Communication Non-Violente·Préparer la naissance

Et si on prenait le temps ? La grossesse

 
« J’ai pas l’temps ! », disais-je en courant d’une tâche à une autre.
A vrai dire, je prenais du temps pour certaines tâches d’importance à mes yeux… Mais je me sentais oppressée par les autres que je devais caler dans mon agenda.

« J’ai pas l’temps ! » de faire toutes les tâches qui me permettraient d’avoir plus de visibilité et des articles plus aboutis en design (et je ne parle pas du visuel médiocre de mes sites … Ah ah ah !).

Nous sommes dans une société où l’oisiveté est mal perçue. Il est nécessaire de communiquer qu’on est « busy ». Et le pire, c’est qu’on a tendance à charger nos agendas voire ceux des enfants de moult activités : des séances de sport, des cours de ceci ou cela, des évènements de réseautage et évidemment, le travail qui doit occuper une place principale.

Je vous propose une série de quelques articles sur la question du temps autour de la périnatalité et de la parentalité.

Cet article traite de la période de la grossesse. L’article suivant traitera du post-partum et le troisième de la vie avec un enfant de moins de 3 ans. Ultérieurement, je rédigerai aussi un article sur le rapport au temps en fonction des âges des enfants. Bref, un programme qui prendra… du temps !

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Le temps de la grossesse

Dans la vie, la période de la grossesse est une forme de parenthèse, surtout pour une primipare qui n’a pas d’autre enfant à prendre en compte dans son quotidien.

Ces instants nécessitent un suivi particulier : les rendez-vous gynécologiques ont lieu régulièrement.
Et déjà à ce moment-là, la question du temps qu’on accorde à cette grossesse se représente par les accompagnements à la naissance que les futurs parents décident ou non d’effectuer.
Certain.e.s ne vont pas avoir besoin d’investir la grossesse et ce futur bébé, et donc ne pas y consacrer un temps défini par des rendez-vous supplémentaires. D’autres vont multiplier les séances de préparation en mixant une préparation classique, de l’haptonomie, du chant prénatal et des ateliers isolés sur divers thèmes.
Bien sûr, je grossis le trait des deux extrêmes.
Cela dit, le « profil » des futurs parents aura probablement un impact sur le post-partum.

Durant la grossesse, le temps mental accordé à la grossesse ou au futur bébé peut être un révélateur du vécu parental. Certain.e.s vont être dans la fuite en avant, sans y consacrer une énergie mentale volontaire durant les premières semaines, par crainte d’une fausse couche.
L’absence totale de place psychique laissée au bébé se ressent sur le corps… C’est ce qui se produit également dans les cas de déni partiel ou total de grossesse. Je développerai ce sujet dans un article ultérieur.

L’investissement émotionnel et psychique de la grossesse va être différent en fonction du parcours pour parvenir à ce point : Est-ce un bébé surprise ? Une grossesse venue après un parcours de Procréation Médicalement Assisté ? Un bébé qui s’est installé alors qu’on l’avait cordialement invité ?
Chaque femme va vivre la grossesse de manière singulière. Le vécu durant le premier mois n’est pas celui du dernier mois, d’ailleurs.
Il est plus facile de « l’oublier » (ou même carrément, de ne pas s’en rendre compte) au début alors que le principal intéressé se rappelle à nous par son ampleur et ses mouvements, par la suite.

 

Au commencement…

Parfois, les débuts d’une grossesse amènent des sentiments ambivalents envers celle-ci : la joie, la peur, la surprise,…
Ce bébé tant désiré va devenir le siège d’attentes et la crainte de le perdre ou qu’il ne soit pas en pleine santé peut devenir paralysante.
A contrario, dans le cas de grossesse « surprise », la panique peut être le premier sentiment. D’ailleurs, à la suite de cela, un sentiment de culpabilité pourrait naître « Parce que je ne l’ai pas accueilli dès le départ ».

Il est nécessaire de replacer les choses dans leur contexte. Je vais être claire sur le sujet : ce n’est pas parce qu’on a déjà des enfants que les femmes sont contraintes de garder un embryon qu’elle ne désire pas. Ça vaut aussi pour les femmes installées. La maternité n’est pas obligatoire si on ne la désire pas. Je ne suis pas partisane de la croyance que le destin amène sur notre route ce qui est « bon » pour nous. Je suis adepte du choix. C’est dit !

C’est propre à la perception de chacune et au contexte de sa vie. Il est nécessaire d’y consacrer un temps de réflexion. Tant un enfant qu’un avortement ne se vit pas sans conséquence.
Parfois, la réaction est expéditive : c’est une surprise mais quelle joie ! Mais l’inverse aussi, « Oh ! Non ! La venue d’un (nouvel) enfant serait une catastrophe ! ».
Les deux sont audibles. Les deux sont vrais. Les femmes doivent décider, et pour se faire, elle peut consulter des professionnel.le.s capables de les écouter SANS LES INFLUENCER ou leur faire une leçon de morale.

 

Le vécu d’une grossesse qu’on poursuit…

Une fois que la grossesse a pris sa place consciente dans l’esprit de la future mère, le rapport à cet embryon/fœtus va dépendre des symptômes associés. Certaines ne vont pas ressentir grand-chose : ce qui les inquiètera… Et d’autres vont se voir affliger de nausées, de tachycardie, de maux divers et variés. L’ampleur de ceux-ci impacte le quotidien, et déjà là, la question du temps se pose. D’ailleurs, l’inquiétude sur la pérennité de la grossesse pourra ressurgir aussi quand les symptômes classiques du 1er trimestre s’en iront.

« Oserais-je prendre du temps pour MOI maintenant ? ».
Dans le rythme effréné de la vie active, il est parfois difficile de s’octroyer du repos alors que ce n’est que le début de la grossesse. Or, le premier trimestre est bouleversant pour le corps féminin !
Sans gêne aucune, je vous suggère de vous écouter paisiblement en n’oubliant jamais qu’un travail ne vous garantit pas du bien-être. Par contre, c’est le cas lorsque l’on prend soin de soi et que l’on s’autorise à être attentive à nos sensations.
Beaucoup de femmes vont déjà investir la grossesse et chercheront des solutions pour apaiser leurs maux, ou investiront du temps pour comprendre en détails ce qui se passe en elles.
Il faut avoir en tête cela : dès le départ, les femmes octroient du temps à cet enfant qui n’est pas encore là, parce que c’est en elles que tout se joue.

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Dans le couple, il va fréquemment se produire une distinction claire de la réalité vécue. Une personne est enceinte, pas l’autre.
Souvent, c’est la femme enceinte qui va investir massivement du temps dans l’élaboration mentale de la suite de la grossesse, de l’accouchement et de la vie avec un enfant.
En témoignent les nombreux groupes facebook sur la grossesse et les sujets afférents à l’enfance, majoritairement animés par des femmes enceintes ou devenues mères.
Il y a quelques groupes de futurs pères/coparent.es, comme Papallaitant.
Mais un schéma classique est que le père ou la coparente soit incité.e à agir par la femme enceinte pour s’informer à tel ou l’autre sujet, puisque c’est elle qui les débusque !

Bien sûr, dans certains cas, l’autre parent peut également s’impliquer activement et faire de la grossesse un sujet central de sa vie. Je le souhaite d’ailleurs à toutes les femmes enceintes, en couple.
Mais ce n’est pas encore la majorité, parce que le préjugé social veut que ce soit la femme qui perde des neurones (vous n’avez jamais entendu parler du SNU ? Le syndrome du neurone unique) car elle ne pense qu’à son bébé (je parle au singulier, mais pour les grossesses multiples, ça multiplie les questionnements !).
Comme la femme enceinte vit concrètement l’évolution de la grossesse dans son corps, il y a une certaine tolérance à ce que son attention soit dirigée vers ce petit-être.
D’ailleurs, à partir du moment où la grossesse est annoncée, la question posée à une femme enceinte est : « Et alors, comment ça va le bébé ? ».
Question aussi frustrante qu’incompréhensible.

La plupart du temps, la femme enceinte vit avec ce même questionnement qui n’est rassuré que lors des moments de consultation.
Moi-même, j’ai toujours répondu : « A priori, oui ! J’ai eu une écho il y a X jours et ça allait ! ».
Mais l’absence de certitudes peut amener des angoisses massives. Là, aussi, le vécu de chacune est indispensable à prendre en compte.
Il ne convient pas de balayer les craintes d’un revers de la main : au contraire, il s’agit d’une occasion de les travailler, avec un accompagnement, de manière à faire émerger ce qui se cache derrière.
C’est un des manques des préparations à la naissance, selon moi… Que j’espère pouvoir combler grâce à mes écrits et mes futures consultations.
Les craintes qui surviennent pendant la grossesse sont la plupart du temps normales, mais on en parle peu… Parce que cela soulève des sujets difficiles comme la mort, les malformations, la prématurité, etc.
Les ami.e.s et conjoint.e.s préfèrent rassurer la future mère… Mais les appréhensions ne sont pas entendues en tant que telles et peuvent croitre.
Alors il est possible de trouver des groupe, sur facebook par exemple, où ces sujets sont abordés. Ceux-là, et d’autres… Parfois pires, ce qui amènent des peurs encore plus diversifiées !

A titre d’exemple, j’étais moi-même sur un groupe traitant de la PMA. J’y ai appris certaines choses… Mais cela a généré des doutes que je n’aurais jamais eu autrement. Par exemple, j’ai eu peur de la douleur inhérente à un examen spécifique (l’hystérosalpingographie, finalement, presque indolore, grâce au MEOPA  sûrement mais aussi grâce aux soignants tellement attentifs et drôles… Cet examen à lui seul mériterait un article en mode story telling, tellement j’en ai ri !).
Ensuite, j’ai entendu parler d’œuf clair. Je ne savais pas du tout ce que c’était … Et ça m’a fait anticiper ma première échographie par crainte que ma grossesse ne soit pas évolutive.

Après cela, j’ai compris.
Je ne voulais plus être exposée involontairement à des informations anxiogènes. Mais il me manquait un certain soutien, une écoute, un échange, des informations objectives…
Parce que la préparation à la naissance avec une sage-femme ne commence que vers le 5eme mois, en général.
C’est parfois long, 5 mois, seule dont 3 mois à avoir peur d’une fausse-couche et 4 mois avant de savoir si le bébé est bien viable sans malformation. Du moins, c’est comme ça que MOI, je l’ai vécu.
C’est un vécu parmi tant d’autres.
Mais il n’est pas à négliger ou à taire.
Dès le début, il est possible d’être entendue. Seule ou en couple,  d’ailleurs.
Je suggère d’ailleurs aux femmes de consulter parfois avec leur conjoint.e pour que soit entendu ce qui se joue pour elles.
C’est un premier temps à prendre, ensemble. Il n’est pas question d’une thérapie de couple, mais d’aider le couple à entrer dans la parentalité et donc, le fait que tout est et sera perçu différemment… puisque ce sont 2 êtres distincts.

 

Un coup de tonnerre ?

Il y a des grossesses moins agréables que d’autres… plus stressantes.
C’est le cas des grossesses avec Menace d’Accouchement Précoce (MAP), où les femmes vivent des contractions très tôt, ou que le col se modifie.
Certaines femmes ont droit à un cerclage du col, pour le maintenir  fermé mécaniquement.

Ces grossesses impliquent que les femmes se reposent voire soient totalement alitées.
Ce sont des périodes effroyables pour les femmes enceintes sujettes à ces problèmes.
Il y a les peurs vis-à-vis du bébé mais aussi le vide que cela crée dans la vie : la plupart du temps, les femmes alitées seront souvent seules. Elles consacrent leur temps à préserver leurs bébés.
Ce sont des moments qui vont être consacrés à la recherche d’informations et, à l’heure actuelle, à un grand temps passé sur les réseaux sociaux. Je parle des effets passés derrière les écrans dans cet article.

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Il est profitable pour les futures mères « à risque » de chercher le moyen de s’entourer et prendre soin d’elle.
Si le canapé et le lit deviennent les « meilleurs amis », il est possible de faire venir le monde à soi !
Fais venir tes ami.e.s avec des denrées alimentaires, pareil pour les coiffeu.r.ses, et autres services à la personne dont tu aurais envie.
Ensuite, il peut être profitable d’être accompagnée par une personne qui viendrait consulter à domicile. Diverses pratiques peuvent être profitables : la méditation en Pleine Conscience, mais aussi la sophrologie, par exemple.
Les périodes d’alitement sont des tensions permanentes tant physiques que psychiques. Il n’est pas bénéfique d’enfouir ses craintes et de mettre un masque de façade. Oui ! C’est difficile à vivre car toute la vie est bousculée, du jour au lendemain, sans préambule.

Dans ces situations-là aussi, il est nécessaire de prendre en compte les différences de perception au sein du couple.
Les futures mères et leurs bébés passent leur temps en tête à tête, et toute l’attention est fixée là-dessus. Il est fort probable que les futures mères soient tendues par cette situation et comme je l’ai évoqué précédemment, elles dédient beaucoup de temps à chercher des informations sur leur situation, mais aussi sur l’après-naissance.
Il est ainsi indispensable que les conjoint.e.s prennent conscience de cela et mettent de l’énergie à rejoindre les femmes dans leur vécu.
D’une part, il est nécessaire que les accompagnant.e acceptent d’entendre l’état émotionnel mais aussi de le prendre réellement en compte au quotidien. Par exemple, il serait opportun de se hâter à retrouver sa compagne après le travail… Voire même de demander à pouvoir effectuer du télé-travail pour rester avec elle régulièrement.
Ensuite, il est indispensable qu’ils/elles cherchent à acquérir les connaissances que les femmes ont glanées au fur et à mesure de la journée. C’est aussi un temps quotidien qui peut être utile pour se reconnecter ensemble à l’état de grossesse.
C’est plus simple pour une femme de parler des connaissances qu’elle a récolté si on lui demande ce qu’elle a découvert… plutôt qu’elle ne soit dans une relation unilatérale de pourvoyeuse d’informations « non sollicitées ».

Dans cette situation particulièrement (même si cela peut valoir pour tous les couples hors MAP ou alitement), je peux suggérer que des séances d’haptonomie soient pratiquées.
Ces séances permettent de se communiquer avec les enfants au-delà du stress de l’alitement mais aussi pour aider les conjoint.e.s à s’investir pleinement.
Ces propositions par rapport à la communication  se valent aussi à la période (en France) où les femmes sont arrêtées en fin de grossesse.

Enfin, durant ces périodes d’arrêt de travail, j’inciterai vraiment les femmes à s’investir dans une activité « créative ».
Cela peut sembler fou, mais il n’est pas nécessaire de combler le temps par de l’utile. Au contraire, ce temps peut être mis à profit pour se (re)découvrir des passions manuelles.
En tout cas, il ne peut être que profitable de faire quelque chose qui te rendra fière de toi : écriture, vidéo, puzzle, tricot, couture, calligraphie, coloriage de mandala, gravure sur bois, …
Nombreuses sont les options afin de prendre le temps et de déconnecter l’empressement du quotidien.

 

« Tu bouges beaucoup trop… Quand est-ce que tu sors ? »

La date de ton terme s’approche.
Electrochoc à J-31 : dans moins d’un mois, il y aura quelqu’un de plus. Et l’accouchement. (Je te glisse un article sur la façon d’avoir l’accouchement que l’on souhaite).
Cela fait quelques mois que les mouvements sont perceptibles et qu’ils deviennent de plus en plus visibles.
Pour certaines femmes, ces sensations engendrent de l’inconfort. Pour d’autres, c’est étonnant ou plaisant.
Dans tous les cas, avec les smartphones à proximité, je te peux que proposer d’en faire des vidéos.
A tout le moins, je te propose de prendre le temps de ressentir tout cela, d’essayer de distinguer les mains, les pieds, les mouvements et la position du fœtus.
Tout au long de la grossesse, en palpant doucement l’utérus, il est possible de détecter l’évolution de la grossesse et de la position du fœtus. Je me suis étonnée de sentir très vite une boule en bas à droite, et que celle-ci migre ensuite vers la gauche, avant de s’étendre totalement.

Il est souvent conseillé de parler au fœtus. Je pense sincèrement que cela dépend de la sensibilité de chacun. Certaines personnes trouveront ça étrange de parler à un ventre mouvant (ou pas) et d’autres le feront naturellement.
Dans tous les cas, il peut être utile de s’arrêter sur les moments joyeux ou difficiles et de verbaliser ce qu’il se passe. Il est connu maintenant que les fœtus perçoivent les états émotionnels de la mère. Autant miser, dès le départ, sur la transparence : c’est un bon exercice pour la suite, lorsque le bébé sera dans tes bras.

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Dès que les mouvements deviennent perceptibles, je te suggère de prendre le temps matin et soir (au moins) de te connecter à ce petit-être.
Il s’agit simplement de prendre le temps de lui dire Bonjour et Bonne nuit, en attendant sa réponse.
Parfois, la crainte de ne pas le sentir survient. Dans ces cas-là, il est possible d’avaler un aliment sucré et de se coucher sur le côté gauche (cela favorise les échanges sanguins).
Sans alarmisme, il est nécessaire d’être attentive aux mouvements fœtaux et consulter en cas (d’impression) d’immobilité depuis quelques heures. Les précautions dépendent du stade de la grossesse.

Enfin, il arrive que les maux de grossesse s’accroissent en fin de grossesse. La pression utérine engendre quelques joyeusetés originales (j’en parle dans cet article : « Si j’avais su… sur le corps et la tête d’une femme enceinte ») et parfois, il tarde aux parents que l’enfant  sorte de sa cachette.
9 mois, entre 37 et 42 semaines de grossesse, dans la plupart des cas, c’est court. Et c’est à la fois très long.
Là encore, les dernières semaines de la grossesse sont des moments idéaux pour se prêter aux exercices de respiration et de Pleine Conscience.
Ces moments sont inédits. Ils sont uniques et indicibles.
Ces deux corps qui ne sont encore qu’un ne seront plus jamais aussi proches. Autant ancrer ses sensations durablement…

Et qui sait, pourquoi pas les écrire ?
D’ailleurs, tout au long de la grossesse, l’écriture peut être un média vers ses émotions mais aussi pour partager ses sensations avec le/la partenaire et l’enfant, quand il sera plus grand.
Personnellement, j’ai fait un carnet de bord de ma grossesse… Et je continue à rédiger les péripéties quotidiennes.
Le temps nécessaire pour inscrire les faits, les choix, le décours des évènements permet de se recentrer et d’expliquer clairement ce qui est parfois difficile à dire. En outre, l’écriture permet de garder une trace qui ne sera pas modifiée dans le temps comme le sont les souvenirs.

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En bref, à toi future maman ou future femme enceinte, ne t’oublie pas. Prends le temps d’être, de ressentir, d’inscrire et de vivre intensément.
Rares sont les actions qui pressent réellement.
Penses-toi comme un temple qui construit la beauté de la vie :
Prends soin de toi en te nourrissant sainement.
Prends le temps de te reposer.
Prends le temps de ressentir.
Prends le temps de partager… et, si cela te concerne, incite ton/ta conjoint.e à te rejoindre dans ces temps de connexion.

A très bientôt pour de nouvelles curiosités !

Si tu t’intéresse à cette notion de « prendre le temps », je t’invite à découvrir le « slow parenting » via le nouvel ouvrage de Chloé Blin-Maginot  : Vivez une parentalité Slow.

parentalité slow

 

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Éducation bienveillante·Communication Non-Violente

Réponse au reportage d’Envoyé Spécial « Burn Out Parental »

Aujourd’hui, j’ai regardé le reportage d’Envoyé Spécial sur le Burn Out Parental.
De prime abord, j’étais ravie que l’on parle de ce sujet et de la parentalité à une heure de grande écoute dans un magazine d’enquête !
Je suis une consommatrice avide des enquêtes d’Elise Lucet. Je les trouve souvent bien menées et aussi franches que caustiques pour ceux mis en cause.

Malheureusement, dès l’introduction, j’ai été étonnée du ton donné de ce reportage : « (…) Dans certaines familles, gérer les enfants est devenu un cauchemar. » Le tout, sur des images d’enfants qui hurlent et de parents qui soulèvent leurs enfants.
Je m’étonne, car je pensais qu’on parlerait du Burn Out Parental, et non… des problèmes que rencontrent les parents dans l’éducation (je préfère d’ailleurs « accompagnement », comme terme) des enfants.
Heureusement, le sous-titre reste « Quand les parents craquent ! ». Tout de même, on écarte les enfants de la responsabilité de l’état de leurs parents.
Mais cela ne dure pas ! Après cela, la question posée est : « Comment se débarrasser de la culpabilité d’être un mauvais parent ? ».
La formulation est pour le moins maladroite : la question n’est pas que de se débarrasser de la culpabilité de nos attitudes, mais de changer lesdites attitudes lorsque c’est nécessaire.
La culpabilité a une fonction : elle œuvre pour que l’on modifie ce qui nous pose problème. Bien évidemment, la culpabilité excessive est néfaste. Mais ressentir de la culpabilité lorsqu’on a eu une attitude qui atteint nos critères moraux n’est pas vain : cela permet de réfléchir sur des alternatives. Les personnes en Burn Out Parental ont souvent une culpabilité excessive qui les conduit à des conduites dont elles ne s’imaginaient pas capables. Alors oui, traitons la culpabilité mais aussi les causes!

Toutes ces maladresses de langage et les perspectives prises dans le reportage sont les raisons pour lesquelles je souhaite opposer une réponse à ce reportage.
Il démontre un triste amalgame : ne pas différencier clairement le ressenti des parents et l’attitude des enfants.
Tout au long de ce reportage, les spectateurs sont amenés à penser que les enfants exposés sont vraiment insupportables avec leurs parents et que c’est pour ça que le.s parent.s sont dans un état d’épuisement.
Or, l’état de Burn Out du parent n’est pas en lien direct avec l’attitude des enfants, mais plutôt avec son propre état d’esprit par rapport aux enfants !
Les enfants ne sont pas insupportables, ce sont les parents qui ne les supportent plus.
La nuance est indispensable.

Je rappelle la définition du Burn Out Parental, prise à l’UCL (Belgique) qui a mené la seule grande étude sur le sujet :
« C’est un syndrome qui touche les parents exposés à un stress parental chronique. Le burnout se manifeste par le sentiment d’épuisement (être épuisé, vidé, que ce soit au niveau émotionnel, cognitif et/ou physique), la distanciation affective avec les enfants (le parent n’a plus l’énergie de s’investir dans sa relation avec ses enfants), la perte d’efficacité et d’épanouissement dans son rôle de parent (il a l’impression d’être un mauvais père ou une mauvaise mère). Le burnout peut avoir des conséquences graves sur le parent (problèmes de santé, addictions), sur le couple (irritabilité, conflits, divorce) et sur la relation parent-enfant (négligence, violence). »

Considérer que le Burn Out Parental est causé par les attitudes des enfants, c’est comme estimer qu’une personne dépressive l’est à cause de ce qu’elle a vécu. Or, rien n’est plus faux.
Il y a des conditions favorisant l’apparition de ces problèmes mais elles ne sont pas les causes. Les conditions préexistantes au déclenchement du BO parental auraient été indispensables à mettre en exergue de façon plus claire.

Tout du long, les familles font état de leur difficultés éducatives avec leurs enfants, et ne se penchent que relativement peu sur leur propre état émotionnel.
Il met aussi en évidence que le Burn Out Parental survient lorsque les parents veulent trop en faire : trop d’activités, d’investissement, de travail. C’est d’ailleurs ce que je constate dans presque tous les discours de parents épuisés : « Je me suis retrouvé.e sur la corde parce que j’en fais trop. Je suis trop perfectionniste dans ce que je veux pour les enfants et c’est pour ça que je suis épuisé.e. ».
S’il y a une part de vrai là-dedans, je pense que l’on méprise une part importante du problème source : le précipice entre les besoins des enfants et le cadre social occidental dans lequel on évolue.

Or, Envoyé Spécial est connu pour remettre sur l’établi les dérives de la société occidentale en termes de gestion financière, de consommation, de rapport à l’écologie… Pourquoi cela n’a-t-il pas été le cas concernant le rapport à la parentalité ?
La parentalité est un sujet qui touche une très large part de la population. Cela concerne tout le monde et pourtant ce n’est pas un sujet : justement parce que tout le monde y fait face.
Pourquoi n’avez-vous soulevé l’absurdité des rôles parentaux dans la société occidentale actuelle ?
Il est logique que les relations puissent être (dis)tendues dans des circonstances où des parents travaillent 5 jours/semaine et où tous les moments sont teintés d’empressement ou de fatigue.
Eh oui, le matin, il faut se dépêcher de se préparer. Quand on se retrouve en fin d’après-midi ou en soirée, tous sont fatigués et les weekends sont occupés entre tâches nécessaires et activités avec les enfants.
Il n’y a que peu de temps pour être présent.e à une relation authentique, ce que cherchent pourtant les enfants !

Au lieu de déplorer ce renfermement de la cellule familiale qui laisse à penser que les parents en détresse sont les seuls à vivre cela, le focus est mis sur les difficultés éducatives. Et cet axe a comme conséquence directe de lancer le spectateur dans des jugements du genre : « Un peu de respect et d’autorité et ça irait ! » ou « Vous avez pensé à élever la voix ou à punir ? »… Et je n’invente, il y a des perles dans les commentaires du reportage sur YouTube.
Le reportage n’engendre pas une identification des spectateurs aux difficultés communes à tous les parents et surtout au 10% touchés par le BO Parental sévère… Mais amène des jugements sur les méthodes éducatives.
Cependant, aucun point n’est fait sur celles-ci.
Il est diffusé sans commentaire que les parents laissent leurs enfants s’endormir après avoir pleuré 2h, font passer les parents pour des « victimes » de la tyrannie de leurs enfants et commente « Aux Pâtes au Beurre, on lui a conseillé de mettre plus de limites à ces enfants ! ». [Petit Aparté pour remercier l’Association Les Pâtes au Beurre d’exister et de proposer le type d’accompagnement.]

J’ai eu envie de m’évanouir (oui, le sujet me touche particulièrement, puisque c’est mon domaine de prédilection le parentage (maternage) et « l’éducation bienveillante ») : Comment laisser penser aux spectateurs, qu’en effet, un cadre et des limites feraient le job pour que les enfants se tiennent mieux et soient assez dociles pour que les parents soient moins sur les nerfs ?
Cela n’a aucun sens !

Le Burn Out parental ne se soigne pas en ayant des enfants plus calmes, ils se traitent en prenant soin de soi !
Comme évoqué dans le reportage, les groupes de parole sont incontestablement utiles. De plus, il est également indispensables que les parents atteints de difficultés avec leurs enfants puissent se retourner vers leur propre histoire, la gestion de leurs émotions, leur propre vécu d’enfant…
Parce que cela a été démontré à de nombreuse reprise et Isabelle Fliozat a écrit un livre aussi édifiant qu’utile à ce sujet « Il n’y a pas de parent parfait » : les réactions que les parents ont à chaud envers leurs enfants sont des répétitions automatiques de vécu infantile.
Dans les situations émotionnellement envahissantes, il n’y a que peu de place pour la réflexion et les réactions sont automatiques.

Dans le cas où ces réactions automatiques sont des cris, des punitions, des coups et autres joyeusetés de ce type, les enfants vont, eux aussi, réagir !
Et au fur et à mesure, les attitudes de ces derniers vont être de plus en plus virulentes, en regard de ce à quoi ils sont exposés.

Mais pour agir et comprendre le fonctionnement de cela, il est nécessaire de prendre le temps de se pencher sur le développement des enfants et sur leurs besoins.
Dans ce reportage, nulle mention n’est faite sur la manière d’entrer en empathie avec les enfants pour écouter ce qu’ils ont à dire.
La perspective est qu’ils doivent obéir sans mot dire, et que cela n’est pas le cas, faute de cadre de la part des parents (voici un article qui aborde justement cette notion des limites éducatives).
J’invite sincèrement ceux qui estiment cela juste de s’informer sur l’éducation bienveillante/positive/créative (ou encore, ce que j’appelle « l’accompagnement bienveillant »).

Oui, cela demande de changer d’angle.
Il faut sortir des croyances que l’enfant est un tyran, qu’il doit être dominé et obéir, qu’il doit se tenir « bien » et pouvoir être sage.
Cette vision de l’éducation est héritée d’une époque obsolète où les connaissances sur le développement de l’enfant étaient moindres.
La société avait besoin de bras, de main d’œuvre et de soldats. Les femmes étaient au foyer, le patriarcat était tel que les femmes devaient obéir à leurs époux, tout comme les enfants. En l’absence d’informations contraires, on usait de méthodes coercitives qui corrigeaient les enfants (comme si les enfants étaient à mettre sur le droit chemin).

Mais voilà, maintenant, on le sait et d’ailleurs une loi a enfin été adoptée en France, les Violences Educatives Ordinaires, en plus d’être inefficace d’un point de vue éducatif sont délétères à long terme pour la construction des individus. Voici d’ailleurs un article « Les punitions : pourquoi sont-elles toxiques même si elles ont l’air efficace ? ».

A notre époque, nous évoluons dans une société où les connaissances ont mis en exergue que les enfants se développement grâce aux liens avec leurs parents. C’est la raison pour laquelle ils sont constamment en recherche de ce lien, qu’ils paniquent lorsqu’ils sentent une distance se créer qu’elle soit physique ou émotionnelle.
C’est aussi la raison pour laquelle des enfants séparés de leurs parents tout la journée vont faire un ramdam pas possible jusqu’à pas d’heure… Pour être avec ceux qui leur ont tant manqué !
C’est pour ça qu’ils mettent en place des attitudes qui peuvent sembler incompréhensibles, alors qu’elles n’ont qu’un seul but caché : s’assurer que le lien est là, peu importe sa forme !

Alors forcément, quand ils sentent que les parents se distancient, s’éloignent, les évitent… Ils se raccrochent à tout ce qu’ils peuvent pour avoir leur amour.
L’amour, c’est un carburant !
Ce n’est pas le cadeau à donner quand tout va bien, c’est ce qu’il est nécessaire d’offrir pour que cela se passe harmonieusement.

Or, aimer des enfants, c’est aussi vouloir les comprendre.
Les enfants agissent en réaction à leurs besoins. C’est ainsi.
Leur gestion émotionnelle ne commencera à être efficace que vers 5 ou 6 ans, dans le cas où ils auraient été accompagnés de façon bienveillante là-dedans.
On s’attend que des enfants gèrent leurs émotions, on leur demande de se taire, de ne pas pleurer alors qu’il y a tant d’adultes eux-mêmes ne sont pas en mesure de gérer leurs propres émotions autrement qu’en les masquant ou en explosant !
Il y a plein de manière d’accompagner des enfants en colère, qui vivent de la frustration, qui n’acceptent pas le refus et s’opposent.
La connaissance du développement infantile permet de conscientiser que certaines attitudes ne sont pas à « corriger », mais juste à accompagner car il s’agit de la maturation d’un enfant.
Les neurosciences affectives sont claires là-dessus : l’empathie, le parentage/maternage proximal et la bienveillance sont les éléments-clés pour accompagner un enfant de manière optimale. Chaque lien donne accès à des articles détaillant ces notions.

Alors pourquoi, Chère Rédac’ d’Envoyé Spécial, avez-vous traité ce thème comme un épisode de « Super Nanny », en laissant aux spectateurs que de la méprise et du jugement envers ses parents, laissant juste apercevoir que le BO parental arrive fréquemment et qu’on peut se faire aider ensuite?
Pourquoi ne pas avoir clos le sujet en abordant les attitudes parentales qui peuvent prévenir l’apparition ou la rechute de cette problématique ?
La teinte du reportage aurait été tout autre si vous aviez pu donner aux spectateurs une ébauche de manière alternative de fonctionner avec les enfants. Des « méthodes » qui permettent d’épanouir tant les enfants… que les parents !

Oui, la parentalité bienveillante est une autre perspective de la parentalité occidentale telle que nous la connaissons… Parce que cette dernière ne colle plus, ne correspond plus aux individus que nous sommes et à la société dans laquelle nous évoluons. Nous souhaitons nous épanouir et que nos enfants soient heureux. Nous souhaitons être libres et que nos enfants puissent être des citoyens qui le soient également.
Dans la recherche de cet épanouissement respectif, il y a des voies trop peu connues et pourtant validées scientifiquement.
La parentalité bienveillante amène les parents à comprendre les enfants mais aussi à se comprendre eux-mêmes, afin de pouvoir être les parents qu’ils voulaient être.
La perspective bienveillante de l’enfance permet aussi de sortir de l’adultisme (« l’adultisme expliquée aux adultes » et de pouvoir entrer dans un autre mode de relation, dénué d’enjeux de pouvoir. Il ne faut pas oublier que pour qu’il y a une lutte de pouvoir, il faut qu’il y ait deux joueurs. Or, il est possible de sortir de ce schéma en agissant autrement.

Je vous en conjure, Rédac’ d’Envoyé Spécial, offrez-vous la possibilité d’aborder à nouveau la parentalité sous un autre angle !
Dans ce reportage, vous avez laissé penser que des pratiques incluant des Violences Educatives Ordinaires (VEO) n’appellent à aucun commentaire et que cela pouvait s’améliorer en renforçant le « cadre » (sans que vous ne le définissiez).
Il y a deux papesses de la bienveillance en France : Catherine Guenguen et Isabelle Filiozat, dont les ouvrages ont permis et permettent encore d’ouvrir la voie vers une harmonie familiale dans de nombreux foyers.
Si je peux vous souffler une idée, faites un reportage sur l’après-passage de loi contre les VEO et sur les pratiques alternatives de la parentalité comme la parentage/maternage proximal (je serai volontiers votre interlocutrice) et l’accompagnement bienveillant des enfants.
Avec votre visibilité et votre audience, vous offririez à une large partie de la population d’avoir des connaissances et des ressources concrètes pour sortir des impasses engendrées par des croyances obsolètes sur la parentalité et l’enfance.

A bon entendeur…

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P.S.: A celles et ceux qui s’intéresse au sujet du Burn Out Parental, voici un ouvrage à acquérir:

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Éducation bienveillante·Maternage proximal

le sommeil en dessous de 3 ans expliqué au.x (futurs) parent.s

Si tu n’as pas encore d’enfant, cet article va t’aider dans les mois (nombreux !) à venir.
Comme je l’évoque dans l’article concernant le quatrième trimestre de grossesse, autant le savoir, pour ne pas devenir dingue et prendre les évènements comme ils viennent, sans s’affoler !

Si tu as un enfant, tu sais.
Tu sais que « dormir comme un bébé », c’est une expression insensée !
Alors oui, c’est vrai qu’ils s’endorment parfois dans n’importe quelle circonstance, avec des bruits, de la lumière, et tout le tintouin. Mais la nuit, hein… Ce moment où les adultes dorment, les bébés, eux… Ne sont pas forcément dans cette disposition-là !

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Il est indispensable d’avoir quelques connaissances sur le rythme physiologique des bébés.
Parce que s’il est connu qu’un enfant à la naissance ne fait pas ses nuits, il est d’usage d’entendre que vers 3 ou 6 mois, ils sont capables de faire « leur » nuit.
Nombre de bébé ne dorment pas tout le long de NOS nuits à cet âge-là !
Le sommeil s’acquiert durant les 3 premières années de sa vie, au gré des maturations cérébrales.
Je suis d’ores et déjà navrée de décevoir celles et ceux qui pensaient que j’allais leur donner des trucs pour « les faire dormir ».
Je vais plutôt expliquer POURQUOI ils ne dorment pas et comment mieux vivre cela. Il faut être honnête, avoir des nuits interrompues est difficile. Quand elles sont hachées menues, c’est encore pire !

En préambule, quelques connaissances sont indispensables pour comprendre le fonctionnement des enfants.
La typologie du sommeil des enfants évoluent durant les 3 premières années.
Voici une infographie qui expose l’évolution du cycle du sommeil :

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Il y a d’autres informations indispensables à prendre en compte, que je cite directement de ce cours :

« – Sa durée se raccourcit de 20 heures à la naissance,  à 12 heures environ à 2 ans. Rythmé par l’éveil   alimentaire   ou   d’inconfort   dans   les   premières   semaines   de   la   vie,   il   s’organise progressivement de 3 à 6 mois en une longue période nocturne de 12 heures et une plus courte (la « sieste ») de 3 à 4 heures. Celle-ci ira progressivement en se réduisant et disparaîtra en moyenne à 3 ans.      

 –  L’endormissement  est  brutal  pendant  les  premiers  mois,et  se  fait  en  sommeil  « rapide » (équivalent  du  sommeil paradoxal  de  l’adulte).  Puis  progressivement  le  sommeil  « lent »  s’impose comme initiateur du sommeil mais son pourcentage (50  % – 50 % à la naissance) n’augmente que lentement (65 % – 30 % à un an ; 80 % – 20 % à 3 ans). L’endormissement devient plus laborieux entre 3 et 9 mois, et franchement long (20 à 60 minutes) entre 1 et 3 ans, dépendant grandement du niveau de vigilance diurne de l’enfant qui lutte souvent contre le sommeil. Au-delà de cet âge, cette période d’endormissement se stabilise autour de 15 à 30 minutes.       

– Le sommeil lui-même est de niveau variable (stades de sommeil) et les périodes de sommeil lent  léger  (stade  I-II)  deviennent  abondantes  (1/2 du  sommeil  lent)  à  partir  de  6  à  8  mois.  Ces phases proches du réveil sont fragiles et surtout chez les enfants hyperactifs ou inquiets.      

 – Le réveil spontané est seul physiologique chez le nourrisson. Réveiller un nourrisson perturbe grandement  l’organisation  ultérieure  du  sommeil  quand  l’habitude  en  est  installée  et  devient  vite source d’irritabilité et d’agitation elle-même perturbatrice du sommeil.       

–  La  maturation  du  sommeil  comporte  d’importantes  variations  interpersonnelles  qu’il  est hasardeux  de  négliger.  Il  faut  éviter  l’éclosion  de  réflexes  conditionnés  d’éveil  rythmés  par l’habitude  trop  prolongée  de  nourrir  l’enfant  au  milieu  de  la  nuit. Mais  il  est  aussi  anormal  de vouloir  « régler »  l’enfant  trop  tôt  et  trop  autoritairement  en  le  privant  de  prise  alimentaire  ou hydrique  quand  il  se  réveille  inopinément ;  le  rythme  propre  de  l’enfant  doit  être  respecté, éventuellement lentement et affectueusement modifié dans le respect du confort de chacun. Il n’est donc pas étonnant que certains enfants ne parviennent pas à enchaîner les cycles sans se réveiller, que ce soit la nuit ou en journée. »

 

Dans les premiers mois de la vie, les bébés dorment énormément.
Je me souviens que ça m’avait décontenancé quand, vers ses 3 semaines de vie, ma fille a enchaîné 3 jours à ne veiller que le temps des tétées, à peine plus. Certes, elle prenait le sein toutes les heures ou presque, mais cela m’avait inquiété. J’avais cru être responsable de cela car j’étais partie de balader pour la première fois pendant 1h, par 3 degrés !
Bien qu’elle soit en portage et bien couverte, je croyais avoir fatigué son organisme… Mais non ! Il s’avère que ce sont des périodes totalement normales dans le développement des nourrissons.

Ensuite, nouvelle inquiétude : ma fille de 3 mois ne dort plus que 3 fois 40 minutes par jour.
Elle était très bien, mais ne dormait pas plus que ça en journée. J’ai eu peur que ce soit problématique… mais constatant son sommeil réparateur la nuit et son humeur gaie, j’ai décidé de ne pas m’en faire !
Je suis une maman chanceuse : jusqu’à ses 9 mois, ma fille ne se réveillant que toutes les 3 voire 4h la nuit.
A partir de 4 mois, elle n’a plus eu de période d’éveil prolongé après 20h et je l’endormais en tétant avant d’avoir mes soirées « libre »  jusqu’à la tétée suivante.

Et puis elle a eu 10 mois. Elle était passée à 2 siestes par jour, l’une vers 12h, l’autre… vers 17h30/18h !
Cela impliquait qu’elle n’était plus fatiguée avant 22h30/23h !
Ce furent des journées intenses, de 8h30 à 23h, avec 2 périodes de 45 voire 1h de repos pour elle.
Mais en faisant le calcul, elle était toujours à environ 12h de sommeil/jour.
C’est d’ailleurs encore le cas maintenant, elle dort 11 à 12h/24.

C’est en constatant les changements de rythmes récurrents (que j’ai juste résumé ci-dessus) et en écoutant les propos d’autres parents que j’ai compris quelque chose de fondamental : LE rythme des enfants n’existent pas !
Et pourtant, c’est une idée tenace dans l’inconscient collectif : les tout-petits font deux siestes par jour, la première vers 10h et la seconde après le repas de midi.
Ensuite, ils n’en font plus qu’une, d’environ 2h après le repas de midi.
C’est d’ailleurs comme ça que s’organise certaines gardes d’enfants…
Mais … ? Et si cela ne correspond pas aux enfants ?
Et si, d’ailleurs, le fait de dormir dans un lit, ne leur convient pas ?

Je vais peut-être effrayée les futures primipares qui s’aventurent dans cette lecture mais … Ma fille de presque 15 mois fait sa sieste (oui, une seule maintenant, d’une heure) en portage.

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Elle a toujours dormi en portage. Elle s’endormait parfois posé entre 6 et 10 mois (parce qu’elle préférait téter allongée pendant cette période, j’en parlerai dans un prochain article) , mais plus jamais depuis.
Est-ce problématique ? Est-ce que cela traduit d’un trouble du sommeil ?
La réponse est non !
D’ailleurs, je trouve cela bien commode dans la plupart des situations car je peux vadrouiller avec ma fille en portage qui s’assoupit, à son aise, lorsqu’elle en a besoin !
On a tendance à l’oublier mais le portage n’est pas qu’un moyen de se déplacer, c’est un moyen de vivre avec les enfants (et pas que le nourrissons !).
Le portage nous donne de la liberté de mouvement et régule leur rythme biologique. La seule différence, maintenant qu’elle a grandi, c’est que les bruits environnants autres que « blancs » la réveillent.
Je respecte cela : je me promène ou reste chez moi, mais je ne fais plus de courses ou de cuisine une fois qu’elle est endormie, de manière à ce qu’elle dorme vraiment le temps qui lui est nécessaire.
Mais elle s’endort/dort très bien dans une pièce avec quelques personnes qui parlent ou encore dans un avion.
Je ne suis pas sûre que ce soit le cas pour les enfants à qui les parents ont imposé des siestes au lit, sauf en cas d’épuisement.

Avant d’avoir des enfants, j’aurais aussi voulu savoir que ce ne sont pas forcément les premiers mois, les plus durs, à cause de l’absence de cycle circadien chez les enfants (là aussi, grandement accompagné dans son acquisition par le portage, par la distinction flagrante jour/nuit : la journée, ils dorment bercés par les mouvements et en lumière, alors que la nuit, c’est dans le calme et l’obscurité à côté des parents : oui, oui, cododo, ton meilleur ami !).
Il s’avère que les maladies diverses et variées ainsi que les poussées dentaires parviennent à mettre un fatras phénoménal dans les nuits !
Parce que si des enfants en pleine santé peuvent enchaîner quelques heures de sommeil (la plupart 3 ou 4h), c’est impossible pour eux dès qu’ils ont une otite, une poussée dentaire, un rhume ou n’importe quoi d’autre.
La station allongée engendre un afflux de sang dans la tête, donc toutes les sensations désagréables sont décuplées !
D’ailleurs, c’est un signe connu de tous les parents : réveils multiples = poussées dentaires et/ou maladie qui se déclenche.
#teamotiteàchaquedent
Juste en rappel, voici le calendrier dentaire approximatif :
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En gros, il peut y avoir des périodes calmes… Mais les 2 premières années, ce n’est pas gagné !

Alors, une bonne fois pour toute… A la question : « Fait-il/elle ses nuits ? », réponds : « Oui ! ».
Dans tous les cas, la plupart des conseils des gens qui posent cette question ne seront pas bienveillants alors autant s’épargner de monter dans les tours.

nuit bébé
Et évite de regarder l’heure à chaque réveil, certaines nuits, c’est déprimant et inutile !
Mais alors, doit-on considérer les nuits coupées comme étant normales ?
Oui, dans une certaines mesures, telles qu’expliquées ci-dessus.
Mais… Peut-être pas complétement, si vraiment, le sommeil est agité de manière chronique, ponctué de pleurs, de cris, de cycle de sommeil incomplet, et d’autres troubles associés.

Dans un article de 2010, les autrices attestent du fait que « les professionnel.le.s de la petite enfance constatent une recrudescence des troubles du sommeil chez des enfants de plus en plus jeunes ».
Et en effet, les problèmes de sommeil engendrent des difficultés pendant les temps de veille. Le manque de sommeil a plusieurs impacts métaboliques dont des difficultés d’apprentissage et une moindre disponibilité pour les acquisitions.
Bref, c’est un sujet de santé publique !

Il apparait que différents éléments interviennent dans l’articulation du rythme sommeil/veille : La physiologie du sommeil, les relations parent-bébé, les évènements au moment de la naissance et les « atteintes » posturales (comme le syndrome de KISS, torticoli, etc.), entre autres.
Il est également indispensable que l’entourage du bébé soit attentif au rythme des enfants afin de pouvoir proposer les moments de sommeil de façon sereine. Mais ce n’est pas du tout compliqué au quotidien : le portage fait l’affaire, comme je l’expliquais précédemment.
Avoir un enfant en portage lui permet de se réguler naturellement selon son propre rythme biologique. Il est d’ailleurs démontré que les enfants portés intensément ont moins de troubles du sommeil que les autres.

Mais, que sont les « troubles du sommeil » ?
A partir de quand y a-t-il vraiment TROUBLE ?

En cherchant sur internet les sites tout venant, on tombe sur des choses telles que : « La principale caractéristique du trouble circadien chez l’enfant est la non-concordance entre son sommeil et le rythme exigé par les parents, la crèche et/ou l’école » par le Dr. Franco. On se dit que c’est bien parti…
Et puis : « Les mauvaises habitudes lors de l’endormissement (biberon systématique, télévision, voiture, lit des parents, bercement…) et la présence parentale lors de l’endormissement, en sont les premières causes chez le jeune enfant ».
Bon…
C’est la raison pour laquelle je rédige un article sur le sujet. Si les conditions environnementales expliquent une grande part (70 à 80%) des troubles du sommeil, le bercement et la présence parentale ne représentent pas des attitudes néfastes pour les enfants en bas âge !
La présence parentale est justement un moyen privilégié d’apaiser les enfants.
Il est évident que si on s’attend à ce que les enfants s’endorment seuls, la prévalence des difficultés d’endormissent (caractérisées par une durée de plus de 30 min) explose ! Voici d’ailleurs d’autres sources qui défendent ce point de vue.

Grâce au site https://fondationsommeil.com, un aperçu exhaustif des différents troubles du sommeil existent, voici d’ailleurs leur classifications internationale : https://fondationsommeil.com/troubles-du-sommeil/troubles-du-sommeil-frequents/quel-trouble-du-sommeil/

Ici, je vais m’arrêter sur les troubles principaux touchant les enfants.
Il y a donc :

Cette dernière catégorie est assez limpide.
Il convient de mettre en exergue les symptômes des insomnies infantiles, afin d’être au clair avec les problèmes de sommeil et de distinguer, éventuellement, les problèmes d’endormissement avec les troubles de maintien du sommeil.

Je cite  : « Ce  sont  les  parents  qui  sont  très  demandeurs  d’aide (l’enfant,  lui,  supporte  habituellement parfaitement  ses  troubles) :  à  l’angoisse  due  à  l’  impuissance  à  les  réduire  et  au  sentiment  de pathologie, s’ajoutent la fatigue résultant des réveils imposés par l’enfant et finalement l’intolérance de la situation. Le médecin lui-même est rapidement dépassé : il a à répondre à la demande expresse de  régulariser  les  choses ;il  doit  exclure  l’organicité  présentée  comme  évidente  avec  son  cortège nécessaire  d’examens  complémentaires ;  et  il  supporte  directement  l’échec  de  ses  tentatives.  La manipulation de somnifères est « inévitable », et pourtant rapidement inefficace.  

 Pourtant, dans la grande majorité des cas, les troubles du sommeil sont tout à fait bénins, et, mêmes durables, finissent par rentrer dans l’ordre avec le développement, pour peu qu’ils ne soient pas entretenus par l’attitude inadéquate de l’entourage familial. »
Bien que ce soit difficile pour les parents, certains enfants ont un métabolisme qui nécessite moins d’heures de sommeil ou qui ne sont pas rythmées de manière attendue.
Un conseil utile est de respecter le rythme biologique des enfants, dès leur plus jeune âge : c’est-à-dire, ne pas les réveiller et les laisser s’endormir quand ils en ressentent le besoin, et aussi ne pas recourir à des produits sédatifs (ni pour eux ni pour leurs enfants).
Les habitudes de vie et la nécessité de partir tôt engendrent une perturbation du sommeil puisqu’il est interrompu artificiellement.
De même, il est contreproductif de maintenir un enfant éveillé alors qu’il montre des signes de fatigue … Même s’il est plus de 17h.
Je ne disconviens pas que cela soit difficile d’avoir un.e enfant qui fait une sieste à 18h et débute sa nuit qu’à 23h, mais ce sont des périodes qui passent avec le développement des enfants !

Il n’est pas possible de contraindre un enfant à dormir, que ce soit pour la sieste ou pour la nuit.
Prétendre vouloir coucher les enfants à 20h n’a pas de sens si cela ne correspond pas à leur rythme biologique. Maintenir une heure de sieste/coucher fixe, c’est s’engager dans une lutte où personne ne ressort gagnant. De plus, il est alors possible de créer des appréhensions récurrentes rendant encore plus compliqués encore ces moments.

En outre, énormément de facteurs sont susceptibles de modifier les besoins de sommeil et le calme de la nuit (Par exemple : L’exposition à de l’agitation ; les maladies ; les poussées dentaires ; un bouleversement familial, etc.).
Même pour un enfant qui dort globalement bien, il est fréquent qu’il s’éveille.

Le constat est amer pour les parents qui sont les premiers à souffrir des nuits hachées : la plupart du temps, les enfants vivent bien ces nuits agitées.
Cependant, il faut être alerte et ne pas hésiter à consulter dans le cas où les enfants ont des signes de fatigue en journée (au-delà des moments de sieste), si l’on constate des irrégularités du rythme respiratoire, ou encore des parasomnies très envahissantes.

Le plus compliqué pour les parents est d’être épuisé par la situation et sur les nerfs.
L’approche de la nuit peut alors se faire avec appréhension… Et cette dernière est perceptible par les enfants.
Un accompagnement parental est souvent nécessaire de manière à briser ce cercle infernal du maintien des troubles lorsqu’il y a une composante d’attitude parentale.

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Si les cours et les articles scientifiques sont détaillés concernant la caractérisation des troubles (sans être toujours sur les mêmes critères, cela dit !), lorsqu’il s’agit de la prise en charge des réveils nocturnes des enfants, elle est sont fortement teintée de la culture occidentale.
Bien qu’il soit mentionné que l’insomnie a une prévalence de près de 30% chez les enfants (en faisant une moyenne grossière), et que ces troubles s’estompent d’eux-mêmes dans la plupart des cas … Il est mis en évidence que les « mauvaises habitudes de présence parentales » maintiennent les perturbations.
Je suis étonnée de l’inconsistance des propos, en sachant qu’il est connu que le fait de laisser-pleurer les enfants n’a aucun bienfait. C’est démontré par les neurosciences affectives.

Malheureusement, les recherches sont ethnocentrées et influencées par les principes éducatifs hérités du passé. Si cet article est intéressant  à bien des égards, et qu’il se veut être une revue de littérature (= une synthèse de la recherche en la matière), il est considéré que ce sont des troubles d’endormissement ou du sommeil d’avant besoin des parents au moment de l’endormissement ou pendant la nuit… Il est dès lors logique, qu’avec de tel critère, jusqu’à 50% des enfants présentent des « troubles du sommeil ». Alors que la LLL, entre autres, a mis en évidence la normalité et les bénéfices de ces pratiques.

Cependant, il est nécessaire de rester attentif à certains signes.
Au-delà de 6 mois (l’OMS préconise de partager la chambre jusqu’au moins 6 mois !), si le problème que tu détectes est une multiplication des réveils en étant en cododo, en l’absence de maladie concomitante, il est nécessaire de vérifier que ce ne sont pas le.s parent.s qui sont responsable.s de la perturbation du sommeil.
Quelqu’un qui ronfle ou bouge énormément peut engendrer des réveils supplémentaires.
Il est alors possible de tester d’endormir ton enfant dans sa chambre/son lit et de voir s’il se réveille moins.
Je rappelle par le fait qu’endormir un enfant au sein n’est absolument pas problématique.
Cette position est la plus pratique, selon moi :

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Il est ainsi possible de se glisser hors du lit pour bénéficier d’un bout de soirée voire de la nuit, s’il n’y a pas de rappel.
Certains enfants dormiront mieux éloignés des perturbations parentales et d’autres continueront à se réveiller voire à ne pas se rendormir s’ils ne partagent pas le lit.
C’est donc au cas par cas.

 

Les mythes autour du sommeil

Je pense qu’il est indispensable de détricoter ce qui se dit sur le sommeil des enfants. Comme c’est un point sensible de la vie, pas mal de personnes s’estiment légitimes pour te donner des conseils à la pelle.
– « C’est normal qu’il/elle ne dorme pas, elle/il est allaité.e ! Donne un biberon le soir et elle/il dormira ! »
Plein de mamans donnant le biberon pourront te dire que leurs enfants ne font pas leurs nuits.
Mais lorsqu’on allaite, il semble évident que c’est LA cause et qu’un sevrage de nuit peut même être profitable.
Il y a deux choses à scinder dans ce préjugé.
D’abord, le sommeil : j’ai expliqué plus haut que les rythmes du sommeil des bébés impliquent des réveils et que la variation du nombre de réveil est influencée par les différences interindividuelles…

Ensuite, l’alimentation : les enfants allaités se réveilleraient parce qu’ils ne sont pas assez nourris pour tenir toute la nuit.
Le fait est que le lait maternel est moins dense que les Préparations Commerciales pour Nourrisson. Il se digère plus vite et cela a des sources métaboliques : les bébés humains ont besoin de soins constants puisqu’ils sont totalement dépendants de leur environnement. Le corps fonctionne de manière à assurer une attention intense de la part de l’entourage, de jour comme de nuit.

Il est néfaste pour le métabolisme infantile de les gaver avec des farines/céréales et autres préparations ayant pour objectif que les parents dorment mieux. Car c’est bien cela qui est recherché, et non pas de répondre aux besoins du bébé. Ces adjonctions rendent lentes et difficile la digestion, ce qui amènent les enfants à rester endormis comme cela leur demandent énormément d’énergie. De plus, ces produits sont de piètre qualité…

 

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Modilac Nuit Calme … Merci pour le gavage aux sucres!

 

 

Voici les ingrédients de celles-ci : Farine de céréales partiellement dextrinisées 72,5% (riz 55,1%, maïs 17,4%), dextrose, saccharose, maltodextrines, fructo-oligosaccharides, phosphate de calcium, extrait de tilleul 0,4%, extrait de mélisse 0,2%, extrait de camomille 0,2%, vitamine C, arôme vanille (vanilline), sulfate de fer, nicotinamide, vitamine A, vitamine E, pantothénate de calcium, vitamine B6, riboflavine, thiamine, acide folique, vitamine K, biotine, vitamine D, vitamine B12.

Sucrées à hauteur de 35g/100 !
C’est un produit ultratransformé nuisible au métabolisme, ni plus ni moins !
De plus, « dès 4 mois », alors que l’OMS recommande la diversification qu’après 6 mois… Bref, il s’agit la lie de l’alimentation industrielle!

Afin de te rassurer sur le sommeil de ton bébé allaité, le site de la Leche League (encore lui !) a une page dédiée au sommeil du bébé allaité.
C’est riche en ressources !

Je rappelle aussi que l’allaitement n’est pas qu’une alimentation… et qu’il y a des effets métaboliques à longs termes tant sur les enfants que sur les mères, voici l’article que j’ai écrit sur le sujet et une retranscription du reportage d’Arte « Le lait maternel – un élixir de santé! » !

Enfin, une nouvelle hypothèse  émerge quant à la raison des réveils nocturnes chez les enfants : un moyen d’espacement des naissances.
Les tétées nocturnes favoriserait l’aménorrhée lactationnelle (absence de règle grâce à un allaitement fréquent), et donc réduirait les chances que la mère démarre une nouvelle grossesse. Cela garantit l’investissement maternel auprès de l’enfant, augmentant ses chances de survie.
La nature est bien faite, et si vous avez de la chance, tu auras un retour de couche tardif !

 

  • « Il faut la/le laisser pleurer ! Elle/il apprendra à dormir seul.e ! »

Je suis toujours effarée qu’en 2019 ce genre de conseils puissent être prodigués alors que les neurosciences ont démontré clairement les méfaits des pleurs sur la maturation cérébrales et leur construction de la confiance en leur entourage.
Le livre de Margot Sunderland est édifiant à ce propos.

Si les bébés qu’on laisse pleurer finissent par faire leur nuit et à ne plus réclamer, c’est souvent après plusieurs périodes de pleurs où les bébés s’égosillent en espérant la venue de leurs parents. C’est d’épuisement et de désespoir que les bébés s’endorment en ancrant qu’ils ne peuvent compter sur leur entourage. C’est un phénomène appelé « résignation acquise ».
C’est à mille lieux de la bienveillance, tout simplement.

 

  • « Le cododo, c’est vraiment une mauvaise habitude !»

J’ai écrit un article dédié au cododo, il est préférable de le consulter.
Cependant, en résumé : NON ! Le cododo est une réalité pour l’espèce humaine qui remplit les besoins des bébés. En outre, l’OMS recommande le partage de la chambre, a minima 6 mois.

Sincèrement, tous les parents qui le pratiquent pourront témoigner du fait qu’ils seraient bien plus épuisés de devoir se lever au lieu de simplement « attraper » le bébé pour le mettre au sein ou le bercer.

 

 

In fine,

Il est nécessaire d’observer son enfant et d’être à l’écoute de ses besoins.
Il est utile de se rappeler que ces périodes passent la plupart du temps d’elles-mêmes.
Bien sûr, il est indispensable d’explorer diverses causes qui pourraient être responsables de douleurs engendrant les réveils nocturnes.
Il peut être profitable d’aller voir un.e ostéopathe, un.e chiro voire un.e kinésiologue. Comme expliquée ci-dessus, les apnées du sommeil existent également chez les enfants, et il convient d’écarter cette hypothèse-là.

Les séparations précoces (césarienne, séjour en néonat, …) engendrent des craintes durables chez la plupart des enfants qui les vivent, ce qui créent souvent des nuits plus compliquées.
Verbaliser la situation auprès des enfants et se faire accompagner en tant que parent dans son ressenti ne peut être que profitable !

Certains enfants ont réellement un métabolisme de « petits dormeurs ». Cela concerne environ 10% de la population. C’est dur pour les parents car les journées (et les nuits) sont intenses.

Il  est indispensable de prendre soin de son corps, surtout en étant en manque de sommeil.
D’abord, les apports alimentaires doivent être de qualité. Le manque de sommeil augmente le sentiment de faim et les prises alimentaires anarchiques débouchent sur une prise/perte de poids.
L’organisation de repas sains et agréables me semble un axe primordial afin d’avoir une possibilité de se chouchouter de l’intérieur malgré la fatigue. Là encore, le portage trouve tout son intérêt pour avoir les moyens de cuisiner.
La nourriture industrielle fait travailler le métabolisme de manière forcée, renforçant la fatigue. Je te mets un article concernant l’alimentation ici !

Ensuite, il va être nécessaire de bouger un minimum. L’absence totale d’activité physique n’est pas profitable à l’organisme.
Il est souhaitable de marcher au moins 30 minutes/jour de façon à s’aérer suffisamment. Cela réveille toujours de sortir ! Ok, j’admets, en cas de tempête de vent et de pluie, c’est à éviter. Ça met de mauvaise humeur et surtout quand on est fatigué (oui, c’est du vécu tout récent !).

Je peux aussi te conseiller d’effectuer avec assiduité les exercices de rééducation abdo/péri (j’en parle dans l’article  » si j’avais su… le corps d’après grossesse ! ») et un peu de renforcement musculaire.
Cependant, il est évident que cela dépendra totalement de ton état de fatigue. Il y a des jours avec et des jours sans !

Un autre conseil est commun mais véridique : dors quand tu le peux !
Si tu as l’occasion d’accompagner les siestes de ton enfant, fais-le ! Tant pis pour le ménage, tu as toute la vie pour ça. Le manque de sommeil peut amener des symptômes dépressifs, des fringales, de l’agacement et d’autres sensibilités métaboliques : cela ne peut pas attendre !
Alors sieste autant que tu peux !

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Enfin, il faut garder en tête que cela finira par passer et que tu auras à nouveau des nuits complètes… Jusqu’à ce que tu aies un enfant tout grandi qui te demandera de venir la/le chercher en sortie de soirée vers 3h du matin ! Et là, tu te rappelleras que le bercement dans le salon était quand même moins contraignant.
Mais avant ça, la réalité est dure : la privation de sommeil a énormément d’effet.
Ose t’en plaindre, trouver des « copines de galère » et si nécessaire… consulte un psy pour toi, afin d’avoir un espace où tu peux déverser ton agacement de la situation sans jugement !

 

A très bientôt, pour de nouvelles curiosités bienveillantes !

 

 

Je te conseille ce documentaire sur les troubles du sommeil:
https://www.youtube.com/watch?v=-kxoewrUaZ8)

Un article que j’ai lu et relu et que j’aime d’amour : https://happynaiss.com/2016/09/26/ces-choses-que-jaurais-aime-savoir-sur-le-sommeil-des-bebes/

 

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Éducation bienveillante·Communication Non-Violente

Quand les « mensonges » s’invitent dans la bouche des enfants

« Ma maman me donne des biberons froids ! Et Papa, il boit dans le canapé assis devant dans télé ! »

J’avais 3 ans et demi et c’était durant un entretien avec la Directrice de l’école qui allait m’accueillir, quelques mois plus tard.
Ma mère fut épouvantée que j’ai pu dire ça. Son honneur fut sauf puisque ma sœur aînée était déjà scolarisée là-bas et que la Directrice connaissait la famille. Elle savait que je fabulais.
Jamais ma mère ne m’a proposé de biberon froid (et pourtant j’en ai bu très tard !) et mon père ne touche à l’alcool qu’en de rares occasions, et surement pas devant la télé !

A partir de là, je fus celle qui ment, qui fabule, qui raconte des histoires.
Parfois, on m’a dit que j’étais très imaginative, mais ce que j’ai entendu fréquemment est : « Tu mens vraiment comme tu respires ! ».

Pourquoi ?
Parce que c’était le chat qui avait fait tomber le micro-onde, ou avait démonté le magnétoscope (que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître !)…
Parce que ce n’était pas moi qui avait planté mon doigt dans le gâteau au chocolat ou mangé le dernier biscuit.
Parce que oui, j’étais en retard ! Mais j’avais pleins de bonnes raisons un peu « foireuses ».
Parce que j’avais cassé un objet précieux et que j’étais épouvantée de lire la tristesse et la déception dirigée vers moi.
Parce que j’avais envie de pouvoir être intéressante, avec les copines, mais que je n’avais rien vécu de passionnant…

Bref, oui ! J’ai raconté des tas d’histoires.
On ne peut pas dire que cela ait forcément été perçu positivement, forcément.
Or, à partir du moment où l’on m’a collé l’étiquette de menteuse, comme je l’explique dans cet article sur l’impact des mots et des étiquettes, je n’ai fait que confirmer cela.
Le mal étant déjà fait, quoi que je dise : c’était remis en question.
Alors bon … Je pouvais bien inventer d’autres trucs tant que ça me servait et que ça ne faisait pas de mal.

Le fait est que je ne suis et n’étais pas particulière. Je rencontre beaucoup de parents qui s’inquiètent des affabulations de leurs enfants de tous âges.
C’est la raison pour laquelle je vais détailler dans cet article les raisons qui poussent les enfants à raconter, aux yeux des autres, des mensonges !

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C’est le cortex préfrontal qui court …

Comme à tous les sujets dans l’accompagnement bienveillant des enfants, il vaut mieux savoir pourquoi les enfants agissent… Mais aussi quelles sont leurs possibilités réelles, au lieu de les supputer, et de leur prêter des intentions qu’ils ne sont pas en mesure d’avoir.

Ce n’est pas original, comme référence, mais elle est très bien organisée : le contenu d’Isabelle Filiozat sur le sujet.
Elle décrit âge par âge le rapport que les enfants ont à leurs discours.

Avant l’âge de 3 ans, les enfants n’ont pas conscience du mensonge, ils font état de fabulations. S’ils racontent autre chose que la réalité perceptible (je n’apprécie pas le terme « Vérité », car c’est une question de perception), c’est parce qu’ils modifient leur propos en fonction des attentes de leurs interlocuteurs.
Par exemple, quand on leur pose une question précise sur l’endroit où se trouve un objet, ils vont avoir tendance à répondre l’endroit où ils pensent que tu aimerais que cet objet soit.
Son intention est de te contenter, pas de te tromper !
A partir de 3 ans, les enfants développement leurs images mentales et sont en mesure de les verbaliser.
Ils peuvent imaginer des faits et les énoncer comme ils décrivent la réalité.
Le langage s’étoffe et les parents peuvent être surpris des associations effectuées par les enfants.
Encore une fois, il n’y a pas une volonté de tromper les interlocuteurs, ils expriment ce qu’ils pensent indistinctement avec ce qu’ils font/ont fait. Encore une fois, il s’agit de fabulations.
C’est à ce moment-là qu’on peut constater clairement que les enfants n’ont pas accès au second degré ni à la distinction avec l’imaginaire : ils croiront que les monstres et les sorcières existent si tu leurs racontes ce type de contes imaginaires effrayants.
D’ailleurs, pour éviter des peurs irrationnelles, je déconseille la lecture des contes de ce type avant 6 ans !

Vers 3 ans et demi, les enfants commencent à prendre conscience que les personnes croient ce qu’ils disent… et qu’ils peuvent influencer autrui par leurs propos. Ils se découvrent maîtres de penser de façon autonome, sans que l’entourage ne sache ce qu’ils ont dans la tête.
De la même manière qu’ils ont pris conscience des phénomènes physiques tels que la gravité en jetant par terre bon nombre d’objets ou d’aliments… Maintenant, ils vont utiliser les mots pour estimer si les effets de ceux-ci sont concluants !
Souvent, c’est à ce moment-là que les premières étiquettes de mensonge arrivent.

Je ne reformule pas puisque c’est clairement exprimé dans cet article :
« Et là s’introduit entre adultes et enfants une formidable confusion que le psychanalyste Sandor Ferenczi appelait « confusion de langues ». Faute de saisir l’enjeu de cette confusion, d’en parler clairement à l’enfant (« Je sais que tu as raconté ce mensonge parce que tu voulais me faire plaisir ou parce que tu avais peur de me faire de la peine »), de lui expliquer le pourquoi d’une éventuelle sanction, nous risquons de passer à côté de la souffrance qui se cache derrière le « men-songe », le « rêve qui ment » comme l’appelle joliment Jean-Pierre Winter. »

Il est indispensable de prendre conscience que l’expérimentation des capacités langagière, des pensées autonomes voire secrètes et de leurs impacts, sont nécessaires pour la construction de leur cerveau et d’eux-mêmes.

A partir de 4 ans, les enfants sont susceptibles de raconter des choses de manière à obtenir ou éviter quelque chose.
Un enfant qui présume qu’il aura des remontrances s’il a mangé du chocolat, dira qu’il n’en a pas dégusté… Même si le tour de sa bouche démontre le contraire !
Il tente d’éviter la réaction estimée négative.
C’est à partir de cette étape que sont saillantes nos attitudes dans la perspective des enfants qui agissent alors de manière à fuir ce qui le rend inconfortable.

On comprend alors que pour diminuer l’occurrence des carabistouilles, c’est notre attitude qui est à surveiller (eh oui, encore ! Les enfants sont des éponges miroitantes !) !
D’abord, il est nécessaire de changer de perspective à la lumière des informations exposées ci-dessus : les enfants ne mentent pas de manière à influencer l’attitude d’autrui avant l’âge de 4 ans, environ.
Et à partir de cet âge-là, un enfant qui raconte des histoires ne le fait pas de manière anodine. C’est un acte mu par une raison tangible prenant racine dans l’attitude parentale (ou d’autres individus).

En rappel, l’être humain est un être social. Cela implique que chacun a besoin de se sentir inclus parmi ses pairs. C’est d’autant plus le cas durant l’enfance, puisque les petits d’humain ont bien conscience qu’ils ont un besoin vital de la présence d’autrui !
La crainte de l’exclusion est alors majeure. Ils font tout pour éviter de se sentir/être exclus de leur groupe d’appartenance.
Les fabulations sont alors susceptibles d’être utilisées de manière à éviter cette exclusion ou le sentiment d’exclusion.
Or, lire la déception dans les yeux d’un.e référent.e peut être interprété comme un signe de désamour et de détachement.
C’est la raison pour laquelle les enfants tentent alors de rire/faire rire, change de sujet, essaye de fuir la discussion, et autres stratégies, de manière à recréer/se rassurer du lien !
Ce n’est pas du tout un signe de provocation mais au contraire, une tentative de réconciliation.

Comment faire pour diminuer l’occurrence des mensonges chez les enfants ?

Un enfant qui a peur d’être puni (verbalement, émotionnellement ou physiquement) aura tendance à éviter cette sentence ! Alors, seront cherchées des stratégies permettant de les déjouer. Le mensonge est une des stratégies disponibles.
Je rappelle à l’occasion que les punitions sont totalement inefficaces et n’aident en rien à l’éducation des enfants : pour en savoir plus, tu peux aller lire cet article sur le sujet.

Les mensonges peuvent également être des stratégies les aidant à répondre à leurs besoins. Pour favoriser l’authenticité des enfants, il est nécessaire de les accompagner dans l’expression de leurs émotions et de leurs besoins.

Il est ensuite intéressant de se pencher sur ce que les enfants tentent d’atteindre par leurs mensonges… Et de leur proposer des alternatives !
Il est parfois facile d’élaborer de petits mensonges de manière à être inclus au groupe ou à éviter d’être gêné.e… D’autant plus dans un contexte où les enfants se savent sujet à l’humiliation (avec ses pairs ou face à des adultes malveillants).
Il faut leur montrer qu’ils peuvent être entendus et n’ont pas à mentir pour accéder à leurs envies/besoins.

Comme je l’ai précisé auparavant, l’usage des mots est déterminant : caractériser un enfant de « menteur » ou ses propos de « mensonges » engendrera un malaise et un effet contraire à celui escompté.
Je précise dans cet article « pourquoi les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs) ! », en citant Marshall Rosenberg, initiateur de la CNV.

Bien sûr, comme pour l’empathie et l’attention, l’exemplarité est indispensable pour être cohérent aux yeux des enfants.
Si tu as tendance à maquiller la réalité, ton enfant s’en rendra compte tôt ou tard. Il se dira qu’il peut agir de la même manière.

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Les réponses face à des propos qui ne rencontrent pas la réalité perceptible sont déterminantes.
En fustigeant les enfants, ils se renferment.
En ignorant leurs propos, ils peuvent croire que leurs actions n’ont pas d’impact.
Il est ainsi indispensable de saisir la perspective bienveillante pour intervenir avec justesse et équilibre.

Bien entendu, les réponses doivent s’adapter à l’âge des enfants.
S’il s’agit des histoires racontées par les petit.e.s en dessous de 3 ans et demi, il est efficace de reconnaître leurs propos sans les rabrouer de manière vive.
Les enfants ont besoin d’entendre que leurs mots résonnent chez leur entourage, que ce qu’ils disent compte pour nous.
Il est possible de reformuler et ainsi d’acter ce qu’ils prononcent.
Si ce qu’ils disent n’est pas exact, par exemple, ma mère aurait pu dire : « Ah, Tu as déjà vu Papa boire dans le canapé ? Et moi, je te donne des biberons froids ? », tout en ajoutant ensuite un questionnement par les conséquences émotionnelles que cela engendre chez eux : « Et cela te fait quoi, quand je donne un biberon froid ? ».
Le principe est de permettre aux enfants d’être entendus, car c’est ce qu’ils demandent.

Au-delà de 3 ans et demi, il est nécessaire de faire comprendre aux enfants qu’on perçoit que leurs discours n’est pas gage de vérité tangible.
« Ce que tu dis là, c’est pas ce que je peux constater. Ce que je vois, c’est « ça » ! ».
L’objectif est de faire part de ses observations de manière neutre, sans jugement.

Il est ensuite nécessaire de focaliser son attention sur la réparation plutôt que sur la recherche de coupable, et cela vaut pour toutes les situations.
Cela peut se décliner de moult façons de façon à rappeler les valeurs de la maisonnée ou encore des suggestions de phrases pour aider les enfants à se livrer pour ainsi passer à l’étape de la recherche des solutions :

« Je rappelle qu’il n’y a ni brimade ni punition sous ce toit : l’objectif est simplement de nettoyer/trouver des solutions/être authentique sans avoir peur des autres. »
« La maladresse arrive à tout le monde ! », afin de rassurer quant à ces actions. Ensuite, en exprimant clairement « Oops, j’ai fait tomber une tasse ! », les enfants voient que les actions ayant des conséquences « néfastes » peuvent survenir avec tout le monde !

« Maman, j’ai mis du feutre sur le fauteuil. Tu peux m’aider à l’enlever ? » : le fait de verbaliser des phrases peut les aider à parler.

« Je te fais confiance, et c’est nécessaire pour que tu aies plus de responsabilités. Ça implique que tu prennes soin de cette confiance. », pour les inciter à conscientiser leur responsabilité dans le quotidien.

L’humour est une ressource inestimable pour autant qu’il ne méprise pas l’intégrité morale des enfants. L’objectif est de transmettre le message : « je sais que tu sais ».
« Oh ! Dis donc, c’était de l’air à la place de l’eau dans le robinet pour que tes mains soient encore pleines de tâches ? »
Je rappelle à l’occasion que les enfants ne perçoivent pas le second degré avant 4 ou 5 ans, c’est donc superflu avant cet âge !
Mais pourquoi mentent-ils ?

Il est indispensable de détecter ce qui motive les mensonges.
Est-ce que ton enfant veut préserver ses liens sociaux avec ses amis ?
Est-ce qu’ils veulent éviter une brimade ?
Est-ce qu’ils estiment ne pas avoir assez de liberté ?
Est-ce qu’ils souhaitent préserver ton amour en évitant ta déception ?
Est-ce qu’ils souhaitent te protéger de leurs propres erreurs, de manière à ce que tu ne t’inquiètes pas ?

Il peut être utile de mettre en exergue que le mensonge engendre de la culpabilité, en décrivant celle-ci dans ces composantes émotionnelles et physiques : sensation de malaise, de tension, de lourdeur, de tristesse, …
Ensuite, il est indispensable de les impliquer dans la recherche de solutions de manière à ce qu’ils investissent totalement l’impact de leurs actions. Il est aussi intéressant pour eux qu’ils intériorisent que les solutions sont plus aisées à trouver/mettre en place à plusieurs !
Cela vaut pour toute la vie ! On appelle cela « l’intelligence collective ».

Quid de l’après-mensonge ?

Faut-il revenir sur le fait du mensonge ? Avoir une discussion sous forme de morale ?

Il peut être intéressant de relever la fierté qu’ils peuvent avoir de s’être libérés d’une tension amenée par la culpabilité du mensonge.
Il est indispensable d’éviter de monter en épingle LE mensonge et encore moins accabler les enfants de qualificatif de menteur.
Par contre, il est possible de reconnaître les attitudes habituelles des enfants dont leur authenticité : « C’est parfois difficile de savoir comment réagir, hein ! Mais l’idéal, c’est de choisir de dire la vérité pour se sentir bien. C’est drôlement plus confortable de pouvoir tout se dire ! »

Il est important de renforcer l’estime de soi des enfants de manière à ce qu’ils ne se sentent pas dans le besoin de recourir aux mensonges.

Le mensonge, un vrai problème ?

Qui n’a jamais recourt aux mensonges sociaux… ? Vous savez ces propos que nous tenons pour éviter de blesser quelqu’un :

« Ta coupe ? Ouiiiii, ça te va bien ! »
« Il a quel âge ? Déjà ? Ouiiiii, il est adorable… ! »

Toute « Vérité » n’est pas bonne à dire… Il y a des contrats sociaux qui demandent certaines attitudes de manière à préserver ses relations sociales.
Ta relation à ta vieille tante ne sera pas plus agréable si tu lui dis qu’elle pique avec ses poils de moustache drus, sent la naphtaline, et que son ragoût te donne la nausée.
Bref, il vaut mieux taire certaines remarques afin de ne pas heurter la sensibilité de certaines personnes.

Mais il faut être claire : c’est très difficile de faire la part des choses…
Il y a des commentaires que tu ne « peux » pas faire avec certaines personnes mais aisément à d’autres… Et cela en fonction de l’étroitesse des relations émotionnelles.

Dans la sphère sociale, il y a ainsi les mensonges proscrits et ceux qui sont prescrits. La gestion de cette distinction est délicate et demande de l’apprentissage …
Donc il est fort probable que tes enfants de 4 ou 5 voire 6 ans puissent dire à ta tantine que son plat ne ressemble à rien et qu’il n’y touchera pas !

Il est assez simple de constater que l’usage du mensonge révèle une contrainte. La question principale est de savoir de quel type de contrainte il s’agit. Il faut alors interroger si l’authenticité peut être mobilisée dans ce contexte.
C’est justement cette authenticité qu’il est utile à mettre au cœur des valeurs. Celle-ci n’est en mesure de se développer que dans un cadre serein qui garantit tant la confiance en soi que l’attachement indéfectible des parents.

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Je souhaite que cette lecture puisse avoir été inspirante. Fais-moi un retour si tu as des questionnements ou des difficultés spécifiques : je me ferai un plaisir de t’aider.

A très bientôt, pour toujours plus de curiosités bienveillantes autour de l’enfance !

Voici deux ouvrages à lire avec les enfants sur ce thème:
un si gros mensonge ,
– le mensonge de Nino

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Éducation bienveillante·Communication Non-Violente

Le genre, une histoire d’identité ou de société ?

 

« Alors, c’est une fille ou un garçon, que tu attends ? »
« Oh, il est beau ce bébé ! C’est un garçon ? »
« Oh ! Elle est timide, comme toutes les petites filles ! »
« Actif, votre garçon ! Un vrai aventurier ! »
« Alors, ma princesse, tu vas bien ? »

Cela me coûte d’écrire ces phrases. Elles sont à mille lieux de ma conception de l’identité des enfants. Pourquoi ?
C’est pour l’expliquer que j’écris cet article !

Mais d’abord … Je voudrais mettre un contexte :

Eté 2017 : Je fus ravie d’apprendre que j’étais enceinte d’une fille.
J’avais toujours dit que l’important était un enfant en santé, bien sûr.
Alors, pourquoi être réjouie d’avoir un enfant de sexe féminin ?

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Parce que ma vie a toujours été entourée de femmes. Elevée par ma mère, avec ma sœur et ayant toujours des entourages féminins.
J’ai grandi dans l’idée de l’empowerment féminin et dans la lutte contre le patriarcat.
Je pense que j’ai intériorisé le principe selon lequel j’aurais plus de facilités à accompagner une petite fille qu’un garçon, par habitude.

Les semaines passent et je me rendais compte que les gens projetaient énormément de caractéristiques sur ce bébé à naître, juste à cause de son genre présumé.
Cela m’exaspérait totalement. En plus de cela, il n’y avait pas une semaine qui passe sans qu’on me dise : « Oh ! Vous le portez haut ! C’est un garçon ! », « Vu les vêtements que vous achetez, c’est un garçon ! ».
J’avais d’ores et déjà décidé que ma fille serait habillée de manière non genrée. L’idée selon laquelle « elle » pourrait être intersexe ou encore trans me touche alors de plein fouet !
Je refuse d’avoir des attentes précises concernant son individualité en fonction de son genre présumé.
Cela renforça mon envie d’acquérir une majorité de vêtements unisexes bien que je ne me priva pas de garnir sa garde-robe par quelques pièces estimées tantôt plus « fille » ou plus « garçon ».

La suite de la grossesse se poursuivit et je répondis différemment : « Il apparaît que c’est une fille, mais je ne sais pas comme ce bébé se sentira ! ».
Je te le concède, ça laissait perplexe  mes interlocut.rices.eurs, mais cela correspondait à mes valeurs.

Avant d’entrer en matière concernant les stéréotypes de genre,   il est nécessaire de rappeler des termes distincts :

  • Le genre est un ensemble de traits communs à des êtres ou à des choses caractérisant et constituant un type, un groupe, un ensemble.
    Concernant les organes sexuels et la classification selon les deux genres majoritaires, le genre assigné à la naissance est déterminé par l’aspect des organes sexuels à ce moment-là.

 

  • L’orientation sexuelle peut être définie comme « l’attirance durable pour le même sexe que le sien, le sexe opposé ou les deux sexes. On définit ces attirances avec les termes bisexualité, pansexualité, homosexualité et hétérosexualité. On parle parfois d’une cinquième orientation, l’asexualité, qui est la non-attirance sexuelle pour l’autre.»

 

  • « La notion d’identité sexuelle fait référence à l’expérience intime et personnelle de son genre, telle que vécue par chacun. Elle a trait au fait de se sentir femme, homme, les deux, aucun ou autrement, selon où l’on se positionne sur le continuum de l’identité sexuelle. L’identité sexuelle d’une personne peut correspondre ou non au sexe qui lui a été assigné à la naissance, et est fondamentalement différente de l’orientation sexuelle. »

Il n’y a pas de lien direct entre ces notions comme c’est sous-entendu la plupart du temps.
La majeure partie de la population est cis-genre (reconnaît et accepte le genre assigné à la naissance comme étant celui correspondant à soi-même) et hétérosexuelle. La majorité pense alors que les autres déclinaisons ne sont pas totalement légitimes dans leur existence voire ne seraient que des fantaisies ou encore, des pathologies psychiatriques.

Il est nécessaire de savoir que les personnes transgenres ou intersexes ne sont pas atteintes de maladie mentale.
La dysphorie de genre est un mal-être concernant le sentiment d’inadéquation par rapport au genre assigné à la naissance et leur identité de genre. Pour aller plus loin: http://www.infotransgenre.be/m/soins/dysphorie-de-genre/

Tous les « trans » ne vivent pas de dysphorie de genre, ou du moins, pas constamment… Souvent, c’est une période dans leur vie.
Les personnes intersexes également, peuvent vivre avec souffrance cette inadéquation.
L’intersexualité c’est la présence « dans une plus ou moins grande mesure des caractéristiques des deux sexes. Ces conditions intersexuelles peuvent être dues à une anomalie chromosomique ou à une insensibilité à l’action des hormones sexuelles au cours du développement prénatal. Ces conditions intersexuelles sont en partie visibles à la naissance puisque le médecin constate que les organes génitaux présentent une forme inhabituelle. Il est alors difficile de se prononcer à la naissance sur le sexe de l’enfant en fonction de ses organes génitaux. D’autres formes d’intersexualité se manifestent lorsque les hormones sexuelles entrent en action (ou non) lors de la puberté. »

Alors, non ! La Nature  n’a pas prévu 2 sexes/2 genres, qui seraient complémentaires et qui pourraient simplement donner naissance à une progéniture.
Et pourtant, c’est ce que la culture et les dogmes religieux nous enseignent… c’est l’habitude que nous avons.
L’humain aime catégoriser, et souvent, use de classifications manichéennes.

Lorsque l’on se renseigne, on constate aisément qu’il y a une diversité d’expressions : physiquement (présence d’appareils génitaux tant mâle que femelle, à divers niveaux) mais aussi de manière chromosomique, avec les syndromes comme celui de Klinefelter (au lieu de deux chromosomes sexuels, il y a en a 3 : XXY ou XYY) ou celui de Turner (les femmes n’ayant d’un seul chromosome X au lieu des deux habituels).

En réalité, toutes les notions décritent ci-dessus se positionnent le long d’un continuum.

Mais pourquoi est-ce nécessaire d’en prendre conscience ?
Parce que la « féminité » et la « masculinité » sont, de ce fait, des constructions sociales !
Eh non ! Toutes les femmes n’aiment pas le maquillage et les ongles colorés.
Toutes les femmes qui n’apprécient ces derniers éléments ne sont pas hétérosexuelles.
Tous les hommes n’aiment pas les femmes ayant des caractères sexuelles féminins soulignés.
Il y a des hommes, qui ne sentent bien homme, mais qui aiment se maquiller et porter certains vêtements dits « féminins ».

Mais voilà, la société n’aime pas ces nuances.
Alors il y a le terme « androgyne » qui a permis de classer encore les personnes dont le « look » n’est pas typiquement masculin ou féminin.
Les « androgynes » s’habillent tant dans les rayons Homme et Femme.
Certaines personnes peuvent, selon les jours, se sentir plus homme ou femme et adaptent ainsi leur style vestimentaire de manière à se sentir en adéquation avec eux-mêmes, chaque jour.
Autant être claire dès le départ, je considère que les rayons Homme/Femme ou pire, les rayons de jouets Fille/Garçon sont de grandes aberrations de notre société.

Pourquoi ?

Parce que cela propage sempiternellement les stéréotypes de genre !
Qu’est-ce donc ? « Les stéréotypes de genre sont la croyance que certaines aptitudes ou certains traits de personnalité spécifiques aux garçons d’une part, aux filles d’autre part, seraient présents dès la naissance. Avec, comme corollaire, l’idée que le matériel génétique conditionne les uns et les autres à assurer certains rôles dans la société, selon qu’on est né mâle ou femelle. »

Les stéréotypes de genre, c’est croire que « les garçons, c’est turbulent ! » ou que « les filles sont plus timides ! », c’est acheter des vêtements roses avec des paillettes aux filles, pendant que les garçons portent du bleu et des couleurs plus sombres.
C’est couper les cheveux courts d’un enfant parce que sinon, cela fait « fille », alors que l’enfant semble être un garçon.
C’est contraindre les filles à porter des vêtements/chaussures qui bloquent leurs mouvements, parce que c’est joli. J’en profite pour glisser une précaution particulière sur les bandeaux dont sont affublées des petites filles pour marquer leur genre… Car sur un visage de jeune bébé, il semble indispensable que soit détectable le genre assigné à la naissance. Mais, les bandeaux créent des pressions sur le crâne: souvent trop serrés, ils engendrent des maux de tête aux enfants… qui n’ont pas la motricité pour les retirer.
Toutes les femmes qui ont porté des serre-têtes ou des bandeaux savent que ce n’est pas supportable plusieurs heures d’affilés sauf rares modèles. Alors pourquoi contraindre les petites filles avec cela ? Est-ce si important que l’on voit qu’elle a une vulve dans sa couche dès le premier coup d’œil ?

Ce sont des contraintes culturelles qui impactent le développement des enfants, puisqu’ils ne sont plus libres d’agir en tant qu’individu singulier, mais, de prime abord, selon leur genre.

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Tu les vois, les stéréotypes, là ?

Ce qui est problématique, c’est que ce sont les stéréotypes de genre qui créent certains mal-êtres : sans être intersexe ou transgenre, il est tout à fait possible de ne pas se sentir en phase avec les attentes sociales.
Par exemple, les femmes sont censées s’épiler. Sinon, c’est sale/pas féminins/etc. Elles doivent aussi aimer être perchées sur des talons, s’efforcer d’avoir une taille fine, un teint de pêche, du maquillage à minima et dépenser de l’argent en sous-vêtement affriolant.
Quid des personnes de sexe féminin qui ne se sentent pas en phase avec ces injonctions ?
Quid des conditionnements qui engendrent que, sans même se poser de question, on s’épile et on prend en charge certaines tâches quotidiennes ?

Ces mêmes stéréotypes amènent les hommes à croire qu’ils doivent faire passer leur vie professionnelle avant leur famille. Ils devraient aimer les alcools forts et pas des cocktails sucrés (catégorisé « boisson de filles » !).
Les stéréotypes s’immiscent partout : des goûts alimentaires, du choix des vêtements  à la prépondérance de certaines émotions et autres compétences intellectuelles ou motrices.

C’est bien là le problème. En soi, le fait que les petites filles jouent à la poupée avec de la dinette rose n’est pas l’élément clef.
Ce qui est interrogé, c’est le regard que l’on peut poser sur un petit garçon qui en ferait autant. Certains parents vont refuser à leurs enfants des jeux en « inadéquation » avec leur genre, sous prétexte que cela aurait une influence sur leur expression de genre et leur orientation sexuelle.
Or, comme mis en exergue au début de l’article, il n’y a pas de lien direct entre ces notions et le genre assigné à la naissance.

Une autre influence des stéréotypes de genre est l’impact sur la construction de l’estime de soi et le développement.
Par exemple, il a été démontré à plusieurs reprises que les enseignants et les parents n’ont pas les mêmes attentes concernant les résultats scolaires, dépendamment du genre des enfants.
Les sciences seraient perçues comme plus importantes pour les garçons alors que les filles seraient poussées involontairement vers la lecture.
Ainsi, les résultats concordent avec cela : le rapport des enfants concernant les différentes matières est guidé par l’attitude et les attentes des parents mais aussi celles des professeurs.
Pour rappel, comme je l’explique dans mon article « Mais qu’est-ce que c’est que ces mots/maux ? », l’effet Pygmalion est le phénomène selon lequel les attentes d’autrui (parents, professeurs) affectent les performances et/ou l’attitude d’une autre personne (les enfants, les élèves, les étudiants).

Il est étonnant également de constater que les filles réussissent moins bien les tests de géométrie (associée aux mathématiques) que les garçons… pour autant qu’ils soient présentés comme tels.
S’ils sont présentés comme des exercices de dessin, les filles réussissent mieux que les garçons.
La seule évocation des mathématiques engendrent une attitude face à l’exercice engendrant de moindres résultats… Parce que les stéréotypes laissent penser que les filles sont moins douées en math que les garçons.

Il est également clair que les stéréotypes de genre sont intériorisés très jeunes, avant 6 ans, et que qu’ils conditionnement les intérêts futurs des enfants …
Conditionner un enfant est facile et rapide : il suffit de quelques petites phrases semblant anodines.
« Tu ne vas pas pleurer pour ça ! » ; « Ça, c’est pour les filles/garçons ! » ; « Tu aimes vraiment ça ?! (en indiquant quelques choses qui ne semblent pas correspondre au genre de l’enfant).
Et bien sûr, l’exposition à certains types de jouets et aux publicités forment les stéréotypes en l’absence de conscience parentale.
A partir du moment où les enfants sont confrontés à des images laissant penser que seuls les garçons ou les filles peuvent être intéressé.e.s par un jouet, alors ils s’y conforment.
C’est flagrant dans la plupart des catalogues de jouets ou dans les publicités télévisuelles.

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Il est interpellant de constater que les petites filles jouant aux Barbie sont d’avantage touchées par différents troubles liés à l’estime d’elles-mêmes et à la recherche d’avoir un corps plus fin ! Les jeux avec ces poupées mannequin seraient également liés avec l’occurrence de troubles alimentaires et des variations de poids.

D’autres recherches démontrent que la résistance aux stéréotypes déclinent avec l’âge : la crainte de l’exclusion grandit à l’approche de l’adolescence. Les garçons semblent d’ailleurs plus en difficulté à combattre ces stéréotypes.
Mon hypothèse est que l’image véhiculée d’un garçon ayant des « traits féminins » évoque immédiatement sa prétendue homosexualité. Or, l’homosexualité masculine a une perception sociale plus négative que l’homosexualité féminine.
D’une part, l’homosexualité féminine est vectrice de fantasmes sexuels de nombreux hétérosexuels. D’autre part, car l’homosexualité masculine porterait atteinte à la « virilité », surtout dans l’imagination où les rapports sexuels sont scindés par des rôles actifs/passifs.
La perception de l’homosexualité semble dépendante des interprétations effectuées concernant le type de rapport sexuel. Pour être limpide, deux femmes sont perçues comme étant simplement en train de se caresser alors que les hommes en couple pratiquent la sodomie.
L’image sociale de ces pratiques sont tout à fait différentes, l’une étant considérées comme douce alors que l’autre serait brutale.

Faut-il préciser que ce sont des projections hétéronormatives ?
En outre, il s’agit d’amalgame grossier entre identité et orientation sexuelle…


Les stéréotypes de genre influencent également la répartition des rôles dans la société.
Les filles sont conditionnées à être plus désintéressées et soucieuses d’autrui, moins assertives et motivées par le contrôle que les hommes.
Dès lors, les femmes acceptent et ont, objectivement, des rôles de plus bas statuts sociaux, requérant peu d’autorité. Elles sont plus nombreuses que les hommes à être au foyer. Elles tolèrent plus aisément des postes moins rémunérés.
Ce n’est donc pas une invention, notre liberté individuelle est amoindrie par nos conditionnements…
La question est de savoir si nous souhaitons soumettre les enfants à ce type de stéréotypes qui développeront certaines attitudes genrées, comme si celles-ci allaient de soi.

Peut-on encore considérer que les stéréotypes de genre n’ont pas d’impact ? Autant admettre tout de suite que je ne promeus pas ce type de stéréotypes qui amoindrissent la liberté des enfants, mais aussi de tous les individus d’une société.
Combien de femmes ne souffrent-elles pas de ne pas correspondre aux injonctions sociales correspondant à leur genre et se questionnant des raisons de ces différences ?
Combien d’hommes se refusent à certaines pratiques sportives, sous prétexte que ce n’est pas assez masculin ?
Ces cases « féminité » et « masculinité » enferment plus qu’elles n’ouvrent.
Si l’on considère le genre comme un continuum et non comme des classifications dichotomiques, on peut éviter bon nombre de mal-être, notamment chez les personnes non-binaires ou transgenres !
Et comme vu ci-dessus, la perception d’un continuum permettrait à tous les individus d’avoir réellement le choix de s’orienter dans une voie ou dans une autre, sans influence sociale majeure.

 

Les pièges du quotidien

Les jouets genrés sont indiqués dans tous les catalogues. Disney proposera constamment la version garçon et la version fille, tout comme VTech, qui aime tout coloriser en rose ou mauve.
Je mets également en évidence que la taxe rose commence dès l’enfance avec ces jouets « pour filles » plus chers que leur équivalent « pour garçon ».

jouets taxe rose

 

Il en va de même pour les vêtements.
N’as-tu jamais remarqué les inscriptions sur les vêtements fille vs. garçon ?

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Pourquoi les filles sont décrites comme «douces », « mignonnes », « amoureuses », pendant que les garçons s’affaireraient à devenir des « héro » et à être « courageux ».

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Ils sont à peine en âge de se reconnaître dans le miroir qu’on les affuble déjà d’intentions … Et les filles sont nées vénales, c’est connu … !

Il en va de même avec certaines collections de livre qui n’hésitent pas à faire des versions genrées, proposant aux garçons des méthodes pour devenir intelligents, alors que les filles sont guidées pour devenir… belles !

livre sexiste

Pour autant que les parents n’y prennent pas garde, et qu’ils aient une fille, ils se retrouvent avec un intérieur entièrement rose/mauve/blanc.
Tous les jouets présentés dans cette section ont leur version fille en rose/mauve et autres déclinaisons de couleurs douces.
Les petits garçons, eux, ont le droit à toutes les couleurs de l’arc-en-ciel, sauf le rose et le mauve, bien sûr !
Est-ce vraiment utile d’avoir des versions genrées des objets, de peluches et « d’ordinateurs » ?

jouet sexistes
Pourquoi les couleurs sont-elles genrées de cette manière en Occident ?
Que veut-on communiquer à nos enfants en leur démontrant que TOUT le matériel peut être genré ?
De quoi a-t-on peur en mettant des vêtements avec un cœur et du rose à un garçon et en mettant du vert foncé et de l’orange à une fille ?

Globalement, j’ai une réponse concernant le genre des jouets :

jouet fille garçon

Voici un article qui aborde spécifiquement l’aspect genré des jouets : http://www.adequations.org/spip.php?article1911

Cependant, il est nécessaire de pouvoir déconstruire les craintes et les croyances qui nous habitent afin d’offrir une réelle liberté aux futures générations.
Cela implique également que les adultes changent leur rapport aux genres et prêtent attention à leur propos. Des pistes sont disponibles sur ce dernier point dans cet article.

 

Quelles alternatives ?

Cela me semble assez simple : éviter les jouets, les vêtements et les accessoires très genrés.
Par exemple, on peut se passer des poupées maquillées excès et les imageries récurrentes de princesses pour les enfants assignées filles à la naissance. Oui, les princesses Disney propagent les stéréotypes de genre
Il est également possible de ne pas contraindre les enfants assignés garçons dans des jeux de guerre, à l’aise d’armes et autres missiles.

Il y a des alternatives accessibles au sein des jouets neutres : les dinettes, les poupons, les objets simulant le quotidien, les jeux de construction et d’adresse, les jeux de magie et les « labo de petits chimistes ».
Concernant la couleur des jeux, le problème n’est pas tant d’avoir quelques jouets bleu ou rose, mais de n’avoir qu’un panel de couleur, principalement pour les filles.

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Tenue et jouet unisexes

Il est également réducteur de ne pas laisser un enfant porter certains vêtements ou s’adonner à certains jeux sous prétexte que cela ne correspondrait pas à son genre.
Tous les enfants d’environ deux ans développement les jeux d’imitation dans lesquels ils vont pouponner et imiter les tâches quotidiennes.
Par ailleurs, les enfants vont s’amouracher d’héro.ïne et les imiter. Par exemple, pendant que Cars ou Pat Patrouille passionneront une certaine partie, d’autres vont rechercher l’accoutrement d’Elsa (La Reine des Neiges).
Doit-on s’inquiéter qu’un garçon adore cette dernière et veuille porter des robes ?
La réponse est NON ! Cela n’a aucun impact sur son développement … au contraire, c’est le fait de brimer ses jeux qui seraient dévastateurs pour sa créativité.
Regardez cette joie : https://www.youtube.com/watch?v=Jn47eRpqz4A

Il en va de même pour les vêtements : pourquoi ne pas les laisser expérimenter, de manière libre ?
Certains parents ont fait des actions publiques de façon à augmenter l’acceptation sociale de ces possibilités n’ayant aucun autre impact que la remise en question des stéréotypes!

Il est également simple de ne pas acquérir des vêtements qui s’évertuent à caractériser les personnes qui les portent. C’est un message aux fabricants de laisser en rayon les habits dotés d’inscriptions  pleines de préjugés telles que « Amoureuse », « Capricieuse », « séducteur en herbe » et autres (cela vaut aussi pour les adultes, cela dit !). Le boycott est une vraie alternative en tant que consomm’acteur !

Enfin, la question du genre va plus loin.
A l’heure actuelle, de plus en plus de pays reconnaissent l’existence du sexe neutre, noté X. Cependant, certaines ségrégations existent encore sur des aspects aussi triviaux que … les toilettes !
Alors que certains lieux ont des toilettes mixtes (les avions et les trains, par exemple), il est tout à fait possible de se passer de cette ségrégation de manière à ne plus devoir se définir de manière binaire dès le plus jeune âge.

 

L’acceptation de la diversité et la tolérance à la liberté est simple, dans les faits.
Les résistances s’opèrent au sein de certains individus par craintes. Il est alors primordial d’oser se questionner.

 

Bref, c’est l’ensemble de la société occidentale qui a besoin de conscientiser le FAIT que les humaines n’existent pas selon deux genres définis.
Dans nos foyers, il est déjà possible d’accompagner les enfants vers eux-mêmes mais aussi dans la connaissance et l’acception de l’autre tel qu’il/elle/iel (qui est le pronom neutre) est !

J’espère que cet article t’aura permis d’avoir une autre perspective sur la question du genre.
Je sais pertinemment que la question de l’expression de genre est en lien avec la « crainte » de l’homosexualité.
Si l’homophobie est en recrudescence dans certains milieux, elle est aussi mieux acceptée dans d’autres.
Toujours est-il que, souvent, on espère que ça ne soit pas un questionnement pour nos propres enfants.

Il faut savoir que l’homosexualité concerne au moins 10% de la population. Tout comme le genre, il n’y a pas l’hétérosexualité et l’homosexualité, mais bien une diversité d’orientation sexuelle, dont l’asexualité !
Bref, je t’invite à regarder cette vidéo YouTube de Max Bird qui explique avec humour pourquoi l’homosexualité n’est pas contre-nature : https://www.youtube.com/watch?v=Ad5Lxf_kKRU
Je t’invite également à découvrir le travail de Sophie Labelle, aka Assignée Garçon : https://www.facebook.com/assigneegarcon/
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A très bientôt pour un nouvel article qui éveillera ta curiosité !

PS : N’oublie pas de t’abonner pour recevoir les articles directement sur ta boîte mail.
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Éducation bienveillante

« Fais ce que je dis ! Mais pas ce que je fais…. » Les écrans en question!

Dans cet article, je lance une piste de réflexion concernant l’usage des écrans… autant pour les enfants que pour toi-même !

En moyenne, une personne consulte son smartphone 221 fois par jour (données relevées en 2014).

Ça parait énorme, et pourtant… Le smartphone est bien devenu le prolongement de notre main et une occupation récurrente de nos journées.
Une part de plus en plus importante de personnes (autant adolescents qu’adultes) sont atteintes de « nomophobie » : la phobie de ne pas avoir son smartphone sur soi !

Pour commencer, je pense qu’il est nécessaire de considérer les écrans interactifs pour ce qu’ils sont : des outils merveilleux, qui offrent des possibilités infinies, autant de distractions que d’informations ou encore d’échanges.
Cependant, la profusion de possibilités autant que le fonctionnement de cet outil peuvent avoir des retentissements notables sur nous-mêmes. Je te propose de lire cet article qui retrace les problèmes principaux inhérents de l’utilisation des smartphone.

Quel rapport avec les enfants ?
C’est simple : il est connu, maintenant, que les écrans sont réellement délétères au développement des enfants.
Ils sont à proscrire avant 3 ans. Ensuite, jusqu’à 6 ans, il est nécessaire de restreindre l’usage très fortement (max 30 min/jour, et pas d’un seul tenant). Les consoles de jeux sont également à proscrire pour les petits. Jusqu’à 9 ans, il est utile de les protéger de ce qui se trouve sur internet en les y accompagnant systématiquement. Enfin, il est essentiel de les tenir éloigné des réseaux sociaux avant l’âge de 12 ans.
Je ne l’invente pas. Ce sont les campagnes de prévention actuelles : http://www.yapaka.be/ecrans

Voici d’ailleurs une infographie constituant un excellent résumé : issu de https://app-enfant.fr/quel-ecran-pour-quel-age-infographie/

infographie écran enfant

 

Et pourtant, bon nombre de parents doivent batailler pour que leurs enfants suivent ses recommandations.
Il y a plusieurs raisons à l’aspect addictif des écrans, que je ne détaillerai pas ici.
Je vais me pencher sur l’impact de l’attitude parentale sur la relation aux écrans.

Est-ce que tu lis cet article sur ton smartphone (à près de 70%, c’est probable) ? Ton enfant est-il dans la pièce où tu es actuellement ?
As-tu une télévision ? Plusieurs ?
Est-elle le centre du salon, c’est-à-dire que les canapés sont orientés pour pouvoir la contempler aisément ?
Probablement, comme la plupart des foyers dotés d’un écran de télé.

Cela implique que les enfants ont une perception très claire de l’importance de l’objet (d’autant qu’il est de plus en plus grand) puisque l’espace est organisé autour de lui.
Ensuite, il est probable que tu aies souvent ton smartphone à portée de la main.  Il est d’ailleurs probable aussi que tu scrolles alors que ton enfant est avec toi, dans la même pièce. Peut-être même, t’arrive-t-il de lui accorder une semi-attention, parce que ses jeux ne sont pas palpitants à ce moment-là et que tu te distraits autrement, ou alors simplement, des notifications ont titillé ta curiosité.

Je plaide coupable. J’utilise mon smartphone et scrolle parfois facebook pendant que ma fille joue à côté de moi. Je réponds aux messages, la plupart du temps (de moins en moins) dans l’instant, je ne refuse que rarement les appels, et quand une notification survient, je suis irrémédiablement poussée à voir de quoi il s’agit.
Mais, comme je l’explique dans mon article précédent, j’ai commencé l’Hygiène Naturelle Infantile. Au départ, cela demande un temps d’observation de manière à assimiler le rythme de son enfant… et aussi de voir s’il manifeste des signaux avant d’éliminer.
Je me suis rendue compte que, systématiquement, quand je scrollais, ma fille urinait.
Pourtant, depuis sa naissance, je faisais attention : mon smartphone n’a pas de sonnerie, même plus de vibreur, afin que mon attention ne soit pas happée par les manifestations de celui-ci.
En plus de cela, dès que je pose mon téléphone quelque part, Mini fonce dessus pour jouer avec. C’est dire que l’objet est d’intérêt, vu que sa mère l’a si souvent dans les mains !
J’ai décidé qu’elle avait le droit de le manipuler, histoire de ne pas créer de fixette là-dessus. Alors, je l’éteins simplement pour qu’il ne soit plus interactif mais juste un objet.

Bref, mon smartphone est devenu un problème. Malgré mes précautions, il capture mon attention dans des moments où je ne le souhaite pas.
Je n’ai pas de télévision, et ne compte pas en détenir une. Je suis déjà débarrassée d’une partie du « problème-écran ».
Mais les écrans sont là : je travaille sur laptop (qui est systématiquement fermé quand ma fille est réveillée, sinon elle a les yeux rivés dessus) et j’ai mon smartphone.
Comment être crédible par rapport aux écrans, face aux enfants, quand soi-même, on consomme si fréquemment ?

En plus de cela, je me suis rendue compte d’une incohérence énorme sur les réseaux sociaux : la présence de page du genre « Parents épuisés » ou encore de lire des témoignages de mères « qui sont débordées et dépassées par leur quotidien », mais qui passent énormément de temps à commenter des publications sur facebook ou Instagram.
Elles (et moi aussi, alors que parfois, j’ai plein de choses à faire !) s’échappent de leur quotidien via les réseaux sociaux… tout en réduisant, de fait, encore leur temps disponible.
Pourquoi agit-on de manière aussi étrange ?

Loin de moi l’idée de juger cette incohérence. Je (me) questionne l’usage des écrans et le potentiel de kidnapping attentionnel généré par les réseaux sociaux.

 

Il faut savoir que le business model des réseaux sociaux reposent uniquement là-dessus : plus tu y consacres du temps, plus ils peuvent t’abreuver de jeux distrayants (récoltant ainsi tes informations), de publicités et de contenus sponsorisés.
Ce n’est pas une théorie du complot, mais bien une réalité avouée par les premiers créateurs du business model de ces entreprises : elles utilisent les données que tu lui fournis constamment.
D’une part, pour les revendre (coucou le scandale de Cambridge Analytica !), mais aussi pour cibler des publicités… et autres informations (coucou l’algorithme qui engendre que tu ne vois pas TOUT le contenu potentiel de FB mais juste une proportion déterminée !).
Si leurs sites peuvent être utiles à certains égards, il y a énormément de considérations permettant un questionnement de leur usage.
Certains ex-cadres de ces entreprises dénoncent les pratiques mises en œuvre pour kidnapper toujours d’avantage l’attention des utilisatrices/eurs.
Voici d’ailleurs un article reprenant le témoignage de Chamath Palihapitiya, ex cadre chez facebook : il met en évidence les conséquences de l’usage intense de facebook sur les relations sociales et l’impact de la structure du site (et des jeux hébergés tels CandyCrush ou FarmVille) sur la vie quotidienne.
Volontairement, ils utilisent mécanismes d’activation du système de récompense (une structure cérébrale activée par divers comportements et substances psychoactives). Ils recherchent à ce que tu répondes immédiatement à toutes les sollicitations et de manière à ce que tu y consacres ton attention de manière significative.

Bref, si nous y passons plus de temps que ce que nous le souhaitons, ce n’est pas entièrement de notre faute : TOUT est fait pour que ce soit le cas.

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Les réseaux sociaux, ça te fait du bien ?

Un autre point m’interpelle : les représentations  que renvoient les réseaux sociaux au monde et de soi.
Evidemment, les partages que nous effectuons sont principalement positifs et renvoient une image heureuse de nous.
Des métiers se sont même créés : les influenceuses/eurs qui vivent grâce aux partenariats avec les marques. Leur feed sur Instagram est soigné et tout (ou presque) n’est que mise en scène.
Maud Bettina-Marie, une comédienne française, a d’ailleurs fait une vidéo Youtube sur les aspects risibles et aberrant d’Instagram. Je t’invite vraiment à aller voir, c’est aussi drôle que perspicace.

Il a été mis en évidence que l’usage des réseaux sociaux engendrait des affects négatifs et une diminution de l’estime de soi, entre autres. Il en va de même avec Instagram.

En sachant cela, je propose une période d’auto-observation.
Quelles émotions génèrent chez toi la consultation de tes réseaux sociaux ?

Dans mon cas, c’est un peu particulier puisque j’utilise facebook comme moyen de communication pour ce blog et pour le Réseau Parentage Proximal.
D’ailleurs, il y a fort à parier que tu viennes de là pour me dire (Coucou ! Abonne-toi pour recevoir mes autres articles et tu peux aller sur ma page facebook La Curiosité Bienveillante où je partage pleins de jolies choses sur mes thèmes favoris : OUI ! Je fais de l’auto-promo… Ah ah ah !).
Mais malgré cela, j’ai décidé de faire du nettoyage sur ma page privée :

  • Adieu les pages qui ne relayent que les infos qui me donnent le cafard ;
  • « Retirer de la liste d’amis » les personnes dont je ne partage pas les valeurs et dont les publications/commentaires me font monter dans les tours ;
  • Se désabonner des profils de certaines personnes constamment négatives et pour qui rien ne va jamais : elles restent dans vos ami.e.s mais… tu n’es plus soumis.e à ces complaintes. Stratégie diplomatique.
  • Se désabonner de pages qui me faisaient rire mais qui avaient fini par manger mon fils d’ « actualités » : par exemple, des groupes « défouloir » où l’on crie notre incompréhension face à certaines choses du monde occidental.
    Dans un premier temps, cela me faisait du bien de dire : « Non mais c’est pas vrai ! Ils sont trop stupides ! Mais enfin ! Bla Bla Bla… ! ».
    Je suis psy et je reste autant que faire se peut dans le non-jugement.
    Mais de temps en temps, lâcher du lest, sans réfléchir à ce qui motive les actions collectives ou individuelles, ça faisait du bien.
    Faisait… Oui, parce que maintenant, ça me prend une énergie phénoménale d’être sollicitée de manière à soulever mon indignation et à la communiquer de manière véhémente (puisque c’est l’objectif même de ces pages).
    Or, cette énergie vitale, j’ai envie de la mettre dans d’autres activités, davantage épanouissante.
    Alors j’y retourne parfois, pour prendre la température, dans les moments où j’ai décidé d’être confrontée à ces émotions. Je refuse d’être systématiquement sollicitée.
  • Je ne consulte jamais instagram. J’ai un compte que j’ai cessé d’alimenter (ce que je n’avais fait que mollement entre 2015 et 2017). Je ne m’y rends plus jamais car je suis bien trop offusquée devant tant d’apparats, de superficialité, de mises en scène mais surtout d’incitations à la consommation. Cela ne correspond pas à mes valeurs, alors je ne m’y expose pas.
    Je n’ai pas d’autre réseau social actif (ok, LinkedIn, mais bon, j’y existe sans y être active réellement).

En somme, j’ai décidé de ne m’entourer de positif, de manière à ne pas subir des montagnes russes émotionnelles lorsque je ne le décide pas (Ah ! Un message, je referme l’app et Oh ! Une notif, c’est quoi ? Et me voilà partie sur une publication alors que je n’en avais pas l’intention…).

Ce que je peux te suggérer, c’est de jauger les émotions qu’engendre la consultation de ces réseaux. Que ressens-tu quand tu es dessus ?
Quelles émotions te traversent quand tu participes à cela ?

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Être parent sur les réseaux sociaux

Il s’agit d’un monde parallèle où les femmes seules dans leur quotidien de mères ont la possibilité de converser avec pleins d’autres. Cela brise le sentiment de solitude.
Il y a des tas de mères (parce que je consulte des pages dédiées aux femmes, pour la plupart) qui partagent tes valeurs. On se sent parfois rassurée malgré les milliers de questions qu’amène la parentalité.
Mais il y a un poison qui se cache là-dessous : la comparaison !

C’est involontaire mais il n’est pas rare de se comparer et de comparer son enfant à celui des autres.
Cela arrive également dans la vie quotidienne, lorsque nous croisons des enfants du même âge que le nôtre.
Mais voilà, les comparaisons n’ont que rarement de l’intérêt. Elles sont d’ailleurs le plus souvent toxiques pour la sérénité puisqu’elles engendrent la plupart du temps des inquiétudes.
« Tiens, pleins d’enfants parlent/marchent/font ceci ou cela alors que pas le mien ! »
Alors on questionne, et on a comme réponse : « Chaque enfant à son rythme ! »

Et c’est tellement vrai ! Mais …
Mais la comparaison reste parce que même si par rapport à un sujet, les inquiétudes se calment, d’autres surviennent par la présence des milliers de cas accessibles via ces réseaux.

 

A un moment, je pense qu’il est utile de fermer les écoutilles et les mirettes, de se retourner sur notre enfant et de le regarder avec un œil neuf : « En quoi mon enfant est-il un.e géni.e ? »
Grâce à ce questionnement, tu pourras apercevoir tout ce qu’il/elle fait et non ce qui n’est pas encore acquis (et qui finira de toute façon par arriver : rares sont les adultes qui ne marchent pas et ne parlent pas !).
Cette perspective de rechercher la douance est également utile lors d’actes qui semblent être des explorations qui mettent parfois nos nerfs en pelote. Ex : oui, ton enfant développe sa motricité fine en écrasant méticuleusement les petits pois ou en les jetant par terre un à un.

 

Une autre comparaison survient également : celle concernant sa manière d’être mère/parent.
On voit unetelle effectuer telle et l’autre activité ; avoir tel matériel ; organiser l’espace d’une manière et on peut se sentir mal de ne pas faire aussi bien.
Ou alors, on se valorise en se disant qu’on est capable de faire mieux, nous !

Il peut-être inspirant de regarder ce que certaines personnes mettent en place.  Cela donne des idées et met en images certains concepts parfois abscons, par exemple pour la pédagogie Montessori au quotidien.
Mais il est nécessaire de toujours mettre un filtre : chacun fait à sa mesure et rien n’est trop tard !
Tu trouves que tel aménagement intérieur est intéressant ?
Tu peux voir de quelle manière ton environnement peut être adapté.
Ce n’est pas possible ? Eh bien, tu fais à ta mesure. Les quotidiens dans une maison et dans un appartement de 50m² ne sont pas comparables.
L’un n’est pas mieux que l’autre, ce sont juste deux expériences différentes !

Si tu veux évoluer dans ton expression de la parentalité, tu peux t’inspirer des personnes qui accompagnent de manière bienveillante les parents, lire sur le sujet et cheminer en douceur.
Saute donc la case culpabilité !

Il ne faut pas non plus oublier que dans certains cadres, le matériel si merveilleux et innovant est présenté pour attirer !
Les réseaux sociaux sont les cibles marketing de choix.
Mine de rien, en passant sur des comptes de parents que l’on suit au quotidien. Il est possible d’avoir l’impression de les connaître et les produits qu’ils mettent en avant font envie.
Or, si certains outils sont utiles au développement des enfants, pour leur proposer des supports ludique… Aucun n’est réellement indispensable !
Et tu n’es pas un parent exécrable si ton enfant n’a pas LE truc acclamé par toute une communauté, promis !

 

La cohérence des précautions
Les précautions concernant les écrans ne sont cohérentes que lorsque les parents ne sont pas eux-mêmes accro à leurs écrans.
Il n’est pas crédible d’interdire à un enfant de 3 ans de regarder la télévision alors que l’écran a une place de choix dans une pièce de vie, si  les parents l’allument dès qu’il est dans sa chambre, s’ils sont penchés sur leurs smartphones ou sur un ordinateur/console pour jouer régulièrement.

Jusqu’à 3 ou 4 ans, il est possible de faire passer la pilule en douce. Mais à partir d’environ 4 ans, les incohérences éducatives seront mises en évidence par les enfants.
« Pourquoi je ne peux pas manger ça et que toi, tu en manges ? »
« Tu fais des fautes quand tu parles ! »
« Tu m’écoutes quand je te parle ?! »

Eh oui ! Ce n’est pas de l’insolence… Les enfants répètent et imitent TOUT ce à quoi ils sont exposés.

Les enfants apprennent par l’observation, en priorité. Cela concerne l’ensemble des sujets : l’empathie envers les autres, les ton de voix, les règles sociales, les habitudes de vie, l’alimentation, etc.
Cela implique tu vas devoir surveiller ta propre attitude si tu veux inspirer ton enfant.
En dehors de cela, il n’est pas nécessaire de diaboliser l’usage des écrans.
Nous sommes à une époque où ils sont incontournables. Les enfants vont apprendre à manipuler les écrans interactifs (très facilement puis qu’ils sont construits de manière intuitive), à dactylographier, voire même qu’à un certain âge, à coder. Cela sera utile pour leur avenir.
MAIS il est indispensable d’accompagner ces enseignements et de limiter le temps passé devant les écrans, et cela à tous âges !

Cela vaut pour l’ensemble des activités de la vie quotidienne : est-ce que tu veux que ton enfant prenne plaisir à lire (dois-je faire un article sur les bienfaits de la lecture ?) ou à effectuer des activités manuelles ? Alors il est indispensable que ton enfant te voit lire et prendre plaisir à passer du temps à des créations avec tes douces mains.
La créativité et les passions se cultivent à tous les âges.

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Il est indispensable de se renseigner sur le fonctionnement même des réseaux sociaux, de leur business model et de l’impact physiologique de l’exposition aux écrans.
Par exemple, la lumière bleue diffusée par les écrans est mise en cause dans les troubles du sommeil : tu veux mieux dormir ?
Je te suggère d’éviter les écrans environ 60 minutes avant de t’endormir et coupe le wifi + données mobiles de ton téléphone, surtout si tu le laisses à portée de main pendant la nuit.

 

Diminuer son temps d’exposition aux écrans

Il faudrait assimiler, qu’à l’instar des salarié.e.s d’entreprise.s, nous avons également le droit d’être déconnecté.e et inaccessible.
Rien ne nous oblige à être hyper-connecté.e en tout temps.

Il semble étrange d’affirmer cela… Et pourtant, nous répondons souvent de façon impérieuse  aux notifications quelles qu’elles soient.
Nous évoluons dans une culture ambiance où l’immédiateté a tendance à primer sur l’expérience de l’instant.
C’est une raison pour laquelle la Pleine Conscience ou Mindfulness ainsi que les pratiques méditatives ont un intérêt tout particulier à l’époque actuelle (et leur utilité thérapeutique a été maintes fois démontrée).

Un premier test pourrait être de se passer de son smartphone durant une partie de la journée.
Tu peux ainsi mesurer les impacts émotionnels de l’absence de son usage. Cela permettra de te donner une idée de ton attachement à cet objet.

Tu peux aussi décider d’organiser des plages de consultations précises de certaines applications, dont les réseaux sociaux, au lieu de s’y exposer à de très nombreuses reprises dans la journée.
Ainsi, tu prends la décision de rester entièrement focaliser sur les tâches ou les moments que tu vis.
Tu peux ainsi être plus efficace dans ce que tu fais  et être totalement présent.e aux personnes qui t’entourent, dont tes enfants.
Il est primordial de se rappeler que la quantité ne prévaut pas sur la qualité : les enfants peuvent tout à fait vivre un manque de leur(s) parent(s), même s’il y a une présence constante… mais qui est absorbée de façon récurrente par un autre centre d’intérêt au sein d’un écran.

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L’absence de temps mort ou « d’ennui » ne permet plus au cerveau d’activer certains fonctionnements cérébraux.
Les appels incessants à interagir avec les écrans est probablement responsable de la diminution de certaines capacités cognitives. La mémoire serait affectée par l’usage des smartphones puisqu’il agit comme une prothèse mnésique.
La concentration, et donc les capacités attentionnelles, est impactée par la fréquence des notifications.

Il est donc manifeste qu’il est nécessaire de reprendre le contrôle de son exposition aux écrans. Les géants du web, dits GAFA (pour Google, Apple, Facebook et Amazon, auxquels il est nécessaire d’ajouter les autres réseaux sociaux comme Instragram -qui appartient à facebook, et Twitter), usent de toutes les manœuvres brillamment orchestrées pour utiliser ton « temps de cerveau ».
En conscientisant tout cela, il est alors plus simple de s’en détacher !
« Pourquoi suis-je suis facebook alors que je voulais lire ou écrire ?! »

Souvent, les smartphones sont utilisés pour briser la solitude.
Les réseaux sociaux et internet nous donnent accès des centaines de millions d’individus. Les échanges, plus ou moins longs, peuvent combler aisément les temps morts créés par la solitude.
Il est possible de se sentir entouré.e et soutenu.e même en étant isolé.e.
C’est d’ailleurs une des possibilités merveilleuses de ces réseaux.
Mais … (eh oui, sinon, ce n’est pas drôle !) la solitude revient de plus belle dès que le téléphone est éteint.
Pire même, car le recours au smartphone peut servir de cache-misère face à des situations relationnelles qui poseraient question sans cet outils : comment peut-on en venir à rester côte-à-côte avec des personnes sans presque s’adresser la parole, des heures durant… Tous les jours. De nombreux couples explosent d’ailleurs à cause de cette routine engendrant, entre autre, un manque notable de communication réelle.
Il pourrait, par contre, être très utile de se servir des réseaux sociaux pour rencontrer (en vrai !) les personnes proches qui semblent nous soutenir virtuellement.
Les expériences réelles, vécues par le corps en entier, permettent de profiter sur tous les plans des moments.
Alors, si je peux te suggérer une chose en cas de solitude : divise ton temps sur les réseaux de manière à chercher des alternatives réelles aux échanges virtuels.
C’est de cette manière que le tissu social peut renaître… et ton éventuelle solitude prendra du large pour de bon !

 

Pour t’aider à constater l’étendue de ton usage, certaines applications existent pour s’auto-observer, comme par exemple BreakFree, QualityTime, …
Mais il y a aussi d’autres applications qui régulent le fonctionnement même du smartphone en freinant les notifications. Voici un article qui aborde toutes ces apps : https://www.prixtel.com/decouvrir-PRIXTEL/actualite/news/accro-a-votre-smartphone-voici-5-applications-pour-deconnecter/

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Enfin, mon intention via cet article est de conscientiser ce qui échappe à notre vigilance. Cette dernière est endormie par les nombreux stratagèmes de capture attentionnelle mises en œuvre par les réseaux sociaux.
Il y a un autre point d’inquiétudes : nous sommes la première génération à accompagner des enfants en ayant un tel instrument dans les mains.
Nous n’avons ainsi aucun recul sur l’impact au niveau du développement des enfants à être confrontés à des parents qui sont dépendants d’un smartphone. Par extension, la présence à eux est interrompue constamment par un appareil… Ce qui rend l’attention qu’on leur apporte conditionnée par le retentissement ou non de celui-ci.
En plus des effets toxiques des écrans reconnus sur le développement infantile, il est possible que notre attitude face aux écrans impactent notre relation aux enfants.
Je te souhaite réellement de t’entourer de positivité et de vivre des expériences dans tout ton corps, en accompagnant ton enfant dans ses découvertes de la vie !

 

Les dernières illustrations viennent de ce site où tu en trouveras d’autres, aussi satiriques, sur l’usage des smartphone.

A très bientôt, Lectrices et Lecteurs Curieu.x.ses !

 

 

Éducation bienveillante·Maternage proximal·Préparer la naissance

l’HNI, une pratique qui dérange. Pourquoi le besoin d’éliminer n’est pas un sujet ?

Dans cet article, je présente l’Hygiène Naturelle Infantile. J’aborde les raisons sociétales qui rendent cette pratique marginale en Occident. Je te fais aussi par de mon expérience. Je mets au clair les mythes concernant l’acquisition de la continence. Et, enfin, je te donne quelques trucs pour pratiquer l’HNI concrètement!

Je n’ai pas grandi avec un amour des couches.
Ma mère m’a toujours dit que nous avions été « propres » très tôt, avec ma sœur. Tôt, c’était 10 mois le jour et 12, la nuit.
Je croyais, toute adulte que je suis, que ma mère exagérait, et qu’elle avait des souvenirs faussés lorsqu’elle me racontait qu’elle nous mettait sur le pot dès nos 3 ou 4 mois …

Partout autour de moi, j’ai entendu parler de l’acquisition du contrôle sphinctérien, qu’il pouvait apparaître vers 18 mois et que la plupart des enfants portent des couches jusqu’à 3 ans.
Il y a de fameux articles qui expliquent clairement qu’il ne faut pas induire le pot chez les enfants trop tôt… Sinon, cela engendrerait des blocages concernant l’élimination et parce que de toute façon, l’incontinence infantile est créée par une immaturité normale des sphincters.
Je me demandais alors comme ma mère avait réussi à nous « rendre propres ».

Bien avant de tomber enceinte, j’avais découvert l’Hygiène Naturelle Infantile (HNI, également appelée en anglais « Elimination Communication »). Cela me semblait quasiment impossible à concilier avec une vie normale. Je pensais que les mères qui la pratiquaient étaient spéciales, au paroxysme du maternage… au confluent avec une sorte de spiritualité. Elles m’impressionnaient, et clairement, je ne me pensais pas « au niveau ».

sceptique

Et puis, je suis devenue mère. J’ai pu mettre en application le maternage proximal que j’envisageais, et même plus.
J’ai, grâce ce blog aussi, fouillé de plus en plus de notions concernant un accompagnement bienveillant des enfants.
Clairement, je souhaite offrir à ma fille toutes les chances et optimiser ses possibilités d’être elle-même, débarrassée des entraves/injonctions de la société [occidentale].
DISCLAIMER : Je sais qu’on ne peut pas être culture-free, mais je souhaite vivre dans une transculturalité qui permet de prendre et appliquer le meilleur (dans le sens de répondre à ses besoins et pour son développement autonome et indépendant) de ce que fait l’humain ! Je trouve merveilleux de pouvoir m’inspirer des attitudes d’autres ethnies pour accompagner ma fille au quotidien.

Et malgré tout mon maternage, il y a un point qui me posait un vrai problème tant écologique que philosophique : les couches !

Alors, il a fallu que je questionne ce qui me freinait : l’habituel évitement du contact avec les excréments, les informations connues sur l’acquisition de la continence, la peur de « l’échec » et la perception sociale de l’HNI, même dans les communautés bienveillantes et maternantes.
Celles et ceux qui pratiquent l’HNI, ce sont un peu les OVNI, celles/ceux qui vont VRAIMENT loin. Déjà qu’être dans un maternage proximal dans la société occidentale est perçu comme étrange voire pathologique par certain.e.s (bisou-cœur à vous !), mais alors … l’HNI !

A quoi ressemblaient mes questionnements ? Les voici, authentiquement :
« Ai-je vraiment envie de ramasser des flaques, et autres, à longueur de journée, et changer ma fille 18 fois/jour, et d’être constamment en stress par rapport à cela ? Et puis, c’est surement trop tard, l’HNI, c’est depuis le départ pas « en cours de route », ça va peut-être la bloquer/traumatiser concernant son élimination ?!
Je suis toute seule, comment vais-je gérer ses besoins d’élimination et ma gestion du quotidien ? Comment vais-je faire si j’ai un plat sur le feu et que je la retrouve en train de peindre avec ses fluides corporels ?
Et si elle ne porte pas de couche à la maison, comment vais-je faire à l’extérieur ?

C’est vraiment trop compliqué pour moi …  »

MAIS… Les couches, vraiment, je n’arrivais pas à me dire que ma fille était enfermée et serait encore dedans jusqu’à ses 2 ou 3 ans ? Une partie de son corps totalement caché, un réceptacle à excréments constamment au contact avec sa peau et surtout : les remises en question des connaissances, sur les compétences des enfants concernant leur continence, qui ne sont pas cohérentes avec le vécu des pratiquant.e.s de l’HNI.

Alors j’ai lu, beaucoup… !
Je suis tombée sur diverses sources, dont le blog de Natacha Guillaume : Heureux sans couche .
J’ai dévoré un certain nombre de ces articles et c’est là que j’ai appris combien le fait de laisser des couches entretient l’incontinence des enfants et d’autres astuces pratiques au quotidien.
Mais, j’ai du mal à croire sur parole les expériences de l’une ou l’autre, alors j’ai continué à me documenter. J’ai découvert le milieu de l’HNI et l’EC (en anglais) : les groupes de parents sont fournis (en anglais surtout).
J’ai aussi commencé à apercevoir qu’une littérature sur le sujet existe (même si pas suffisamment, à mon goût), tant en vulgarisation qu’en articles scientifiques.

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A ce moment-là, la pièce est tombée : je ne pouvais plus faire comme si je ne savais pas.

Storytelling de ma courte histoire de l’HNI (3 mois au moment où je rédige, en janvier 2019) :

[Si tu te fiches de mon vécu et que tu veux comprendre comment et pourquoi l’HNI fonctionne, il suffit d’aller à la section suivante]

J’ai débuté en enlevant les couches de ma fille quelques heures par jour, pour observer ses rythmes. Je le faisais quand j’étais vraiment focalisée dessus, de manière à percevoir ses signaux préalables aux excrétions.
J’ai attendu, tenté de déceler les signaux… en vain !
Eh oui, après plus de 9 mois de couche, elle s’était bien habituée à effectuer son ouvrage tout en jouant sans même s’interrompre.
J’étais totalement épouvantée : elle a perdu une des sensations les plus naturelles… Elle ne s’en rend même pas compte ! Et moi, je ne peux donc pas du tout agir et anticiper.
Et puis, le rythme… BONJOUR ! Toutes les 20/25 minutes maximum.
Je tombe de haut et me demande comment je vais pouvoir l’aider à se reconnecter avec son corps qui semble si loin d’elle…

Un peu désespérée par ce constat, je rejoins les groupes anglophones. Je cherche des témoignages de parents qui ont, eux-aussi, commencé « sur le tard » (oui, l’idéal est de débuté avant les 4 mois des enfants, ils signalent de manière plus claire, semble-t-il, avant d’arrêter de communiquer … à force d’être confrontés à l’ignorance).
Et j’en trouve. On me dit de continuer, de communiquer au sujet de ses excrétions et que ça va évoluer.
En effet… en 5 jours : ma fille a associé le mot à l’acte. Sur la table à langer, elle urine à chaque change, ce qui lui permet d’avoir des couches deux fois moins remplies ! Je trouve ça époustouflant ! Même si je présume que c’est dû au hasard et qu’elle a juste pris l’habitude de faire en ayant les fesses à l’air.
Parce que, ça aussi, on te le dit : « Attention, les bébés aiment bien faire quand ils sont fesses nues : c’est le changement de température ! ».
Tu veux savoir un truc ? Ce n’est pas tant le changement de température que le simple fait que les enfants, dès le départ, ne veulent pas se faire dessus, mais que nous les y contraignons avec les couches.
Alors, au lieu de s’affoler pour des urines hors de la couche, il faut plutôt leur laisser le temps de le faire et de constater les choses, de manière à ce qu’il associe très tôt acte et mot.

Ensuite, j’ai décidé de lui enlever ses couches dès que je suis chez moi. Je voulais qu’elle puisse associer une attitude claire entre les sorties et la maison.
Après un mois d’observation, j’ai commencé à percevoir une récurrence dans ces rythmes et donc à lui proposer le pot (physiologique ! Merci Ecopitchoun ! http://www.ecopitchoun.fr/boutiquehni/pottopfchen.php ).
Est-ce qu’il y a eu des flaques ?
OUI, plein ! J’ai racheté des langes en plus de manière à éponger cela.
Et j’ai continué à verbaliser, « Tu fais pipi ! », ni plus ni moins.
Est-ce que j’en ai eu marre, parfois, de ramasser ?
Oui, évidemment
. Quand c’est la troisième fois en une heure où elle urine 30 secondes après avoir refusé/s’être levée du pot. C’est pénible à vivre pour moi surtout après une nuit à 4 ou 5 réveils et qu’il n’est que 8h40 à la troisième miction !
MAIS : est-ce que je lui montre ou lui dit quoi que ce soit de négatif ? NON ! Je constate, encore. Simplement, j’absorbe la flaque avec l’énième tétra de la journée et c’est tout.

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Langes de chez Gaspardetzoe.fr

Et puis, d’un coup, ça a évolué. Ses rythmes d’élimination ont commencé à être vraiment répétitif d’un jour à l’autre, en fonction de ses tétées, de ses siestes, je sus plus ou moins quand elle aurait besoin. J’estimais encore que les « pipis attrapés » étaient des coups de chance, mais je me disais que le hasard cédait sa place à l’intuition.
La fameuse intuition que je croyais spirituelle, celle qui forçait mon admiration. Et j’ai commencé à apprendre à la suivre. Quand je me posais la question de savoir si je ne devrais pas lui proposer d’éliminer, 3 fois sur 4… C’est le cas dans la minute qui suit.
Alors, la plupart du temps, quand il y a une flaque, après 6 semaines d’HNI , je me blâmais moi-même, en me disant : « Rha, je le savais !!! ».

L’HNI n’est pas un processus linéaire, après 4 jours sans aucune flaque, j’ai cru que c’était gagné : elle avait retrouvé ses sensations corporelles et attendait le pot, pour autant que ma proposition de pot était proche de son rythme.
Et puis non, les flaques revinrent de plus belles et, parfois, de manière totalement anarchique.
Mais je n’ai jamais perdu espoir pour un simple et bonne raison : je ne pratique par l’HNI pour rendre ma fille continente, je la pratique parce que cela l’aide à être connectée avec son corps et ses besoins, tout en évitant de consommer des ressources polluantes.

Depuis quelques temps, il est limpide qu’elle relâche volontairement ses sphincters lorsqu’elle est sur le pot (ou au-dessus d’un lavabo, en déplacement #airport #rdvmédical). Il y a bien moins de flaques puisqu’elle semble manifester des signes d’inconfort qui me font suggérer qu’elle a besoin d’aller se soulager. Evidemment, cela arrive encore, puisque je ne peux pas avoir les yeux sur elle à chaque minute. Et je sais une chose : quand je n’entends plus aucun bruit, c’est qu’elle va/est en train d’éliminer !
Cela met donc à mal la croyance que les enfants éliminent automatiquement jusqu’à 18 voire 24 mois (selon les sources, j’y reviens plus loin).
Elle porte encore des couches pour les déplacements en attendant d’acquérir l’un ou l’autre système d’HNI permettant de la faire éliminer plus simplement.
Bref, en fait, c’est vraiment possible ! Ce n’est pas une blague de nana perchée (50% de la planète peut me dire : «Bravo, Captain Obvious ! »).

Mais comment cela se fait-il que cela ne se sache pas plus ?
Pourquoi y a-t-il cette (dés)information sur l’immaturité des sphincters ?
Pourquoi les enfants occidentaux sont-ils continents (oui, disons continents, « propres » n’est pas vraiment bienveillant ni même exact) que vers 3 ans alors qu’ailleurs dans le monde, c’est beaucoup plus tôt ?

C’est LA raison de cette article, te faire savoir pourquoi et comment, l’HNI est possible et qu’en plus, cela ne crée pas de troubles concernant le rapport à l’élimination ! 😉

Si tu veux d’autres témoignages concernant les aspects pratiques, tu peux en trouver déjà un : https://heureux-sans-couches.com/hni-sans-couches/

 

L’acquisition de la continence, seulement entre 18 ou 24 mois, au plus tôt. Vraiment ?

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Tout d’abord, THE point : le principe de l’HNI n’est pas d’apprendre « la propreté » précocement, mais rendre aux enfants les compétences qu’ils ont, et que les occidentaux cachent dans des couches ultra-absorbantes.
Il est appris durant les cursus académiques que les enfants ne peuvent acquérir la continence qu’à partir de 18 mois (au mieux), et qu’il est habituel voire logique, que les enfants portent des couches jusqu’à 3 ans. Âge, auquel, les enfants DOIVENT être continents pour entrer dans les structures scolaires.

Y a-t-il un rapport entre cet impératif de scolarisation vers 3 ans et le moment de l’acquisition de la continence ?

Pourquoi, les bébés en HNI sont, globalement, continents entre 18 et 24 mois maximum, alors que pour un enfant portant des couches, c’est plutôt entre 26 et 40 mois ?

Pourquoi est-ce si complexe de trouver des sources scientifiques sur le sujet des enfants SANS couche et le fonctionnement de la mise en place de la continence dans ce contexte-là ?

 

Où sont les preuves de ce seuil de 18 mois ?

Énormément de recherches sont effectuées dans les milieux industrialisés, qui s’inspirent les uns et les autres, en ayant une imprégnation culturelle.
Bébé = couche, dans tous les pays Occidentaux et dans d’autres endroits industrialisés. Mais alors,  pourquoi et comment, environ 50% des bébés du monde s’en passent ? Alors, pourquoi n’y a-t-il pas plus d’informations à ce sujet ?

D’abord, parce qu’il y a  des conclusions tirées d’études préliminaires, assez anciennes, toutes occidentales, et souvent financées par des industriels !
Il s’avère qu’elles sont contestables puisqu’elles ne répondent pas aux critères de rigueur scientifique actuelle. Cependant, énormément d’études se basent dessus. Il est fort complexe de remettre ces bases en question.
La même difficulté se retrouve à divers sujet, comme dans le cas des études sur la nutrition qui expliquent que les graisses animales sont délétères en opposition avec les graisses d’origine végétale. L’étude source de ce principe est la fameuse « Etude des 7 pays » qui aurait déterminé les causes des maladies cardiaques : les graisses saturées provenant des matières animales.
C’est par cette étude que le «régime crétois » est devenu populaire !
Le mythe du « mauvais cholestérol » prend racine et n’est que difficilement délogé à l’heure actuelle… Alors qu’on sait que ce ne sont finalement pas les graisses qui sont à l’origine du surpoids et des maladies métaboliques et cardiovasculaires, mais l’excès de glucide et d’alimentation transformées ! Tu peux en apprendre un peu plus sur les mythes du cholestérol. Et si tu veux un reportage édifiant au sujet de la pseudo rigueur scientifique émanant des recommandations diététiques : Pour maigrir, mangez du chocolat ! (et si tu veux avoir quelques informations sur le rapport à l’alimentation et les pièges qu’on y trouve : « Mon assiette, ma famille et moi ! »)

Ensuite, il manque d’études sur le sujet, puisqu’il n’y a pas d’investisseur pour budgéter celles-ci… Au contraire !
Il est plutôt intéressant pour les industriels que les enfants aient, prétendument, besoin de couches et ce, sur la plus longue période possible. Des études démontrant que les enfants peuvent vivre sans et bénéficier de cette absence d’accoutrement feraient du tort aux ventes…

Cela parait complotiste, j’en conviens. Malheureusement, il n’est plus à démontrer que les industriels (ou les laboratoires pharmaceutiques) aiment à financer des études et à rendre les résultats saillant, quand cela engendre une consommation accrue d’un produit.
P&G (Groupe industriel auquel Pampers appartient) a financé des études concernant le sommeil des enfants, comparant ceux avec et sans couche (dans les pays asiatiques et dont les enfants ne portent, culturellement, pas de couche). https://www.cbsnews.com/news/how-pg-brought-the-diaper-revolution-to-china/ Ils ont démontré que les enfants portant une protection se réveillent moins que les autres… Faisant passer le message qu’un bon sommeil favorise une croissance optimale.
Résultat des courses : Il faut que les enfants portent des couches, au moins la nuit, pour leur bien.
Grâce à ces résultats, P&G espère gagner des parts de marché inestimable en Chine et en Inde (une seule couche/jour pour des centaines de millions de bébés… C’est très rentable !). Ils semblent y parvenir car la classe moyenne asiatique commence à mettre des couches aux enfants, « car cela fait plus propre et civilisé (aka Occidental…) ».

pampers baby dry
Super, elles tiennent 12h..! 😉

Mais est-ce bien réel, que les couches favorisent le bien-être des enfants ?
Il est logique que les enfants se réveillent la nuit. Ils urinent au réveil (et pas en dormant, grâce à la vasopressine, hormone anti-diurétique, qui inhibe en partie la production d’urine et active la réabsorption de l’eau par les reins, durant les phases de sommeil), sont changés et repartent dans le sommeil ou se lève si c’est la fin de leur nuit.
La sensation d’humidité et le constat physique que cela engendre pour les enfants, entretient le rapport cause-conséquence entre la sensation d’uriner et le fait d’être mouillé.
Dans les couches, cette sensation est presque annulée voire totalement perturbée grâce aux effets « au sec », qui permet aux enfants de ne pas être mouillés.

Bref, ce n’est pas les enfants qui sont gagnant là-dedans (sinon, l’humain, espèce née sans couche, serait bien mal en point !), mais bien le marché des protections qui envisage de nouvelles perspectives.
Ces campagnes de marketing rappellent celles promouvant les laits artificiels, au détriment de l’allaitement, tant en Occident (où les taux d’allaitement sont tellement bas, qu’on peut y voir le succès incroyable du marketing) mais aussi dans les pays moins nantis. Nestlé y finance des maternités, tout en fournissant les mères en Lait Artificiel pendant les premiers mois : le temps de tarir leurs seins et les rendant dépendantes d’un produit ultratransformé, à diluer dans une eau qui n’est pas toujours salubre ! Tu as du mal à y croire ? Voici un article  et l’émission « Cash Investigation » a même fait un reportage sur les côtés obscurs des industriels du 6/10/2015.
Selon les industriels, il faut toujours plus consommer… Je le rappelle : c’est dans LEUR intérêt, pas dans celui des enfants/humains !

 

Le contrôle des sphincters et les préalables développements « nécessaires »
La pédagogie Loczy  est reconnue pour favoriser l’autonomie et la bienveillance envers les enfants. Cependant, il est triste de constater que certaines autrices perpétuent des mythes concernant le contrôle des sphincters : L’acquisition du contrôle sphinctérien : sans punition ni récompense ? 
Dans cet article, elles avancent que la présentation du pot peut être trop précoce (sans préciser en quoi ni citer de source) et démontrent, à coup de jugements de valeur, que les enfants obéissent soi-disant aux parents en acceptant d’uriner/de déféquer sur le pot, et que cela devient un enjeux relationnel voire malsain pour le rapport à la physiologie.
Cela engendrerait  « des troubles profonds du développement relationnel et social liés aux sphères les plus intimes de sa vie psychique », mais à nouveau, sans préciser la nature et ni étayer ces propos …
Leur étude est basée sur des enfants d’âge assez avancé, après 18 mois. Après cet âge, les enfants ont fixé durablement l’habitude de faire dans leur couche.
Cet article est représentatif des confusions qui existent entre écoute des besoins d’élimination et dressage à la continence ; ou encore, entre les troubles relationnels inhérents d’attitudes parentales dysfonctionnelles, engendrant des blocages physiologiques et,  a contrario, l’impossibilité présumée de retenir les selles et urines.

Un autre article, relayé par « Paroles de mamans », fait intervenir 2 pédiatres au sujet de l’HNI.
Le premier estime qu’il est « illusoire d’imaginer qu’un bébé puisse signaler à ses parents son envie de se soulager. Il s’agit au tout début d’un réflexe : avant 18 mois, un enfant n’est pas capable de maîtriser ses sphincters. C’est d’ailleurs pour cette raison que l’apprentissage de la propreté ne peut se faire qu’aux alentours de ses 2 ans. »
Encore une fois, pas de source, mais surtout… Je suis impressionnée de savoir que c’est une illusion que ma fille de 12 mois commence, puis arrête sa miction pour la reprendra 20 à 30 secondes plus tard dans son pot, ou qu’elle urine lorsque je lui propose alors que nous sommes en déplacement (ça serait à chaque fois un pur hasard ?!). Et que tous les parents pratiquant l’HNI fassent le même constat.
Drôle d’illusion commune !

smiley lunette soleil

L’autre pédiatre estime qu’il n’est possible de pratiquer ce qu’elle nomme hygiène sphinctérienne que dans des conditions de vie naturelle, c’est-à-dire, loin de toutes industrialisations et avec des températures clémentes.
Voici ses mots : « Simplement, il faut les changer souvent et profiter de l’été pour favoriser la conscience des fonctionnements sphinctériens. Si l’éducation naturelle consiste à offrir l’opportunité de sentir son corps sans exigence de résultat, ce n’est pas nocif. Il faut cependant que le parent soit très disponible, tolérant et ne délègue pas cette tâche à quelqu’un d’irritable. »

Bref, cette seconde pédiatre, Edwige Antier, reconnaît bien que les enfants sont totalement capables d’émettre des signes permettant à l’entourage d’y répondre. Tout dépend donc de la réceptivité de celui-ci !
Il n’y a plus grand-chose à voir avec une immaturité physiologique… !  Cela va totalement à l’encontre des propos du premier pédiatre et du mythe des 18 mois largement répandu.

Techniquement, l’acquisition de la continence serait de déclencher la miction à bas volume : Mais est-ce forcément après 18 mois ?
Empirement, tous les parents pratiquant l’HNI pourront le dire : les enfants sont susceptibles d’ouvrir leur sphincter de manière à laisser sortir volontairement une quantité bien moindre que la contenance maximale de la vessie, et ce, bien avant 18 mois !

Dans cet article, il est remarquable de constater que l’auteur énonce clairement : « La plupart des enfants des pays occidentaux contrôlent leur vessie et leurs intestins entre 24 mois et 48 mois. Les filles ont tendance à y parvenir un peu plus jeunes que les garçons. La période moyenne entre l’initiation de l’apprentissage de la propreté et la propreté réelle oscille entre trois mois et six mois ».
Les enfants occidentaux auraient-ils une vessie différente des autres enfants du monde ?

Ensuite, il continue en précisant que l’âge n’est pas un indicateur pour qu’un enfant devienne propre,  et « Les parents devraient être disponibles pour se montrer attentifs et patients dans cette tâche tous les jours, pendant plusieurs mois ».
Encore une fois, cela dépend donc de l’implication parentale.

Il poursuit en précisant : « la réceptivité physiologique précède la réceptivité psychologique. À 18 mois, le réflexe du contrôle sphinctérien est mature, et la myélinisation du système extrapyramidal s’est produite ». Cependant, contrairement à tous ces propos, il ne mentionne pas de source.
Il est notable de prendre en compte qu’à 18 mois TOUS les systèmes physiologiques permettent la continence. Ce sont ainsi les facteurs psychologiques et l’implication parentale qui engendrent la perpétuation de l’utilisation des couches.

Cet auteur, comme d’autres, précise qu’il est nécessaire d’attendre que l’enfant ait la capacité langagière de demander le pot ou d’exprimer ses sensations.
Bien que je comprenne ce qui motive cette pensée, encore une fois, il s’agit d’une propagation de mythe : un enfant ressent et peut signifier ses états internes avant même l’accès à la parole.

 

Attention, il est évident qu’un enfant de 18 mois, dont on ignore le besoin d’élimination depuis la naissance, est rarement sensible au sujet le jour où, miraculeusement, le pot arrive dans son univers.
D’ailleurs, combien de parents font apparaître l’objet avant cet âge-là ?
De même, si les parents, tout d’un coup, mettent une pression effarante sur la recherche de la continence, démontrent de l’impatience, se fâchent lors des mictions mal/peu contrôlées (lesdits « accidents ») et adoptent ainsi une attitude négative… il est ÉVIDENT que les enfants peuvent être bloqués, puisqu’ils contrôlent leur sphincters, ils peuvent tout à fait retenir jusqu’à un débordement incontrôlable.
L’attitude parentale est déterminante. Mais cela vaut pour l’ensemble des sphères de l’accompagnement des enfants !

 

En somme, sous couvert de bienveillance, on désinforme les parents les empêchant d’intervenir auprès des enfants. Dans cette brochure, souvent prise en exemple, il est mentionné qu’avant 20/24 mois, les sphincters s’ouvrent automatiquement. Or, les études en urologie démontrent bien que la miction est un processus volontaire à partir d’environ 12 mois … !

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Mais pourquoi ces mythes concernant la prise en compte du besoin d’éliminer des enfants sont-ils si répandus en Occident ?
Ingrid Bauer, autrice de « Sans couche, c’est la liberté ! » l’explique parfaitement :
«  En 1932, le gouvernement américain a publié un guide intitulé Infant Care. Ce manuel disait aux mères de commencer l’apprentissage de la propreté dès la naissance, et de terminer vers 6 ou 8 mois. Les aspects de cet apprentissage étaient rudes et coercitifs, faits pour libérer la mère de ce qui était perçu comme des « tracas » de l’éducation d’un enfant plutôt que de l’aider à fortifier son lien avec son bébé. Dans ce manuel, les mères étaient encouragées à insérer un bâton de savon dans le rectum du bébé ou de stimuler son anus avec le bord froid d’un porte-savon pour provoquer le transit intestinal. Il était recommandé d’avoir des horaires stricts, les intestins devant être vidés « deux fois par jour, après le bain du matin et le bain du soir, en ne variant pas l’horaire de plus de 5 minutes. » Ces méthodes coercitives, et la découverte rétrospective des perturbations émotionnelles et des névroses qui en ont découlées, restent ancrées dans notre aversion culturelle collective d’un apprentissage de la propreté précoce. Malheureusement, et probablement parce qu’ils n’étaient pas conscients de l’existence d’autres modèles, ils ont fait une association hâtive entre « précoce » et dangereux et coercitif, et ne sont jamais allés aussi loin que l’hygiène naturelle du bébé.

En 1962, le pédiatre et écrivain bien connu T. Berry Brazelton a mis au point une nouvelle méthode d’apprentissage de la propreté. L’intention était bonne. Hélas, les conclusions disant que les bébés n’ont ni conscience ni contrôle de leur élimination et qu’ils ne peuvent rien communiquer avant de savoir parler sont totalement fausses.

Des dizaines d’années plus tard, avec de nombreuses preuves empiriques du contraire provenant du monde entier, ces listes de signes de maturité restent encore prédominantes dans presque tous les livres, articles ou sites web traitant de l’apprentissage de la propreté.
Il a considéré que les bébés n’étaient pas prêts physiquement à l’apprentissage de la propreté avant qu’ils puissent s’asseoir, marcher et parler de leur élimination et du pot. Il dit qu’ils doivent d’abord vouloir faire plaisir à leurs parents, imiter les adultes, et développer leur autonomie. Il déclare que bien que les bébés aient « un réflexe conditionné de contrôle local des sphincters » à 9 mois et qu’ils « coopèrent volontairement parfois vers 12 à 15 mois », les enfants ne sont vraiment prêts à commencer leur apprentissage au plus tôt vers 18 mois.
»

ET POURTANT :

« Dans le contexte du monde non-industrialisé, particulièrement en Afrique et en Asie, ces paramètres deviennent absurdes. Ils ne tiennent tout simplement pas la route. Des millions de mères à travers le monde savent que leur bébé est « mûr » dès la naissance. Les preuves empiriques abondent, et existent depuis la nuit des temps. La plupart des mères et des bébés à travers le monde n’ont jamais entendu parler des « signes de maturité » ou du fait que les nourrissons ne peuvent connaître ou communiquer leurs besoins d’élimination. Les concepts occidentaux ne « collent » tout simplement pas.

Chaque culture, bien entendu, a ses particularités traditionnelles dans sa façon de répondre aux besoins d’élimination d’un bébé, et dans chaque culture, les individus ont leur propre approche et leur relation spécifique avec leurs bébés. Le point commun de toutes ces femmes est qu’elles ont grandi dans une culture où la norme était de ne pas porter de couches dès le plus jeune âge, où elles ont vu cela toute leur vie et où le bébé est considéré comme prêt à apprendre dès la naissance.
Ce que ces femmes ont aussi en commun, c’est un héritage culturel concernant l’accompagnement des enfants comprenant habituellement une grossesse active, un accouchement naturel, un allaitement long, le co-dodo et le portage du bébé.
»

 

Le passif concernant les soins aux enfants sont pavés d’interventionnisme abusif. En prévention de nouvelles modes dans le même ton, il est répandu de ne pas investir une sphère sensible comme celle de l’élimination (et pourtant, nombre de pédiatres continuent à conseiller aux parents de décalotter leurs garçons, à tort).
Cependant, dans une logique de bienveillance authentique et de maternage, il n’est pas possible de se tromper en répondant aux besoins des enfants.
Préserver la connexion avec son corps est un atout précieux pour l’avenir de ces enfants qui ne passeront pas par ces phases de réticences face à leurs excréments et une dépendance à la couche pour faire leurs besoins.

 

Les preuves des bienfaits et de la réponse adaptée à l’hygiène infantile 

Malgré l’ethnocentrisme occidental qui altère les informations en notre possession, il est possible de trouver d’autres sources, comme une étude vietnamienne qui aborde les coutumes locales.
Les auteurs démontrent que tous les enfants ont recours au pot à l’âge de 9 mois. Tous les enfants de l’étude étaient continents à 24 mois et géraient l’entièreté du processus d’élimination de manière autonome.

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Pantalon pour petit enfant, en Chine

 

Pour celles et ceux qui craignent des conséquences de la prise en compte « précoce » du besoin d’élimination : cela n’engendre aucune dysfonction de la vessie.

De plus, il a été démontré que les enfants bénéficiant de l’HNI (ou EC) sont soulagés de leurs coliques grâce à la posture physiologique adoptée lors des défécations : celles-ci sont complètes et permettent de soulager totalement le colon. Cela va de soi, puisqu’on précise aux parents de masser et de ramener les genoux du bébé sur le ventre…  Mais comme on enveloppe les bébés dans les couches, on oublie que c’est LE moment privilégié pour ces gestes de soins concernant les coliques ! De plus, il est logique que les couches qui enserrent le ventre puissent être inconfortables en cas de désordre digestif.

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Position pour l’élimination des touts petits: cela permet des mictions/défécations complètes et l’élimination des gaz éventuels.  La position physiologique est celle qui prévaut en portage, pour les mêmes raisons de bienfaits pour les bébés. (Non, on ne porte pas de manière adaptée en Babybeurk, le coût de la chose ne relève en rien de sa qualité!)

Il est également nécessaire de mettre en évidence que le schéma corporel des enfants sans couche est complet, alors que les enfants en couche découvre leur anatomie seulement au moment du bain ou des rares moments de nudité. Ensuite, vers 24/36 mois, ils vont découvrir la vie diurne avec les perceptions que cela engendre.
Les enfants sans couche vivront avec moins d’intensité la découverte des sensations qui émergent de leurs parties génitales (je rappelle que c’est totalement normal !).

Et puis, dois-je vraiment aborder les bénéfices dermatologiques du fait de ne pas porter de couche ? L’absence de couche permet, forcément, de se passer de tout risque d’érythème et autres réactions dermatologiques inhérentes aux produits contenus dans les couches.

Il y a bien d’autres avantages à se passer de couches, comme la réduction de ses déchets et un impact écologique moindre. Un autre atout est l’économie que cela représente !
Par exemple, dans mon cas où je ne pratique pas encore l’HNI la nuit, j’utilise un paquet de couches jetables/mois, alors qu’auparavant, c’était un par semaine !
Pour peu que l’on utilise, comme moi, uniquement des couches « bio » et partiellement biodégradable, considérées comme « clean » au niveau de la composition chimique, le budget préservé est de 0.24€ à 0.5€/couche !

 

Le port de couche peut sembler pratique au quotidien, surtout avec un tout petit. Mais je suis SÛRE que les parents d’enfants à partir d’un an ne trouvent plus cela si évident, au moment des changes ! Combien n’entends-je pas de : « C’est du catch à chaque fois ! » ou « Je dois courir derrière lui/elle ! ».

 

Alors, les couches sont un confort. Mais pour qui ?

Voilà le gros pavé dans la mare : le port de couche entretient l’incontinence.
Certes, elle est pratique pour les parents qui peuvent se débarrasser de cette charge mentale (de manière temporaire). Mais ce n’est que postposer les actions prenant en compte l’élimination des enfants.
Il y a bien un âge à partir duquel ces besoins doivent être entendus et considérés. On ne met plus de couche à un enfant de 5 ans dans le but de pouvoir conduire sans s’arrêter, n’est-ce pas ?

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Même si P&G aimerait que les enfants portent des couches jusqu’à l’adolescence, étant donné qu’ils proposent une gamme toujours plus large!

Le problème des couches actuelles, et de leur efficacité, c’est que cela fausse la perception des enfants qui sont moins dérangés lorsqu’elles sont remplies. Une étude  menée sur des petits garçons néerlandais montre qu’en 1996, ils faisaient en moyenne pipi dans le pot 6 mois et demi plus tard qu’en 1966.
Les facteurs impactant favorablement le contrôle de la vessie sont les suivants : l’âge précoce auquel les parents commencent la sensibilisation à l’hygiène infantile, la présence d’autres enfants dans la famille, la précocité d’une mise en garde et la capacité à s’exprimer verbalement.

Difficile, dès lors, d’ignorer encore que c’est l’attitude parentale par rapport au besoin d’élimination  qui conditionne directement les compétences des enfants concernant le contrôle de leur vessie.

Cette étude enfonce le clou un peu plus loin : elle  tend à démontrer que le port de couche augmente l’incontinence tant chez les enfants que chez les adultes :
Non seulement, c’est polluant, mais en plus, c’est délétère à terme.

Si j’écris cet article, c’est bien pour sensibiliser au fait que la moitié des enfants du globe savent gérer leurs besoins bien plus tôt qu’on ne le laisse penser en Occident !

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Mais comment, ça fonctionne, l’HNI ?  

Grâce aux sources précédentes, j’ai pu démontrer que l’HNI n’était pas une illusion ou un labeur inatteignable.
Je rappelle également que l’objectif n’est pas de rendre les enfants continents mais de répondre à leur besoin d’éliminer. L’acquisition relativement précoce de la continence est une conséquence de l’attitude de l’entourage !

J’aimerais préciser qu’on parle d’HNI quand on initie cette pratique avant que les enfants n’aient 18 mois. Après cela, les enfants ont totalement ancré l’élimination dans les couches.
Le rapport à ce besoin physiologique comporte alors une part psychologique importante. Le fait de retirer les couches doit alors être une action intellectualisée avec les enfants, de manière à ne pas les brusquer.
Si à 9/10 mois, le fait de retirer les couches du jour au lendemain n’engendre pas de crispation par rapport à la perception de ses excréments, il en est tout autre à partir de 18 mois.
En l’absence d’accompagnement impliquant les enfants dans cette démarche (je ne suis pas du tout spécialiste de l’acquisition de la continence en cas de port prolongé de couches), les enfants sont alors susceptibles de se retenir puisqu’ils n’ont pas leur protection.
C’est pour cette raison qu’il est perçu comme étant violent de retirer la couche d’un enfant de 24 mois, sans explication. Celui-ci ne peut pas comprendre pourquoi les parents initient aussi brutalement une nouvelle attitude vis-à-vis de ces besoins d’élimination.
Les réactions de blocage/constipation/etc sont celles qui sont craintes lorsque l’on aborde l’HNI.
Or, cela met en exergue de deux éléments : d’une part, il ne s’agit pas d’enfants du même âge et, d’autre part, s’il est capable de se bloquer/retenir … C’est bien que la compétence physiologique est totalement acquise !

Maintenant que ce disclaimer concernant l’âge des enfants est effectué : je souhaite t’aider à comprendre pourquoi l’attitude par rapport au besoin d’élimination à un tel impact.

D’abord, c’est tout simple, mais les enfants sans couche constatent les résultats de leur élimination (Merci, Captain Obvious !). Ils voient l’urine s’écouler, peuvent la toucher, et perçoivent l’humidité sur eux.
L’impact des feedback visuels et perceptifs induit nécessairement une prise de conscience de la part des enfants, et cela plus tôt que les enfants en couche.

Ensuite, la paroi abdominale des « bébés HNI » a l’occasion de se déployer complètement. Ils ont l’occasion de sentir sans entrave leurs sensations intestinales et urinaires sans qu’elles ne soient perturbées par la présence de la couche.

Grâce à ces deux préalables assez évidents, le corps des enfants peut réagir de manière optimale : les hormones (eh oui, certaines incontinences sont dues à un dérèglement hormonal – coucou la ménopause !) ainsi que la musculature interne nécessaires à l’acquisition de la continence peuvent s’activer sans délais.

Je ne suis pas devenue urologue pendant la rédaction de cet article, cependant, j’ai pu acquérir quelques notions inestimables. Comme je l’ai dit précédemment, il est normal pour les humains de ne pas uriner en dormant grâce à l’action de la vasopressine.
La confusion des signaux perceptifs créés par une miction en couche (couche humide et chaude qui redevient sèche grâce à l’effet « au sec ») peut amener à une perturbation de la régulation hormonale. A cause de cela, la vessie ne peut pas se muscler de manière optimale et les enfants peuvent même uriner pendant leur sommeil ou en micro-réveil.
Donc, il semble limpide que la pratique de l’HNI de nuit est un atout majeur pour les enfants.

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Photo prise par Elise, qui témoigne sur le blog Heureux sans Couche: la tenue de nuit de son bébé!

En effet, ce n’est pas simple… Je suis moi-même en grand questionnement sur la gestion de ces éliminations nocturnes ! Mais je préfère en avoir conscience et tenter de mettre en place quelque chose, plutôt que d’ignorer ces informations.
Malgré les informations que j’ai collectées dans cet article, certain.e.s considèreront que «Certains enfants sont plus fait pour l’HNI que d’autres ! » (Si, si, je l’ai déjà lu. Étonnée, j’étais !).

Or, il faut plutôt se rendre à l’évidence : c’est le manque d’information et la désinformation (ex : la maturité des sphincters à 24 mois ou quand les enfants peuvent parler – je recherche toujours le rapport entre l’air de Broca et la myélinisation neurologique près de la vessie !) qui engendrent que les parents agissent de la sorte. Il y a moins deux générations, on ne laissait pas les enfants en couche jusqu’à 3 ans… !
Grâce aux discours enrobés de marketing des publicitaires et l’éloignement des connaissances « traditionnelles » (dans le bon sens du terme, pas dans le maintien de la corrida ou des femmes comme sous-fifres des hommes…!)

Je précise bien à nouveau qu’il faut faire la distinction entre la gestion précoce des besoins et des réactions coercitives et intrusives. On peut agir en étant totalement bienveillant (je rappelle comment ici), pas comme les préconisations du passé. Il suffit de chercher l’information.
En Occident, c’est une pratique marginale ! Mais heureusement, cela tend à redevenir un sujet d’intérêt grâce, en autres, grâce à l’Association http://diaperfreebaby.org/ qui forme et accompagne des parents.

C’est aussi l’objectif de cet article : que ce soit un sujet !
Il est plus difficile d’ignorer totalement (sauf si on est touché de dissonance cognitive  intense ou que l’on ne sait pas comment agir autrement) quelque chose que l’on sait fondé… et les enfants en seront largement gagnants !

 

Alors, oui, cela semble impressionnant et compliqué aux premiers abords… C’est comme « un défi ». Mais, lorsqu’on se lance, il devient évident que ce n’est pas vraiment plus contraignant que les changes de couches, surtout lorsque les enfants acquièrent la capacité de se mouvoir et de ne plus obtempérer à notre bon vouloir.

Enfin, il est des peurs concernant l’HNI et les éventuels blocages psychologiques et physiques que cela pourrait induire chez les enfants … Comme exposé plus haut, fort est de constater que des études se sont penchées sur le sujet et qu’elles mettent en évidence une acquisition « précoce » de la continence sans dysfonction de la vessie ! https://www.ncbi.nlm.nih.gov/m/pubmed/21394761/?i=2&from=%2F25830189%2Frelated&fbclid=IwAR22g-1DzG-WvKXHznhPJwogDJ9At8IBUmFfibxcKi_uBMyTZD7Ujq_rN5s
Les craintes peuvent ainsi aller aux oubliettes…
Et les manuels devraient sacrément être revus, pour le bien-être des enfants !

 

L’HNI en pratique : Trucs et Astuces !

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  • Pour commencer, il est nécessaire de lire, se regrouper, en parler, pour se sentir compétent.e.
    Il y a des groupes facebook très agréables et plein de ressources : Hygiène Naturelle Infantile (environ 500 membres, administré par Natacha Guillaume)  ou Elimination Communication (plus de 5000 membres, anglophones).
    C’est un atout de s’informer sur le fonctionnement de la vessie et de l’excrétion urinaire afin de pouvoir comprendre le développement des enfants.

 

  • Prendre le temps d’observer son enfant sans chercher à intervenir.
    Au départ, il est nécessaire de simplement prendre conscience de ses rythmes d’élimination (et garder des tétras pour éponger, à proximité). Selon moi, une vingtaine de tétras est pratique pour ne pas faire tourner la machine constamment. Je suggère aussi environ 5/6 paires de jambière, pour la même raison. Les jambières, chez moi, ce sont des longues chaussettes (épaisses pour l’hiver) que j’ai coupées au bout.

 

  • Il est possible de s’équiper un peu et de façon minimaliste. Mais on peut aussi l’être bien moins : c’est en fonction des envies de chacun.
    Le site Ecopitchoun regorge de matériel très utile. Je précise cependant que j’ai fait 3 mois sans rien investir sauf le pot physiologique… Et que j’ai investi (ok, on nous a fait un cadeau ! Thanks Mum !) juste pour pouvoir sortir constamment sans couche en journée.
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Pot physiologique Ecopitchoun transparent (il existe en 4 coloris)

Pourquoi un pot physiologique et non pas traditionnel ?
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Squatting= accroupissement, de manière à libérer les voies d’élimination. Et cela vaut aussi pour les adultes: il est recommandé de placer un marche-pied sous ses pieds pendant les passages aux toilettes. Les images viennent du site Ecopitchoun.

 

 

  • L’HNI en hiver, c’est impossible ?
    Absolument pas ! Natacha, du blog Heureux sans couche, a même rédigé un article là-dessus.  Un bon pull et des jambières font largement l’affaire ! Les fesses à l’air ne déclenchent pas de rhume ! Au contraire, cela agirait comme un principe de bain dérivatif constant.

 

  • Adapter les vêtements : la praticité en ligne de mire ! Évidemment, cela s’adapte en fonction de l’âge des enfants et de ses capacités motrices.
    Mais dans les faits, on peut aussi faire des économies de vêtements : ma fille ne porte pas de pantalon à la maison !  Je l’habille pour sortir. A la maison, c’est t-shirt manches longues/pull/jambière/chaussons en cuir lisse (ça n’absorbe pas). Les bodys sont ainsi superflus et sa garde-robe est limitée!

 

  • Accepter les régressions. Oui, il y aura des jours où tu épongeras souvent. Parfois, il peut survenir des grèves du pot, des pertes de communication et des mictions incontrôlées quand il y a des changements d’environnement (visite, agitation, déménagement, etc).
    Pendant les repas ou chez des amies, je glisse simplement un tétra entre ses jambes que je coince dans un élastique de taille, de manière à ne pas devoir essuyer les éventuelles flaques (effet cascade intéressant du haut d’une chaise haute, c’est du vécu !).

 

  • Ne jamais culpabiliser ou faire des commentaires désobligeants aux enfants tant sur leurs « accidents » que sur leurs excréments. C’est indispensable !
    Il faut garder son sang-froid et prendre acte de ce qu’il se passe, sans plus.
    N’oublie pas que les excréments n’ont rien de grave. Quelques urines et des selles par terre ? Tu peux éponger ou ramasser avec du PQ, et faire un spray eau/vinaigre pour nettoyer rapidement.
    Je suis dorénavant convaincue que je préfère ramasser par terre de temps en temps que nettoyer inlassablement ma fille, qui n’apprécie guère cela !

 

  • Acquisition du lâcher-prise est en chemin! L’accompagnement bienveillant des enfants demande inéluctablement du lâcher-prise sur ce que les adultes ne peuvent pas maîtriser et sur l’acceptation du rythme des enfants. L’HNI permet de comprendre et d’appliquer cela complètement. Cela permet de relativiser totalement sur bien des aspects de la vie quotidienne.

 

  • Agir pour que la société soit adaptée. En effet, il est incontestable que notre société occidentale n’est pas organisée pour cela. Mais avec quelques ajustements, il est possible de rendre cela faisable.
    Il ne faut pas avoir de gêne à faire éliminer les enfants en les tenant au-dessus d’un lavabo ou d’un WC. Il est aussi possible de se déplacer avec son pot chez des ami.e.s, et d’avoir assez de tétras pour éponger les éventuelles flaques chez elles/eux.
    En popularisant cette pratique, en discutant du sujet, il sera possible de faire évoluer la société dans ce sens-là. Il n’est pas si difficile de proposer aux parents un peu de matériel et une structuration de l’espace adaptée dans les endroits où les enfants se rendent régulièrement.

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Je ne peux pas cacher que cela demande de l’attention. Mais en réalité, c’est surtout au tout début (pendant 2 ou 3 semaines) que la transition est prenante.
Il est facile d’être obsédé.e par le fait « d’attraper les besoins ». Or, il faut pouvoir lâcher prise et plutôt laisser la vie se faire sans couche.
Très vite, les rythmes physiologiques des enfants vont évoluer et ton intuition va s’aiguiser. Il faut toujours l’écouter !
Ensuite, les enfants réagissent aux suggestions et relâchent leurs sphincters quand ils en ressentent le besoin.
J’étais en maternage proximal depuis sa naissance, cependant, la pratique de l’HNI renforce la communication fine entre ma fille et moi.
Je perçois des signaux qui m’échappaient et elle communique de plus en plus clairement !
Après la lecture de cet article, tu sais que tu peux le faire !

 

A très bientôt, Lectrices et Lecteurs Curieux.se.s !

Maternage proximal

Le futur de la société passera par le maternage / parentage proximal

 

Index – Le maternage (parentage) proximal

 

Avoir un enfant est déstabilisant pour le quotidien, c’est le moins qu’on puisse dire.
Il est possible de se sentir totalement désarçonné.e par ce petit-être qui n’a besoin que d’une chose (qui lui fournit tout !) : ses référent.e.s particulièr.e.s, et principalement sa mère.
J’admets que cela peut –être totalement éreintant de se sentir l’univers de ce tout petit complètement dépendant de toi.
La pire situation : tenter de conserver le « quotidien d’avant » avec un nouveau-né et croire qu’on peut être épanoui.e et avoir un bébé serein.

Le principe du maternage (parentage) proximal est de répondre aux besoins de l’enfant sans attendre et en acceptant toutes les considérations physiologiques !

Donc, cela demande une attention de tous les instants et une prise en charge intense…
Alors, j’ai un conseil précieux : laisse-toi porter par la vague au lieu de lutter et de chercher à t’accrocher à ce que tu pensais !
Avoir confiance en son bébé concernant son rythme (sommeil, tétée, besoin d’élimination)… et adapter son quotidien en se disant que TOUT est faisable, mais plus d’une seule traite, plus aussi « rapidement », plus rien n’est fait à la « va vite ».
Mais justement, n’est-ce pas là le sens de l’enfance? Vivre réellement le moment présent ?
Les adultes doivent se faire accompagner/guider pour retrouver des pratiques de Mindfulness… S’adapter aux enfants, à leur rythme, à leurs évolutions, le maternage donc, est une voie dorée pour retrouver cette capacité d’être dans l’instant présent!

Dans ma conception, l’allaitement fait partie intégrante du maternage. Mais il s’avère qu’il est possible que l’allaitement ne se fasse pas… et que les parents soient tout de même maternant. Alors concernant l’allaitement, je te conseille de te référer à l’index des articles traitant ce sujet.

Je t’assure que répondre immédiatement aux besoins de ton enfant est gage de sérénité et de confiance, tant pour lui que pour toi, et ce à très long terme.
Il est démontré à des multiples reprises (par des études neuroscientifiques et anthropologiques) que les pratiques de maternage permettent aux enfants d‘être sécurisés et de pouvoir évoluer en ayant confiance en eux et en leurs référent.e.s.

Tout ça te semble difficile ? Effrayant ?
Je peux comprendre, mais je t’assure que ton enfant épanoui est la plus belle preuve de ton amour!

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Alors, pour mettre en place/poursuivre/te rassurer concernant le maternage proximal, je te suggère quelques articles qui pourront t’aider.
Tu y trouveras des explications à des comportements de ton enfant et des possibilités d’actions concrètes pour te soutenir au quotidien :

 

  • Le maternage proximal : Il faut bien définir clairement le terme d’avant d’en parler plus en détails. Cet article t’explique ce qu’est un parent maternant avec son enfant.

 

  • Comment faire pour que les autres acceptent mes choix ? Tu commences à parler de tes idéaux parentaux, de tes désirs de grossesse/accouchement et suivi de couche, tu aimerais te plonger dans le maternage proximal dès que ton petit d’humain sera dans tes bras … Et tu te retrouves déjà face à des rabat-joies (au mieux !). Je te propose différentes manières de se faire entendre mais aussi de comprendre pourquoi les gens ont autant de résistances !

 

  • La bienveillance, c’est quoi, en fait ? On entend parler de la bienveillance à tour de bras, dans tous les sujets. La bienveillance est revendiquée dans l’éducation, à l’école ou encore entre pairs. C’est optimiste pour le futur !
    Mais au fond, qu’est-ce que la bienveillance ? On en parle sans la définir. Cet article permet d’être au clair avec ce concept. Parce que pour être bienveillant.e avec les enfants, il faut l’être avec soi-même. Tu trouveras des clefs pour devenir celle ou celui que tu souhaites !

 

  • Le quatrième trimestre ou la découverte d’un « Nouveau Monde » : Le quatrième trimestre de grossesse, tu ne le connais pas ? Eh bien, tu vas forcément le vivre. Le tout petit sort de ton ventre (ou de celui de ta compagne) et n’est absolument pas prêt à affronter une vie telle qu’on l’envisage « avant ». Alors autant être parée et avoir quelques trucs bien utiles au quotidien ! PS : La mise en place d’un allaitement dure 6 semaines, alors autant le savoir. Ces instants sont précieux pour vous, même si ça joue au chamboule-tout émotionnel!

 

  • Le sommeil en dessous de 3 ans expliqué au.x futur.s parent.s : Les questions autour du sommeil font parties des plus récurrentes. Chaque parent a l’impression d’avoir un enfant qui dort trop peu, trop, trop tard, trop de réveils la nuit, etc. Bref, on doute, on ne sait pas et on ne sait plus à quels (seins) saints se vouer. Dans cet article, je mets en évidence les connaissances que chaque jeune parent devraient avoir sur le sujet pour être serein.

 

  • Le cododo, sommeil partagé: cachez-cette proximité que je ne saurais voir! Comme pour le portage, la société renvoie dans l’imaginaire qu’un bébé dort souvent et paisiblement. Tous les parents savent que les premiers mois (voire les premières années) peuvent être parsemés de nuits agitées. Alors si tu veux réduire l’agitation, dormir un peu et éviter de tomber dans les tourments de l’épuisement et mettre en place ton allaitement avec succès, il y a un moyen que presque tous les peuples hors Occident mettent en pratique: le sommeil partagé! Grâce à cet article, tu auras enfin des sources fiables concernant cette pratique et ses dangers présumés.

 

  • Tu vas en faire un « bébé-bras »! Le portage, c’est la vie ! Je n’ai de cesse de le dire, mais pour avoir une vie quotidienne qui convient à tout le monde, c’est vraiment LA solution idéale. Mais avoir un bébé souvent porté attire des remarques. Est-ce vraiment une mauvaise habitude ? Au contraire, si le bébé est calme, n’est-ce pas un signe qu’on agit avec bienveillance ?
    Grâce à cet article, tu vas pouvoir t’informer, te rassurer et avoir envie d’avoir ton petit contre ton cœur !

 

  • L’HNI, une pratique qui dérange.Pourquoi le besoin d’éliminer n’est pas un sujet ? Tu savais, toi, que les bébés ne doivent pas forcément porter de couche ?
    Et pourtant, c’est vrai! Grâce à l’Hygiène Naturelle Infantile, l’objectif est de prendre en compte le besoins d’éliminer des enfants et ceux, dès le plus jeune âge (avant 4 mois, c’est vraiment plus simple!), de manière à ce que les enfants CONTINUENT à communiquer à ce sujet. Car oui, en réalité, ils s’expriment… Mais la société occidentale nous a fermé à la réceptivité de ces signaux.
    Viens lire, tu vas apprendre des tas de trucs!

 

  • Le maternage, oui ! Mais jusqu’à quand ? Tu as adopté le maternage proximal avec tes enfants… et les remarques pleuvent lorsque tes enfants ne sont plus au stade du « bébé ». Alors, peut-on être trop maternant et empêcher les enfants de se développer à cause de ça ? Est-ce que le maternage peut nuire ?
    Cet article fait le point !

 

  • Conflits et tiraillements autour des principes éducatifs, comment s’en sort-on ? Tu as décidé d’avoir un bébé et mille questions se posent sur sa future éducation. Tu as des principes, des idéaux, des exemples dans ta famille mais aussi des contre-exemples. Toi-même, tu te rends compte que ça te rappelle beaucoup ton enfance, l’arrivée de ce futur enfant…
    Grâce à cet article, tu pourras chercher en toi quelques ressources et peut-être trouver quelques pistes de réflexions/solutions bienvenues.

 

 

  • « Il faut bien qu’il apprenne la frustration ! » C’est le genre de phrase que beaucoup peuvent dire quand ils ne sont pas convaincus par l’accompagnement bienveillant des enfants. Cet article explique pourquoi créer de la frustration volontairement n’a aucun intérêt pour les enfants. Il explique aussi l’expérience de frustration dans le corps et l’esprit de jeunes enfants.

 

  • C’est vraiment une mode ! Une phrase typique qu’on peut entendre quand on veut accoucher sans péridurale, allaiter, porter son bébé, favoriser la motricité libre, manger bio et vivre sereinement… Alors si tu veux quelques arguments pour parer à cette remarque, avec cette lecture, tu auras de quoi faire ! Et juste comme « amuse-bouche », drôle de mode qui a conditionné la survie de l’espèce humaine depuis sa création. A ce point-là, on appelle ça… la norme de l’espèce, non ? 😉

 

J’espère que ces lectures t’aideront au quotidien et permettront de répondre à tes questions.
Dans le cas où un point resterait flou, contacte-moi ! Je serai heureuse de partager avec toi.
cela peut étonner que j’aborde aussi certaines notions d’accompagnement bienveillant des enfants, mais le maternage ne peut s’effectuer que dans la bienveillance.

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D’ailleurs, je ne suis pas la seule pro à être convaincue.
Nous avons créé un réseau de professionnel.le.s bienveillant.e.s ami.e.s du parentage proximal. Si tu es pro, inscris-toi !
Si tu cherches des pro bienveillant.e.s, viens voir si tu trouves ton bonheur sur la carte interactive : https://ntchbutzbach.wixsite.com/reseauparentproxim (le nom de domaine est en cours de réflexion 😉 )

Communication Non-Violente

Comment parvenir à une communication bienveillante? (CNV)

Index des articles – La Communication Non-Violente

 

Dans la continuité logique d’un accompagnement bienveillant des enfants, il est nécessaire de repenser notre communication.
La communication non-violente a été théorisée par Marshall Rosenberg. La perspective qu’il offre par cette forme de communication permet de modifier totalement notre vision du monde.
Et ce n’est pas exagéré.
Cela propose de percevoir les humains comme des individus mus par des sentiments et des besoins afin de réagir en les prenant en compte.

La CNV et son application au quotidien rencontrent toutes les recherches sur les neurosciences affectives concernant l’importance d’un accompagnement bienveillant.

Alors, si tu veux pouvoir appréhender ce type de communication et bénéficier de tous ses apports, je te suggère la lecture de ces articles qui suivent.
Ils décryptent point par point les différents éléments constituant de la CNV, les stratégies de sa mise  en œuvre concrète et des pistes de réflexions pour revoir nos automatismes et conditionnements (tellement nombreux !).

Il y a du beau, au détour du voyage, promis !

cnv-bonnhomme

  • La Communication Non-Violente : Cet article introductif présente ce qu’est la CNV, dans sa globalité, pour comprendre ce qu’elle implique concrètement… au lieu d’être juste un acronyme pompeux !

 

  • L’observation des faits et la force du langage (outil de la CNV et de l’éducation bienveillante) : Cet article décrit et apporte des réflexions concernant le premier stade nécessaire pour communiquer avec bienveillance. Prêter attention aux faits n’est pas une attitude si habituelle, dans notre société de jugement perpétuel. Il n’y a pas que les enfants qui doivent apprendre à distinguer un fait (et pas une « Vérité »), d’une opinion. Et cela fait toute la différence au quotidien. 😉

fact or opinion

 

  • Et si nous revenions à nos besoins ! Voici la troisième étape de l’analyse de nos monde par la CNV, comprendre quels sont les besoins que nous exprimons à travers nos émotions et nos réactions. Prendre conscience de ses propres besoins et de ceux des autres est une étape indispensable afin d’agir de manière éclairée… et débarrassé.e des fausses croyances et des stratégies qui masquent nos réels impératifs !

 

  • « Je te l’ai déjà demandé 100 fois ! »
    Einstein disait (entre autres, bien entendu) « La définition de la folie, c’est de refaire toujours la même chose, et d’attendre des résultats différents. »
    Nous avons l’art de dissimuler nos demandes, de les confondre avec des exigences et de ne pas être averti.e sur ces 2 concepts pourtant très distincts.
    Veut-on accompagner ou faire obéir ? Souhaite-t-on attendre qu’autrui devine ce qui te ferait plaisir, ce qui témoignerait de l’amour, ou plutôt devenir acteur de ton propre chemin ?
    Cet article permet de se questionner sur toutes ces questions aussi existentielles que fondamentales… Mais aussi de pouvoir agir pratiquement en ce sens.

 

  • Trucs et astuces pour obtenir les relations que l’on rêverait d’avoir (#empathie). Oui, il est nécessaire de conscientiser que nos relations dépendent aussi de notre attitude. Lapalissade pour certain.e.s, mais ce n’est pas forcément aisé à assumer. Parfois, nous manquons d’empathie.
    Mais sais-tu exactement ce que c’est et en quoi elle est primordiale pour avoir des relations sereines ? La lecture de cet article permet de démêler le vrai du faux et te donne des pistes pour devenir la personne que tu souhaiterais être.

 

  • La bienveillance, c’est quoi, en fait ? On entend parler de la bienveillance à tour de bras, dans tous les sujets. La bienveillance est revendiquée dans l’éducation, à l’école ou encore entre pairs. C’est optimiste pour le futur !
    Mais au fond, qu’est-ce que la bienveillance ? On en parle sans la définir. Cet article permet d’être au clair avec ce concept. Parce que pour être bienveillant.e avec les enfants, il faut l’être avec soi-même. Tu trouveras des clefs pour devenir celle ou celui que tu souhaites !

 

  • L’adultisme expliqué aux adultes : Terme assez peu connu il y a quelques années, il tend à se populariser (et tant mieux !). Le principe de l’adultisme est de considérer que les adultes savent ce qui est bon pour les enfants et qu’ils peuvent ainsi agir librement sans consentement réel des enfants (et donc ignorer sa qualité d’individu). L’objectif de cet article et de comprendre de quelle manière il est possible d’accompagner les enfants sans (trop) d’adultisme.

 

 

  • Mais qu’est-ce que c’est que ces mots/maux ? Les mots peuvent blesser… Parfois même ceux qui semblent anodins. Je suis sûre que tu as encore en tête certaines remarques qui t’ont été faites quand tu étais enfant. Comment éviter de reproduire ce problème avec les enfants ? Quels impacts cela peut avoir sur eux ?
    Et d’ailleurs, pourquoi notre vocabulaire influence notre manière de penser ? Tu ne me crois pas ? Rendez-vous dans l’article, tu verras, c’est passionnant !

 

  • Comment faire pour que les autres acceptent mes choix ? Tu commences à parler de tes idéaux parentaux, de tes désirs de grossesse/accouchement et suivi de couche, tu aimerais te plonger dans le maternage proximal dès que ton petit d’humain sera dans tes bras … Et tu te retrouves déjà face à des rabat-joies (au mieux !). Je te propose différentes manières de se faire entendre mais aussi de comprendre pourquoi les gens ont autant de résistances !

 

La manière de parler, nos attitudes, notre rapport au monde sont tant de manifestement de communication. Le principe de « non-violence » passe autant par le verbal que le non-verbal. Je souhaite sincèrement que ces lectures t’ouvriront de belles perspectives !

 

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Éducation bienveillante

L’accompagnement (éducation) bienveillante sous le feu des projecteurs!

Index des articles – Éducation bienveillante

 

Accompagner ses enfants de manière bienveillante, ce n’est pas forcément une mince affaire, surtout lorsqu’on a vécu nous-même des violences éducatives ordinaires (VEO).
Mais heureusement, la tendance s’inverse. Cela fait 40 ans que Feu Françoise Dolto défend l’idée que les enfants sont des sujets à part entière.
A l’époque, seule prédominait la répression éducative.
Et pourtant, les VEO sont belles et bien présentes dans le monde (et en Occident), malgré que les scientifiques s’accordent à mettre en évidence les méfaits de celles-ci.

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Grâce aux articles rédigés sur l’éducation (à laquelle je préfère le terme « accompagnement ») bienveillante, je souhaite aider les parents à adopter une vision optimiste de la vie. Par cela, ils pourront être en mesure d’être les parents qu’ils souhaitent, apprendre à se connaître … et mieux comprendre les enfants !

Alors, si tu as des personnes à qui il faut expliquer certaines démarches, si « on » te raconte que l’éducation positive/bienveillante : « ça ne marche pas ! », tu es au bon endroit pour piocher des informations fiables !

Dans les articles ci-dessous, tu trouveras moult ressources de manière à comprendre et à agir concrètement.

 

  • La bienveillance, c’est quoi, en fait ? On entend parler de la bienveillance à tour de bras, dans tous les sujets. La bienveillance est revendiquée dans l’éducation, à l’école ou encore entre pairs. C’est optimiste pour le futur !
    Mais au fond, qu’est-ce que la bienveillance ? On en parle sans la définir. Cet article permet d’être au clair avec ce concept. Parce que pour être bienveillant.e avec les enfants, il faut l’être avec soi-même. Tu trouveras des clefs pour devenir celle ou celui que tu souhaites !

 

  • L’adultisme expliqué aux adultes : Terme assez peu connu il y a quelques années, il tend à se populariser (et tant mieux !). Le principe de l’adultisme est de considérer que les adultes savent ce qui est bon pour les enfants et qu’ils peuvent ainsi agir librement sans consentement réel des enfants (et donc ignorer sa qualité d’individu). L’objectif de cet article et de comprendre de quelle manière il est possible d’accompagner les enfants sans (trop) d’adultisme.

 

  • Conflits et tiraillements autour des principes éducatifs, comment s’en sort-on ? Tu as décidé d’avoir un bébé et mille questions se posent sur sa future éducation. Tu as des principes, des idéaux, des exemples dans ta famille mais aussi des contre-exemples. Toi-même, tu te rends compte que ça te rappelle beaucoup ton enfance, l’arrivée de ce futur enfant…
    Grâce à cet article, tu pourras chercher en toi quelques ressources et peut-être trouver quelques pistes de réflexions/solutions bienvenues.
    Bonus incontestable, lire cela en couple (si c’est ta configuration familiale) : cela permettra d’éviter de nombreuses altercations.

 

 

  • La discipline positive : cet article est un résumé de lecture du livre « La discipline Positive » de Jane Nelsen. Il s’agit d’un ouvrage de référence dans l’éducation bienveillante. Certaines choses sont à adapter en fonction de la perspective de chacun. Mais il présente des conceptions intéressantes des enfants et des actions à mettre en œuvre.

 

  • Tu es en colère ? Et si on s’amusait un peu ! La colère est une émotion qui est présente. L’objectif n’est pas de l’éviter mais de vivre avec elle, d’apprendre à la canaliser et à gérer les émotions, tout simplement ! Quel meilleur média que le jeu pour parvenir à de grandes choses avec les enfants ?!

 

 

  • La « crise d’opposition », la terrible ! Il est d’usage d’entendre que les enfants d’environ 2 ans ont la période du « NON », qu’ils s’opposent et qu’ils font un « terrible two » ! Il faut savoir que c’est la période pendant laquelle les enfants sont le plus soumis à des maltraitances… En effet, les jeunes enfants d’environ deux ans s’affirment… Alors cet article te permet de comprendre pourquoi et comment gérer ces moments, de manière la plus sereine possible !

 

  • « Il faut bien qu’il apprenne la frustration ! » C’est le genre de phrase que beaucoup peuvent dire quand ils ne sont pas convaincus par l’accompagnement bienveillant des enfants. Cet article explique pourquoi créer de la frustration volontairement n’a aucun intérêt pour les enfants. Il explique aussi l’expérience de frustration dans le corps et l’esprit de jeunes enfants.

 

  • Comment gérer les « caprices » ? Les enfants « capricieux », vous savez, ces enfants qui s’énervent, font des crises de larmes, se roulent par terre… parce que leurs parents leur ont opposé un refus. Et si on décodait ce que cela signifie vraiment ?

 

  • Les punitions : Pourquoi sont-elles toxiques, même si elles ont l’air efficace ? On entend parfois qu’il faut éviter les fessées, mais que la mise au coin est efficace, que c’est une forme de punition douce et efficace. Qu’en est-il vraiment ? Les punitions sont-elles indispensables ? Peut-on accompagner ses enfants sans les punir ? Cet article répond à toutes ces questions et te fournit des tas d’astuces qui vont t’aider au quotidien !

 

  • Les récompenses, une fausse bonne idée ? Bon, puisque les punitions sont à proscrire, il est logique qu’on active les bons comportements grâce au fameux renforcement positif, en usant de récompenses. Est-ce une démarche favorable pour les enfants ? Peut-on accompagner les enfants sans punir ni récompense, et en faire des enfants épanouis ? Spoiler : OUI ! Et je t’explique pourquoi et comment !

 

  • Avoir un enfant qui frappe ou qui mord : Guide Pratique pour les parents ! C’est déconcertant, un enfant qui frappe ou qui mord. Ca fait mauvais genre dans les lieux de garde et c’est désagréable au quotidien… Ce sont des comportements auxquels on ne s’attend pas, de la part du petit d’humain qu’on aime tant.
    Cet article permet de comprendre les racines de ces attitudes … et d’y apporter des solutions concrètes !

 

  • Mais qu’est-ce que c’est que ces mots/maux ? Les mots peuvent blesser… Parfois même ceux qui semblent anodins. Je suis sûre que tu as encore en tête certaines remarques qui t’ont été faites quand tu étais enfant. Comment éviter de reproduire ce problème avec les enfants ? Quels impacts cela peut avoir sur eux ?
    Et d’ailleurs, pourquoi notre vocabulaire influence notre manière de penser ? Tu ne me crois pas ? Rendez-vous dans l’article, tu verras, c’est passionnant !

 

  • La communication non-violente : Il présente la pratique de la CNV. Pourquoi se retrouve-t-i dans l’index de l’éducation bienveillante ? Parce que l’un ne va pas sans l’autre !
    Il est impossible d’être dans une démarche bienveillante en ne questionnant pas notre perspective du monde… et notre façon de nous exprimer.

 

  • Comment faire pour que les autres acceptent mes choix : Tu commences à parler de tes idéaux parentaux, de tes désirs de grossesse/accouchement et suivi de couche, tu aimerais te plonger dans le maternage proximal dès que ton petit d’humain sera dans tes bras … Et tu te retrouves déjà face à des rabat-joies (au mieux !). Je te propose différentes manières de se faire entendre mais aussi de comprendre pourquoi les gens ont autant de résistances !

 

J’espère que ces lectures te seront utiles !
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