Éducation bienveillante·Maternage proximal

L’humain, une espèce portée!

Hier, nous étions le 25 avril 2019… Et je suis intervenue dans une conférence TEDx.
C’était le premier TEDx de La Baule… Et j’ai abordé le portage (sous-tendu de bienveillance, of course!).

Je te propose un article, qui reprend ce que j’ai dit au TEDx, en plus complet. 😉
Parce qu’une conférence n’est pas un article…!
La vidéo sera disponible dès qu’elle sera montée, je l’ajouterai sur ma page fb . 

 

Tu as remarqué ?
L’humain a tendance à lutter contre sa pilosité… pourtant, la fourrure est bien pratique à de nombreux mammifères.
En plus, nous sommes bipèdes… Et donc nous avons une stature étroite… Or, l’ampleur de la tête du petit d’humain est majeure. Est-ce que ce « dilemme obstétrical » est juste ?
Le fait est que l’accouchement de l’humain parmi les plus douloureux.
Et les bébés naissent… assez peu débrouillards (même s’ils ont déjà moult compétences incroyables!).

Bref, c’est ça, l’humain! Et les bébés sont, comme tous les représentants de son espèce, un « porté passif ». ça veut dire qu’ils n’ont pas le tonus musculaire pour s’agripper. Notre absence de fourrure est donc justifiée (mais cela n’impose en rien d’être imberbe! 😉 )!
Mais ça veut dire que je dois être outillée et avoir assez de connaissances pour agir avec de petit humain. Ça fait tout de même 1.8 millions années que l’Homo Sapiens doit trouver un moyen de se déplacer avec son petit.
Autant dire que les moyens de portage sont diversifiés ! Mais ce n’est pas comme si les hominidés que nous étions, avaient eu le choix : à l’époque, nous étions nomades !
Il n’était pas possible de poser les bébés à terre : ils auraient été à la merci des divers prédateurs, des insectes. Ils pouvaient potentiellement être soumis à des températures qui auraient influencé leur propre homéostasie.

Tu vas me dire que c’est bien joli, que nous sommes sédentaires, dans des logements salubres (pour la plupart), à l’abri des prédateurs… et qu’il est d’usage de déposer les bébés dans des couffins et dans leur lit pour qu’ils dorment.

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Il est d’usage, oui…
Mais les usages occidentaux n’ont-ils pas perdu de vue certaines attitudes totalement nécessaires aux bébés humains, comme le portage et l’allaitement (d’ailleurs, je parle ici du choix entre biberons et allaitement )?
L’Occident a perdu cette tradition ces deux derniers siècles.
Cela peut paraître étonnant mais… C’est l’attrait des signes extérieurs de richesse qui a fait tomber le portage en désuétude.
Entre les dogmes des religions chrétiennes et les évolutions culturelles, les enfants sont intentionnellement distancés de leurs mères (j’en parle dans mon article sur le cododo).
Dès le 18ème siècle, l’allaitement a commencé à être remis en question : cela faisait trop miséreux d’allaiter soi-même ses propres enfants.
Alors, forcément, avec les placements en nourrice (chez elle mais d’abord au domicile parental), tant l’allaitement que le portage n’ont plus eu la côte socialement.
Mais voilà… La culture, la société, les bébés, eux, s’en fichent totalement !

La physiologie du bébé humain n’évolue pas en suivant les coutumes sociales. Il reste toujours dans ce même état de dépendance extrême, craignant l’environnement qu’il découvre à peine et cherchant à se rassurer par ce qu’il connaît : les mouvements de sa mère, son odeur, les battements de son cœur, une position fœtale, un peau-à-peau et un contact contenant.
D’ailleurs, tout le monde s’accorde là-dessus : « Ils se calment dès qu’ils/elles sont dans les bras ! »
Étonnamment, au lieu d’être perçu comme un constat logique, c’est perçu comme une contrainte voire un problème !
C’est à ce moment-là que l’on prend conscience du précipice entre les normes sociales occidentales et la connaissance des besoins physiologiques des bébés… Et surtout, des manière simples et efficaces pour y répondre.

Aujourd’hui, je vais aborder l’impact du portage sur la vie de vos enfants et la vôtre tant en termes de bienfaits que de sérénité.

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Fanny Vella… Un bonheur d’illustratrice!

Certains préalables s’imposent…
Depuis l’origine de notre espèce Homo Sapiens, la constitution du nouveau-né est identique : ils sont mis au monde après environ 9 mois de gestation (quand tout se passe bien).
Notre cerveau humain nous distingue des autres mammifères, puisqu’à la naissance, il est neurologiquement immature. La taille du cerveau d’un nouveau-né correspond à 23% de celui d’un adulte. Quand le bébé a un an, son cerveau a déjà doublé de taille, et à 3ans, il a 90% de la taille d’un cerveau adulte. Comparativement, les autres mammifères naissent avec un cerveau développé à 80% en moyenne.
(je laisse le lein passionnant d’une page fb Société d’Histoire de la Naissance, qui nous laisse découvrir le 22 mars 2019, un article de July Bouhallier : « Paléoanthropologie : le dilemme obstétrical n’a pas eu lieu » )

Pour être précise : Les mammifères ont été classés selon leurs modes d’adaptation à leur environnement au moment de la naissance. Il y a trois catégories :

o Les nidifuges : les petits arrivent à se déplacer comme les adultes dans les heures qui suivent la naissance (poulains, veau, antilopes…). Ils restent toujours près de leur mère.
o Les nidicoles : Les petits naissent sans poils, avec les yeux et les conduits auditifs fermés. Le lait doit apporter un sentiment de satiété suffisant pour qu’ils puissent se passer ponctuellement de leur mère. Ils sont toujours plusieurs ce qui permet d’avoir de la chaleur (chat, souris…).
o Les Portés : ce qui est le cas des primates, des marsupiaux et de l’Humain. C’est un corps de qui devient « le nid », capable de pourvoir à tous les besoins. Bernhard Hassenstein a introduit le terme du « primate porté » dans la biologie comportementale.

Autant dire que le bébé humain est totalement prématuré. Sa première année est comme une grossesse extra-utérine. Cela lui permettra d’accéder à des compétences motrices comparables à nos congénères hominidés que sont les gorilles, les chimpanzés et l’orang-outang à la naissance.
Il est primordial de prendre en compte que la maturation cérébrale concerne en grande partie le cortex préfrontal : c’est cette partie du cerveau qui nous distingue des autres espèces par son ampleur. Il est le siège de nombreuses facultés dont celle de la régulation émotionnelle, des comportements sociaux et du raisonnement, entre autres.

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A la naissance, les bébés n’ont aucune compétence pour gérer les aléas du quotidien et se dire : « Ok ! Là, mes parents sont occupés, je vais rester zen jusqu’à leur retour ! »
Au contraire, dans le cerveau du bébé humain actuel s’active la même alarme que lors des prémices de notre espèce nomade : « AU SECOURS ! Je suis seul et potentiellement entouré de dangers contre lesquels je ne peux rien ! ».
Cette connaissance de l’immaturité cérébrale des enfants a un impact sur les attentes que les parents peuvent avoir : Il n’y a ni comédie ni caprices ou de manipulation (j’aborde l’occurence des mensonges dans cet article).
Les bébés ont besoin d’être contre nous pour être apaisés… et pour apprendre à s’apaiser !
Leurs besoins nécessitent d’être entendus et pris en compte le plus rapidement possible pour qu’ils puissent renforcer leurs réseaux neuronaux favorables à la gestion émotionnelle et au sentiment de sécurité.
Grâce à un accompagnement prévenant et sécurisant, les petit.e.s d’humains vont évoluer et grandir de manière optimale : ils parviendront à maîtriser leurs émotions vers 5 ou 6 ans, au mieux, sauront le verbaliser (si on leur a enseigné), commenceront à s’adapter à leur environnement culturel en intériorisant les codes sociaux… Tout cela n’est possible que si les enfants sont accompagnés dans la bienveillance !

Quel rapport avec le portage, me direz-vous ?
Eh bien… TOUT !
Le portage et le peau-à-peau sont les attitudes les plus adaptées aux petits d’humains.
Cela fait intrinsèquement partie du nouveau-né, puisqu’il a été porté au sein de sa mère depuis sa conception.
Il ne connaît que le mouvement, les changements d’ambiances filtrées par la paroi abdominale et le contact contenant des parois utérines et du cordon ombilical (qu’il tète souvent).

Le portage est le moyen privilégié pour recréer les conditions les plus proches de la vie in utero, de manière à ce que les bébés puissent être rassurés alors qu’ils découvrent la vie aérienne.
Grâce à cette pratique, les bébés bénéficient de moult avantages pour leur développement.
Par exemple :
– Les bébés portés en position physiologique (comme cela devrait toujours être le cas, je laisse d’ailleurs un lien vers un article reprenant les bienfaits du portage physiologiques) ont moins de coliques que ceux qui ne le sont pas. Le repli des jambes sur le bas ventre et le massage créé par les mouvements de la porteuse ou du porteur soulage le bébé. Ce portage agit également en prévention de problèmes de hanches.
– Concernant la tonicité musculaire : avec les mouvements de la mère, les réflexes nerveux et musculaires du bébé réagissent à chaque changement de l’équilibre. Il va développer son oreille interne, et ainsi son sens de l’équilibre personnel.
Donc non, le portage ne minimisera pas ses compétences à se déplacer de façon autonome, au contraire ! Il y a aussi juste des composantes interpersonnelles propres à la personnalité et à la génétique de chaque individu.

Avant ses 2 mois, le bébé ne parvient pas à réguler sa température corporelle. Autant dans le désert avec les Touaregs que chez les inuits sous la neige, le portage est tout indiqué pour les aider à réguler leur température !
Les rythmes de sommeil d’un nouveau-né n’ont rien à voir avec celui des adultes : ils n’ont pas encore acquis le rythme circadien (alternance jour/nuit).
Un bébé porté durant la journée, qui dort également en portage (chose que préfère la plupart des bébés!), va acquérir plus aisément cette alternance. Il vit, dans son corps, une réelle distinction : la journée, il dort bercé par le mouvement et en lumière ; la nuit, il est aux côtés de ses parents dans le calme et l’obscurité.
La différence est flagrante pour le bébé !

Est-ce que le mouvement les gêne pour dormir ? … Ou les bruits du quotidien ?
Après 16 mois d’expérience personnelle, je vous assure que les enfants dorment le temps dont ils ont besoin, quand ils en ont besoin. Ma fille a eu des périodes de sieste de 30/40min, puis d’une heure trente… Cela change encore : « le » rythme du bébé n’existe pas… Il évolue constamment !
Je propose d’ailleurs la lecture de cet article concernant le sommeil en dessous de 3 ans.

Le portage permet le sommeil au moment où les bébés le décident, en suivant uniquement leur rythme biologique. Ils réduisent ainsi l’occurrence des troubles du sommeil.

– En plus de cela, les bébés portés pleurent singulièrement moins que ceux qui ne le sont pas.
Les bébés se sentent protégés, ils n’ont pas besoin de pleurer pour se faire comprendre de leurs parents.
J’en profite pour affirmer que le fait de laisser pleurer un bébé n’a aucune vertu ni aucun avantage. Les recherches concernant les neurosciences affectives sont claires : ne pas réagir aux pleurs d’un bébé engendre une augmentation drastique des taux d’hormone de stress comme le cortisol et impacte défavorablement leur développement émotionnel et neuronal. Un enfant n’apprend rien en pleurant !

– Le portage est aussi une aide à la prévention des aplatissements du crâne (souple à la naissance, et heureusement si vous voyez ce que je veux dire !), les bradycéphalies et plagiocéphalies sont devenues courantes avec les prescriptions de coucher les bébés sur le dos.
Si cette mesure est une vraie plus-value concernant la Mort Inattendue du Nourrisson, les habitudes occidentales laissent penser que les bébés doivent être posés pendant toutes leurs phases de sommeil. OR, c’est la récurrence de cette position couchée qui amène à certaines déformations crâniennes. Celles-ci peuvent avoir des conséquences sur le développement cognitif et moteur des enfants et nécessiter des prises en charge parfois lourdes !
Alors, en prévention : le portage est salvateur!

Maintenant que vous savez que le fait d’être porté n’est que bienfait pour les bébés.

 

 

Il y a quand même une autre personne d’intérêt. Celle qui porte !
Parce que le portage offre de nombreux bénéfices pour les jeunes parents.

Tout d’abord, le contact peau-à-peau est primordial dans la création des liens avec les bébés. Il favorise la sécrétion d’ocytocine et d’opioïdes, des hormones et neurostransmetteurs qui jouent un rôle prépondérant dans l’établissement des liens affectifs.

Le portage peut paraître difficile, au premier abord. (En réalité, c’est comme faire ses lacets : au début, ça semble complexe mais… C’est un coup de main à prendre !).
Très vite, tu pourras être rassuré.e sur votre ta compétence à pouvoir réconforter ton enfant…
Cette proximité avec le bébé permet d’être en lien avec ses besoins : les pleurs sont évités, puisqu’il est possible de les comprendre plus vite… Avant qu’ils ne s’énervent et pleurent!
Saviez-vous que le portage réduit l’occurrence ou la gravité des dépressions post-partum. Henrik Norholt a mené une étude qui démontre que les symptômes de dépression post-partum sont réduits chez les mamans pratiquant le portage. Un bel avantage, ne trouvez-vous pas ?

Le portage est LA manière utilisée de tout temps pour permettre aux bébés d’être réconfortés pendant que leurs mères (traditionnellement, mais toutes les configuration familiale sont possibles) reprennent leurs activités et puisse articuler les besoins d’un nouveau-né avec la vie d’un aîné, par exemple!
Merci quand même à l’entourage de suppléer la jeune accouchée, c’est indispensable qu’elle puisse bénéficier de soutien… pour câliner son tout-petit!
Pas d’inquiétude, le lien avec les autres personnes se construira aussi, au début, le lien mère-enfant est primordial pour que chacun d’eux atterrissent dans leurs nouvelles attributions, c’est-à-dire, respectivement, responsable d’un humain et être aérien à part entière.

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Premier portage en écharpe d’une touuuuute petite de quelques jours! 16 mois plus tard, je ne compte plus le nombre d’heures et la sérénité grâce à cela! ❤

 

La vie avec un bébé est un appel à l’instant présent. Cela peut-être considérer une pratique de Pleine Conscience au quotidien.
Le portage et le parentage proximal correspondent à une courte partie de la vie d’un enfant. Et c’est une phase précieuse !
C’est l’occasion de prendre le temps, d’Être au lieu de toujours « faire avec efficacité ».

A bientôt, pour de nouvelles découvertes curieuses!

Références :
– Le concept du Continuum de Jean Liedloff, Ambre Editions (21 mars 2006)
– Serre-moi Fort: Comment élever vos enfants avec Amour. Broché (2017)
– Materner: du premier cri aux premiers pas. Blandine Bril et Silvia Parrat-Dayan. Edition O. Jacob mars 2008
– Peau à peau: Techniques et pratiques du portage. Ingrid Van Den Peereboom. Editions Jouvence
– Porter bébé: Avantages et bienfaits. Claude Didierjean-Jouveau. Editions Jouvence poche

Je t’invite aussi à lire deux articles: « Tu vas en faire un bébé-bras » et « le quatrième trimestre de grossesse ou la découverte d’un nouveau monde« , qui aborde le portage et la vie quotidienne avec un.e bébé.

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Éducation bienveillante·Communication Non-Violente

La bienveillance, c’est quoi, en fait ?

On en parle de plus en plus : la bienveillance dans l’éducation, dans la pédagogie et dans la vie, en général.
Et c’est heureux puisque la bienveillance est  une « disposition de l’esprit inclinant à la compréhension, à l’indulgence envers autrui » dixit le Larousse.

Le concept de bienveillance  dans l’éducation et aussi pour revoir les modèles pédagogiques dans l’enseignement est très fréquemment abordé tant par écrit que dans les émissions médiatiques.
Mais, de facto, j’ai la sensation que peu de personnes peuvent mettre des mots concrets sur ce qu’est une conduite bienveillante.
Cet article a donc pour objectif de mettre en évidence ce qui sous-tend la terme de bienveillance. De cette manière, il sera plus simple de l’appliquer sans la confondre avec du laxisme.

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La bienveillance, ce n’est pas juste ne pas être malveillant. Ça tombe sous le sens, mais pourtant, quand la bienveillance fait défaut, il est souvent rétorqué : « ça va ! je ne suis pas malveillant non plus ! ».
Il y a toute une palette d’attitudes entre la malveillance et la bienveillance, autant qu’il y a de niveaux de gris entre le blanc et le noir.
C’est pour ça qu’il est compliqué d’appréhender le concept de bienveillance si le questionnement reste superficiel et non dans une globalité.

En effet, pour comprendre ce qu’implique la bienveillance, il faut prendre de la distance par rapport aux situations et se positionner en observateur.
Agir avec bienveillance demande de changer de perspective sur les relations humaines et donc… sur le devenir de l’humanité. Tu penses que c’est exagéré ? Je vais t’expliquer pourquoi ça ne l’est pas et que c’est très « rentable » de croire en une humanité qui s’améliorera grâce à la bienveillance.

Il est difficile d’agir avec bienveillance si l’on est persuadé que l’humain est mauvais par essence.
Il est impossible d’agir avec bienveillance si l’on estime que les enfants doivent être obéissants et sages.
Pourquoi ?
L’obéissance implique de la soumission et donc, de la crainte et le renoncement à l’esprit critique. Il est alors nécessaire que l’enfant ait peur de ses référent.e.s adultes pour être soumis à leurs volontés. Cela engendre une dénégation de ses propres besoins et donc, à terme, un enfermement émotionnel. Et la perpétuation des violences éducatives ordinaires peut alors se poursuivre …
En outre, la sagesse n’est pas une caractéristique à attribuer à un enfant. Pourquoi et dans quel but serait-il sage ? Qu’est-ce que ça lui apprendrait de rester immobile sans émettre de son ?
Ironiquement, si  quelqu’un souhaite vivre avec  un être sage à domicile, je conseille une plante verte. Même le poisson rouge pourrait être caractérisé de « sale », si l’aquarium se salit relativement vite.

Le manque de bienveillance peut se marquer d’une façon anodine : en caractérisant l’individu au lieu des comportements.
« Mon enfant est turbulent » ; « Mon enfant est agité ! » ; « mes élèves sont fainéants… ».
Combien sommes-nous à avoir entendu : « De notre temps, ça ne se passait pas comme ça ! Les enfants ne respectent plus l’autorité ! » ?
J’ai un scoop, pour tous les parents et les grands-parents qui pensent que les enfants sont trop dissipés et peu sensibles à l’autorité… Platon pensait comme vous !

« Lorsque les pères s’habituent à laisser faire les enfants,

Lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles,

Lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter,

Lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu’ils ne reconnaissent plus au-dessus d’eux l’autorité de rien ni de personne,

Alors c’est là, en toute beauté et en toute jeunesse, le début de la tyrannie »

Ce texte est issu de «  La République ». Je rappelle que l’auteur est né en 472 avant J.-C.

Autant dire que la crainte de la jeunesse incontrôlée qui engendre la tyrannie…  n’est pas neuve !
Platon est un penseur dont les écrits sont passionnants. Mais comme quelques philosophes après lui, leur perception de l’éducation est diamétralement opposée à la lame de fond actuelle souhaitant adopter des attitudes bienveillantes et dénuées de Violences Éducatives Ordinaires (VEO) envers les enfants. Cette lame de fond est, je le rappelle, complètement soutenue par les nouvelles connaissances en neurosciences et psychologie du développement.

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Pour approcher les relations dans une optique bienveillante, il faut arrêter d’avoir peur de l’autre et des hypothétiques comportements réactionnels.
Pour être plus claire, envers l’enfant, une éducation positive laisse souvent craindre une tyrannie de la part de l’enfant, une toute-puissance dont les parents seraient totalement débordés. Un enfant qui, suite à cette éducation, deviendrait un délinquant, à la marge de la société.
Voilà ce qu’on appelle une belle projection pour aller au bout des craintes soulevées par un sujet.

Il est nécessaire de ne plus qualifier la personne mais les comportements.
La plupart des attitudes sont explicables par la situation.
Par exemple : Il est peu probable qu’un enfant de 8 ans s’amuse à vider son assiette en jetant, l’un après l’autre les aliments par terre.
Pourtant, ce même enfant entre 6 et 18 mois le faisait régulièrement.
Était-il « méchant », « mauvais », « turbulent » à cet âge-là et est-il devenu sage entre temps ?

Autre exemple : un jeune homme, 20 ans et étudiant, trouve un portefeuille par terre. Il découvre qu’il contient de l’argent. Il décide de le prendre et de ramener le portefeuille vide à un commissariat. L’homme, maintenant âgé de 35 ans en trouve à nouveau un. Il ne touche pas à l’argent qu’il contient et le ramène au commissariat.
Était-il mauvais à 20 ans et est-il devenu raisonné, « bon », plus tard ?

En réalité, les enfants de 6 à 18 mois découvrent ses capacités physiques et les propriétés physiques des aliments et des objets qu’ils manipulent. La nourriture est d’ailleurs la seule possibilité qu’ils ont pour s’exercer à la préhension et à la manipulation de petits objets.
A 8 ans, cette découverte est passée et il est en train d’apprendre les codes sociaux de la tenue à table.
Pour l’homme et l’argent du portefeuille, il s’avère qu’à 20 ans, il était étudiant et en fin de mois. Il n’avait plus que des pâtes pour les 5 jours à venir et cet argent tombait à point pour acheter le traitement médical  qu’il n’avait pu acquérir. Plus tard, il gagnait suffisamment sa vie pour ne pas utiliser cet apport d’argent.

Tout est à mettre en perspective avec le contexte… Et nous invite à faire preuve d’indulgence envers les personnes.


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La bienveillance appelle à de la compréhension pour autrui.
Non seulement, il faut prendre en compte le contexte, mais il est également nécessaire de comprendre le comportement pour réagir avec efficacité.
Il n’est pas utile de dire à l’enfant de 12 mois de se tenir correctement à table  et de manger aisément avec ses deux couverts. Ça tombe sous le sens.
Mais, cela n’est pas plus utile de crier d’exaspération ou d’appeler son enfant « le petit cochon » face à ses expériences balistiques avec les aliments.

Comprendre les comportements implique de la curiosité et une remise en question des croyances et adages populaires.
Si l’on continue à croire qu’un enfant a besoin de « faire ses poumons », il pleurera car ses parents ne le prendront pas. Si l’on sait que cela engendre du stress et des hormones délétères (cortisol, entre autres) pour le développement, cela sera sûrement évité.

Tant dans l’éducation que dans l’enseignement, cela demande des connaissances précises sur le développement infantile et la pédagogie.
C’est une des raisons d’être de ce blog et de mes futures activités (#placementdeproduitdiscretoupas).
Pour agir avec bienveillance, il est indispensable de se renseigner sur les raisons qui pourraient motiver une attitude.

La bienveillance demande que l’observateur de la situation soit en capacité de prendre de la distance et de ne pas céder à la réaction à chaud.
Le temps de pause (prendre quelques secondes pour respirer en conscience et de défaire de la bouffée de colère) est un outil excellent afin de pouvoir mettre de côté la pression avant de décider d’une action-réponse.
Afin de comprendre et d’agir avec bienveillance, il est nécessaire de  percevoir la situation sous un angle que j’ai présenté dans la communication non-violente. D’abord, se placer en observateur des faits, ensuite, tenter d’interpréter les émotions  et chercher les besoins exprimés (tant pour l’autre que pour soi).

En termes de pratique, ce qui sollicite une participation collaborative de l’individu part déjà avec une intention intéressante.
Car une autre clef de la bienveillance se situe au niveau de l’intention.
L’objectif n’est pas de considérer que l’autre fait « faux » ou « mal » mais différemment et que les attitudes réponses ont pour objectif de conserver la relation, en respectant les émotions et le besoins de chaque partie.

Face à un enfant qui a un comportement désagréable à votre sens, il y a plusieurs phases possibles.
D’abord, prendre le temps de respirer si l’on se sent énervé.e.
Ensuite, observer les faits et se questionner sur l’âge de l’enfant ainsi que ses compétences d’inhibition de ses actions (jusqu’à 18/24 mois, les interdits et les formulations négatives n’ont pas de sens pour l’enfant).
En terme d’action, il est utile d’aller dans un sens de réparation : aider à éponger l’eau renversée, amener la balayette pour ramasser, frotter un mur sur lequel le dessin a été fait, etc.

Dans la sphère pédagogique, il est nécessaire d’accompagner l’enfant à faire ses propres expériences et à apprendre pour l’envie d’acquérir des connaissances/compétences.
Il est alors possible de mettre en lien chaque apprentissage avec l’usage qui pourra en être fait (au-delà de dire « Tu en auras besoin pour tes études »).

Il en va de même pour les réactions face à une attitude qui ne sied pas à l’enseignant : admettons qu’un élève ne cesse de parler en classe.
Une des réactions classiques pourraient être d’exclure le bavard.
Isolement, mise en exergue du comportement par rapport aux autres jeunes, perte d’apprentissage pour la suite de la matière, les conséquences sont nombreuses pour des paroles de trop.
L’enseignant peut alors se questionner sur les raisons d’être dissipé de cet élève… mais aussi sur les manières de régler le problème structurellement au lieu de partir vers les réprimandes inutiles à long terme.
L’élève s’ennuie peut-être ou, au contraire, a des difficultés. Il pourrait alors être utile de l’investir d’une mission en classe pour l’occuper et/ou le valoriser.
En outre, concernant le bavardage… Les écoles à pédagogie alternatives ont bien compris que la classe taiseuse et en ligne devant un enseignant n’était pas une structuration facilitant l’apprentissage.
Les classes actives utilisent le travail autonome par projets, organisées en ilots, de manière à promouvoir le dialogue entre petits groupes.
De plus en plus d’écoles proposent des aménagements flexibles des classes (flexible seating).
Toutes ces méthodes permettent de respecter au mieux les besoins de l’enfant… ce qui, par essence, est bienveillant.

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Exemple de Flexible Seating (merci Pinterest)

Pour résumé, il faudrait axer ses actions de manière à répondre (pour les enfants) aux besoins ou, à tout le moins, les prendre en compte dans sa réaction.
Ainsi, on comprend vite que les phrases culpabilisantes, les cris, les punitions, l’isolement et même les récompenses n’ont pas de sens si l’on souhaite agir avec bienveillance.
En conscientisant ses propres besoins et émotions qui surgissent face aux comportements des enfants, cela offre la possibilité de travailler sur soi.

 

Je te souhaite d’avoir trouvé un peu d’éclaircissement sur la notion de bienveillance.

A très vite, chèr.e Lectrice/eur  Curieuse.x !

Maternage proximal

Le maternage proximal

[Pas le temps ou l’envie de lire: tu peux écouter cet article : https://audio.ausha.co/yErxWsYj6Glb.mp3 ]

Une des entrées en matière de ce blog. Puisque je vais y faire référence par la suite, j’aimerais présenter de manière la plus limpide possible le concept de « maternage proximal ».

Tout d’abord, le maternage proximal démarre en se basant sur les principes de l’attachement, théorisés par Bowlby. Ce dernier définit l’attachement comme « un équilibre entre les comportements d’attachement envers les figures parentales et les comportements d’exploration du milieu.» (Bowlby J., Attachement et perte, Paris, PUF, 1978). Ce lien précoce repose sur des fondements biologiques et des propriétés motivationnelles comparables à la satisfaction des besoins primaires, mais indépendant de ceux-ci.

C’est un peu barbare, lu comme ça…

En somme, le petit d’humain va s’attacher à son/ses figure.s parentale.s. grâce au fait que ces dernières vont répondre à ses besoins primaires (manger, être changé… et être RASSURÉ !). Cependant, Harlow (un autre psy/chercheur, dont Bowlby s’est inspiré) a pu démontrer, dans les années 50-60 que l’attachement et la sécurité ne se basaient pas sur le nourrissage, mais bien sur le besoin inné du nourrisson de toucher et de s’accrocher à quelque chose pour le confort émotionnel … le facteur principal de l’attachement n’est pas la nourriture mais le soin et la réceptivité. Une fois que ce lien d’attachement est fondé, l’enfant peut développer harmonieusement des comportements exploratoires de l’environnement (jouer avec ses jeux, tenter de les attraper, se retourner, aller vers des nouveaux objets, etc.). Les enfants, qui ne lisent pas de confiance et d’encouragement dans les attitudes de ses figures d’attachement, vont avoir plus de difficulté à se sentir en sécurité pour explorer le monde. Pourtant, le job de l’enfant, c’est bien ça… explorer. Difficile de remplir cette mission sans se sentir rassurer par un entourage qui l’encourage. C’est donc là que l’attachement prend une dimension motivationnelle.

 

Image de l’expérience d’Harlow pour fonder ses théories évolutionnistes de l’attachement

Il faut ainsi répondre aux besoins du bébé immédiatement lorsqu’il s’exprime. J’y reviendrai largement ultérieurement, mais il est primordial de savoir qu’un enfant ne peut pas comprendre le sens de l’attente (Non, ta vaisselle en cours ou ton repas ne vont pas disparaître, même si ça serait appréciable pour la première !). Cela n’engendre pas un enfant qui deviendra patient, mais un enfant qui va métaboliser du cortisol, l’hormone du stress. Un enfant dont les besoins sont comblés au plus vite ne risque pas de devenir capricieux (contrairement aux vieilles croyances !), mais devenir un enfant serein qui sait qu’il peut compter sur son entourage.

D’ailleurs, la plupart des parents, des mères principalement, n’ont jamais la volonté de faire patienter un enfant qui pleurent ou qui expriment un besoin (le pleur est souvent l’expression tardive du besoin, qui est auparavant signalé par d’autres attitudes). Ce sont les proches qui mettent en tête aux jeunes parents qu’ils ne doivent pas réagir au moindre couinement… Alors que la propension première est de se précipiter.

Le maître-mot du maternage, c’est de s’écouter ! Agis comme ton cœur le dicte, et non comme des phrases d’autrui résonnent.

Les bébés naissent dans un cadre de dépendance extrême. L’humain vient au monde avec un des développements les plus prématurés comparativement aux autres mammifères (la faute à la station debout et à la taille de notre cerveau par rapport aux hanches des femmes, toussa toussa !). Il faudra de nombreuses années pour que l’enfant d’humain acquière un semblant d’autonomie. La survie du bébé dépend uniquement de son entourage, il a ainsi besoin de s’assurer que celui-ci est particulièrement disponible… Comme instinct de survie. C’est la raison pour laquelle le bébé aime être porté, parce qu’il se sent rassurer après avoir passé 9 mois bercé au sein de sa mère. Il est habitué aux bruits internes de sa mère, aux mouvements… et ne connait pas la faim. Il découvre cette sensation dévorante qui lui engendre une douleur indescriptible.

L’allaitement répond à l’ensemble des besoins du bébé : il nourrit et permet à l’enfant de retrouver des odeurs et des bruits familiers. Il devra être pratiqué à la demande, c’est-à-dire, sans intervalle défini entre deux tétées. Un allaitement ne peut fonctionner que si l’enfant stimule assez la lactation, par la succion. C’est un principe très simple : celui de l’offre et de la demande. Plus l’enfant tète, plus il y aura du lait. Encore une fois, je rédigerai un article là-dessus, mais surtout : ferme les écoutilles aux conseils et aux commentaires qui pourraient te faire douter ! Allaite dès les signes d’éveil, allaite quand il est fatigué, allaite la nuit, allaite… sans regarder ta montre et sans compter. Le bébé sait ce dont il a besoin.
C’est déroutant les premiers jours, mais en réalité : le premier mois, tout est déroutant tant pour toi que pour cet enfant (dans cet article: les tuyaux pour gérer ton quotidien et vivre le 4ième trismestre sereinements).

(Je parle beaucoup du nourrisson, dans cet article, mais il en va de même pour le bébé et le bambin. Eh oui, si tu ne le savais pas, un allaitement peut se poursuivre et s’achever sur un sevrage naturel… entre 2 et 7 ans. Va voir, c’est intéressant!

En outre, je parle d’allaitement, car il s’agit de la norme biologique de notre espèce. Si tu biberonnes, cela va dans le même sens. Donne-lui son biberon sans t’inquiéter de ta montre, ton bébé sait de quoi il a besoin.)

Une autre clef du maternage, c’est le portage. Comme énoncé auparavant, le bébé a besoin d’être rassuré. Il est habitué aux mouvements et aux battements du cœur (entre autres). Il n’est donc pas rare qu’un bébé ne soit bien que dans les bras, parce qu’il s’y sent rassuré (et non pas parce qu’il est capricieux, merci Tatie et Tonton des commentaires !). Alors que faire lorsque ton bébé ne veut que tes bras ? Eh bien, le prendre. Super solution efficace à 100% pour avoir un bébé qui se sent bien et qui pleure peu… Cela a été démontré, les bébés portés pleurent bien moins que les bébés qui ne le sont pas.
Aaaah… tu voulais savoir comment gérer ton quotidien avec un bébé dans les bras ? Le portage !
Vraiment, le portage, c’est la VIE !

Tu mets ton bébé dans l’écharpe, dans un sling, ou autre moyen de portage adapté à sa morphologie (donc son âge et son écartement des hanches) et youplaboum : tu as les mains libres et un bébé heureux.
Alors oui, tu vas continuer à te mouvoir comme en fin de grossesse et ton ventre est encore plus haut. Mais ça te donne une excuse pour déléguer la gracieuse tâche de récurer ta baignoire… ou de la postposer (ça change vite de rythme, un tout petit, rien n’est acquis !)

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Sling Ling Ling d’amour; écharpe JPMBB basic; le BB Tai de Babylonia – à ça, tu peux ajouter une inconditionnelle écharpe en sergé tissé de chez Storchenwiege et tu as mes 4 outils, même si je n’utilise plus la JPMBB, elle a été magique pour les 4 premiers mois.

Le portage peut se pratiquer du matin au soir, sans limite de durée, sans se prendre la tête pour tenter de poser ton bébé afin qu’il dorme (il dort sur toi, et souvent bien plus longtemps que posé), soit rassuré et même nourri (si tu deviens un peu aguerrie pour l’allaitement en portage). On apprend à porter en faisant les courses, à manger, en faisant le ménage (et en découvrant que le bruit de l’aspirateur endort la prunelle de tes yeux, si tu as la même chance que moi), en mangeant (en mettant un lange/tetra au-dessus du marmot, non c’est pas classe, oui, c’est pratique !), en allant aux toilettes (il est passé par ton vagin-souvent-, il n’a pas encore de pudeur !)… La seule limite, c’est la douche.

Autre avantage, en portant beaucoup ton bébé, tu vas éviter qu’il développe un problème de type plagiocéphalie (tête plate) et autres « joyeusetés » posturales. Il tiendra aussi plus rapidement sa tête… cela prouve bien que l’humain est FAIT pour être porté. Un crâne malléable n’a pas vocation à être maintenu dans une position.

Ensuite, dans la trousse du maternage, il y a le cododo. La société occidentale en a peur, mais c’est une attitude d’une praticité incroyable : tu allaites allongée et tu te réveilles peu de temps (en fonction de ton anxiété, moi, je m’étais beaucoup renseignée avant d’accoucher, et dès la maternité, j’ai adopté la position de sécurité pour la nuit… et je ne suis jamais restée éveillée durant une tétée de nuit ! :-p Et je n’ai jamais été épuisée comme j’avais pu le lire chez beaucoup de jeunes parents.) et le bébé a aussi besoin d’être rassuré la nuit (les cycles jour/nuit ne sont pas acquis à la naissance). En outre, même si l’on ne partage pas son lit, l’OMS recommande de partager sa chambre avec le bébé pendant 6 mois minimum, afin de prévenir la mort subite du nourrisson.

Je t’invite vraiment à considérer le cododo différemment de ce que la société occidentale veut en faire : une simple pratique logique avec de jeunes enfants. La plupart des peuples moins nantis fonctionnent sur un système de lit commun/chambre partagée. C’est un problème de riches que d’avoir la place pour séparer les parents des enfants durant le sommeil.

Cependant, il y a des règles de sécurité à mettre en place pour le cododo, voici un article très clair sur le sujet : https://naitreetgrandir.com/fr/etape/0_12_mois/viefamille/fiche.aspx?doc=cododo-partage-lit

La crainte du maternage proximal est entretenue par les psy (souvent psychanalystes… !) et les sociologues qui généralisent les cas exceptionnels de relations toxiques et les parents ultra perfectionnistes voire de décès de nourrisson par étouffement. C’est fréquent, à tous les sujets, de décrédibiliser une pratique par des contre exemples violents. Mais n’oublions jamais qu’un cas problématique ne peut pas entacher toutes les recherches et les preuves scientifiques abondant dans le sens de cette pratique. Quelques articles de presse jugent avant même de faire une recherche étayée des choses.

Il ne faut pas oublier que : « Toute vérité franchit trois étapes. D’abord elle est ridiculisée. Ensuite, elle subit une forte opposition. Puis, elle est considérée comme ayant toujours été une évidence. » – Arthur Schopenhauer

Simplement, le maternage proximal rencontre le besoin de retrouver ce qui est inscrit en nous, dans nos cœurs. Ce qui part du cœur ne saurait être néfaste pour les êtres que l’on chérie.

Enfin, je te propose une petite bibliothèque pour détailler le sujet avec des illustres auteurs/autrices :

  • William Sears, auteur de l’expression « attachment parenting » (théoricien du maternage proximal de son état)
    « Élever son enfant… autrement », de Catherine Dumonteil-Kremer
  • « Ne pleure plus bébé! » de Claude Suzanne Didierjean-Jouveau

C’était intense ! Ce fut le premier article… Il est très fourni en informations, et je vais détailler la plupart des notions par la suite, de manière plus courte.

J’espère sincèrement que cela t’aura plu. Laisse un commentaire si tu veux avoir des précisions sur un sujet ou l’autre : je peux aisément te répondre et rédiger un nouvel article pour éclairer tes interrogations, et ainsi entretenir ta curiosité.

Allaitement·Éducation bienveillante·Communication Non-Violente·Maternage proximal

Présentation

Bonjour, Bonsoir !

Ça y est: Je me lance.

Je n’ai qu’une hâte, c’est de partager l’immense masse d’informations et de perspectives qui ont été amenées par ma maternité.

J’utilise le terme de « curiosité » étant donné qu’autour de la parentalité, s’en viennent des tonnes de questions. Tout prend une dimension majeure. Alors pour faire face à cette horde de questionnements et à ces inquiétudes, je vais proposer quelques éléments qui vont être les plus éclairant possibles (et être disponible personnellement).

La curiosité n’est jamais malsaine. Si elle est insatiable, comme la mienne, nous avons l’opportunité d’apprendre toujours plus.

En effet, avant même de devenir mère, je suis une passionnée d’éducation et de psychologie de l’enfant.

J’ai commencé à dévorer les ouvrages et le visionnage de documentaires sur ces sujets depuis que j’ai 18 ans. Cependant, ces dernières années, nous avons la chance de voir se développer des connaissances concernant les neurosciences de l’éducation, et donc les méthodes éducatives.

C’est donc vers la parentalité positive, sous-tendue par la discipline positive et l’éducation bienveillante, et le maternage que s’orienteront les articles.

En outre, je suis une maman allaitante, passionnée par le sujet. Alors je pourrais distiller certains conseils et proposer des ressources afin d’informer et de soutenir les lecteur/trice.s.

Hep toi, celle qui donne le biberon: reste! Il n’y a ici aucun jugement. Tu vas voir. 🙂

–> Puisque qui dit bienveillance en éducation, sous-entend le développement de la communication non violente.

Mon objectif, c’est de fournir des petites clefs bien utiles dans ton quotidien, cher.e.s visiteur.se.s.

Il y a d’autres sujets qui me passionnent: l’écologie, la décroissante et le minimalisme. Peut-être seront-ils abordés de temps à autre. Au demeurant, cela plante un peu plus le décor de ce qui structure mon existence. Avec beaucoup de sourires et de passions.

On fait un bout de chemin ensemble ?

Laisse des commentaires dès que l’envie se faire sentir: j’ai pour optique un blog très interactif.

A bientôt ! 😁