulières. Pour citer cet article du Monde : « sans même que nous nous en rendions compte, notre langage classe, trie, distingue, rassemble, bref, ordonne le réel pour en faire un monde, si tant est que le monde (tout comme le cosmos grec), c’est précisément ce qui est beau parce qu’ordonné et non chaotique. Or ces catégories, c’est bien le langage et lui seul qui les institue : loin d’être tirées du monde, ce sont elles qui lui donnent sa forme et sa consistance. Cette convention ne nous semble naturelle que parce qu’elle est première, et exactement aussi vieille que notre monde, puisque c’est par elle que nous y venons ».

Quelques arguments qui font réfléchir intensément sur l’utilisation du langage… et surtout aux mots que l’on utilise avec les enfants.
Cela laisse à penser combien il est nécessaire d’enrichir le vocabulaire des enfants grâce à la lecture, à l’exposition aux évènements culturels mais aussi, et simplement, par la façon dont on s’adresse à eux !
Il n’est pas rare qu’un mot ait des synonymes. Souvent proche, mais pas forcément interchangeables.
Ce sont ces nuances qui vont permettre aux enfants d’élaborer une perception du monde plus fine. Un lapin n’est pas un lièvre.
Un sanglier n’est pas un cochon sauvage.
« Il pleut » n’est pas faux quand il bruine ou quand il « drache » pour les belges, mais cela dénote d’une réalité météorologique totalement différente.

Dès le plus jeune âge, il est possible d’étendre le champ lexical des enfants. Cela demande simplement que l’on surveille un peu sa façon de parler et, qui sait, d’avoir un vocabulaire un peu plus détaillé voire soutenu.

 

Caractériser le comportement des enfants

J’en arrive aux points sensibles de l’article… l’impact des mots sur la construction de soi.

Je suis certaine que tu as en mémoire la façon dont tes proches pouvaient te définir plus jeune : « c’est une enfance sage ! », « Elle est casse-cou ! », « C’est un Monsieur-Je-Sais-Tout ! », « Oh ! Tu fais ta timide ! », etc.
Quelle impression cela a créé en toi ?

mug monsieur madame
PS: Non, ce n’est pas une idée de cadeau!

Partie storytelling, j’étais l’enfant « bavarde, qui démonte tout, bruyante et menteuse.
Je me suis construite avec ces mots. TOUS mes bulletins de la maternelle à ma dernière année d’école secondaire (lycée) contenaient la même remarque : « Élève sans difficulté mais qui est bien trop bavarde ! ».
Encore aujourd’hui, j’aime parler. NON, en fait, j’ai BESOIN de parler, d’échanger, de communiquer. Le silence doit avoir un sens, sinon, cela me met mal à l’aise.
En classes, je m’ennuyais fermement. Ceci explique cela.

Pour l’aspect du mensonge, j’y consacrerai aussi un article explicatif, mais en somme : oui, comme tous les enfants vers 3 ans, j’ai commencé à raconter des histoires.
Je racontais, semble-t-il puisque ma mémoire me fait défaut, que ma mère m’avait donné des biberons froids (comble de la maltraitance dans l’esprit d’une enfant de 3 ans !) et que mon père était buveur (comble de l’horreur, déjà à cette époque-là !).
Il semble que mes histoires furent racontées avec tant d’aplomb et sans ciller, que cela décontenançait énormément mes proches… Qui me qualifièrent alors de « celle qui ment comme elle respire ». J’étais imaginative et manifestement, cela n’était pas toujours perçu comme une qualité.

Il s’avère qu’encore aujourd’hui, je suis susceptible de m’échapper de situations ou de trouver des excuses avec une facilité déconcertante. Cette capacité m’a constamment renforcée dans cette croyance que je suis « une bonne menteuse ». Alors que, soyons honnête, ce n’est pas un qualificatif valorisant…
Mon éthique personnelle m’interdit de mentir, mais toutes les vérités ne sont pas utiles à dire, n’est-ce pas ?

C’est étonnant que des caractéristiques d’une enfant se soient prolongées dans le temps de manière aussi intense. Tu pourrais te dire que mes proches étaient perspicaces et qu’ils ont ciblé très tôt ma personnalité…
Mais il y a une autre hypothèse bien étayée : il est probable que le fait qu’on m’ait attribué ces étiquettes m’ait conduite vers l’adoption de ces dites attitudes.
Cela s’appelle l’effet Pygmalion (théorisé par Rosenthal et Jacobson en 1968) : c’est le phénomène selon lequel les attentes d’autrui (parents, professeurs) affectent les performances et/ou l’attitude d’une autre personne (les enfants, les élèves, les étudiants).

Voici le principe en schéma :

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Dans leur expérience, elles mirent en scène un « test d’épanouissement intellectuel » que devait passer les élèves en début d’année scolaire. Ce test aurait permis de prédire le développement intellectuel des enfants. Les tests furent corrigés et les résultats mis à la disposition des professeurs.
Il s’avère que ces derniers étaient truqués et que cela servit juste la mise en scène expérimentale : elles classèrent les enfants en 2 groupes : les enfants « standards », 80% des effectifs, et ceux « à potentiel » représentant les 20% restant. Les enfants furent répartis dans chaque groupe de manière aléatoire.

Le fait d’avoir un groupe d’enfants « à potentiel » engendre, chez les professeurs, des attentes positives à leurs égards.
Afin de tester l’effet de leurs attentes, les enfants furent soumis à un test de QI à plusieurs reprises après le début de l’expérience (+4 mois, +8 mois, +20 mois… Oui, le biais d’analyse test-retest n’était pas pris en compte à l’époque. D’ailleurs, il a été questionné depuis, mais il s’avère que les résultats obtenus sont tout de même valides dans une large mesure).  Les chercheuses prises également en compte les évaluations quotidiennes effectuées par les professeurs.

Seulement 4 mois après le début de l’expérience, les enfants du groupe « à potentiel » avaient un QI plus élevé que la moyenne des autres enfants.
A partir de 8 mois, il y a entre 10 et 15 points de QI d’écart entre les enfants « à potentiel » et les autres (en sachant qu’on considère qu’un QI Standard =  100).
En outre, les évaluations des enseignant.e.s étaient plus positives pour les enfants « à potentiel ».

Cela démontre donc que les attentes positives  (et cela fut étendu aux attentes négatives par d’autres chercheu.r.se.s) engendrent une évaluation plus clémentes de la part des professeur.e.s mais aussi, que le QI de ces enfants est influencé favorablement !

Comment est-ce possible ?

D’abord, il s’agit de phénomènes qui dépassent la sphère consciente : les enseignant.e.s ont sans doute eu des comportements plus positifs envers les élèves prédits « à potentiel », comme des sourires, des encouragements, etc. Inconsciemment, ils auraient été plus attentifs à leurs apprentissages qu’à ceux des autres. Enfin, comme ils s’attendaient à ce que ces élèves-là aient des compétences particulières, leurs évaluations en furent impactées.

 

L’effet Pygmalion explique combien il peut être délétère de coller des étiquettes aux enfants. Ce sont souvent les attitudes jugées comme négatives par les adultes qui finissent comme étiquettes, et rarement les éléments positifs.
Tu comprends dès lors pourquoi dire à son enfant : « Tu es insolent.e/méchant.e/pénible/… »  n’aura pas d’effet positif à long terme. Bien au contraire, elle ou il pourrait intérioriser ce qualificatif et se conformer aux attitudes qui l’accompagne.

De plus, si tu entretiens dans ta pensée que ton enfant est pénible, violent, ou autre, tu auras de plus en plus de mal à te comporter d’une manière affectueuse… et cela, tout à fait inconsciemment ! C’est un cercle vicieux qui s’installe. Et personne n’en ressort heureux.

Au lieu de dire : « Mais qu’est-ce que tu es pénible ! », tu pourrais évoquer combien son attitude t’indispose par : « Je ne tolère pas que tu aies ce comportement ! ».

Enfin, les mots prononcés par les proches peuvent résonner longtemps au creux de l’oreille et avoir un impact sur l’estime de soi.
Si des qualificatifs négatifs clouent au fur et à mesure la confiance en soi des enfants (eh oui, comme veux-tu construire une belle image de toi à coup de « tu es infernale : bavarde, casse-cou et insolente ! », il s’avère que les caractéristiques perçues comme positives au premier abord ont, elles aussi, des incidences non négligeables.

« Tu n’es quand même pas stupide ! », « Tu es trop intelligente pour agir comme ça », « Mais enfin, fais un effort, je sais que tu peux le faire ! », etc.
Toutes ces phrases, qui semblent mettre en exergue la certitude du parent quant aux capacités intellectuelles de leur enfant, sont des manifestations claires pour l’enfant qui les reçoit qu’il n’a pas le droit à l’erreur. Les attentes positives peuvent, certes,  s’avérer plus favorables à long terme que des insultes, mais pas plus soutenantes pour sa confiance en soi.
Chaque échec ou expérience ne se déroulant pas comme prévu est alors soumise au jugement du « si j’avais été vraiment intelligent.e, cela ne serait pas arrivé ! ».
Un peu comme rien de profitable n’arrive derrière « Je ne suis pas raciste mais… », peu de qualificatifs sont bénéfiques après « tu es… » !

Afin d’accompagner les enfants dans la bienveillance et le respect de leur individualité, le principe est de revenir sur le comportement et non se fixer sur une perception de pseudo-personnalité.

 

Les jugements de valeurs de nos expressions

« C’est bien ! »

« Tu es grande, maintenant ! »

« Tu fais le bébé ? »

« Aller, mange ! C’est bon ! »

« C’est vraiment moche, ce vêtement ! »

Probablement, tu vas te reconnaître dans certaines de ces expressions (et moi aussi, parfois !). Tu dois te demander pourquoi je questionne le fait qu’on y ait recours…

Lorsqu’on s’exprime comme cela, cela met en évidence un jugement de valeur de la part du locutrice/locuteur.
Alors, évidemment, nous avons bien le droit d’avoir un avis sur les choses qui nous entourent.
Nous avons la possibilité de se lamenter sur la bêtise du voisin de droite, le comportement de la voisine de gauche, les choix de vêtements de nos proches ou encore le comportement indécent de telle ou l’autre personne…

Souvent, les phrases qui nous servent à exprimer cela sont courtes et incisives : « C’est moche ! » ; « Quel idiot ! », « Il est vraiment pénible ! », etc.

Mais qu’en retire-t-on vraiment ?
Qu’apportent dans nos vies ces jugements de valeur ?
Nous rendent-ils plus serein.e ou heureu.x.se ?

fact or opinion
« Fait ou Opinion: aide les enfants à déterminer si les phrases sont des faits ou des opinions! »

Les jugements de valeur formulés de telle façon sont des raccourcis de ce que contient notre esprit.
Et comme tous les résumés, ils perdent en détails.
Le problème est alors de se satisfaire de ce type de réflexion puisque cela empêche d’aller plus loin pour questionner ce qui plaît ou indispose dans une situation, par exemple.

Prenons une situation classique : le repas. Lorsqu’un met t’est servi, tu vas dire ce qu’il provoque chez toi. La plupart du temps, il s’agira de contentement ou d’insatisfaction formulé assez brièvement.
Mais cela ne précise en rien ce qui te plaît ou te déplaît dans le plat en question.
Ne serait-il pas plus appréciable pour celui qui se soumet aux jugements des goûteurs de savoir exactement ce qui est apprécié (ou pas) ?

En lieu et place de « C’est très bon ! » ou « Je n’aime pas ! », pourquoi ne pas spécifier : « j’aime beaucoup le mélange des saveurs et des textures ! » ou « A  mon goût, cela manque d’épices/cuisson/…. ».
La personne se sent dès lors moins jugée dans sa globalité et peut alors saisir le point précis de ce qui déclenche l’opinion.

Ce type de réflexions vaut aussi pour la relation avec les enfants. Il est profitable de leur permettre d’être des individus à part entière, il est préférable de spécifier ce qui nous fait réagir. Encore une fois, comme je l’ai précisé dans mon article « les récompenses, une fausse bonne idée ! », il vaut mieux s’orienter sur la description que sur les jugements de valeur.

« Je suis fièr.e de te voir monter ces escaliers ! »
« Je suis heureuse de te voir t’amuser avec ce jeu ! »
« Je vois que tu as du mal à être calme et j’ai du mal à recevoir tes émotions maintenant ! »

Ces réponses ne paraissent pas spontanées. Et je le conçois complètement !
Nous avons des automatismes bien ancrés. Le principe est de faire évoluer ceux-ci tout au long du cheminement qu’implique l’accompagnement des enfants vers leur épanouissement (et le nôtre simultanément !).
Donc, plus tu vas user de ce type de réflexion et de réactions, plus elles te viendront naturellement. C’est comme tout dans la vie, cela s’exerce !

Enfin, concernant l’expression même des jugements de valeurs, dans certains cas, il faudrait se questionner sur l’intérêt même de les exprimer…
Je pense souvent au principe de la passoire de Socrate :

Même si dans le quotidien, il ne s’agit pas de rumeurs, est-il vraiment utile d’exprimer ses opinions brèves, constamment ?
Parfois, il est bien intéressant de les garder pour soi et d’observer ce qui les déterminent en nous-même.
Cela permet d’apprendre beaucoup sur notre propre fonctionnement, des préjugés et des réactions automatiques qui nous habitent. Cela vaut d’ailleurs pour quasiment tout ce que nous prononçons. Dans une large mesure, nous pourrions faire passer davantage de messages bienveillants et positifs en décidant de revoir le lexique qui les composent.
« C’est une tuerie ! », pour évoquer quelque chose de très bon, peut être adapté en « Quelle explosion de saveurs ! ».

A côté de cela, il y a la possibilité (impératif dans mon cas !) d’avoir des ami.e.s ou des groupes de discussions sur facebook (par exemple) qui permettent de se mettre en mode « défouloir » !
L’objectif de ces moments est de libérer les tensions, de ne plus réfléchir à ce qu’on dit, de se défouler mentalement… Afin de pouvoir agir avec bienveillance le reste du temps !
#médisanceorganisée

 

Les surnoms, on en fait quoi ?

C’est un autre point sensible !
Je crois que la plupart des parents donnent des petits noms doux à leurs enfants, et ce, dès leur naissance : « Ma puce », « mon petit cœur », « ma princesse », « mon roudoudou », « chérinette », « mignonnette », « Blondinette », « amour de ma vie », « ma grande », « pipelette », etc.

Tu sais quoi, je plaide coupable ! Grandi avec une panoplie de surnoms, je reproduis ça allégrement… MAIS…

Je n’utilise que peu les pronoms possessifs, mal à l’aise avec l’idée de possession d’un être humain par rapport à un autre (même si je suis très fière qu’Elle soit ma fille !).
Cela dit, je remarque tout de même que je ressens une grande tendresse de la part de mes parents quand ils précèdent mon diminutif. Je suis heureuse que par ce petit mot, ils me signifient mon appartenance à notre famille.
Cette marque de reconnaissance est importante pour moi, dans l’histoire de vie qui est la mienne, par rapport à mes parents avec qui j’ai des relations agréables. Quelqu’un.e qui aurait des interactions tendues pourrait percevoir cette marque de possession comme une bride à sa liberté et un rappel à un environnement qui ne lui convient pas.
Tout est affaire de contexte et de perception personnelle !

Ensuite, j’évite radicalement les surnoms faisait référence à son âge, son intégrité psychologique, son statut de bébé (ok, j’ai du mal parfois à zapper le « bébé d’amour ! »… Mais ma mère m’appelle toujours comme ça, autant dire que je l’ai dans la tête !), à son genre ou encore à une caractéristique physique ou prétendument caractérielle.

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Pourquoi toutes ces restrictions ?

Parce que j’estime qu’elle a le droit de grandir sans avoir à être confrontée à un jugement de valeur clair puisqu’il s’agit d’une manière de la nommer.
Je ne sais pas comment elle vivra, à l’avenir, son rapport à son corps, et je ne souhaite pas l’impacter via des mots qui ne sont pas anodins comme « petit bidon rond », « joufflue », et d’autres parfois moins « mignons ».

Je ne sais pas non plus si elle vivra son identité de genre de manière à ce qu’elle corresponde au genre qui lui a été assigné à la naissance. C’est une fille, physiologiquement. Mais je ne suis absolument pas si elle se sentira fille ou si elle se sentira comme dans le « mauvais corps », ou bien si elle se définira comme non-binaire.
Dès lors, je ne compte pas lui compliquer la vie en l’affublant de surnom qui lui impose une identité de genre.

Ensuite, je n’utilise pas de qualificatif de son comportement, pour les moult raisons décrites ci-dessus : un comportement est davantage parlant qu’un caractère présumé… Je suis toujours étonnée d’entendre des parents appeler leur enfant « Mon petit râleur ».
Cela formule clairement la perception que les parents ont de leur enfant en général (et non plus juste exceptionnellement quand une attitude survient). Cela déclenche en cascade l’effet Pygmalion expliqué précédemment. Déjà affublé du surnom de « râleur », les parents s’attendent alors que leur enfant grommèle plus que le feraient les autres.  Cela engendre que l’attitude de cet enfant s’y conforme…
C’est un cercle vicieux en bonne et due forme.

Il en va de même avec les surnoms reprenant le nom d’une espèce animale. Si certains véhiculent des caractéristiques plutôt agréables (« chaton », « mon lapin », « ma grenouille »), d’autres sont bien moins valorisants (« mon crapaud », « petit veau », « petite pie »).
Outre le fait que cela part de l’imaginaire collectif par rapport à ces animaux-là, les enfants peuvent intérioriser le fait qu’ils auraient, eux-aussi, les caractéristiques négatives sous-entendues par l’espèce.

Enfin, il est nécessaire de prêter attention au recours que l’on fait des surnoms.
Souvent, les surnoms doux sont évoqués lorsque l’ambiance est bonne et détendue. Dès lors qu’une situation déstabilisante, le prénom est utilisé !
Qu’en est-il alors, dans l’imaginaire des enfants, du rapport entre démonstration d’amour et l’aspect conditionnel de celui-ci ?
Les enfants peuvent croire que dans les situations où le.s parent.s ne recourent pas à leur surnom doux, l’amour qu’ils leur portent est amoindri.
Dès lors, n’hésite pas à avoir des explications sur situations problématique/sérieuses en utilisant son surnom et aussi à l’appeler au quotidien par son prénom. De cette manière, lorsque les enfants entendront leur prénom, ils ne suspecteront pas un moment manquant de gaité !

Je ne sais pas toi, mais pour moi, mon prénom énoncé en entier me met toujours mal à l’aise. Je crois toujours qu’une information d’importance/grave va être évoquée, ou alors que c’est quelqu’un qui ne me connait ni d’Eve ni d’Adam qui m’interpelle. Comme quoi, ça laisse des marques !

Je tiens à préciser que, par le présent article, je ne souhaite pas propager l’idée qu’il ne faut plus utiliser de surnoms pour les enfants.
Il s’agit de conscientiser nos propos et de pouvoir réfléchir sur ces habitudes ancrées. Ces dernières peuvent être modifiées si nous nous rendons compte qu’elles peuvent être délétères. Les automatismes ne sont pas des fatalités. L’humain est doté d’une plasticité neuronale https://www.futura-sciences.com/sante/definitions/corps-humain-plasticite-cerebrale-15833/  incroyable qui permet de transformer nos compétences tout au long de la vie.

 

L’auto-observation comme outils d’accompagnement des enfants

Oui, on pourrait le mettre à toutes les sauces et pour tous les sujets. Observer la manière dont on réagit, comme si on était spectateur de soi-même, c’est le début de la remise en question et donc, du changement.
Mais c’est bien en s’auto-observant dans nos réactions et nos réflexions que l’on apprend de nous-même. Et cela sera le cas tout au long de notre vie.
Nous n’aurons jamais fini d’apprendre, c’est grâce à cela que la vie peut être passionnante et que nous pouvons évoluer !

Les précautions concernant le champ lexical sont d’autant plus importantes dans les premières années de vie des enfants.
C’est durant celles-ci qu’ils assimilent la syntaxe de sa/ses langue(s) maternelle(s), qu’il peut développer très rapidement une richesse de vocabulaire incroyable et, surtout, qu’il construit son rapport au monde (qui passe par les mots, comme je l’ai démontré largement).
En outre, les expressions ou surnoms faisant référence à du second degré n’a aucune plus-value pour un enfant de moins de 6 ou 7 ans. Jusqu’à cet âge-là, les enfants n’ont pas ou très peu accès à cette forme de (auto)dérision.
Je paraphrase Jane Nelsen (autrice de « la discipline positive », dont j’ai décrit l’ouvrage ici) : Les enfants comprennent tout, mais interprètent avec leur propre degré de développement cognitif et émotionnel.
Ils sont susceptibles de développer des croyances qui ne sont pas du tout dans les intentions initiales du/des parent(s). Mais leur croyances sont difficiles à déloger et peuvent leur causer de lourds questionnements existentiels : « Ma mère ne m’aime pas quand je fais ceci ou cela », « Mon père pense que je suis gros ! », « Je suis quelqu’un de méchant/insolent et mes parents ne m’aiment pas à cause de ça ! », etc.

Il peut suffire de conscientiser certaines actions pour s’engager sur une voie de recherche d’alternatives qui correspondent mieux à ce que nous voulons partager avec nos proches !

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« Va en avant et n’arrête jamais! »

J’espère que cette lecture aura pu soulever quelques éléments qui résonnent en toi.

Passe de belles fêtes de fin d’année, Lectrice/Lecteur Curieux !

A bientôt, en 2019, pour le prochain article !

 

Allaitement·Maternage proximal·Préparer la naissance

Les freins à l’allaitement : faisons-les sauter!

Souvent, il est évoqué ce qui est nécessaire pour qu’un allaitement se déroule au mieux (moi, y compris, dans cet article des clefs pour démarrer un allaitement).
Mais, autant de fois, sont minimisés les freins à la conduite d’un allaitement serein.

Ce sont les parents, la proche famille mais aussi les professionnel.le.s de santé (médicaux ou paramédicaux)  qui s’avèrent peu ou pas formé.e.s concernant l’allaitement.
Je propose dès lors un focus sur les étraves principales à la sérénité lactée, et les solutions à y apporter !

 

La confusion sein/tétine

Je suis stupéfiée du nombre de fois où je suis confrontée à des situations où cette confusion est délibérément ignorée bien que ses effets soient perceptibles clairement.
« Mon bébé fait bien la différence, il n’est pas bête ! »
« Après 3 mois, il n’y a pas de risque ! »
« Je ne suis pas sa tétine, hein ! »

Rappelons-nous que les tétines quelles qu’elles soient, n’existent pas à l’origine. Elles sont utilisées pour substituer le sein maternel (ce n’est pas le sein maternelle qui sert de tétine !).

Le recours au biberon pour compléter les apports alimentaires du nourrisson génèrent une aggravation des problèmes inhérents à l’allaitement. J’avance « aggravation » puisque la supplémentation n’a pas lieu si l’allaitement se déroule bien.
La dernière revue de littérature effectuée par la Leche League a mis en évidence cet effet et signale cependant que l’usage de tétine (sucette/tutute/suce/machin-chose en plastique qui s’accroche aux vêtements) ne démontre pas, avec les études actuelles qui doivent être complétées, de conséquences majeures lors du nourrissage au sein.
Malgré tout, il est nécessaire de conscientiser que l’utilisation de cette tétine pour calmer le bébé (utilisée comme « bouchon à bébé ») ou le recours à des bouts de sein en silicone peuvent engendrer une réduction de la fréquence des tétées. Or, le manque de succion (ou une mauvaise succion)  cause une diminution de la lactation et, à terme, un manque de lait qui peut mener à un sevrage précoce avec besoin de compléter grâce à du Lait Artificiel (ou Préparation Commerciale pour Nourrisson – PCN).

Enfin, il faut se remémorer qu’une confusion sein/tétine est une modification de la prise du sein, à cause d’une mobilisation de groupes musculaires différents et une alterations des réflexes archaïques. Ils sont aussi susceptibles de se désintéresser du sein car ils ne parviennent plus à s’en satisfaire tant pour se réconforter que pour se nourrir.

Lors de l’allaitement, dès que l’on aperçoit qu’un enfant modifie sa prise du sein, il est indispensable de se débarrasser de tous les substituts au sein maternel (tétine de biberon ou de sucette, bouts de sein en silicone, etc).

Par précaution, et dans la volonté d’un allaitement le plus serein possible, il est préférable de se passer de tétine et de biberon. Une confusion peut survenir à tout moment, d’autant plus facilement dans la première année de vie, mais cela peut se produire après la prise d’un seul biberon après l’âge d’un an.
Voici d’autres modes d’administration du lait, en cas de nécessité :
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Source de la revue de littérature effectuée par la LLL : https://www.lllfrance.org/vous-informer/fonds-documentaire/dossiers-de-l-allaitement/1942-da-119-le-point-sur-la-confusion-sein-tetine

Voici un article de MamanLune entièrement consacré à cette confusion : http://mamanlune.com/index.php/2017/05/25/le-biberon-la-tetine-les-bouts-de-sein-et-lallaitement-au-sein/

En train de vivre une confusion ? Voici des pistes pour y remédier, par Oummi-Materne : https://www.oummi-materne.com/confusion-sein-tetine-conseils-pour-reeduquer-la-succion-de-bebe/

 

Imposer un rythme ou une durée aux tétées

A leur naissance, les bébés découvrent la sensation de faim. En cas de bonne santé, ils rampent directement pour atteindre le sein. C’est totalement instinctif. Et dès le départ, cette « tétée de bienvenue » peut durer 2h, avec un bébé qui somnole après l’épreuve de l’accouchement.
Par la suite, les bébés vont avoir faim à chaque période d’ « éveil ». Ils vont avoir 3 besoins principaux : être au contact, se nourrir et éliminer.
Il n’y a dès lors pas lieu de restreindre l’accès aux seins à un enfant, ni à sa naissance ni dans les mois qui suivent, d’ailleurs. Les bébés savent de quoi ils ont besoin.
Il en va de même avec la durée des tétées : certain.e.s tètent très vite, d’autres prennent leur temps. Une mère peut, ou pas, avoir une hyperlactation et un débit de lait puissant, ce qui impacte forcément la durée des tétées.

Alors oui, un bébé peut téter toutes les 45 minutes, parfois toutes les 2h, parfois sans aucune régularité claire… Et ce n’est pas grave !
L’important est d’écouter les besoins que communique son enfant. Cela vaut également pour les bébés atteints de RGO (reflux gastro-oesophagien) : c’est un mythe de croire qu’il est nécessaire de laisser 2 ou 3h entre les tétées pour que le lait soit digéré. (voici un lien sur l’allaitement de bébés atteints de RGO : https://www.lllfrance.org/vous-informer/fonds-documentaire/dossiers-de-l-allaitement/1401-da-41-allaiter-un-bebe-souffrant-d-un-reflux-gastro-oesophagien )
Oui, pendant les 4 premiers mois, les bébés peuvent recracher un peu le trop plein (surtout en cas d’hyperlactation et de réflexe d’éjection fort – lait qui sort en jet). Je paraphrase la LLL : Avoir un bébé allaité du recrache du lait, tant que cela ne lui est pas douloureux, ce n’est qu’un problème… de lessives ! (PS : les bavoirs sont ainsi bien utiles, ainsi que les langes/tétras !). Pour d’autres articles sur les régurgitations des bébés : https://www.lllfrance.org/vous-informer/votre-allaitement/surmonter-les-obstacles/931-regurgitations-et-allaitement
N’oublions pas que l’alimentation des nourrissons est exclusivement liquide et que le cardia (Le cardia de l’estomac est l’orifice qui constitue la jonction entre l’œsophage et l’estomac) est immature à la naissance : le contenu stomacal remonte facilement dans l’œsophage.

anatomie estomac

 

Les douleurs inhérentes à l’allaitement (crevasse, érosions, etc.)

Lors des premiers jours de l’allaitement, il se peut qu’il y ait des inconforts au début de la tétée. Si cela n’engendre pas de blessure au niveau du téton, il est probable que l’inconfort se dissipe endéans les 15 jours.
Si la douleur est intense du début à la fin de la tétée et que, dès les premiers jours, le téton présentent des érosions et un début de crevasses : c’est que la prise du sein n’est pas correcte !
Il peut y avoir plusieurs causes à cela : naissance traumatique engendrant des blocages de la mâchoire, présence de freins restrictifs de lèvre et/ou de langue, mauvaise position du bébé, etc.

 

Voici comment doit se positionner le bébé pour assurer sa bonne prise du sein:

prise du sein bébé

Ici, un lien sur les freins restrictifs (qui sont coupés très facilement par les professionnel.le.s spécialisé.e.s) : https://mamanlune.com/index.php/2017/09/11/les-freins-et-lallaitement-le-bebe-qui-ne-savait-pas-teter/
Toujours concernant les freins, en cas de doute et d’accompagnement insuffisant au départ, voici un groupe Facebook de référence sur le sujet : Frénotomie et Freins : Support International https://www.facebook.com/groups/688846051316769/
Dans tous les cas, il est INDISPENSABLE de se faire accompagner aussi tôt que possible pas une consultante en lactation certifiée IBCLC. (voici un annuaire pour les trouver en France : http://consultants-lactation.org/annuaire-des-ibclc/ ; au Canada : https://www.ibclc.qc.ca/fr/ ; en Belgique : http://www.consultation-allaitement-maternel.be ; association européenne : https://www.elacta.eu/ )
Nous avons perdu les connaissances ancestrales nécessaires à la bonne mise en place d’un allaitement et du bon positionnement du bébé lors des tétées. Dès lors, l’accompagnement par une tierce personne formée permet de s’assurer que le bébé prend correctement le sein, garantissant un allaitement efficace et le plus agréable possible.

Lors de la « montée de lait » (qui peut avoir lieu de J1 à J4 voire 5 post-accouchement sans que cela soit anormal !), la pression inhérente à l’augmentation du volume dans les seins peut également engendrer des douleurs.
Dans ce cas-là, il ne faut pas utiliser de tire-lait (idéalement, sauf tire-allaitement exclusif –TAE) durant la mise en place de l’allaitement, soit les 6 premières semaines. Cela peut surstimuler le sein et amener à une hyperlactation induite.
Il est alors possible de se soulager en exprimant manuellement le trop plein (une vidéo te montre comment : https://www.youtube.com/watch?v=P63E5zzz5CA) ou par la technique du verre d’eau chaude (moins « technique » mais moins rapide https://www.youtube.com/watch?v=OVDx85D5RsI cela permet de soulager sans stimuler la production qui se met en place).

 

Le manque de lait lors des tirages

Il peut arriver qu’il soit nécessaire de tirer, ou qu’il soit conseillé (à tort) de le faire pour estimer la quantité assimilée par le bébé.
Or, ce qui est tiré n’est PAS représentatif de ce que la mère est susceptible de produire.
Les bébés sont faits pour téter alors que le tire-lait imite tant bien que mal.
En outre, il arrive régulièrement que les tire-laits ne soient pas efficaces (désolée, Kittet) et/ou que les téterelles ne soient pas à la bonne taille (eh oui, surprise : nous avons toutes des seins différents et il faut des embouts adaptés !) et cela impacte massivement le volume le lait tiré.
Petite blague physiologique : il est souvent nécessaire de changer de téterelles pour des plus petites après quelques mois … ! Ne crois pas forcément à une baisse de lactation, mais vérifie la taille de tes téterelles.
Donc, non, si tu ne tires pas suffisamment, ce n’est pas parce que tu ne produis pas assez !  Chassons ce mythe !

taille téterelle.jpg
Guide Medela

Voici un groupe Facebook très agréable pour la gestion des tirages et du du tire-allaitement plus globalement : les tires-allaitantes bienveillantes https://www.facebook.com/groups/1501753536777788/

 

L’introduction des produits laitiers
Outre le fait que l’on sache maintenant que la consommation de produit laitier (principalement de vache) a des effets controversés sur l’organisme (pour un résumé, ici https://www.sciencesetavenir.fr/sante/les-produits-laitiers-nos-amis-pour-la-vie_27560).
Le fait est que les adultes et les enfants après l’âge du sevrage naturel (entre 2 et 7 ans) n’ont métaboliquement plus besoin de lait. La plupart des adultes ne parviennent d’ailleurs plus à digérer aisément le lactose.
Eh oui, encore une fois, les lobbies agroalimentaires font grand bruit avec leur campagne de consommation de produits laitiers à tout crin…
J’outrepasse ici les explications concernant les produits laitiers spécialement dédiés pour les enfants qui sont des horreurs en terme de composition et à bannir dans tous les cas. Pourquoi ? Voici des bouts de réponse dans l’article « mon assiette, ma famille et moi ! ».

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Danonino de Danone…  8.5g/100 de sucre! Et… une controverse majeure sur la composition: http://www.leparisien.fr/societe/alimentation-food-watch-estime-trompeuse-l-etiquette-du-danonino-de-danone-01-03-2017-6722082.php

Dans le cas d’un allaitement, il est superflu de donner des produits laitiers puisque les enfants reçoivent déjà tout ce qui leur faut !

En outre, l’adjonction de produits laitiers peut engendrer un désintérêt progressif des enfants envers le sein. Tout ce que l’on ne souhaite pas, donc.

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La désinformation provenant des professionnel.le.s de santé

Ça pique un peu de l’écrire franc battant, mais c’est réel.

La part réservée à la formation des soignants concernant l’allaitement est très faible, voire quasiment inexistante (une pédiatre précisait que cela concerne 3 pages dans tout son cursus).
Autant dire que bon nombre sont totalement incompétents en la matière et propage simplement des « règles d’usage » occidentales mais totalement obsolètes.

 « Votre lait n’est que de l’eau/pas assez nourrissant/… »
« Après X mois, la nuit, iel n’a plus besoin de téter ! »
« Il faut espacer les téter ! »
« Il faut diversifier à partir de 4 mois ! »

Bref, concernant l’allaitement : avoir des réserves quant aux dires des professionnel.le.s qui vont à l’encontre des demandes de ton bébé, faire la beniouioui  et se référer systématiquement à une consultante en lactation IBCLC si tu penses devoir modifier quelque chose dans la conduite de ton allaitement!
Une pneumo-pédiatre, un.e kinésithérapeute ou un.e dentiste ne peut pas avoir toutes les spécialités, et ça vaut pour tous les professionnel.le.s. Il faut ainsi être indulgent.e.

Cela dit, une initiative rassemble des professionnel.le.s sensibilisés au maternage, au cododo à l’allaitement et à la bienveillance : le réseau grandit tout doucement. Voici la carte des pro déjà recensés : https://framacarte.org/fr/map/reseau-de-professionnelles-amies-du-parentage-prox_35361#6/44.965/-0.319

Et si tu es pro, tu peux t’inscrire sur ce groupe : https://www.facebook.com/groups/184793715764053/

Le site rassemblant tous les éléments arrivent bientôt !
Les habitudes familiales (rôle du père, participation de la famille au nourrissage, utilisation des tétines, etc.)

Le fait est qu’il y a souvent des familles de parents allaitant et des familles où le biberon règne en maître.
En outre, cela fait au moins deux siècles que la bien-pensance ordonne des préceptes qui ont transformé le rapport aux enfants, en les distançant et en minimisant les besoin corporels des enfants et de la mère.

Dans certains cas, un argument opposé à l’allaitement est que le père/partenaire/compagne ne peut s’investir auprès des enfants à cause de cela.
Certes, dans les toutes premières semaines, un bébé a besoin de passer de nombreuses heures au sein. MAIS il s’avère aussi que ce même bébé a besoin de dormir et d’être rassuré/porté quasiment constamment : et je pense que les bras de l’accompagnant.e sont disponibles pour cela.

Ensuite, avant de s’occuper de cet enfant, il y a une personne qui a besoin de la présence et du soutien du partenaire de vie : la jeune accouchée ! Que l’accompagnant.e mette tout son énergie pour rendre agréable le quotidien de la jeune mère, et elle/il trouvera une place de choix dans ce trio!
Très vite, les enfants auront des moments d’éveil longs…

J’ai comme l’impression que les jeunes parents/l’entourage a tendance à oublier que la période du nouveau-né est très courte ! L’alimentation est une part de la vie des enfants, comme pour tous les adultes, mais ne définit pas son être.

Enfin, il est tout de même particulier d’amoindrir la santé à long terme de son enfant pour des considérations d’égo de l’entourage qui veut tenir un biberon. Je rappelle les bienfaits de l’allaitement dans cet article.

Voici une petite série de BD qui explique bien le rôle de l’accompagnant.e au quotidien : https://www.facebook.com/firstsmileapp/photos/a.656948294431944/828099833983455/?type=3&theater

Il est cependant nécessaire de pouvoir entendre et discuter des perceptions des proches, et de comprendre leurs motivations. Pour t’aider, je te suggère cette lecture : « Comment faire en sorte pour que les gens acceptent mes choix ? ».

 

La course au bébé qui passe ses nuits

« Alors, il dort bien ? Il fait ses nuits ? »


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C’est surement une des questions les plus posées aux jeunes parents !

Le bébé d’humain a besoin d’apports alimentaires TRÈS réguliers. Le lait maternel est naturellement pauvre en calorie… Et cela a une explication physiologique.
Le bébé humain est dépendant de son environnement et  de ses référents, il a BESOIN de contact. Son organisme est prématuré (par rapport au terme de naissance des autres mammifères, principalement des primates dont nous sommes les plus proches) et il a besoin d’être dans un contact proximal afin de maintenir sa température corporelle, réguler son rythme cardiaque, sa tension artérielle et de s’assurer d’être en sécurité.

Un bébé n’a pas le métabolisme pour dormir des nuits de 12h sans réveil ! Ils ont besoin de d’hydrater très régulièrement et d’être en contact avec leurs référents.
Certains pourront dormir 4/5/6h de suite, vers 3 mois… Mais ce n’est pas la majorité, loin s’en faut !

Donc, non, il ne faut pas s’attendre à ne pas être « tranquille » la nuit. C’est le lot lorsque l’on devient parent !
Pour passer des nuits sereinement, voici un article sur le cododo.
Je rappelle que l’OMS recommande fortement de partager le sommeil de son enfant durant ses 6 premiers mois de vie au moins, pour limiter les risques de mort inattendue du nourrisson.

Alors non, point de farines/céréales pour bébé donné dans un biberon de manière à la gaver avant la nuit… C’est dangereux pour sa santé et ça ne correspond pas à ses besoins.
Le sommeil est une acquisition lente et fluctuante jusqu’à l’âge de 3 ans.

Autant le savoir et s’épargner des recherches de solution alors que la seule chose qui vaille est de suivre le rythme de son enfant. Promis, ça passera !

Si tu estimes que ton bébé a un trouble du sommeil, il est nécessaire de consulter. Il est possible que des traitements alternatifs comme la chiropractie, l’ostéopathie et la kinésiologie te viennent en aide.

La pression sur la prise de poids et la prescription de complément de lait artificiel

« Madame, votre enfant n’a pris que 300g ce mois-ci ! »
Oui, et ?

pèse bébé

Il arrive que certains médecins adorent catégoriser les enfants grâce aux normes (et la courbe des carnets de santé n’est pas celle des bébés allaités, qui est différente des courbes des bébés nourris aux laits infantiles).
Il faut qu’il prenne un grammage particulier quotidiennement (20/25g/jour) et que la courbe soit suivie de manière stricte, que la croissance des enfants corresponde à ce qui est attendu… sinon c’est à cause de l’allaitement !

D’une part, certains enfants continuent à grandir et grossir mais plus doucement que le montre les normes. Ils sont pourtant en plein forme.

Ensuite, il y a des enfants qui ont des cassures dans la courbe et il est nécessaire de savoir pourquoi. Ça peut être un signe de la présence de freins de lèvres et/ou de langue restrictifs, mais aussi parce qu’ils ont été atteints de diverses maladies, qui impactent la croissance. Un enfant malade ne prend pas voire perd du poids.

Dans tous les cas, il y a des solutions. Rapproche-toi d’une consultante en lactation certifiée IBCLC ou change de pédiatre afin d’avoir un autre avis !

 

La reprise du travail

Dans l’inconscient populaire, la reprise du travail sonne la fin de l’allaitement. Certains articles web vont même promouvoir cette idée, occultant volontairement les possibilités et les droits des femmes de pouvoir allaiter en travaillant !
Dans la plupart des pays, les femmes ont la possibilité d’avoir 1h/journée de travail pour tirer leur lait. Elles doivent avoir accès à un local propre qui peut servir à cette action.

Oui, l’allaitement non écourté est possible malgré une activité professionnelle.
Encore une fois, je te conseille le groupe déjà cité ci-dessus : les tire-allaitantes bienveillantes mais aussi « reprise du travail en allaitement exclusif ». https://www.facebook.com/groups/allaitementtravail/

 

Les traitements médicamenteux

« Je dois me soigner/me faire opérer, je ne peux plus allaiter ! »

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Il est possible que certains traitements ou interventions soient réellement incompatibles avec l’allaitement (traitement de chimiothérapie, par exemple).

Pour les traitements temporaires, il est fort probable qu’un traitement compatible avec l’allaitement soit disponible.

Afin de vérifier si la prescription médicale peut être compatible avec la poursuite de l’allaitement voire d’obtenir une alternative : les sites du CRAT http://lecrat.fr/ et de e-lactantia http://e-lactancia.org/ sont disponibles). N’hésite pas à demander aux soignants de vérifier sur ces ressources avant de composer ta prescription.

 

La diversification précoce (et la préférence à donner des aliments plutôt que du lait avant 1 an)

Je rappelle qu’il est totalement contreproductif de diversifier avant que le bébé ait 6 mois. Ce n’est pas de moi, mais de l’OMS. Je pense qu’on peut leur faire confiance !
Voici un article qui relate la nutrition du bébé durant sa première année de vie.

Comme je le précise dans ce lien, il est nécessaire de privilégier les apports de lait par rapport à la nourriture. Le sein/lait doit être présenté avant les repas de manière à assurer aux enfants leurs apports.
Au fur et à mesure, les quantités caloriques vont pencher du côté des aliments solides.  Cependant, jusqu’à un an, le lait doit encore compter pour au moins 50% des apports. La composition du lait maternel est optimale pour la santé du bébé afin d’assurer son hydrater et de soutenir son système immunitaire.

Il y a une pression énorme sur la diversification des enfants, comme si un bébé qui ne mange pas des quantités normées à l’âge de 7/8/9 mois était forcément en mauvaise santé.
Il s’avère que certains enfants ont de l’appétence pour les aliments solides dès 6 mois (si tu as l’impression que ton enfant est intéressé par l’alimentation avant, sache que c’est normal : les enfants sont interpellés par cet acte récurrent dans la vie des référents. C’est une volonté de mimétisme. Cependant, son métabolisme n’est pas prêt à recevoir d’aliments). En revanche, d’autres commenceront plus volontiers que vers 12 mois et sont tout de même en parfaite santé.
La seule carence « classique » des bébés allaités (oui, dans les Laits Artificiels, ils mettent pleins de compléments, histoire de se targuer d’être corrects à minima) est celle de la carence en fer (parfois en zinc).
Tu peux alors proposer à son enfant, plusieurs fois par jour, des aliments riches en fer, en les associant avec des aliments riches en vitamine C qui aide à son assimilation.

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La grossesse

Comme dernier point, la grossesse qui peut induire un sevrage.

En effet, les bouleversements hormonaux inhérents à la grossesse peuvent provoquer différents phénomènes : une modification du goût du lait, des douleurs durant les tétées et une aversion pour la mère enceinte.

Cela ne vaut pas dans tous les cas. Certains enfants continuent à téter malgré la grossesse et cela se déroule sans trop d’encombres vers un co-allaitement (en sachant que le lait s’adapte aux enfants les plus jeunes et qu’avec deux enfants qui tètent, la production va s’adapter !).
Cependant, dans le cas de grossesses très rapprochées (qui ne sont guère conseillées pour le corps de la femme), il faut savoir que c’est un risque à prendre pour le bébé encore allaité qui a réellement besoin de lait jusqu’à 2.5/3 ans.

Ce risque de sevrage induit par la grossesse rappelle également que l’allaitement n’est absolument pas un contraceptif fiable : il est possible de tomber enceinte avant même le retour de couche (puisque celui-ci est précédé d’une ovulation).

Bref, un allaitement étant enceinte est peut-être l’explication à cet étrange constat  des vêtements d’allaitement qui sont presque toujours conçus pour les femmes enceintes ! 😉

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Grâce à cette lecture, et à celle des clefs pour démarrer un allaitement, te voilà parer à mener à bien ton projet d’allaitement !

Je te souhaite plein de bonheur dans cette fin d’année.

A très bientôt, Lectrices et Lecteurs Curieux !