Allaitement·Éducation bienveillante·Maternage proximal·Préparer la naissance

Le quatrième trimestre de grossesse ou « la découverte du Nouveau Monde » !

Dans cet article, je vais te proposer de traverser (moralement et pratiquement) les premières semaines de ce nourrisson qui découvre la vie extra-utérine de la manière la plus cool possible.
Prépare-toi, ça va remuer … et ton cœur va exploser d’amour !

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Ce matin-là, le soleil se lève mais rien n’est plus pareil.
Tu l’as dans les bras, ce bébé.
Et ça chamboule pas mal de choses !
Après l’effort, le réconfort de voir cette bouille ronde et rebondie (si bébé est né à terme, ce que je te souhaite. Si ça n’est pas le cas : courage, vous allez y arriver à cette vie ensemble et sereine !).
Il n’en est pas moins que tu as les stigmates de ce qu’il vient de se passer : une sensation entre le camion et l’éléphant qui vient de te passer dessus (et entre les jambes ou le bas du ventre, en cas de césarienne !).
Bref, tu n’es pas au top de ta forme. D’ailleurs, ce ventre n’est plus vraiment rond (mais pas vraiment absent non plus : un petit tour pour en savoir plus sur  « si j’avais su : le corps d’une femme après l’accouchement »).
Niveau moral, tout dépend de comment va le bébé et de la manière dont ton corps réagit.
Et puis la stupeur de découvrir ce petit-être complétement en attente de toi, de ton odeur, de ta voix… Tous ces éléments qui lui sont familiers et qui le/la rassure idéalement.

Tu te rends compte que tu peux difficilement boire un café chaud ou aller aux toilettes sereinement sans craindre d’avoir un bébé qui te demande (bientôt, tu iras aux toilettes avec le bébé en écharpe !).
Parce que c’est vrai : maintenant et pour de nombreuses années, quelqu’un aura un intense besoin de toi.
Je ne dis pas ça pour effrayer, mais pour avertir.
Un nourrisson ne se contente pas de téter et de dormir. Enfin, si… Si on prend bien en compte qu’il peut passer des heures au sein à mélanger les deux activités. C’est tout à fait normal voire souhaitable dans ses premiers jours. Il/elle active de ce fait ta montée de lait.
Tes nuits vont être chamboulées (sans blague !) et c’est pour cette raison que je te conseille vivement le cododo dès la maternité !
Cela sauvera ton dos, ton sommeil, et réduira allégrement ton épuisement.

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Question allaitement, tu vas avoir ton bébé collé au sein beaucoup, vraiment beaucoup pendant les premières semaines car c’est là que tout se met en place question lactation.
Alors n’écoute pas les conseils pavés d’ignorance tels que : « il faut laisser du temps pour digérer ! », « Il régurgite parce qu’il mange trop », « il demande le sein parce qu’il a trop faim : donne un biberon », « mets lui une tétine, ça le calmera ! », …
En gros, dès que ton bébé s’éveille, mets-le au sein. N’attends pas qu’il pleure, c’est inutile pour lui et pour toi. Voici quelques conseils pour débuter son allaitement.

Ça peut être déstabilisant, les premières semaines, d’avoir un enfant tout le temps dans les bras (et si souvent en train de téter).
Tu passes d’une entité simple à une entité composée de deux individus. Or, l’un d’eux ne tolère que ta présence.
Encore une fois, c’est normal.  Comme expliqué dans mon article sur le maternage proximal, l’être humain est un primate (eh oui, il faut l’admettre) ce qui implique que le petit naissant très immature a le besoin d’être sécurisé, nourri et recevoir des soins constamment.
A toi l’écharpe de portage, les vêtements extensibles (pour passer vite fait le sein au-dessus) et la patience.
Fais confiance à ton bébé sur son rythme, il sait de quoi il a besoin. Dès le départ, il va falloir apprendre à lâcher-prise sur ces vieilles croyances et laisser le bébé gérer ses demandes. Je peux te suggérer la lecture de mon article  « clefs pour démarrer un allaitement » afin de t’aiguiller ou de rassurer tes impressions !

Pratiquement, dès le départ, assure-toi d’avoir de l’aide à domicile (environ les 15 premiers jours, vraiment).
Tu peux demander à tes ami.e.s ou à la famille de se relayer pour venir te passer un coup d’aspirateur ou te faire tes courses (si tu n’es pas maman solo, tu auras ton/ta conjoint.e le fera).
Idéalement, si les gens veulent venir te voir, prépare-les. Oui, ils verront un bout de sein. Oui, peut-être plusieurs fois sur une même heure. Oui, c’est normal.
« Et si tu peux amener de quoi manger, ça serait top ! » pourra être ta phrase de fin.
Il est préférable de manger des choses nutritives qui vont te tenir en forme et fournir à ton corps l’énergie pour se reconstruire du marathon de l’accouchement et des premières semaines mouvementées.

 

Comment faire pour bien manger en étant jeune maman ?

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Deux cas de figure possibles : soit tu as de la famille soit tu es seule.
Si tu as de la famille, tu peux leur déléguer la préparation de quelques repas.
Si tu es seule, et même si ce n’est pas le cas, anticipe !
Durant les 4 dernières semaines de ta grossesse, prépare des plats en plus grande quantité et mets au congélateur des portions individuelles.
Cela te sauvera ! Tu pourras manger bien et rapidement. Il est impératif pour ta santé tant physique que mentale que tu maintiennes une alimentation qualitative et régulière dans la journée (c’est-à-dire plusieurs fois par jour, peu importe l’heure).
En outre, n’essaye pas de faire coïncider tes repas avec celui des autres, du moins, pas les toutes premières semaines.
Focalise-toi sur ton rythme avec le bébé… et Prépare des linges (tétras) !
Tu vas pouvoir manger pendant que ton bébé dort. Une manière de le faire ? Pendant qu’il dort dans l’écharpe (rappel : pas de mauvaise habitude en restant en écharpe 16h/24 si nécessaire – et c’est souvent nécessaire puisque le bébé humain a besoin de proximité pour être serein).
Tu places alors un linge au-dessus de sa tête et tu manges… salement (oui, quand on est à 30 cm de la table, c’est vraiment la galère ! J’ai mangé à la cuillère à soupe pendant des mois !). Mais tu manges.
Si par chance, cela colle à l’heure du repas familial, tant mieux.
Mais vraiment : ne te colle pas de stress avec des impératifs de norme sociétale. Ton bébé se fiche des horaires, la seule horloge qu’il écoute et comprend, c’est celle de ses besoins physiologiques.

Si tu es maman solo ou lorsque tu es seule avec ton bébé, c’est encore plus simple (question horaires « sociaux », soyons honnête !), car il n’y a pas un tiers qui s’attend à manger à une heure précise ou qui est tiraillé par la faim.
Par contre, cela demande une organisation pour préparer ses repas si tu n’as plus d’avance.
Une première idée est de cuisiner à chaque fois pour deux ou trois repas.
Question préparation, il est évident que c’est compliqué d’enchaîner la préparation et le repas dans la foulée sans que les bébés ne demandent à téter, dormir, être câliné.
Mais comme je l’ai déjà dit, il n’y a aucun problème à cuisiner et à manger lorsque le bébé dort sur toi (il faut juste faire attention aux projections ! Evidemment, on ne fait pas de friture avec un bébé en position ventrale).
Je te suggère de préparer tes repas en milieux de matinée pour midi et en après-midi pour le soir. Une fois que les plats sont prêts, tu peux les déguster quand tu le souhaites.

rawpixel-656748-unsplash.jpgIl est également nécessaire d’avoir des encas sains à grignoter en cas de fringale (qui vont surgir !). Cela te permettra de ne pas plonger sur des biscuits ou autres « crasses » qui ne te nourriront pas réellement.
Tu peux avoir des carottes ou autres légumes crus à croquer. Ensuite, tu peux miser sur les fruits secs et les oléagineux. Comme je l’ai conseillé dans d’autres articles, dès l’accouchement, cela n’a que des bénéfices.

 

Autre aspect pratique : ton hygiène corporelle !
C’est très cliché de voir dans les films ou d’entendre : « Tu verras, tu te retrouveras à 15h en pyjama ! ».
Alors, en effet, c’est possible… Mais il y a pleins de possibilités pour qu’il en soit autrement.
D’expérience personnelle, j’ai modifié mes heures de douche en fonction de l’âge de ma fille.
Au départ, je me douchais en 3 minutes chrono pendant qu’elle dormait (on ne sait jamais combien de temps ça dort, un nouveau-né !).
A partir du moment où les bébés regardent les arches disposées au-dessus ou à côté d’eux (je rappelle que les mobiles lumineux et musicaux sont à éviter pour diverses raisons expliquées dans cet article sur la motricité libre), on peut profiter d’un temps d’éveil pour foncer sur la douche.
Par exemple, le temps d’éveil juste après le réveil de la nuit.
On installe le tapis d’éveil dans la salle de bain et on fonce sous la douche. Cette organisation fonctionne à merveille pendant des mois !
Alors je vais être honnête, on ne prend pas son temps sous la douche quand personne ne peut surveiller ou prendre les bébés lorsqu’ils s’impatientent. Mais on est propre ! Et ce n’est déjà pas si mal !

 

Pour le bébé, ces premiers mois lui amènent une foule de nouvelles sensations. Il découvre le froid, le chaud, la faim, la peur, la lumière vive, le mouvement, et tout ce qui compose l’environnement qui était filtré jusque-là.
Le bébé était jusque-là bercé h24 et accompagné par les bruits internes de la mère. La plupart des bébés sont à l’aise pour dormir alors qu’on passe l’aspirateur (ça peut même les endormir. C’est un truc à tester ! Ayant deux chats à poils longs, je dois allumer la machine tous les jours et j’ai ainsi endormi ma fille aisément, tout en gardant un intérieur dénué de touffes de poils).
Mais cela veut aussi dire que le bébé a besoin de sa mère ou d’un.e référent.e constamment. Ce n’est pas peu dire… Car le bébé va se réveiller s’il est posé (et qu’il ne sent plus son bercement habituel et les odeurs familières). La plainte arrivera également s’il/elle est laissé.e posée longtemps. A partir de quelques semaines, l’attention et la vue du bébé lui donnent envie d’observer et pourra être posé un peu plus, jusqu’à ce qu’il s’ennuie.
Il n’est ni utile ni souhaitable de se dire que le bébé doit apprendre à patienter. Ça n’a aucun sens dans son existence. La tolérance à l’attente envers ses besoins viendra avec l’âge mais certainement pas dans la première année de vie.
Il en va de même avec le fait d’être porté : cela ne donne pas de mauvaise habitude. Cela octroie de la confiance en ses référent.e.s et la construction de sa base de sécurité. Je renvoie à mes articles sur le maternage proximal et le portage.
Cela peut paraître déconcertant car les siècles derniers ont laissé croire que la dyade mère-bébé était à séparer… Et donc, à promouvoir les couffins, les balancelles, l’alimentation au biberon, etc.
Les neurosciences affectives ont bel et bien démontré combien le maternage et l’éducation bienveillante (qui commence dès la naissance) sont bénéfiques pour le développement social, émotionnel et physique de l’enfant. Ce n’est donc pas une mode (comme je l’ai expliqué ), mais bien un retour aux sources validé par la science.
Ça donne de l’aplomb pour agir en tout état de conscience.

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On parle souvent du 4ième trimestre car c’est le moment où le bébé est encore dans un mode de vie qui demande une présence constante qui mime ce qu’il vivait dans le ventre de sa mère. C’est aussi la période du devenir parent, qui implique une découverte de soi.
Il faut cependant savoir que l’attente du bébé est explicitée par un adage : « 9 mois dans maman, 9 mois sur maman ».
En gros, le bébé va demander et avoir besoin d’être porté très fréquemment (avec tous les bénéfices que cela comporte) jusqu’à ce qu’il se déplace avec aisance (même après, le portage a tout son sens !).
Cela peut sembler énorme… Mais le temps passe extrêmement vite. Cette toute petite enfance s’envole avant même de s’en rendre compte.
Loin de moi l’idée de banaliser l’envahissement et la ferveur que cela engendre à chaque instant.

Cependant, il te faudra conscientiser la différence de rythme de ce petit-être avec le tien. Le lâcher-prise sera inestimable concernant ce que tu pensais pouvoir/devoir faire avant de détenir ces connaissances.
Le bébé humain ne fait pas la distinction jour/nuit (c’est-à-dire qu’il ne fonctionne pas sur le même cycle circadien que la plupart des autres humains). C’est aux alentours de 3 mois que son cycle sommeil/veille, et donc la distinction avec la nuit, se produit.
Avant cette date, il est fréquent que les bébés aient encore des périodes d’éveil long en pleine nuit. Dans notre cas, ma puce avait fréquemment des phases d’éveil de 22h à 23h30 jusqu’à presque 4 mois. Jusque-là, je l’ai gardé avec moi dans le salon en portage. Elle pouvait y dormir tranquillement, et moi, je mangeais, faisais ma vaisselle, recevais mes ami.e.s…
On allait se coucher en cododo à ses signes de fatigue et on enchaînait la nuit.
A partir de 4 mois, j’ai observé qu’elle s’endormait systématiquement après son bain, lors de la tétée. Quand j’ai observé qu’elle ne se réveillait plus que pour téter, j’ai tenté de la mettre au lit avant moi, en sortant de son bain. Tétée allongée et c’est parti pour la nuit (entrecoupée de tétées, il faut admettre !).
Je fais ce petit retour #storytelling car c’est assez exemplatif de ce que je te souhaite : ne pas perdre du temps et de l’énergie à tenter de poser un bébé afin qu’il dorme … alors qu’il/elle se réveillera à coup sûr. Il faut tenter de temps en temps et à partir d’un moment, ça finira par rouler.
Ici, les premières siestes en journée dans le lit ont eu lieu à 6 mois (quand je suis chez moi et encore, ça arrive qu’elle veuille rester avec moi pour dormir).
Bref : Keep cool and babywearing power !

Afin d’aider ton bébé à faire la différence jour/nuit, même si cela s’acquiert la plupart du temps (il y a toujours des exceptions, on ne peut les occulter), je te conseille de ne pas allumer la lumière et de faire le moins de mouvements et le moins de paroles à voix haute possible.
C’est un parti pris, mais personnellement, sauf selles, je n’ai pas changé ma fille la nuit. Je ne le fais que très rarement quand elle ne retrouve pas le sommeil ou qu’elle a débordé (ça arrive !).
Je ne sais pas si cela a un lien, mais avec ces habitudes nocturnes, elle n’a jamais eu de périodes d’éveil durant plus que le temps d’une tétée (où sont étions à moitié endormies) entre minuit et 6h du matin.

Bref, c’est un tourbillon journalier! Ça déménage et clairement, sauf si on a des amies ou une proche parente qui est passée par là récemment, on ne s’y attend pas.
Emotionnellement, entre le bonheur (et l’injonction de bonheur de la jeune mère exigée par la société) et la dévotion qu’un nouveau-né implique, c’est bouleversant.
Ce n’est pas forcément évident. Certaines peuvent se sentir envahies, d’autres très anxieuses d’être en charge de ce petit-être vulnérable, et d’autres encore complétement dépassées par la situation.
Je pense que ce sentiment de dépassement arrive à la plupart des primipares. Souvent au moment de quitter l’endroit où l’on a accouché et qu’on se dit : « Ok, je n’aurai plus de conseils à volonté, maintenant » (si tu as la chance d’avoir eu une structure soutenante et avertie).
En plus, le corps n’est pas vraiment au top de sa forme et cela joue sur le moral. Les douleurs ont un impact sur le moral. Il ne faut pas l’oublier et le prendre en compte.
Il faut aussi accepter de ne pas se sentir « si bien ».
Oui, ce bébé est là, mais ce n’est pas forcément l’explosion de joie voire d’amour attendu. Et même si notre cœur explose d’amour, ce n’est pas pour autant que tout semble évident.
L’état de « baby blues » peut durer quelques jours et s’estomper. Si ça n’est pas le cas après 15 jours, il ne faut pas tarder à prendre contact avec un.e professionnel.le de santé.

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Le couple, s’il y a, est aussi réaménagé. De nouvelles places sont à créer et des attitudes peuvent émerger alors que c’est complétement inattendu.
Tu pensais être une maman « super cool » qui serait ravie de voir certaines tâches déléguées… Et tu te retrouves totalement « louve ». Tu ne parviens à faire confiance à personne.
Tu acceptes de déléguer les tâches annexes mais tu refuses que quiconque approche de ton bébé.
A l’inverse, tu pensais tomber amoureuse de ce bébé et être totalement investie de cette nouvelle mission… Et finalement, tu as du mal à trouver tes marques à ce nouvel être qui s’est éloigné de votre symbiose  qui a un langage et des signes qui te semblent abscons.

Dans les deux cas, ce n’est pas grave ! Les sentiments et émotions évoluent jour après jour.
Il ne faut pas hésiter à parler de tes émotions par rapport à cet enfant à des personnes de confiance voire à des professionnel.le.s si cela te crée un vrai mal-être.
En outre, ne te laisse pas culpabiliser par l’entourage qui, sous couvert de bonnes intentions, peut remettre en question tout ce que tu fais !
Il est bon d’être soutenue et accompagnée : si quelqu’un te suggère une attitude, essaye de les briffer sur les manières de faire. Des conseils et de l’aide, oui, mais avec de la bienveillance.
Et le must : des conseils que lorsqu’on les sollicite ou lorsqu’une personne est témoin d’un sentiment de dépassement.
Si tu es questionnée sur tes choix, et que tu considères que les remarques ne sont pas pertinentes ou aidantes, tu peux consulter « Comment faire pour que les autres acceptent mes choix ? ». Cela peut te donner des pistes pour discuter et comprendre pourquoi l’éducation est tellement sujette à débat !

 

Cette période de ta vie est mémorable, mais pas forcément la plus épanouissante sur tous les plans.
Elle donne un aperçu de ce qu’est la vulnérabilité à l’état brut (la tienne et celle du bébé), mais ouvre aussi à l’écoute des besoins. Le fait d’être en empathie constante avec ce bébé fait ressortir ses propres besoins personnels primaires.
C’est l’occasion de s’ouvrir et à affirmer ses propres besoins. C’est le moment de demander de l’aide, et de laisser de côté son égo. Tu peux dormir lorsque le bébé se repose si tu en as besoin, manger quand tu as faim et être à l’écoute de ton corps qui a vécu un sacré traumatisme après 9 mois à se remplir mais qui s’est vidé si rapidement (oui, même 24h de travail, c’est rapide en regard de 9 mois de construction !).
Tu peux demander du soutien et de l’écoute de la part de ton entourage, à la condition d’être en totale bienveillance envers toi et ton bébé (cela permet d’ouvrir sa famille à la bienveillance, avant de l’amener à se questionner sur l’éducation positive et bienveillante).

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J’espère que cet article pourra te préparer à ce qu’il va se passer/se passe dans ta vie.
Fais-toi confiance et je te souhaite de trouver toutes les ressources nécessaires autour de toi. Dans le cas inverse, entoure-toi de professionnels qui sauront t’aiguiller.

A bientôt, Visiteuse.eur Curieuse.x !

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Préparer la naissance

Si j’avais su … Le corps (et la tête) d’après-grossesse

C’est un des craintes de la femme enceinte : à quoi va ressembler mon corps après la grossesse ?

Encore une fois (voir l’article sur le corps pendant la grossesse), j’espère que ce n’est pas un sujet qui soit parmi les prioritaires. S’il l’est et que cela occasionne un mal-être, il ne faut pas minimiser cela et éventuellement se faire suivre par un professionnel.

Autant enceinte, j’étais heureuse de ne plus tenir mon ventre en public et avec mes vêtements moulants. Autant après l’accouchement, je savais que la pression sociale de la femme longiligne et retrouvant son corps rapidement reviendraient rapidement.

J’ai eu la chance d’avoir une grossesse et un accouchement qui furent idéaux. Mon corps a joué de rôle de manière magistrale.
Néanmoins, chacune a vécu les choses de manière unique.
Si tu n’as pas encore accouchée, je te laisse lire cet article qui permet de préparer son accouchement, qui permet d’anticiper et de mettre en place certaines choses pour améliorer cela.

L’expérience de la césarienne, en plus de laisser une cicatrice, provoque une baisse de confiance en son corps. Les conséquences post-opération sont désagréables et n’aident pas à se sentir bien dans sa peau.
Il est va de même pour les femmes ayant eu des accouchements traumatiques.
Ce déroulement des évènements amène à une image négative des capacités du corps puisqu’il n’a pas réussi à faire « son job ».

Alors, c’est vrai ! A l’instant où il aurait fallu que tout se passe harmonieusement, il y a eu des éléments qui ont bloqué le déroulement.
En outre, il est exact de dire que certaines femmes n’ont pas un corps qui leur permet un accouchement par voie basse, ont tendance à avoir des saignements hémorragiques, et autres joyeusetés…
Mais c’est pour ça que la médecine moderne est tout de même merveilleuse !
Elle offre un cadre sécuritaire à une large majorité tant pour la mère que pour l’enfant.
Il est dès lors nécessaire de changer le cadre de perception : la médecine t’a permis d’être et d’avoir un enfant en bonne santé. Que ton accouchement ait été compliqué, que ta grossesse ait été écourtée, que tu aies dû être alitée pendant ta grossesse, tu as fait de ton mieux.
La nature n’est pas juste. Elle nous donne des capacités physiques différentes et toi, en tant qu’individu, tu ne dois pas culpabilisée de ne pas faire partie des « femmes qui ont pu » car cela ne dépend pas de toi.
En regard des conséquences d’un accouchement traumatique et des séquelles tant physiques que psychologiques que cela peut engendre, je t’invite à te faire accompagner pour surpasser cela… avec ton bébé.

Au-delà du déroulement de l’accouchement, le corps (et la tête) post-partum, c’est quelque chose.
J’ai eu la chance d’avoir accès à une salle d’accouchement physio : plus grande, équipée de matériel pour gérer les contractions (merci au ballon et la baignoire) et… d’un miroir.
Oui, un miroir, situé juste en face du lit ! Alors relativement loin (puisque la chambre était vaste), mais là quand même.
Si bien que lorsque je suis descendue du lit où j’ai mis au monde ma fille, je me suis aperçue. Il s’avère que j’ai accouchée nue donc j’ai pu me voir en détails… Même si je ne me suis pas attardée.
Je me suis mise de profil et j’ai rigolé.
En quelques minutes, ce corps qui contenait environ 7kg de « matière » n’était plus rond mais avait une forme approximative et une viscosité certaine. J’ai souri, je suis allée aux toilettes (pour l’histoire, puisque c’est la raison pour laquelle je suis passée devant le miroir, ça pique un peu, on va être honnête) et je me suis « habillée » (d’une chemise de nuit, à 15h !).
Pour celles qui auraient vécu une déchirure/épisiotomie, je ne peux que conseiller de l’argile blanche surfine. C’est une poudre magique : elle a des vertus cicatrisantes et asséchantes (je l’utilise au quotidien à la plaque du talc – dont la composition n’est pas terrible- pour les fesses de ma puce).

Après 2/3h d’éveil (et de tétée d’accueil !), ce bébé tout neuf est habillé et s’endort pour de longues heures.
Une fois en chambre, j’en profite pour aller prendre une douche. Étonnée de tenir sur mes jambes comme s’il ne s’était rien passé. Juste qu’Elle était là dehors et plus dedans (le baby-blues dans un autre article ! :p ) et que moi, je retrouvais donc un corps que je ne partageais plus (et pourtant, qu’est-ce que j’ai aimé ça !).
Au bout de 5 minutes dans la douche, j’ai compris à quoi servait le siège repliable dans la douche !
OMG ! Mais c’est quoi cette sensation de pesanteur au niveau du périnée ?
« Bonjour, j’ai été distendu et je te le fais savoir… »

Je fus impressionnée de cette sensation des organes qui pourraient filer vers le bas. En l’occurrence, ce n’est pas à négliger… Ça existe et cela s’appelle un prolapsus (une descente d’organes).

Bref, durant les premiers jours, on est bien mieux assise/couchée que debout. Je me suis fait quelques chutes de tension à cause de cette sensation de pesanteur à la maternité. Et j’ai eu mal quand je restais debout plus de 2h pendant au moins 10/15 jours. Je rappelle que j’ai eu la chance de n’avoir aucune intervention sur mon périnée.

Le lendemain, j’ai eu envie de donner une belle apparence. Puisque j’avais pu me laver les cheveux la veille, j’ai même pris soin de me maquiller d’un trait de Khôl (mon seul maquillage de tous les temps) et j’étais habillée de vêtements amples. Je n’avais pas envie de recevoir en pyjama(mais chacune ses envies, sincèrement, on est quand même bien plus confortable dans son lit en pyjama!) .
Ce jour-là, on a un bidon d’environ 5/6 mois de grossesse, je dirai mais la résistance en moins. Ça me faisait rire, on aurait dit un bol de gelée retourné.

Petit conseil aux mamans en maternité : prévoyez des encas riches en fibres. Ce n’est pas l’alimentation de la maternité qui vous permettra de remettre en route le système qui a été bien chamboulé !
Alors fruits secs et oléagineux en tout genre vont seront d’une grande utilité ! N’hésitez pas à mandater certaines personnes pour vous apporter des fruits frais.
Le sujet n’est pas glamour, mais c’est ça aussi, le corps. Autant y penser, parce que si ça ne roule pas, on n’est pas bien. Et le personnel soignant vous posera la question !

Dès la maternité, il est possible d’améliorer le tonus de son (feu ?!) périnée grâce à des exercices de respiration hypopressive. Un kinésithérapeute est venu me voir pour m’expliquer ce que je pouvais faire pour m’aider à récupérer une aisance appréciable (coucou les fuites !). Voici un lien qui explique les exercices si tu n’as pas l’occasion d’avoir une kiné dans la maternité : https://www.youtube.com/watch?v=Pn34vS0Af0c ou encore https://www.youtube.com/watch?v=dpF5TIEp89U

Les toutes premières semaines avec le nouveau-né ne sont pas souvent propices à une introspection sur son apparence… Enfin du moins, dans mon cas, je n’y pensais pas et ma douche était (je peux dire « est ! ») tellement rapide que je n’avais pas le temps de détailler ce qu’il se passait sous les vêtements.
Je crois que j’ai passé un mois (au moins) à être habillée de pantalons/jeans larges, de débardeurs à décolleté extensible et de pull à capuche avec fermeture éclair.
Mais on est en cocooning, et il fallait que mes seins soient facilement à disposition.
Et c’est vrai qu’en tout début d’allaitement, on passe plusieurs heures par jour avec un sein ou l’autre à l’air. Ça passe vite et il n’y a pas de raison que cela te rebute pour l’allaitement.
Les exercices suggérés par la kiné peuvent être répétés tous les jours, cela ne fera que t’aider.
En vrai ? J’ai dû le faire les premiers jours, et puis j’ai oublié.
Je l’ai fait sporadiquement, quand j’y pensais…

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Après un mois, souvent, on se regarde et on se demande ce qu’il en est de notre corps.
Chacune sera plus ou moins satisfaite et détentrice de « stigmates ».
Ventre gonflé, vergetures, hanches élargies, seins en mode carte routière qui goutent, et cernes.
Bien sûr, chacune à des degrés divers, mais c’est vrai que la grossesse modifie le corps. Ce n’est pas le bon moment pour essayer tes derniers pantalons achetés avant la grossesse. Souvent, cela ne sera pas un succès et tu vas te rendre triste.

Et si on parlait aussi des saignements post-partum ? Cela sera les chutes du Niagara pendant 3 jours. Le corps vide complètement ce qui ne lui est plus utile maintenant que le bébé est sorti de ton corps. Tu vas découvrir la joie des culotte-filet, des alaises (la première nuit surtout), et des protections géantes ! Youhou !
En fonction des femmes, les saignements peuvent durer de 20 à 40 jours. Comme des règles qui durent, qui durent, qui durent…
Mais la quantité doit aller en diminuant.
Sincèrement, je ne peux que te conseiller l’usage de protection hygiénique lavable. Les quantités après 7/10 jours sont bien plus faibles et les produits/la texture des protections jetables peuvent créer des irritations.
Dans tous les cas, il est indispensable de réduire les efforts physiques au minimum pendant les trois premières semaines. Il est conseillé de ne pas porter plus que le poids du bébé et d’éviter les mouvements brusques. Plus tu prendras du repos (bien mérité avec les efforts phénoménaux demandés par l’accouchement et la grossesse), plus tu vas permettre à ton corps de s’en remettre.. Et donc diminuant le temps des saignements.
Ce n’est pas pour rien que dans certaines cultures, les femmes ne sont pas censées sortir du lit pendant 40 jours post-partum. = https://chine.in/guide/zuo-yuezi-repos-postnatal_3864.html
Bien sûr, il n’y a pas que du “bon” dans toutes ces croyances… Mais le respect du repos ne peut être que bénéfique.

A savoir : le corps met entre 9 et 12 mois à se remettre d’une grossesse. Alors il ne faut pas se précipiter. Le volume sanguin a augmenté d’environ 1.5l pendant la grossesse. L’utérus est passé de 6cm à environ 32/34cm à terme et Il faut environ 6 semaines pour qu’il ait retrouvé sa taille… mais aussi pour que le volume sanguin soit redevenu conforme à son corps hors grossesse.
Il en va de mettre pour l’écartement des hanches (oui, on le sent bien le bébé qui écarte les os du bassin en passant !) qui se réduira au fur et à mesure pendant 12 mois.

Personnellement, je n’en veux plus autant à mon corps qu’auparavant. Certes, il est moins longiligne, mais… il a porté ma fille et je ne peux plus le voir comme ma simple enveloppe. Il a été l’incubateur « magique » de mon enfant. Je lui pardonne depuis bien plus facilement de ne pas être dans les parfaits standards de beauté (qu’on rappelle complètement construits et totalement trompeurs ?!).

Viens ensuite le temps de la rééducation du périnée !

sonde rééduc périnée
Sonde de rééducation du périnée – à garder en souvenir après les séances! Chouette!

Ça ne vend pas du rêve… Et pourtant.
La rééducation ne travaille pas que le périnée mais sert aussi de rééducation abdominale. Les kinésithérapeutes guident les femmes afin de leur enseigner des exercices de musculation profonde afin de retrouver de la tonicité musculaire et une capacité à tenir sa sangle abdominale et dorsale !
Ces dernières ont été mises à rude épreuve. Pour celles qui ont une cambrure forte, la grossesse a surement engendré des maux de dos assez désagréables. Grâce à la rééducation, vous allez avoir des solutions et des exercices pour préserver vos abdominaux, vos dorsaux et votre périnée !

Ce dernier ensemble muscle a été plus ou moins traumatisé par l’accouchement et la grossesse. Dans le cas de déchirure ou d’épisiotomie, il est vraiment utile de faire cette rééducation afin de s’assurer qu’il retrouve sa souplesse et sa réactivité. Les manipulations (bah oui, il faut appeler un chat, un chat !) ne sont pas agréables mais pas douloureuses et permettent de supprimer les adhérences au niveau tissulaire. En prime, tu gagnes une sonde réutilisable en cas d’autre grossesse (Ok, c’est le genre d’objet-souvenir qu’on ne met pas sur le buffet).
En Belgique, les séances de rééducations sont généralement au nombre de 9 (cela dépend des besoins de la patiente) et sont très bien remboursée par les mutuelles.

Concernant les exercices abdominaux et dorsaux, la/le kinésithérapeute te montrera des exercices qui amoindriront tes maux de dos (#crunch). Ce sont des exercices de musculations profondes qui joueront un rôle fonctionnel excellent tout au long de la vie (s’ils sont effectués régulièrement, bien entendu).
Pour ne rien te cacher, les exercices correspondent clairement à la Méthode De Gasquet, au Pilate et jouent sur le mouvement effectué sur les respirations.
Voici quelques exercices, d’une chaîne qui explique bien l’intérêt des exercices et la manière de préserver ses muscles (et ses efforts !) :

Dans ma propre situation, en regardant mon corps, 15 jours après l’accouchement, je me disais que j’avais plutôt de la chance.
Moui, sauf que 4 mois plus tard, on en était au même point ! J’étais un peu moins satisfaite, même si clairement, j’ai un autre regard sur mon corps de maman.
J’ai enfin accepté que je n’aie plus 16 ans (oui, oh, j’ai juste 14 ans de retard).
Et mon acceptation dans mon corps va grandissante.

J’avais toujours entendu que l’allaitement favorisait la perte de poids.
Tu la vois venir, la supercherie ? L’histoire de la nature inégale, tout ça, tout ça… ? Bingo ! Là aussi, elle se manifeste !
Il s’avère que l’allaitement engendre une dépense énergétique d’environ 600kcal/jour. Théoriquement, cela devrait faire fondre les graisses qui ont d’ailleurs été stockées pendant la grossesse à cet effet. Le métabolisme est, globalement, assez bien fait.
MAIS… il s’avère aussi que l’activité physique d’une jeune mère n’est pas aussi importante que durant la grossesse (sauf si on a été alitée… !).
En plus de cela, la fatigue n’aide pas à gérer son appétit… Généralement, les premières semaines, on passe pas mal de temps chez soi et on peut grignoter un peu plus.
L’appétit est variable d’une femme à l’autre. Certaines auront des fringales (j’en fais partie… !) et d’autres auront l’appétit coupé par cette nouvelle organisation tourbillonnante.
Il s’avère également que la prolactine aurait un impact dans le sens de l’augmentation de l’appétit.
Bref… allaiter demande de l’énergie et le corps est bien fait puisqu’il en demande plus.
Donc non, l’allaitement ne fait pas forcément maigrir. Mais il peut en faire fondre certaines qui ne parviendrait pas à retrouver/tenir un rythme alimentaire.

Dans mon cas, j’ai commencé à perdre du poids « sans rien faire » quand ma fille a eu 5/6 mois. Rien de mirobolant, mais 1 ou 2kg qui ont disparus. Or, depuis l’accouchement, je me gave littéralement d’oléagineux, de fruits secs et de graines… Ce n’est pas une mauvaise habitude, cela dit, mais cela compense en partie la dépense énergétique de l’allaitement !
(Attention à la quantité d’amandes qui ont des effets galactogènes si tu n’en consommes pas habituellement depuis toujours. En cas d’hyperlactation – fréquente les premières semaines – et de réflexe d’éjection fort – le lait qui sort en jet et qui engendre un bébé qui toussent à cause de grande gorgée de lait –, les amandes peuvent aggraver le problème).
Je continue à faire les exercices de rééducation abdominale régulièrement depuis le début de ma rééducation. Les tapis de dalles en mousse sont d’excellents tapis de gym! Je fais mes exercices en jouant avec ma puce… quand j’ai assez d’énergie!

Que ce soit pendant la grossesse, l’allaitement ou la vie entière, il est nécessaire de se rappeler que la nourriture est le carburant du corps. C’est grâce aux aliments que le corps peut fonctionner. Il est indispensable pour avoir une forme et une santé optimale de se nourrir avec soin.
Je ne suis pas innovante en disant cela : dès l’antiquité, il fut reconnu que l’alimentation devait être préservée et qualitative afin de ne pas nuire au corps.
Ce n’est pas une surprise que j’affirme que les produits industriels/transformés sont à proscrire, pour quiconque.
J’écrirai un petit article sur des petites astuces à préparer avant terme pour prévoir une organisation « saine » et répondant vraiment aux besoins de la mère et du bébé pour les premières semaines.

Bref, après quelques mois, on aimerait un peu retrouver son corps. Celui d’avant.
Mais c’est rare qu’on puisse se (re)trouver bien avant 9/12 mois.
Le corps a été largement chamboulé par la grossesse et l’accouchement et il faut le temps que tout revienne à sa place.
Pour aider à retrouver la forme, je ne peux que suggérer de bouger le plus possible.
Avec un jeune bébé, cela semble compliqué mais une activité peut être reprise endéans 3 semaines après l’accouchement : la marche !
C’est un bon plan que de prévoir dans son planning quotidien de sortir marcher minimum 30 minutes par jour.
Avec le tout-petit, il est possible de gérer son timing en partant marcher après une tétée. Souvent, ils s’endormiront bercés par le mouvement.
Plus tard, quand tu seras plus à l’aise, tu pourras même partir sans réfléchir puisque le bébé pourra téter tranquillement dans l’écharpe ou le porte-bébé physiologiques – désolée pour Babyb***n qui devra être boycotté- (à partir de 5 mois environ, pour respecter l’écartement des hanches).

Le fait de marcher aidera à se sentir lieux dans sa peau, comme l’ensemble des activités physiques.

Je rêverai que se démocratisent et s’élargissent les ateliers de danse-écharpe ! Qui sait, y en a-t-il peut-être près de chez toi ?
Passer une heure à danser avec un bébé collé contre soi : bouger, voir du monde et offrir à ton bébé des sensations qui lui feront découvrir son environnement ne sont que bénéfiques !

Toutes ces informations ne détrôneront pas certains questionnements et mal-être du corps et de l’esprit d’après-grossesse.
Il y a certaines qui seront touchées par un baby blues ou une dépression post-partum. Dans ces cas-là, il est indispensable de s’entourer et de ne pas rester seule face à son quotidien de jeune mère. Tant des professionnel.le.s que des échanges avec d’autres mères peuvent être salvateurs pour ton moral. Il en va de même pour les femmes qui ne ressentent pas les liens d’attachement se produire. Il ne faut pas minimiser l’absence d’attachement au nouveau-né.

Je ne peux que conseiller de sortir de chez toi et d’aller à la rencontre d’endroit childfriendly afin de voir du monde.
Les moments avec ton bébé sont privilégiés, mais il est vrai que 3 jours sans parler à quelqu’un qui a du répondant peuvent être vraiment pénibles à vivre.

De même, ne reste pas avec une douleur physique persistante !
Il suffit parfois d’une séance chez un ostéopathe ou un chiropracteur pour débloquer ce qui gâche une part de ton quotidien.
Quand on est dans des moments de totale dévotion aux besoins de son bébé, il est absolument nécessaire de prendre soin de soi. Alors non, tu ne seras pas forcément tirer à quatre épingles, mais fais attention à toi : par ton hygiène, ton alimentation, les aspects psychologiques et physiques.
Tu as besoin d’être optimale pour offrir toute l’attention à ton bébé (c’est le principe de l’empathie… tu ne peux être attentive aux besoins d’autrui que si tu ne prends pas en compte tes besoins).

Enfin, n’oublie pas que tu as toute la vie pour avoir un corps qui te plait (qui n’est pas le corps « parfait » sorti des diktats créés de toute pièce)… et que chaque jour qui passe de ton bébé est unique.
Un jour, il sera plus autonome. Un jour, les tétées n’auront plus lieu toutes les deux heures. Un jour, il y aura plus de mots et moins de pleurs.
Rien n’est définitif et l’idée principale est de profiter des moments en pleine conscience… sans espérer que cela sera plus facile plus tard.
Plus jamais, ce front froncé ne cherchera le sein de manière approximative. Ancre bien ces souvenirs, malgré la fatigue. Garde en mémoire les repas hachés parce qu’il y a une tétée ou une couche à changer.
Un jour, tu en riras.
En attendant, « quelqu’un a besoin de toi ». Et tu as tout l’amour du monde dans le cœur pour y faire face ou toutes les ressources pour le faire émerger s’il te semble lointain.

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A très bientôt, Lectrice Curieuse !

Source :

https://www.lllfrance.org/vous-informer/fonds-documentaire/dossiers-de-l-allaitement/1285-da-67-implication-alimentation-maternelle

Préparer la naissance

Comment avoir l’accouchement que l’on souhaite ?

Préparer un projet de naissance
Il est commun d’entendre que cela ne se passe jamais comme prévu.
Et c’est vrai.
Voilà, Clap de fin !

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Sans blague…
Il est vrai que le déroulement des « opérations » ne se passera sûrement pas comme il avait été imaginé.
Mais ce n’est pas parce qu’il y a des imprévus que tout le projet désiré est bâclé.

La rédaction d’un projet de naissance sert à être au clair avec ce qu’on envisage et ce qu’on veut éviter.
Cela aide à conscientiser le cadre dans lequel on accouche et à préciser ce que l’on attend des gens autour de nous.
Un projet de naissance a du sens dans tous les cas : maternité hospitalière, maison de naissance ou encore accouchement à domicile.
Il permet de se renseigner sur le déroulé de différents accouchements et de connaître les pratiques habituelles. Il offre la possibilité de faire le point sur ce que l’on souhaite vraiment et les besoins que l’on estime avoir en tant que jeune maman.
Par exemple, en tant que maman solo, je n’envisageais pas un accouchement à domicile ou encore en maison de naissance parce que j’avais besoin d’être entourée les premiers jours. J’avais besoin d’avoir des professionnelles pour m’aider h24 si nécessaire et m’assurer un bon début d’allaitement (et je remercie encore le personnel de la maternité du CHR de Namur !).

Bref, le projet de naissance sera un outil de choix pour communiquer avec les personnes présentes lors de votre accouchement.
Si tu arrives déjà en phase active et que tu n’as plus envie de discuter, avoir couché sur papier tes désidératas pourra aider à ce qu’on t’accompagne dans ton objectif.

Mais voilà, ce ne sont pas seulement des listes de désidératas, enfin, pas uniquement !

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Voilà pourquoi je propose un petit guide du « comment rédiger un projet de naissance sympa à lire ».
Parce que dans l’absolu, s’il y a bien un moment où l’on a envie de recevoir de la bienveillance, c’est celui-là ! Et quoi de mieux que de communiquer avec précision, empathie et bienveillance pour en recevoir en retour ? :-p

Tout d’abord, prends la peine d’écrire à la main (de manière lisible, je sais à quel point cet aspect peut-être difficile!). Ensuite, je peux te conseiller de commencer ta lettre de projet par la confiance que tu éprouves dans la structure dans laquelle tu accouches.
Ensuite, il est nécessaire que tu évoques ce que tu aimerais vivre (et non pas ce que tu ne voudrais pas vivre !). Par exemple, un accouchement physiologique, dans une ambiance feutrée, la participation active de ton/ta accompagnant.e, le peau à peau, le clampage tardif, etc. Mais cela vaut aussi pour les accouchements sous péridurale (en précisant la dose escomptée), la volonté de bouger pendant le travail ou encore les accouchements sous césarienne programmée (durant lesquels il est possible de demander le peau à peau le plus rapide possible, ou qu’il soit effectué par l’accompagnant.e, par exemple).

Après cela, je te suggère de préciser que tu/vous as besoin que l’équipe (ou les personnes présentes) communique avec toi et te prévienne de chaque acte et de toute évolution dans le travail. Revendique ton besoin de soutien de leur part pour rester en confiance dans ce moment émotionnel qu’est la naissance.

Après cela, tu peux évoquer avec une formulation positive ce que tu ne veux pas.
Imaginons que tu ne veuilles pas d’épisiotomie préventive, pas d’injection de syntocinon (ocytocine), pas de rupture de la poche des eaux ou autres…
L’idéal serait de le présenter sous cette forme :

  • J’aimerais éviter l’intervention d’une épisiotomie préventive ;
  • Je souhaiterais éviter d’injection d’ocytocine si le décours du travail ne l’exige pas expressément et que je n’ai pas émis mon accord

La formulation positive aide à faire passer ton message de manière plus ouverte et disponible à la discussion.
En effet, il ne faudrait pas oublier qu’une naissance peut être pavée de faits inattendus.
La médecine moderne a pu se positionner de telle manière à défaire les femmes de leurs pouvoirs lors de l’accouchement. L’objectif actuel, et surtout dans les accouchements physiologiques, est clairement de promouvoir un enpowerment des parturientes.
Cela dit, il ne faut pas se couper des possibilités et des avantages des soins accessibles à l’heure actuelle.
Il est tout de même heureux que nous ayons accès à des soins qui permettent de faire face à ces imprévus qui peuvent altérer la santé des femmes et de leurs bébés.

Il est donc nécessaire de préciser que toutes les requêtes amenées dans le projet de naissance, ne sont à considérer que dans le cadre où la mère et l’enfant sont en bonne santé. S’il faut se prémunir face à de l’excès d’interventionnisme, il n’est pas prudent d’être hermétique à tous les actes qui peuvent être réellement utiles.

Exemple anecdotique me concernant : Je voulais absolument accoucher dans une position physiologique (qui aide à la descente naturelle du bébé). Au moment venu de pousser (on en reparlera, parce que … si j’avais su qu’il était possible de ne pas pousser avant.. !), je me suis donc mise à 4 patte.
Et j’ai été incapable de garder cette position. Je n’étais ni confortable ni dans la capacité à canaliser mes efforts. La sage-femme m’a suggéré de basculer sur le côté, « à l’anglaise », et là non plus, je n’u parvenais pas.
La gynécologue m’a alors demandé si j’acceptais de me mettre sur le dos. Je connaissais tous les blocages que cela engendre… et que cela n’aidait vraiment pas.
Mais je n’y arrivais pas autrement, j’étais à 14h de travail, 4h de sommeil en 48h …
Alors, je me suis dit qu’il fallait tenter (même si j’avais peur des interventions qui seraient facilitées par cette position). Et là, cela a bien débloquer le déroulement des évènements.
Ma puce était « bloquée » vers le pubis et passer sur le dos l’a fait descendre. Cela expliquait pourquoi je ne supportais pas de rester vers l’avant tout le travail.
Malgré cet expulsion en position gynécologique, il n’y a eu aucun acte ni souffrance. Comme quoi…

 

En somme, il faut être informé.e (comme je le suggère dans cet article sur la préparation) , savoir ce que l’on souhaite et être en mesure de le communiquer en usant des méthodes de demande de la communication non-violente afin que cela soit entendu et respecté.

A très bientôt, les Curieuses.x!

« Un esprit curieux est l’attribut le plus important qu’un homme ou un femme peut posséder. » M.J. Rose

 

Maternage proximal·Préparer la naissance

Si j’avais su.. (l’accouchement)

L’accouchement est un cap, un mont, une montagne. (biffe la mention inutile !)

Chaque future mère l’imagine… avec plus ou moins d’anxiété, de questions, et d’envie de s’y préparer. Pour certaines, c’est assez évident, la préparation leur semble accessoire. Pour d’autres (comme moi !), cela sera des mois de recherches, de questionnements, de différents cours, de suivi avec une sage-femme, des lectures à n’en plus finir. Et on ne se sent jamais assez informée.
Je ne sais pas comment le vivent toutes les femmes, mais de mon côté, j’ai ce besoin d’informations et de préparation. Je crois que cela crée une impression de contrôle sur quelque chose qui sera, forcément, bien au-delà de moi.

Dès le départ, nous sommes au courant que cela ne dépend pas de nous uniquement mais d’une alchimie entre les deux corps en symbiose. Impossible de prévoir la date, le décours du travail et encore moins comment se passera la descente dans le bassin. Ni les sensations que cela engendrera.
Parce qu’un accouchement, c’est sensoriel. Les sensations internes se mêlent aux sensations externes.
Les femmes enceintes ont des suivis réguliers, et l’état de leurs corps y est décrit. Les questions médicales restent souvent de l’ordre du corporel, sans trop s’aventurer sur l’aspect mental des choses. Et il y a une réaction classique face aux angoisses que ressentent les femmes : « Il n’y a pas de raison que tu n’y arrives pas, le corps est fait ! ».

Ça fait une belle jambe et les questions (et les craintes) sont toujours là.

Et, tu as remarqué comme les récits d’accouchement sont pudiques, généralement ? Je rejoins les humoristes qui mentionnent une espèce de mafia empêchant les femmes de parler !

Dans la société occidentale, il n’est pas évident d’avoir des récits ou une expérience de naissance avant d’y passer soi-même. Est-ce donc si effrayant que cela ? Il y a parfois de quoi le croire.

Dès le suivi de la grossesse, la femme est mise sous une loupe : surveillance du poids, des habitudes de vie, des injonctions (fais pas ci, fais pas ça et pas plus d’un kilo par mois, hein !), et autres joyeusetés engendrant un sentiment de malaise (certaines femmes pudiques vivront assez mal les échographies endovaginales et autres touchés vaginaux… Moi, après la PMA, j’étais vaccinée !).

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Subtilement mais certainement, les femmes se retrouvent infantilisées. C’est un peu détourné, plus clair à d’autres moments, mais dans la plupart des cas, il nous est donné l’impression que le personnel soignant sait mieux que nous ce qu’il se passe, donc ; « Madame, faites-nous confiance, on gèrera bien ça ».

Bien, bien. Je croyais juste que c’était à mon corps de gérer, enfin nos corps imbriqués… Mais merci de rassurer !
Et si on s’en tient au suivi médical classique, ça ne va pas plus loin.
La péridurale est abordée, sans même poser la question, c’est presque une question accessoire. Le reste du décours d’un accouchement n’est pas mentionné.
« Vous viendrez quand vous aurez des contractions toutes les 5 minutes depuis 2h OU quand vous percez la poche des eaux ! ».
Ok, facile, j’attends un de ces signaux. (Pour une primipare)
Sauf que ce n’est pas forcément comme ça que cela se passe. Et il y peut y avoir pas mal de visite de contrôle dans les maternités parce que les femmes ne sont pas préparées à avoir des sensations avant le travail actif.

En arrivant à la maternité, contrôle, toucher vaginal (TV), et si cela s’avère lancé, la femme est invitée à rester en chambre de naissance. En fonction des volontés des femmes (péri ou non à « Vous êtes sûre Madame ?! »), c’est la valse des lionnes en cage. Tant qu’il n’y a pas de péridurale posée et dosée assez forte, rares sont celles qui restent allongées en jouant aux cartes (dis celle qui a passé une nuit entière à tourner en rond, s’appuyer contre les murs, faire du ballon et rester longtemps sur les toilettes parce que c’est confortable, des toilettes !).
En fonction de votre maternité, tu auras plus ou moins de TV, de contrôle, de visites de la part du personnel soignant (qu’on souhaite bienveillant, mais la fatigue et la surcharge de travail ne les aide pas).

Et c’est là que le cauchemar peut commencer pour certaines… Les violences obstétricales. Ces gestes anodins pour les médecins (parce qu’ils sont pratiqués constamment) mais qui sont vécus comme des agressions par la femme. Au point que même si elles sont dérangées, elles se disent que c’est normal.
Oui, mais non !

En réalité, il n’y a pas de raison d’avoir des TV très réguliers, s’il n’y a pas d’indice montrant qu’il y a une évolution franche du travail (comme la façon de gérer les contractions, les positions que la femme adopte, le temps depuis lequel le travail est lancé).
Il en va de même pour les décollements des membranes, qui doivent être effectuées après un consentement et avec discussion préalable avec la parturiente. Idem pour la rupture de la poche des eaux. Ou pour les injections d’ocytocine (syntocinon, par exemple).
Tous ces actes doivent être expliqués et acceptés (seuls les cas d’urgence se passeront de certaines mises en jambe).

Dans le décours du travail, le corps encaisse des vagues de sensations inédites. Il y a des moments où le calme règne et d’autres où l’on se jure que plus jamais on fera en sorte de se retrouver dans la même situation (« pourquoi je voulais un enfant déjà ? » ; « Plus jamais tu ne me toucheras ! », au choix en fonction des situations de vie).
Et c’est dans ces phases difficiles que le personnel soignant a, normalement, un rôle d’accompagnement. L’objectif devrait être d’expliquer aux parturientes ce qui est en train de se passer. Il devrait aussi y avoir systématiquement une écoute active des femmes pour donner du sens, et rassurer.

Ensuite, le travail augmente d’intensité et surtout, la fin se rapproche. Souvent, il y a un vent de panique qui s’installe… et c’est justement dans cette « installation » de la femme que se loge la dernière difficulté. Souvent, on demande aux femmes de prendre « la position gynécologique » pour que le personnel soignant ait plus de facilité à sortir le bébé et à intervenir si nécessaire.
Arrivent les « dernières » contractions (#tranchées c’est pour plus tard) pour que le bébé sortent… Ou les césariennes en urgence quand il y a un problème soudain. Les praticiens sortent le bébé, vous le pose sur le ventre (tant que tout va bien) et attendent la délivrance du placenta. Entre l’intérieur du bassin et le ventre de la mère, il peut y avoir des interventions plus ou moins lourdes qui doivent être mentionnées, voire même faire l’objet d’un consentement… Je parle des interventions instrumentales et des épisiotomies pratiquées sans réelles raisons (s’il n’y a pas de souffrance fœtale, ou la menace imminente d’une déchirure MAJEURE, il n’y a pas de raison).

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Les femmes s’attendent à cette image d’Épinal où la félicité va être à son apogée entre ce petit-être et elle. Parfois cela se passe, et parfois non. Là encore, ce n’est jamais précisé en amont de la rencontre. Et tout ce récit ne comprend pas le cas de césarienne où mère et enfant sont séparés…
Les évènements suivent leur cours et en fonction des endroits : les femmes seront aidées à allaiter (plus ou moins bien), les enfants laissés en peau à peau et puis, il y a la surveillance en salle de naissance dont on ne parle jamais. On imagine que c’est le moment le plus beau de notre vie avec ce petit tout neuf… Et en fait, il y a des palpations utérines, des fluides qui sortent, de la transpiration et des femmes à côté de la plaque après un tel effort (dans un bain de bonheur, souvent !).

Je ne sais pas si cela se remarque dans mon récit, mais il y a une constante de la grossesse à la délivrance. L’interventionnisme.
Attention, je suis bien favorable à la médecine moderne qui permet un monitoring des femmes et des bébés pour que les deux soient en bonne santé.. !

Mais l’interventionnisme effectué de telle manière qu’il ôte tous les pouvoirs des femmes n’est pas une bonne expérience pour la société.
La femme qui accouche a une puissance non négligeable. Tu trouves que le terme « puissance » est exagéré ? C’est parce que la société veut nous faire croire que c’est presque une bagatelle de mettre un enfant comme des milliards d’autres femmes l’on fait avant nous. Mais non, une femme qui accouche, c’est aussi puissant que transcendant.
La péridurale a modifié la perception de ces moments (je ne cache pas que je suis plus du côté « la péri, non merci ! » J’écrirai un article là-dessus, sur la manière dont la péridurale, dans les cas de figure où tout va bien, est plus un frein qu’une aide). Cela modifie dès lors l’attitude des soignants. Ils passent d’accompagnant à sachant, et la femme est moins actrice que patiente.

Bien sûr, je généralise et il y a des institutions où cela se passe très bien (j’ai eu cette chance). Mais il arrive que des accouchements soient traumatiques. Cela peut être à cause de l’attitude du personnel médical (la surcharge de travail ne les aide vraiment pas !) ou des évènements inattendus. Dans tous les cas, il est nécessaire que la femme soit accompagnée par la suite. Cela peut engendrer un trouble de l’attachement envers l’enfant et créer des angoisses à long terme.
Bien que la structure hospitalière puisse se montrer merveilleuse par la suite, il est souhaitable que les femmes ne minimisent pas leur vécu. Certes, leur enfant est en bonne santé, c’est le principal. Mais cela ne fait pas tout, pour elles et peut-être pas non plus dans le vécu émotionnel du bébé.

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Nous vivons dans une société où la naissance se passe en huit clos. S’il n’y a pas de démarche de préparation volontaire, les femmes ne sont pas préparées au décours du travail et de l’accouchement. Certaines comptent même sur la péridurale pour la gestion de la douleur, d’un bout à l’autre, sans envisager que cela pourrait se passer différemment.

En oubliant les connaissances sur la naissance et en n’offrant pas un accompagnement proximal, on dépossède la femme de ses compétences physiologiques et psychologiques. Une espèce de passivité est susceptible de s’installer et la femme devient alors spectatrice de son corps. Elle entend les demandes effectuées par les soignants, sans pouvoir nécessairement se reconnecter à ses sensations corporelles (ou alors de manière trop violente, et elle se sent dépassée et entre dans la panique).

Cet article est un plaidoyer pour que les femmes prennent conscience de leurs compétences et de leurs ressources internes.

L’objectif est de sortir du rôle de patiente pour devenir une participante active de son « devenir mère ». Il n’est nullement question de ne pas reconnaitre les avantages proposés par la médecine moderne pour réduire les complications graves. Cependant, les interventions mineures peuvent être évitées grâce à l’acquisition de connaissances sur la période charnière qu’est la fin de grossesse et l’accouchement.

Comme je le disais précédemment, les naissances ne sont plus entourées par un socle social. L’idée est donc d’acquérir volontairement ce à quoi nous aurions été exposées auparavant. Il est possible de construire des connaissances qui furent transgénérationnelles et qui permettent d’aborder l’accouchement sans une angoisse mortifère.

Dans un premier temps, j’invite chaque future mère (ou chaque couple parental) à se renseigner sur les diverses options d’accouchement (c’est une liste non exhaustive) :

  • accouchement par voie basse avec ou sans péridurale ;
  • Césarienne par rachianesthésie ou sous AG (et les conséquences pour le décours des premières heures qui suivent les césarienne) ;
  • Les cas d’instrumentations pour sortir le bébé ;
  • Les blessures du périnée, naturelles (déchirures) ou provoquées (épisiotomie) ;
  • Le déclenchement de l’accouchement (les interventions physiques et hormonales);
  • La prématurité (et ce qu’elle implique) ;
  • Les naissances en siège ;
  • Les complications éventuelles après l’expulsion, comme les hémorragies, la rétention placentaire, etc.

Ce n’est pas forcément joyeux de ne renseigner sur tout cela. Mais cela permet de savoir que cela existe. Qu’il y a parfois des cas où l’accompagnement doit se muter en intervention, pour la santé de la mère et du bébé… Mais aussi, pour prendre conscience que les interventions peuvent dans certains cas être évitées.

Comment ?
En se préparant à un accouchement physiologique (je ferai un article prochainement là-dessus).
Bien sûr, cela terrifiera quelques-unes de s’imaginer vivre un accouchement sans anesthésie… Mais l’idée n’est pas forcément d’aller jusqu’au bout de la démarche. La préparation « comme si » permet aux femmes d’avoir les informations nécessaires afin de faire face aux différentes étapes de leur accouchement… Ces informations qui sont souvent « oubliées » lorsqu’il n’y a pas de préparation ou que les femmes disent vouloir une péridurale.

La préparation à la naissance peut fournir aux femmes la capacité de gestion de la douleur, de reconnaître les signaux qui seraient habituels ou inquiétants, et d’apprendre les diverses étapes de l’accouchement.
La préparation à la naissance va aussi donner l’opportunité aux femmes de préparer un projet de naissance éclairé (je ferai un article sur la manière de rédiger un projet de naissance aussi bienveillant pour les parents que pour le personnel soignant). Quelques que soit la volonté, après avoir pris connaissance des diverses possibilités d’un accouchement, il est utile de coucher sur papier son « accouchement idéal ». Préciser ce que l’on souhaite et ce que l’on veut éviter (en mentionnant la confiance dans les interventions nécessaires si le bébé ou la parturiente montre des signaux problématiques) offre aux soignant.e.s un moyen de communication avec vous et une base d’accompagnement. Il est possible d’écrire en toutes lettres le type de soutien qui est attendu de leur part (dans mon cas, j’ai précisé que je ne voulais pas qu’on me propose la péridurale, même si j’avais l’air de souffrir (la souffrance n’est pas la douleur.. 😉 ).

Être avertie est un gage de pouvoir : anticiper, comprendre et oser demander. La femme qui accouche est dans une situation vulnérable… Mais ce n’est pas une patiente inerte. Au contraire ! Il est dès lors utile d’affirmer une position (pour autant qu’il y ait une compréhension des interventions obligatoires – protocole – et utiles – en cas de problème chez la mère ou l’enfant-).

Les renseignements à prodiguer aux futures mères (même quand elles ont déjà vécu un ou plusieurs accouchements) ne sont pas désuets ou superflus. Au contraire.
Il faut profiter des séances de préparation à l’accouchement (ou d’ateliers, voire des « conférences ») mises en place par les milieux de santé/sage-femme et maisons de naissance. Elles ont souvent un prix modique, voire sont gratuites, et permettent d’investir la grossesse autant que son propre devenir.

La période prénatale constitue une étape considérable pendant laquelle il est possible de construire une perspective plus précise de sa maternité.
Tant en termes d’éducation, de connaissances sur l’allaitement (voir « les clefs pour démarrer un allaitement ») que sur l’accouchement en tant que tel, il est toujours utile d’obtenir et de manipuler l’information (par l’élaboration d’un projet de naissance).

Enfin, et c’est le plus important : je ne peux que suggérer aux femmes de faire confiance à leur propre corps (bien sûr, les grossesses pathologiques ont moins de chance et la médecine est heureusement là pour aider !), de bouger autant que possible pendant le travail et d’être réellement actrice de leur accouchement !

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J’aimerais vraiment avoir tes retours, Lecteur.trice Curieu.x.se. Ecris-moi un commentaire pour m’expliquer ce que tu aurais aimé savoir pour ton/tes premier.s accouchement.s ou ce qu’il te manque pour celui qui arrive.

A très bientôt, afin que jamais la curiosité ne périsse !

Si tu éprouves des difficultés face à la naissance ou par rapport à ton accouchement traumatique, contacte moi ! 🙂