Allaitement

Biberon vs Allaitement : le choix est-il éclairé ?

Quand je parle d’un choix éclairé, j’entends qu’il s’effectue en prenant en compte l’ensemble des aspects du sujet concerné.

Je ne compte vraiment pas faire fuir les femmes qui pensent utiliser des biberons à l’avenir ou celles qui le font déjà.
Cet article s’adresse spécifiquement aux femmes qui envisagent de (re)devenir mère.
L’information à propos de l’allaitement semble fournie et elle semble souvent culpabilisante par les femmes qui n’ont pas l’intention d’allaiter.
L’objectif n’est pas de vous donner une revue de littérature sur l’allaitement ou encore de vous parler des avantages vs. inconvénients de l’allaitement et du biberon. Personnellement, ces comparatifs me semblent toujours partiaux, et ils regorgent de subjectivité (et ça me dérange vraiment lorsqu’une « information » pousse les humains dans une position ou l’autre).

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Présentement, il s’agit de t’aider à comprendre pourquoi tu as fait un choix et non l’autre. Il est toujours intéressant de se pencher sur les positions adverses afin de compléter, arguer et approfondir sa réflexion. Il en va de même pour l’allaitement.

Le problème de l’allaitement, c’est qu’il n’a pas eu une très bonne presse depuis deux siècles. On a tenté d’éloigner les enfants des mères pour qu’ils soient allaités, mais pas dans leur famille aisée car la bienséance se le refusait. Puis le biberon est arrivé, afin de substituer le sein pour les enfants ayant un réel problème. Et puis, ce sont les producteurs de lait artificiel (LA) qui ont été très efficaces dans leur lobbying. L’industrie laitière s’est frottée les mains, les industriels ont compris qu’il y avait (et a toujours) un marché énorme récurent. Il y a eu des influences du corps médical pour favoriser l’usage de ces LA. L’argumentaire était assez aisé à trouver : au sortir de la guerre, l’alimentation n’avait pas été des plus nutritives, les corps étaient fatigués et il y avait une crainte de la pénurie. Le LA, enrichi en vitamines (les débuts de la pub et du marketing) , a eu le vent en poupe… A l’époque, on ne connaissait pas la composition du lait maternel et on le pensait pas assez nourrissant dans certains cas.
C’est d’ailleurs un mythe qui a la peau dure, puisqu’il court encore. Ce mythe tient au fait que lorsqu’on exprime manuellement du lait (avant une tétée), le lait est très clair, presque transparent. Mais ce ne sont que les premiers millilitres. L’expression manuelle, en fin de tétée, atteste d’un lait bien plus dense. Le « premier » lait est riche en lactose et désaltérant (ce qui est utile l’été, le bébé va venir abreuver sa soif en quelques petites minutes, sans qu’il ait besoin d’eau en complément) alors qu’en fin de tétée, il est plus chargé en gras. C’est pour cela qu’on conseille l’alternance des seins en schéma ABBA (voir mon article précédent sur les clefs pour démarrer un allaitement).

Donc, on a fait la peau à l’allaitement. Mais c’était pavé de bonnes intentions. Au départ, ces laits de substitution étaient très utiles pour les bébés qui ne pouvaient vraiment pas être nourris au sein. Et puis, Nestlé et Guigoz se sont emballés dans la propagation de leurs produits. L’industrie agro-alimentaire commençait ses heures de gloire… Et le lait de vache était abondant (encore une histoire de l’après-guerre), il y avait donc une manne d’écoulement toute trouvée. Je ne souhaite pas diaboliser ces laits artificiels, mais ils devraient retrouver leur statut d’aide d’ultime recours (oui, là, je me positionne).

Si on résume, entre la bienséance occidentale de l’époque qui fait passer l’allaitement pour un « truc de pauvre et de paysans », puis la promotion du lait artificiel par les médecins en après-guerre, les connaissances sur l’allaitement se sont perdues.
Il y a même eu des injections effectuées sans consentement afin de bloquer la montée de lait, des biberons donnés dès le départ car « le bébé ne va pas attendre deux jours le ventre vide avant que le lait ne vienne ». En scrutant les ouvrages périnataux à diverses époques, il est possible de trouver des conseils comme l’espacement des tétées, la pesé avant et avant les tétées et l’obligation de rythmes aux bébés, dès la naissance. Tout cela dénote d’une méconnaissance du métabolisme activant la lactation. Il n’y avait là aucune mauvaise volonté, juste une démonstration que la médecine a évolué… Au même titre qu’on ne conseille plus les saignées pour soigner quoique ce soit.

Aujourd’hui, l’allaitement est l’objet de recherches scientifiques abondantes. L’anatomie du sein, le mécanisme de la lactation ainsi que celui du bébé (qui se satisfait amplement des quelques millilitres de colostrum les premiers jours, étant donné la petitesse de son estomac) sont connus.
Mais ces connaissances sont relativement récentes, et sont popularisées depuis encore moins longtemps.

En tant que femme prête à enfante, nous sommes confrontées à du personnel soignant. Certain.e.s dont les connaissances sont à jour et des « ancien.ne.s » qui n’ont pas eu l’opportunité d’acquérir ces savoirs. Pour ces dernièr.es, il est parfois déroutant de remettre en question des apprentissages qui étaient univoques durant de nombreuses années.

De plus, nos proches, nos aïeux, ont elles et eux également acquis leurs connaissances en allaitement à cette époque où les recherches n’avaient pas encore mis en évidence le bénéfice du lait maternel et le fonctionnement de la lactation. Leurs conseils sont donc empreints de ces « erreurs » du passé. Là encore, il faut n’y voir aucune mauvaise intention. Elles/Ils transmettent ce qu’ils savent.

J’ai moi-même été allaitée durant 4 mois, en mixte à la fin, parce que ma mère n’avait plus assez de lait (pensait-elle). L’introduction des compléments a fait baisser sa lactation (principe de l’offre et de la demande), ce qui a fini par engendrer un réel manque de lait. J’ai été nourrie au lait artificiel, de vache jusqu’à ce qu’on découvre que tous mes maux étaient causés par une grosse intolérance. Me voilà donc toute grandie avec du LA végétal et l’éviction totale des produits laitiers (et je culmine à 1m80 avec une densité osseuse excellente, pas de souci de manque de calcium à cause du l’absence des produits laitiers dans mon alimentation 😉 ).

Cela dit, me concernant, l’allaitement a toujours été une évidence. Je n’avais pas de connaissances précises sur le sujet, mais je trouvais ça logique. De plus, j’ai une culture scientifique et j’ai toujours (à mon bon souvenir) été avertie des bénéfices du lait maternel. Je n’avais aucune résistance à entrer dans ce « don de soi », bien au contraire. Cela dit, je n’ai jamais eu d’opposition envers le biberon… Que j’ai allègrement pris tous les matins jusqu’à mes 6 ans (et jusqu’à ce que ma mère le fasse disparaître pour mon pire cauchemar, à l’époque). Mon choix est assez linéaire, logique… je n’ai pas du cheminer à l’encontre des croyances de mes proches (même si je leur fais découvrir qu’un allaitement peut durer bien plus tard que les 6 mois « réglementaires »).

Peut-être est-ce aussi le cas pour toi qui me lit. Allaitée ou biberonnée, tu penches d’un côté plus que de l’autre, parce que tu as bien grandi comme ça. La question ne se pose pas vraiment.

Mais peut-être, y en a t-il d’autres pour qui l’allaitement est vraiment dérangeant ?
Et c’est à toutes que je m’adresse en questionnant les motivations de votre choix. Juste, dans l’objectif que ce choix soit réellement construit.

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La maternité amène un nombre incalculable de remises en question, d’inquiétudes, de nouveautés. Et c’est aussi une période où va se jouer de nombreuses répétitions de notre vécu d’enfant et des identifications que l’on a vis à vis de nos mères. Ce vécu et ces identifications vont intervenir tout au long de notre vie, ils vont parfois conditionner nos réactions (j’aborderai cela longuement dans un article ultérieur) et, nécessairement, influencer nos choix.

De plus, la société nous renvoie un bon nombre de messages latents. La femme a toujours été soumise à de nombreuses injonctions. Dont l’une est très fréquentes c’est : « il faut enfanter » et juste après : « Il doit acquérir de l’autonomie, il faut couper le cordon ». L’attente est qu’on mette au monde un enfant, mais qu’on n’en soit pas trop proche, pas trop longtemps, pas trop fort. Comme s’il y avait un risque à aimer intensément. Le risque est mis en évidence avec ces parents surprotecteurs et oppressants, comme si c’était de la faute de l’attachement à l’enfant. Mais qui dit « couper le cordon », dit aussi qu’il faut amoindrir la proximité physique. Or, l’allaitement est physique et implique un investissement du corps. La société ne s’attend pas à ce qu’une femme active puisse allaiter. C’est une injonction largement véhiculée que si l’enfant a été allaité, il doit être sevré quand le travail reprend.
La question à poser c’est : « Pourquoi ? ». Il y a un marché énorme concernant le tire-allaitement. Et tu en as vu beaucoup, toi, des femmes s’isoler et conserver leur lait dans le frigo du bureau ? Est-ce même un sujet (au-delà de la clause légale mentionnée vaguement mais qui est tue) ?
Non, il y en a peu, tellement peu que cela semble étrange. L’image renvoyée à une femme qui fait ce choix est qu’elle s’ennuie pour rien, voire même que c’est sale (?!).
Autre message de la société contemporaine : le corps de la femme est un objet de désir. Les seins sont un attribut sexuel du désir sexuel. Les années passant, certaines femmes ont intériorisé que les seins ne devaient servir qu’à être regardé, mais ne devaient pas être nourriciers. Certains psychologues/psychiatres (oserais-je dire d’orientation analytique…) vont plus loin en confondant même l’usage du sein nourricier et l’excitation érotique que cela engendrerait (c’est une légende urbaine ! Je vous assure, ça ne doit pas faire mal –sinon, il y a une solution à trouver- mais ça n’excite rien du tout, sauf du soulagement quand c’est plein !). Alors en effet, avec cette intériorisation des codes et des amalgames sexuels, cette image de l’allaitement peut devenir dérangeante.

Ce que je souhaiterais pour celles qui sont prises dans ces réflexions au sujet de leur corps, c’est qu’elles puissent envisager leurs impressions sous un autre angle. Questionner ce qui dérange, approfondir les croyances développées et faire un choix qui soit dénué d’influence externe.
La maternité occasionne un moment unique où les injonctions sociales et les « évidences » venues du passé sont susceptibles d’être conscientisées mais aussi (et surtout!) modifiées.

Personnellement, je suis pour la remise sur le métier des habitudes, c’est d’ailleurs une des raisons d’exister de ce blog. Je ne supporte plus que l’on prenne pour acquis des croyances et des idéaux qui n’ont plus lieu d’être. Je souhaite populariser des connaissances et des pratiques utiles aux femmes. En se questionnant et en agissant à l’encontre de ce qui est attendu de nous, il est possible que la société oublie ces injonctions. Il faudra peut-être quelques générations, mais c’est le moment de commencer.

Dans le cas qui m’occupe ici, je veux juste te proposer une autre perspective sur ta situation de maman en devenir.

Alors, je te propose une petite liste de questions, juste pour l’exercice de se pencher sur soi-même :

  • Qu’est-ce que je ressens quand je pense à l’allaitement ?
  • Qu’est-ce que le biberon m’évoque ?
  • Comment me vois-je comme mère avec mon enfant ?
  • Qu’est-ce qui me vient à l’esprit concernant l’alimentation de mon enfant ?
  • Qu’ai-je déjà entendu, de la part de mes proches, au sujet de l’allaitement ?
  • Qu’ai-je déjà entendu, de la part de mes proches, au sujet du biberon ?
  • Qu’est-ce qui provoque des appréhensions quand je pense à l’allaitement ? (ex : le devenir des seins, la pudeur, la place du père/de la coparente, les connaissances à acquérir, etc.)

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J’espère sincèrement que cet article aura pu ouvrir une fenêtre pour regarder en toi-même, sans jugement et sans te dire qu’il y a de bonnes et de mauvaises mères. La bienveillance commence par soi-même, en excluant toute notion de jugement en bien/mal/meilleur/pire. J’ai écrit en pensant aux femmes qui portent, mais le/la coparent.e. peut très bien s’y retrouver aussi, dans son propre rapport à l’alimentation du bébé.

Oui, je suis allaitante et c’est un choix que je considère être le plus adapté à ma fille. Mais certaines ne parviendront pas à dépasser leurs appréhensions.
Je serai ravie de partager avec elles, de discuter de nos opinions et de cheminer. Non pas pour les convaincre, mais pour qu’elles m’apportent un autre point de vue et, si nécessaire, qu’elles acceptent leur choix sans ressentir de culpabilité ou de jugement des autres.

A très bientôt, pour que la curiosité grandisse encore !

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Éducation bienveillante·Communication Non-Violente

Comment faire pour que les autres acceptent mes choix ?

Aaah ! La jolie question !
On ne se sent pas trop seule, quand on est sur Facebook dans des groupes de parents (ok, honnêtement, de mamans) prônant la bienveillance, l’allaitement et tutti quanti.
Mais qu’en est-il quand la bulle virtuelle n’est plus ?

Que faire quand on entend : « Ah, elle est tout le temps dans tes bras. Tu vas en faire une capricieuse ! », ou encore : « Alors, il fait bien ses nuits ? Non ? En cododo ? Mais quelle mauvaise habitude ! », et d’autres : « tu comptes l’allaiter longtemps ? ».
Ça exaspère sérieusement, surtout si c’est fréquent et que cela vient de proches et de collègues qu’on côtoie au quotidien.
Mais c’est quelque chose que chaque parent doit gérer, parce qu’il s’avère que les personnes sont souvent tendance à croire qu’ils ont un droit de regard sur le comment du pourquoi de la dynamique familiale des autres. C’est presque culturel, tellement ces questions sont récurrentes.
Alors, que faire pour parer à ces remarques ?
D’abord, la réponse va changer en fonction de l’interlocuteur que tu as. En effet, si c’est face à un illustre inconnu, tu pourrais te satisfaire de te dire que ce n’est qu’un ignare, et basta. Même si cela véhicule une énergie négative, la personne que tu croises une fois dans ta vie… On s’en fiche qu’elle accepte tes choix. Par rapport à tes proches, l’impact est logiquement plus fort. Certainement parce que c’est frustrant de constater que ces personnes ne t’accorderaient pas de confiance par rapport à tes actes vis-à-vis de ton enfant.

Il pourrait être utile que tu te questionnes sur ce que la personne tente de te partager en faisant cette remarque-là. Tu peux lui demander : « Tiens, je vois que tu t’intéresses à tel sujet. Y a-t-il une raison précise ? ». Les personnes tentent généralement d’exprimer quelque chose derrière une question ou une critique. Approfondir le sujet avec cette personne peut permettre de discuter avec plus de profondeur et sans que personne ne se sente jugé.

Une autre technique est de retourner la question ou la remarque envers la personne, par exemple : – – « Tu l’allaites encore ? » ; – « Oui, pourquoi ne le ferais-je plus ? ». De cette manière, c’est à cet individu de justifier son questionnement, et pas à vous. L’idée est que ce soit la personne qui fasse une remarque qui ait à expliquer son cheminement de pensée… Parce que je me demande quelle argumentation quelqu’un peut trouver pour prouver qu’un enfant deviendra capricieux s’il est materné.

Ensuite, il est possible de simplement affirmer son choix et d’évoquer, de manière ferme, assurée et souriante qu’on est très au clair avec ce que la personne met en évidence. Dans la plupart des cas, on est ravi de fonctionner de telle sorte. Alors pourquoi se perdre en justification qui nous place en position basse ? à «Oui, on fait du cododo ! C’est génial. On dort sereinement et je n’ai même pas besoin de poser le pied par terre, c’est hyper pratique ! ». Simple, efficace, s’affirmer et ne pas laisser de place à la discussion quand on en veut pas. Tu as le droit de refuser le « débat ».

Si certaines personnes, à qui tu es susceptible de confier tes enfants, par exemple, ne veulent pas ou ne comprennent pas tous tes principes, tu peux leur expliquer simplement ton cheminement de pensée. Sans te sentir jugé.e mais sans non plus mettre en évidence que leur choix sont/étaient mauvais. Ils sont/étaient différents. C’est sûrement une des difficultés, c’est que les personnes se sentent jugées sur leur manière de faire quand tu exposes la tienne. Elles acquièrent souvent la sensation qu’elles ont mal agi et que tu veux faire mieux qu’elles. Incontestablement, cela doit être vraiment difficile à vivre de se sentir jugée. Veille à bien exprimer que tu as fait des choix en fonction de tes affinités et des dernières connaissances en neurosciences éducatives, et que tu te sens bien là-dedans. Tu peux aussi préciser que tu reconnais leurs compétences pour telles ou l’autre élément mais que tu n’as pas envie que cela s’applique à ton/tes enfant.s.

« Oui, Maman/Papa/Autrui, j’ai mangé souvent plein de Nute**a quand j’étais petit.e et je ne m’en suis pas mal porté.e. Mais je n’ai pas envie qu’eux en mangent. On a appris des informations sur les conséquences à long terme et je veux préserver leur capitale santé. Je compte vraiment sur toi comme partenaire là-dedans ! »

Après, il est aussi nécessaire, avec les plus proches de lâcher-prise sur certains aspects. Le mieux étant de choisir ses batailles. Refuser catégoriquement les écrans, la nourriture non biologique, les goûter hyper sucré, les jeux électroniques, c’est valable au quotidien par les parents qui donnent une ligne de conduite constante. Si, ponctuellement, il y a des écarts de conduite, cela ne met pas en péril l’enfant.

Cela va dépendre du degré de confiance donné à la personne en question. Il n’est pas question de lâcher-prise sur quelqu’un qui dirait : « Moi, quand je le garderai, je le laisserai pleurer, qu’il comprenne qu’il n’a pas à décider ! ». Forcément, ce genre d’individu, résistant à toutes explications tangibles, on ne leur confie pas la prunelle de nos yeux. S’il y a vraiment des indices qui vous rendent épidermiques et malades, il ne faut pas céder et, dans ces cas-là, réduise voire éloigne-toi totalement des personnes « malveillantes ».

Tu n’as pas à supporter que votre collègue de bureau te surnomme Marguerite parce que vous tirez votre lait, si tu le vis mal ! Si les explications, le questionnement et l’introspection n’ont pas fait effet, tu as tout le loisir du monde d’ignorer l’individu voire d’en faire mention à tes supérieurs.

Il est possible, en adoptant une posture d’observateur, de ne plus sentir aussi vivement les remarques comme des critiques. Si l’on considère que l’autre évoque quelque chose de son vécu et de ses besoins par sa remarque, il est possible de l’emmener dans son propre questionnement, au lieu de rester sur la surface réflexive. A partir du moment où l’on rentre dans sa voie de pensée, il est possible de sortir de la sensation d’être jugée et en plus, d’améliorer le lien avec la personne. Celle-ci sera probablement étonnée, puisqu’elle devra approfondir sa réflexion sur le sujet. Les 4 étapes de la CNV (Observation des faits ; sentiments ressentis ; besoins qui s’expriment ; formulation d’une demande, voir mon article sur la CNV) sont des outils inestimables face aux personnes qui vous agacent !
J’espère que cet article sera une aide pour parer aux phrases piquantes. Peux-tu me dire quelles ont été celles qui t’ont le plus ennuyées ? Et celles où n’a pas su trouver de réponse ? Met un commentaire !

A la prochaine, car la curiosité n’est jamais un vilain défaut !