Éducation bienveillante·Maternage proximal

L’humain, une espèce portée!

Hier, nous étions le 25 avril 2019… Et je suis intervenue dans une conférence TEDx.
C’était le premier TEDx de La Baule… Et j’ai abordé le portage (sous-tendu de bienveillance, of course!).

Je te propose un article, qui reprend ce que j’ai dit au TEDx, en plus complet. 😉
Parce qu’une conférence n’est pas un article…!
La vidéo sera disponible dès qu’elle sera montée, je l’ajouterai sur ma page fb . 

 

Tu as remarqué ?
L’humain a tendance à lutter contre sa pilosité… pourtant, la fourrure est bien pratique à de nombreux mammifères.
En plus, nous sommes bipèdes… Et donc nous avons une stature étroite… Or, l’ampleur de la tête du petit d’humain est majeure. Est-ce que ce « dilemme obstétrical » est juste ?
Le fait est que l’accouchement de l’humain parmi les plus douloureux.
Et les bébés naissent… assez peu débrouillards (même s’ils ont déjà moult compétences incroyables!).

Bref, c’est ça, l’humain! Et les bébés sont, comme tous les représentants de son espèce, un « porté passif ». ça veut dire qu’ils n’ont pas le tonus musculaire pour s’agripper. Notre absence de fourrure est donc justifiée (mais cela n’impose en rien d’être imberbe! 😉 )!
Mais ça veut dire que je dois être outillée et avoir assez de connaissances pour agir avec de petit humain. Ça fait tout de même 1.8 millions années que l’Homo Sapiens doit trouver un moyen de se déplacer avec son petit.
Autant dire que les moyens de portage sont diversifiés ! Mais ce n’est pas comme si les hominidés que nous étions, avaient eu le choix : à l’époque, nous étions nomades !
Il n’était pas possible de poser les bébés à terre : ils auraient été à la merci des divers prédateurs, des insectes. Ils pouvaient potentiellement être soumis à des températures qui auraient influencé leur propre homéostasie.

Tu vas me dire que c’est bien joli, que nous sommes sédentaires, dans des logements salubres (pour la plupart), à l’abri des prédateurs… et qu’il est d’usage de déposer les bébés dans des couffins et dans leur lit pour qu’ils dorment.

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Il est d’usage, oui…
Mais les usages occidentaux n’ont-ils pas perdu de vue certaines attitudes totalement nécessaires aux bébés humains, comme le portage et l’allaitement (d’ailleurs, je parle ici du choix entre biberons et allaitement )?
L’Occident a perdu cette tradition ces deux derniers siècles.
Cela peut paraître étonnant mais… C’est l’attrait des signes extérieurs de richesse qui a fait tomber le portage en désuétude.
Entre les dogmes des religions chrétiennes et les évolutions culturelles, les enfants sont intentionnellement distancés de leurs mères (j’en parle dans mon article sur le cododo).
Dès le 18ème siècle, l’allaitement a commencé à être remis en question : cela faisait trop miséreux d’allaiter soi-même ses propres enfants.
Alors, forcément, avec les placements en nourrice (chez elle mais d’abord au domicile parental), tant l’allaitement que le portage n’ont plus eu la côte socialement.
Mais voilà… La culture, la société, les bébés, eux, s’en fichent totalement !

La physiologie du bébé humain n’évolue pas en suivant les coutumes sociales. Il reste toujours dans ce même état de dépendance extrême, craignant l’environnement qu’il découvre à peine et cherchant à se rassurer par ce qu’il connaît : les mouvements de sa mère, son odeur, les battements de son cœur, une position fœtale, un peau-à-peau et un contact contenant.
D’ailleurs, tout le monde s’accorde là-dessus : « Ils se calment dès qu’ils/elles sont dans les bras ! »
Étonnamment, au lieu d’être perçu comme un constat logique, c’est perçu comme une contrainte voire un problème !
C’est à ce moment-là que l’on prend conscience du précipice entre les normes sociales occidentales et la connaissance des besoins physiologiques des bébés… Et surtout, des manière simples et efficaces pour y répondre.

Aujourd’hui, je vais aborder l’impact du portage sur la vie de vos enfants et la vôtre tant en termes de bienfaits que de sérénité.

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Fanny Vella… Un bonheur d’illustratrice!

Certains préalables s’imposent…
Depuis l’origine de notre espèce Homo Sapiens, la constitution du nouveau-né est identique : ils sont mis au monde après environ 9 mois de gestation (quand tout se passe bien).
Notre cerveau humain nous distingue des autres mammifères, puisqu’à la naissance, il est neurologiquement immature. La taille du cerveau d’un nouveau-né correspond à 23% de celui d’un adulte. Quand le bébé a un an, son cerveau a déjà doublé de taille, et à 3ans, il a 90% de la taille d’un cerveau adulte. Comparativement, les autres mammifères naissent avec un cerveau développé à 80% en moyenne.
(je laisse le lein passionnant d’une page fb Société d’Histoire de la Naissance, qui nous laisse découvrir le 22 mars 2019, un article de July Bouhallier : « Paléoanthropologie : le dilemme obstétrical n’a pas eu lieu » )

Pour être précise : Les mammifères ont été classés selon leurs modes d’adaptation à leur environnement au moment de la naissance. Il y a trois catégories :

o Les nidifuges : les petits arrivent à se déplacer comme les adultes dans les heures qui suivent la naissance (poulains, veau, antilopes…). Ils restent toujours près de leur mère.
o Les nidicoles : Les petits naissent sans poils, avec les yeux et les conduits auditifs fermés. Le lait doit apporter un sentiment de satiété suffisant pour qu’ils puissent se passer ponctuellement de leur mère. Ils sont toujours plusieurs ce qui permet d’avoir de la chaleur (chat, souris…).
o Les Portés : ce qui est le cas des primates, des marsupiaux et de l’Humain. C’est un corps de qui devient « le nid », capable de pourvoir à tous les besoins. Bernhard Hassenstein a introduit le terme du « primate porté » dans la biologie comportementale.

Autant dire que le bébé humain est totalement prématuré. Sa première année est comme une grossesse extra-utérine. Cela lui permettra d’accéder à des compétences motrices comparables à nos congénères hominidés que sont les gorilles, les chimpanzés et l’orang-outang à la naissance.
Il est primordial de prendre en compte que la maturation cérébrale concerne en grande partie le cortex préfrontal : c’est cette partie du cerveau qui nous distingue des autres espèces par son ampleur. Il est le siège de nombreuses facultés dont celle de la régulation émotionnelle, des comportements sociaux et du raisonnement, entre autres.

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A la naissance, les bébés n’ont aucune compétence pour gérer les aléas du quotidien et se dire : « Ok ! Là, mes parents sont occupés, je vais rester zen jusqu’à leur retour ! »
Au contraire, dans le cerveau du bébé humain actuel s’active la même alarme que lors des prémices de notre espèce nomade : « AU SECOURS ! Je suis seul et potentiellement entouré de dangers contre lesquels je ne peux rien ! ».
Cette connaissance de l’immaturité cérébrale des enfants a un impact sur les attentes que les parents peuvent avoir : Il n’y a ni comédie ni caprices ou de manipulation (j’aborde l’occurence des mensonges dans cet article).
Les bébés ont besoin d’être contre nous pour être apaisés… et pour apprendre à s’apaiser !
Leurs besoins nécessitent d’être entendus et pris en compte le plus rapidement possible pour qu’ils puissent renforcer leurs réseaux neuronaux favorables à la gestion émotionnelle et au sentiment de sécurité.
Grâce à un accompagnement prévenant et sécurisant, les petit.e.s d’humains vont évoluer et grandir de manière optimale : ils parviendront à maîtriser leurs émotions vers 5 ou 6 ans, au mieux, sauront le verbaliser (si on leur a enseigné), commenceront à s’adapter à leur environnement culturel en intériorisant les codes sociaux… Tout cela n’est possible que si les enfants sont accompagnés dans la bienveillance !

Quel rapport avec le portage, me direz-vous ?
Eh bien… TOUT !
Le portage et le peau-à-peau sont les attitudes les plus adaptées aux petits d’humains.
Cela fait intrinsèquement partie du nouveau-né, puisqu’il a été porté au sein de sa mère depuis sa conception.
Il ne connaît que le mouvement, les changements d’ambiances filtrées par la paroi abdominale et le contact contenant des parois utérines et du cordon ombilical (qu’il tète souvent).

Le portage est le moyen privilégié pour recréer les conditions les plus proches de la vie in utero, de manière à ce que les bébés puissent être rassurés alors qu’ils découvrent la vie aérienne.
Grâce à cette pratique, les bébés bénéficient de moult avantages pour leur développement.
Par exemple :
– Les bébés portés en position physiologique (comme cela devrait toujours être le cas, je laisse d’ailleurs un lien vers un article reprenant les bienfaits du portage physiologiques) ont moins de coliques que ceux qui ne le sont pas. Le repli des jambes sur le bas ventre et le massage créé par les mouvements de la porteuse ou du porteur soulage le bébé. Ce portage agit également en prévention de problèmes de hanches.
– Concernant la tonicité musculaire : avec les mouvements de la mère, les réflexes nerveux et musculaires du bébé réagissent à chaque changement de l’équilibre. Il va développer son oreille interne, et ainsi son sens de l’équilibre personnel.
Donc non, le portage ne minimisera pas ses compétences à se déplacer de façon autonome, au contraire ! Il y a aussi juste des composantes interpersonnelles propres à la personnalité et à la génétique de chaque individu.

Avant ses 2 mois, le bébé ne parvient pas à réguler sa température corporelle. Autant dans le désert avec les Touaregs que chez les inuits sous la neige, le portage est tout indiqué pour les aider à réguler leur température !
Les rythmes de sommeil d’un nouveau-né n’ont rien à voir avec celui des adultes : ils n’ont pas encore acquis le rythme circadien (alternance jour/nuit).
Un bébé porté durant la journée, qui dort également en portage (chose que préfère la plupart des bébés!), va acquérir plus aisément cette alternance. Il vit, dans son corps, une réelle distinction : la journée, il dort bercé par le mouvement et en lumière ; la nuit, il est aux côtés de ses parents dans le calme et l’obscurité.
La différence est flagrante pour le bébé !

Est-ce que le mouvement les gêne pour dormir ? … Ou les bruits du quotidien ?
Après 16 mois d’expérience personnelle, je vous assure que les enfants dorment le temps dont ils ont besoin, quand ils en ont besoin. Ma fille a eu des périodes de sieste de 30/40min, puis d’une heure trente… Cela change encore : « le » rythme du bébé n’existe pas… Il évolue constamment !
Je propose d’ailleurs la lecture de cet article concernant le sommeil en dessous de 3 ans.

Le portage permet le sommeil au moment où les bébés le décident, en suivant uniquement leur rythme biologique. Ils réduisent ainsi l’occurrence des troubles du sommeil.

– En plus de cela, les bébés portés pleurent singulièrement moins que ceux qui ne le sont pas.
Les bébés se sentent protégés, ils n’ont pas besoin de pleurer pour se faire comprendre de leurs parents.
J’en profite pour affirmer que le fait de laisser pleurer un bébé n’a aucune vertu ni aucun avantage. Les recherches concernant les neurosciences affectives sont claires : ne pas réagir aux pleurs d’un bébé engendre une augmentation drastique des taux d’hormone de stress comme le cortisol et impacte défavorablement leur développement émotionnel et neuronal. Un enfant n’apprend rien en pleurant !

– Le portage est aussi une aide à la prévention des aplatissements du crâne (souple à la naissance, et heureusement si vous voyez ce que je veux dire !), les bradycéphalies et plagiocéphalies sont devenues courantes avec les prescriptions de coucher les bébés sur le dos.
Si cette mesure est une vraie plus-value concernant la Mort Inattendue du Nourrisson, les habitudes occidentales laissent penser que les bébés doivent être posés pendant toutes leurs phases de sommeil. OR, c’est la récurrence de cette position couchée qui amène à certaines déformations crâniennes. Celles-ci peuvent avoir des conséquences sur le développement cognitif et moteur des enfants et nécessiter des prises en charge parfois lourdes !
Alors, en prévention : le portage est salvateur!

Maintenant que vous savez que le fait d’être porté n’est que bienfait pour les bébés.

 

 

Il y a quand même une autre personne d’intérêt. Celle qui porte !
Parce que le portage offre de nombreux bénéfices pour les jeunes parents.

Tout d’abord, le contact peau-à-peau est primordial dans la création des liens avec les bébés. Il favorise la sécrétion d’ocytocine et d’opioïdes, des hormones et neurostransmetteurs qui jouent un rôle prépondérant dans l’établissement des liens affectifs.

Le portage peut paraître difficile, au premier abord. (En réalité, c’est comme faire ses lacets : au début, ça semble complexe mais… C’est un coup de main à prendre !).
Très vite, tu pourras être rassuré.e sur votre ta compétence à pouvoir réconforter ton enfant…
Cette proximité avec le bébé permet d’être en lien avec ses besoins : les pleurs sont évités, puisqu’il est possible de les comprendre plus vite… Avant qu’ils ne s’énervent et pleurent!
Saviez-vous que le portage réduit l’occurrence ou la gravité des dépressions post-partum. Henrik Norholt a mené une étude qui démontre que les symptômes de dépression post-partum sont réduits chez les mamans pratiquant le portage. Un bel avantage, ne trouvez-vous pas ?

Le portage est LA manière utilisée de tout temps pour permettre aux bébés d’être réconfortés pendant que leurs mères (traditionnellement, mais toutes les configuration familiale sont possibles) reprennent leurs activités et puisse articuler les besoins d’un nouveau-né avec la vie d’un aîné, par exemple!
Merci quand même à l’entourage de suppléer la jeune accouchée, c’est indispensable qu’elle puisse bénéficier de soutien… pour câliner son tout-petit!
Pas d’inquiétude, le lien avec les autres personnes se construira aussi, au début, le lien mère-enfant est primordial pour que chacun d’eux atterrissent dans leurs nouvelles attributions, c’est-à-dire, respectivement, responsable d’un humain et être aérien à part entière.

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Premier portage en écharpe d’une touuuuute petite de quelques jours! 16 mois plus tard, je ne compte plus le nombre d’heures et la sérénité grâce à cela! ❤

 

La vie avec un bébé est un appel à l’instant présent. Cela peut-être considérer une pratique de Pleine Conscience au quotidien.
Le portage et le parentage proximal correspondent à une courte partie de la vie d’un enfant. Et c’est une phase précieuse !
C’est l’occasion de prendre le temps, d’Être au lieu de toujours « faire avec efficacité ».

A bientôt, pour de nouvelles découvertes curieuses!

Références :
– Le concept du Continuum de Jean Liedloff, Ambre Editions (21 mars 2006)
– Serre-moi Fort: Comment élever vos enfants avec Amour. Broché (2017)
– Materner: du premier cri aux premiers pas. Blandine Bril et Silvia Parrat-Dayan. Edition O. Jacob mars 2008
– Peau à peau: Techniques et pratiques du portage. Ingrid Van Den Peereboom. Editions Jouvence
– Porter bébé: Avantages et bienfaits. Claude Didierjean-Jouveau. Editions Jouvence poche

Je t’invite aussi à lire deux articles: « Tu vas en faire un bébé-bras » et « le quatrième trimestre de grossesse ou la découverte d’un nouveau monde« , qui aborde le portage et la vie quotidienne avec un.e bébé.

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Éducation bienveillante·Maternage proximal

Le fun du mouvement des bébés: la motricité libre

Ou comment le minimalisme des achats fera du bien à ton enfant !

Le rôle et le développement de la motricité a été théorisée de manière inédite par Emmi Pikler, pédiatre hongroise et dirigeante de la pouponnière Lóczy pour les enfants touchés par les désastres de la guerre à partir de 1947. La pédagogie qu’elle a mis en place au sein de cet institut était innovante, d’où la dénomination de la « Pédagogie Lóczy ».

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L’intérêt de cette pédagogie est qu’elle invite à laisser l’enfant se développer par lui-même, sans intervention active de l’adulte. Elle part de l’observation que l’enfant est programmé pour acquérir une motricité harmonieuse. Il ne faut pas contraindre l’enfant dans ses mouvements, en le mettant dans un transat ou dans un youpala, par exemple. Il n’est pas nécessaire de prendre une part active dans ses acquisitions motrices. C’est l’enfant qui va découvrir, de manière autonome, les possibilités de son corps : en cherchant du regard les jouets à côté de lui, en tentant de les attraper et se rendant compte qu’il/elle bascule se faisant. Si l’adulte intervient et « résout » les problèmes de l’enfant, il lui ôtera sa possibilité de développement mental à « si je tends le bras, je parviens à saisir cet objet », « Si je pousse sur mes bras, je recule ! », etc.
L’enfant a ainsi l’opportunité joyeuse de constater qu’il a ces compétences-là et qu’il peut avoir confiance en lui en les utilisant. En effet, puisqu’il/elle ne sera pas bloqué.e dans une position à laquelle il/elle n’est pas venue seul.e.

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« Emmi Pikler était persuadée que l’enfant se déplaçant librement, sans restriction, est plus prudent et apprend mieux à tomber sans risque, tandis que l’enfant exagérément protégé et dont les mouvements sont limités, est plus facilement en danger, faute d’avoir expérimenté ses propres capacités et leurs limites » https://psychotherapie.ooreka.fr/astuce/voir/331736/pedagogie-loczy

Il est primordial de préciser que le petit-enfant ne poursuit pas un but (comme lorsqu’il va apporter ton smartphone dans une gamelle d’eau, « pour voir »!) en tant que tel en agissant, il explore son environnement et ses sensations physiques.
Il répète inlassablement certains mouvements, s’en suivent des phases de repos, se distrait différemment, avant de reprendre son activité.

In concreto, qu’est –ce que ça implique, au quotidien ?
L’idée est de positionner le bébé uniquement dans une position qu’il a découverte par lui-même. Il faut éviter de l’asseoir tant qu’il ne tient pas son dos ou en le mettre debout trop souvent alors qu’il ne tient pas l’équilibre. (j’aborde ici les aspects pour les enfants ne subissant pas de RGO qui demande que l’enfant soit verticalisé plus fréquemment et qui ne supporte pas forcément bien le portage)
En adoptant ces postures inconfortables, l’enfant va utiliser toute son énergie à se stabiliser et à se battre contre cet inconfort. Il/elle ne peut plus focaliser son attention sur l’exploration naturelle de son environnement et de son corps.

Emmi Pikler a pu scinder quelques éléments dont l’enfant a besoin pour développer ses compétences :

  • D’un endroit où les soins corporels sont effectués, tout en expérimentant une relation authentique avec son/sa référent.e. Cela demande une présence entière à l’enfant (Bonjour, le smartphone qui nous suit partout !). Cela demande aussi de l’investir et d’agir avec l’enfant en prenant en considération son stade de développement : « Tu me donnes ton bras ? » ; « Vas-y, étends ton bras ! » ; « tu lèves les fesses ? » ; …
  • D’une zone de « jeux » où l’enfant peut expérimenter sans intervention excessive de l’adulte. Cette zone sera organisée de manière à ce qu’il/elle soit en sécurité et ait à disposition des objets/textures/… qui pourront aiguiser son intérêt. Cette zone sera toujours rangée identiquement de manière à que qu’il trouve ses repères. Et s’il y a trop de choses, l’enfant tombe vite dans l’ennui. Idées à retenir : faire tourner le stock de jeux pour qu’il y ait des redécouvertes.
  • D’un endroit où manger
  • D’une zone où dormir
  • De personnes de références avec qui il peut développer des relations stables.

La motricité libre se vit également par l’habillage. Il est nécessaire de proposer aux enfants des habits dans lequel il peut expérimenter (#àquoiçasertd’avoirdesvêtementssionpeutrienfairededans) et des « chaussures » qui ont seront en réalité préférablement des chaussons souples (sans semelle mais entièrement en cuir, par exemple) puis des chaussures à semelle souple (qui sont capables d’être entièrement repliées).
Alors oui, les robes pour les bébés sont ravissantes, les petits jeans font très apprêtés… Mais les enfants n’ont pas la possibilité de bouger sans être contraints par leur structure. Cela ralentit ainsi leur développement psychomoteur puisque qu’ils dépensent de l’énergie à éviter les obstacles et les inconforts créés par les habits.

Qui dit motricité libre, dis aussi absence de surstimulation.
Pour les bébés : les mobiles avec un moteur ou les portiques d’activités, puisqu’il s’en vend, tentent de nous faire croire que l’enfant a besoin d’être diverti activement. Or, il s’avère que ce sont des objets qui monopolisent l’attention de l’enfant et le fatigue artificiellement (au lieu de lui laisser l’énergie pour expérimenter son environnement et son corps).
Il serait préférable de favoriser des tapis de d’activités, qui comportent différents tissus et qui permettent des expériences sensorielles par les gestes de l’enfant.
Les arches sont aussi intéressantes. Elles offrent la possibilité de faire pendre quelques objets que l’enfant pourra saisir et faire bouger/tinter si cela comporte des grelots.
En somme, éviter tout ce qui tourne/fait de la musique automatiquement/contient des couleurs très vives.

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Voici un exemple de tapis d’éveil qui est pas mal : les couleurs sont sobres mais contrastées (ce qui est intéressant pour les capacités visuelles du tout-petit), il y a un jeu de texture sur le tapis et les jouets peuvent être enlevés. https://www.aubert.com/Tapis-eveil-Tinoo-tapis-eveil-Sauthon-Baby-Deco.html
C’est un exemple, il y en a des adaptés dans tous les magasins de puéricultures et… en occasion ! 😉

La difficulté de la motricité libre pour l’adulte est de ne pas intervenir de façon directe (et surtout constante). Pour citer Emmi Pikler, « le seul but des interventions de l’adulte est de maintenir les conditions optimales à l’activité auto-induite des enfants ».
Si l’enfant exprime de l’inconfort, l’adulte veillera à proposer à l’enfant un cadre dans lequel il sera bien. Par exemple, si l’enfant est coincé sur le ventre, on le remettra sur le ventre. Si l’enfant fatigue, on le prendra dans les bras. Si l’enfant se détourne de l’objet à sa disposition, on peut lui proposer autre chose/une autre type d’activité (sans laisser tout à disposition « en vrac »).

La motricité libre accompagne naturellement l’éducation bienveillante et positive puisque cela suit le développement spontané de l’enfant.
En outre, les commentaires de l’adulte face à l’enfant sont plus profitables si elles sont effectuées en termes de constatations et pas se faire en termes de validation de l’action. Pour être une claire : imagine que ton enfant grimpe des marches. Au lieu de dire : « Waw ! Tu es vraiment un champion ! », tu peux dire « Waw ! Comme tu grimpes ! ». L’idée est de lui faire remarquer ses compétences.
J’y reviendrai dans un article ultérieur mais l’effet des compliments, sous forme de validation, à long terme engendre que l’enfant cherche systématiquement la validation de ses actions… Et en étant adulte, une attente de reconnaissance perpétuelle.

Quand l’enfant expérimente de nouvelles actions qui semblent risquées par l’adulte, l’objectif ne sera pas d’intervenir en l’empêchant d’agir, mais simplement de sécuriser le cadre afin de l’accompagner (et de garder ton calme au lieu de craindre le pire ! Ok, c’est plus facile à dire qu’à faire !).

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Il peut aussi être agréable tant pour le parent que pour l’enfant que ce dernier soit amené à une dynamique de coopération, dans l’ensemble de la vie quotidienne.
Dès tout petit, en pratique, il s’agit de verbaliser nos actions et d’utiliser leurs mouvements spontanés. En grandissant, il va participer aux demandes de manière plus consciente.
Involontairement, comme le bébé a la naissance est relativement incapable d’agir pour participer activement à la vie quotidienne, l’adulte est susceptible de lui imposer des actions sans verbaliser ni effectuer une demande préalable. C’est une situation d’autant plus fréquente qu’il faut faire face à un retard. Par exemple, mettre les chaussures d’un enfant qui s’entraîne d’habitude à le faire tout seul.
Si, par habitude, l’enfant est habillé par le parent qui ne l’invite pas à être actif dans cette activité, cette activité sera effectuée rapidement.
MAIS : ce gain de temps va à l’encontre du développement du potentiel de l’enfant. En outre, en grandissant, après avoir été passif, l’enfant voudra reprendre le pouvoir sur la situation et être réellement acteur. Cette attitude engendrera des incompréhensions et des frustrations tant dans le chef du parent que chez l’enfant.
Je t’invite d’ailleurs à lire mon article sur le « terrible two », cette période où les tensions émergent fréquemment.

En bref, proposer à l’enfant une motricité libre, c’est lui octroyer une autonomie de mouvements dans le respect de son stade de développement (stades qui répondent à des fourchettes qui sont plutôt des râteaux. L’acquisition de la marche peut être de 9 à 18 mois sans que cela soit inquiétant). Cette dynamique d’actions avec l’enfant lui permet de d’évoluer avec une aisance corporelle, d’évaluer les risques, de trouver des alternatives lors de situations inconnues et d’acquérir un socle solide de confiance en lui (puisqu’il/elle ne dépend pas de l’adulte pour parvenir à ses fins).

Et, une chose pas des moindres : tu peux ainsi éviter l’achat de parc, transat, balancelle, trotteur, youpala, portique d’activités, mobile électriques et autres jouets en plastiques multicolores très bruyants (tu en auras bien assez vite…).
En outre, tu vas aussi découvrir que tu n’es pas obligé.e d’emmener grand-chose quand tu vas quelque part avec ton bébé : il suffit d’avoir quelques jeux et d’avoir à disposition une grosse couverture (et dès que l’enfant sait se déplacer, des amis qui aménage leur intérieur de manière à ce que ton enfant ne « vandalise » pas involontairement les jolis bibelots ! ^^).

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J’espère que cette lecture t’aidera, que tu sois futur parent ou quelques soit l’âge de ton enfant.

A bientôt, insatiable curieuse.x ! 😉

Voici un article graphique sur le sujet de la motricité libre par une talentueuse dessinatrice à qui j’ai emprunté une affiche : https://bougribouillons.fr/motricite-libre/

Pour aller plus loin dans les lectures scientifiquement étayés qui soutiennent la motricité libre : https://www.cairn.info/publications-de-Pikler-Emmi–73549.htm

Éducation bienveillante

La discipline Positive

Je vais te présenter « la discipline positive ». Je range cet article dans la catégorie « Éducation bienveillante » car c’est qu’elle peut être catégorisée (au cas où l’on n’avait pas compris, hein).

Toi qui me lis, n’en déduis pas que l’éducation bienveillante n’est QUE la discipline positive.
Il y a déjà énormément de sites et de blogs qui définissent cette notion. Je ne peux pas en parler sans avoir rédigé un article « de référence », comme je l’ai fait pour le maternage proximal. C’est un début de blog… Alors je pose les fondations. :-p

Déjà, si tu penses que la discipline positive va te donner des solutions toutes faites, que c’est une Méthode, il est possible que tu sois déçu.e ou plutôt rassuré.e. Il n’y a, en effet, pas UNE manière de faire avec les enfants. Quiconque vend ce principe se fourvoie (et fait des déçu.e.s !). Une métaphore explique bien cela : lorsque le lait bout, l’idée de l’éducation bienveillante n’est pas de mettre un couvercle (je ne sais pas si vous avez essayé, mais la cuisinière finit vraiment sale) mais de trouver une solution pour réduire le feu.
Cela va sembler théorique, mais, en réalité, je vais juste présenter la structure d’un état d’esprit à acquérir pour entrer dans la parentalité positive.

La discipline positive puise ses sources dans les 8 principes adlériens (issus d’A. Adler) :

  1. L’enfant est un être social ;
  2. Le comportement des enfants est tendu vers un but (qui n’est pas « de nous énerver ! ») ;
  3. Les besoins essentiels de l’être humain est d’appartenir et d’avoir de l’importance ;
  4. Un enfant qui se comporte « mal » est un enfant découragé ;
  5. Le sens de la communauté (dans le sens de participer à la société) ;
  6. Le principe d’égalité, le fondement de la coopération ;
  7. Les erreurs sont une merveilleuse opportunité d’apprentissage ;
  8. S’assurer de faire passer le message d’Amour

(Oui, je sais ! Ça paraît très conceptuel. Cela dit, je t’invite à m’adresser tes questions ou à lire « La discipline Positive de Jane Nelsen, pour aller plus loin dans ce mode de vie. Je reviendrai à diverses occasions sur les principes évoqués.)

Il est également nécessaire d’être attentif aux 3R de la réconciliation lors des conflits, quand l’adulte se rend compte qu’il tient un rôle dans le maintien ou l’apparition d’une situation problématique (tu sais, ce moment où tu veux que l’enfant agisse et qu’un mot blessant à son égard part, un cri, un geste) :

  1. Reconnaitre son erreur/sa responsabilité
  2. Se réconcilier : aller vers l’autre en s’excusant
  3. Réparer : chercher une solution, une alternative qui convient à tout le monde

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(Tu remarqueras que cela ne s’adresse pas qu’aux relations envers un enfant…! 😉 )

En réalité, pour obtenir des résultats dans une voie d’éducation bienveillante, il est nécessaire de faire entrer l’enfant dans une dynamique de collaboration : 4 étapes sont suggérées. Celles-ci doivent être accomplies avec sincérité et bienveillance (Si c’est fait à contrecœur, et sans intention louable, l’enfant le ressent… Tes attitudes non-verbales te trahissent !) :

  1. Montrer à l’enfant que l’on comprend ses émotions en lui posant des questions et en reformulant ses ressentis
  2. Faire preuve d’empathie, sans excuser ni approuver l’action. Juste montrer qu’on a compris la perception de l’enfant.
  3. Partager nos perceptions et ressentis en tant qu’adulte. Il faut que l’enfant soit revenu au calme pour qu’il soit en mesure d’écouter
  4. Inviter l’enfant à se centrer sur une solution, pour éviter le problème à l’avenir. S’il ne trouve pas d’idées, on peut lui proposer des suggestions. L’idée est donc de suggérer, de faire avec l’enfant et non à la place, pour l’ancrer dans un processus
  5. d’autonomie.

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La discipline positive, c’est aussi changer de regard sur les comportements que les adultes considèrent comme inappropriés.

En premier lieu, les enfants explorent leur environnement. En deçà d’un certain âge, je suggère plutôt d’adapter le lieu de vie à l’enfant, plutôt que d’avoir l’espoir que vous arriverez à faire comprendre à un tout-petit qu’il ne faut pas toucher les bibelots situés à sa hauteur. On dit bien de mettre les produits dangereux en hauteur, cela vaut aussi pour les choses fragiles ou précieuses.

En tant qu’adulte, certaines attitudes peuvent devenir exaspérantes. Pourtant, il n’est pas rare que dans l’occurrence de comportements dérangeantes, les adultes aient une part de responsabilités.

Les enfants ne sont pas en mesure d’envisager leurs actes sous le même angle que les adultes, pour différentes raisons :

  • Parce qu’il manque de compétence, de conscience ou de connaissance par rapport au comportement attendu ;
  • Le comportement correspond au stade normal du développement. Par exemple : jeter les jouets par terre systématiquement, ouvrir/fermer les portes, allumer/éteindre la lumière ;
  • Il a un sentiment de découragement ou d’incapacité, ex : l’enfant s’énerve, pleure, parce qu’il a mal (aux dents par exemple), s’ennuie, tente de se déplacer sans y parvenir, tente de se faire comprendre mais n’y parvient pas encore ;
  • Le comportement est guidé par le cerveau reptilien (les émotions) : si l’émotion est accueillie par l’adulte, reconnue, l’espace d’expression émotionnelle durera environ 90 secondes. Si l’enfant est très énervé : il faut réfléchir à son besoin de motricité.

Les comportements perçus comme inappropriés sont des opportunités d’apprentissage. Pour se faire, il faut accompagner l’enfant vers la responsabilisation et l’autonomie.

Il est utile de faire usage de temps de pause face aux comportements afin d’éviter les réponses instinctives. Cela invite l’adulte à se maîtriser pour montrer à l’enfant que c’est cette attitude de maîtrise qu’il est utile d’acquérir. En outre, il est nécessaire de vérifier que l’enfant soit connecté à l’adulte (Il n’est plus en train de bouillir émotionnellement) et que son besoin d’appartenance est bien rempli (qu’il ne se sent pas rejeter ou aimer conditionnellement).

Plus le comportement est compris par l’adulte, plus sa perception sera fine et la réaction apportée sera adéquate pour guider l’enfant dans les repères éducatifs.

Il est important de prendre en compte les besoins de l’enfant, avec justesse, afin de comprendre son comportement et d’apporter  la réponse la plus efficace.
(Je sors un peu du contenu strict du livre de Jane Nelsen, mais ça donne du sens à son contenu.)

  • Les besoins physiologiques
  • Les besoins d’appartenance / d’attachement
  • Le besoin d’autonomie, de contrôle et de liberté
  • Les besoins émotionnels
  • Les besoins intellectuels

Jane Nelsen, met en évidence 4 « objectifs-mirages », qui ont des intentions précises, et qui visent à remplir les besoins précités :

  • Accaparer l’attention
  • Prendre le « pouvoir » (être en situation de maîtrise, l’enfant n’est pas un dictateur ! 😉 )
  • Prendre une revanche (mise en chose égale, l’enfant a plus un notion d’égalité que d’équité…)
  • Renforcer sa « croyance d’incapacité » (comme les adultes, ils ont tôt faire de s’autoconvaincre qu’ils sont incapables.)

L’enjeu principal pour l’adulte est de détecter les besoins cachés derrière les comportements. Jane Nelsen propose un tableau d’identification des besoins cachés, qui s’avère être une mine d’or. Voilà, c’est cadeau :

grille besoins cachés Jane Nelsen

 

Pour réagir face à des comportements inappropriés, il est nécessaire que le climat émotionnel de l’adulte soit maîtrisé. Il est, dès lors, pertinent d’apprendre à gérer ses émotions et à les reconnaître (Bon, il faut aussi se dire qu’on est parfois débordé émotionnellement. La réaction ne sera donc pas optimale, mais il est tout à fait possible de corriger le tir après avoir pris un temps calme. C’est l’avantage des relations humaines : elles ne sont jamais figées, si on ne veut pas qu’elles le soient !). Pour revenir à son propre calme, il peut être nécessaire de mettre en perspective le comportement en regard des besoins éventuellement non-assouvis de l’enfant.

Pour la juste détection des besoins, il est tout à fait possible de questionner l’enfant sur son comportement. Il est alors utile d’effectuer un questionnement, en prenant bien le temps d’écouter les réponses successives, en reprenant les 4 objectifs-mirages expliqués ci-dessus. Il ne faut pas oublier que l’enfant n’a pas vocation ne nous « ennuyer » volontairement. Cela ne remplit aucun bénéfice pour lui. Les comportements sont des stratégies pour parvenir à remplir ses besoins ou une expression émotionnelle.

Jane Nelsen propose un outil pour favoriser la coopération : « les temps d’échange en famille ». Ces moments ont pour objectif d’enseigner la responsabilité sociale et l’implication des enfants dans le processus de décision. Durant ce temps hebdomadaire, il est demandé à tous les protagonistes d’une maisonnée de se réunir afin de mettre à jour les éléments inconfortables et de se concentrer ensemble sur la résolution du/des problèmes. Je consacrerai un article entier à ce sujet plus tard.

Qui dit Discipline Positive dit éducation sans punition ni récompense. Cependant, la discipline positive n’est pas laxiste, les principes sont de la fermeté et de la bienveillance : il s’agit de trouver des solutions aux problèmes et non pas de les faire disparaître en les invisibilisant.

Je ne peux pas faire un résumé concis du contenu de ce livre de manière harmonieuse. Je ferai un article clair et limpide sur la manière d’aborder une situation qui, de prime abord, pourrait requérir une punition selon l’éducation transmise.

La Discipline Positive nous propose des outils pour parvenir à une fin d’éducation sans violence et respectueuse de chacun.

Il est primordial de retenir que ce n’est pas une méthode d’intervention auprès de l’enfant, mais bien un changement de paradigme par rapport à celui-ci. L’objectif n’est pas de démunir le parent de ses possibilités d’action, mais, au contraire, d’étendre sa compréhension du problème et d’agir avec plus de justesse.

Cela nécessite de l’introspection (qui peut faire mal… Coucou, je suis là, si tu veux en parler !) et des intentions qui ne sont pas de soumettre l’enfant aux désirs parentaux (déjà qu’il est arrivé par nos désirs, alors bon… !). L’idée première est de faire de cet être qui rassemble tant d’espoirs chez l’adulte, un être susceptible de coopérer à un fonctionnement social. Cela implique qu’on soit prêt à entendre que les intérêts des uns ne sont pas ceux des autres et que les stratégies ne sont pas identiques pour tout un chacun.

La parentalité positive fait grandir les enfants dans la bienveillance et les préserves d’une violence normative, psychologique et physique. Cela nécessite de l’expérience, des « ratés », qui sont très justement, des opportunités d’apprentissage pour les parents.

Un peu comme on s’exerce à toutes activités, la Discipline Positive demande du temps. Tout n’est pas évident dans un premier temps, mais quel fonctionnement est si simple qu’il peut être intégré immédiatement ?

 

illustrations besoins

Le sujet est vaste !

C’est mon deuxième article fleuve. Il y en aura un troisième (histoire de fondement, etc.), sur la Communication Non-Violente.
Tout cela a un but précis, je t’invite donc à revenir rapidement pour aiguiser encore ta curiosité (parce que oui, plus nous en savons, plus on mesure l’étendue des connaissances à acquérir encore. Mais c’est génial : ça veut dire qu’il y a encore tant à apprendre !).