Maternage proximal

Tu vas en faire un « bébé-bras »!

Oui, puisque c’est un bébé et qu’il ne se déplace pas seul !

Porter son bébé, tu l’as vécu ou tu vas le vivre. « Mon bébé ne se sent bien que si on le porte ». C’est vrai, et c’est parce que cela répond à tous ses besoins de sécurité.
Petit d’humain n’a pas beaucoup d’autonomie (c’est peu dire) et ses soins dépendent uniquement de ses proches. Sans eux, il ne pourrait pas survivre ! Tout simplement… Il faut donc que le bébé, dans ses capacités innées, puisse adopter un comportement qui lui assure de recevoir l’attention et les soins qui lui sont vitaux.

En plus de cela, le bébé aime vivre de nouvelles expériences (c’est d’ailleurs son job à temps plein !) tout blotti et sécurisé. L’enfant va ainsi être sensibilisé à tout son environnement. C’est une raison de plus pour emmener les petits absolument partout !
Les jeunes parents craignent parfois certaines activités avec un tout petit, mais au contraire, il est tout à fait inutile de se priver. Plus ils vivront de sorties collés à l’adulte, plus ils se sentiront à l’aise dans toutes les situations.

portage

la tête ébouriffée par le vent, en janvier, en balade avec notre équidé !

En outre, le fait de porter les bébés, ce qui est vraiment plus facile avec une écharpe de portage ou un moyen de portage physiologique (attention à vérifier ce que tu souhaites acquérir ! ), apporte de nombreux avantages.
Les bébés portés pleurent moins car ils sont souvent dans un climat de sécurité. Le portage est une aide non négligeable à l’endormissement, et au sommeil dans une phase qui permet d’éviter les pauses respiratoires. Les coliques sont également soulagées par la position regroupée en grenouille ainsi que les mouvements du corps de celui qui porte. Il y a aussi un effet sur la régulation thermique du bébé : celui-ci est réchauffé par la température corporelle de l’adulte. Mais étonnamment, celle-ci s’adapte quand l’enfant a de la fièvre, il y a une régulation thermique qui réduit l’occurrence de déshydratation.

Les bébés portés acquièrent un éveil psychomoteur précoce. Il est étonnant de constater que dans les cultures où le bébé est énormément porté, les enfants marchent plus tôt. Le bébé tient sa tête et acquiert un équilibre grâce à l’expérience des mouvements continuels du/de la porteu.r.se. En effet, puisqu’ils sont exposés à nos mouvements, leurs corps compensent, agissent en réaction et se tonifient.
Ensuite, les bébés ont le crâne souple (heureusement pour les parturientes !). Laisser un bébé posé trop souvent peut engendrer divers problèmes de plagiocéphalie positionnelle.
C’est donc tout bénéf’ de porter son bébé!
Et c’est aussi pratique pour ceux qui s’occupent dudit bébé. Simplement parce qu’un bébé calme, parce qu’il se sent sécurisé, est un gage de sérénité. Il aura moins de pleurs, les inconforts seront amoindris par le mouvement. Et avec un moyen de portage, il n’y a pas de douleur dorsale, et il est possible de TOUT faire avec un bébé en portage.
Porter son bébé, c’est aussi s’assurer un confort à soi-même, pour effectuer tout ce qu’on souhaite qu’il soit effectué (j’ai découvert que le bruit de l’aspirateur est un très bon soporifique !). Et franchement, prendre un repas chaud sans prise de tête, avec juste « un gros ventre » (recouvert d’un tétra !), c’est vraiment relax. On n’a pas « le style », mais on se permet de bien manger tout en remplissant le réservoir affectif du tout-petit. En abordant l’absence de style, oui, on va aux toilettes avec le bébé en portage. On s’y fait… et on troque son style et sa pudeur (je rappelle d’où il vient?!) pour le sommeil du petit ! :-p

Le bébé porté va s’intéresser à tout son environnement et bénéficie d’être à hauteur d’adulte, d’égal à égal. Ce partage d’expérience est une haute valeur ajoutée pour lui. Bien sûr, ce bébé porté aimera ces expériences, mais il appréciera aussi les moments où il est étendu sur une surface plane (rembourrée au début ! ^^), avec des mobiles et des jouets (ou n’importe quoi qui peut se manipuler sans risque !). D’expérience, je sais que ma fille reste étendue à jouer environ 1h30 après son réveil (un bon temps pour se préparer et petit-déjeuner !). Puis elle est portée, fait sa sieste dans l’écharpe (je n’essaie pas de la poser, c’est une perte de temps à mon sens !) et déambule avec moi, jusqu’à sa prochaine période d’éveil actif. Les rythmes du bébé évoluent très rapidement… Ce n’est pas du tout pareil à 1 mois et à 6 mois. Mais j’ai pu voir très clairement que le fait qu’elle soit portée n’influence pas son rythme et qu’il se met en place tout seul.

D’ailleurs, pour préciser pourquoi j’estime cela inutile d’essayer de poser un bébé endormi (s’il se réveille à chaque tentative d’être posé) ou chercher à ce qu’il s’endorme seul… Parce que c’est un jeu où on est souvent perdant ! Le bébé se réveille et montre un inconfort : c’est très explicite. Il veut dormir porté. Alors pourquoi se prendre la tête à tenter de le poser pour qu’il fasse sa sieste dans son lit (si tant est qu’il a un lit… #cododo), alors qu’il peut avoir son quota de sommeil paisible contre l’adulte et que ce dernier peut alors dédier ce temps à faire ce qui lui plaît ?
Les enfants ne restent pas portés pour dormir toute leur vie, ils construisent leurs bases de sécurité grâce auxquelles ils pourront s’autonomiser.
Mais attendre qu’un tout-petit soit autonome dans le sommeil… Il n’est pas programmé pour cela. Alors autant se rappeler que ces périodes de vie sont courtes et profiter de leur chaude respiration contre notre poitrine (oui, elle a 6 mois et je ne peux pas me passer de la position ventrale… J’ai trop aimé ma grossesse et lui sentir le crâne ! ^^).

En portant l’enfant, on connait facilement son rythme et ses signaux expressifs dès leurs prémisses. Cela aide à réagir adéquatement aux besoins sans être d’abord stressé.e par les pleurs d’un enfant qui se sent incompris. En outre, il /elle se fera comprendre très vite. Il y a eu une évidence, dans mon cas, ma fille s’endormait systématiquement après son bain du soir. Et elle n’avait plus de période d’éveil en soirée/début de nuit. Elle avait 4 mois et c’est alors que j’ai pu la poser dans notre lit le soir et elle commence la nuit sans moi (avec des rappels pour les tétées !). J’ai su que je pouvais la déposer car l’absence de réveil prolongé et le fait que mes bruits semblaient la gêner m’ont mis la puce à l’oreille.
Bien sûr chaque bébé est différent, mais dans tous les cas, le portage est recommandé pour endormir l’enfant et l’avoir auprès de soi sans contrainte et sans stress.

Le plus grand combat peut-être d’aller à l’encontre des adages et des propos non-fondés qui sont avancés. C’est parfois usant de se confronter à ces remarques qui mettent en gardent (J’ai fait un petit guide de survie par rapport aux choix que l’on fait, si ça intéresse).
Le principal conseil que je peux fournir c’est de prendre les choses « à la cool ». Parce que le bébé lui, n’est pas dans la confrontation ou l’attente de quoique ce soit. Alors si tu peux aussi te sortir de cela, éviter les comparaisons, et juste vivre avec ton bébé de manière la plus instinctive possible : je te promets du bonheur !

Il y a un inconvénient au portage.
Un seul : Les pantalons qui remontent ! Et sincèrement, j’ai quand même trouvé 4 solutions.

  1. Je n’ai habillé ma fille qu’à partir de ses 4 mois : avant ça, c’était pyjama (assez grand pour ne pas créer de tension). Le must…
  2. Les leggings : c’est élastique et ça ne remonte pas trop.
  3. Les hautes chaussettes (des jambières existent aussi), c’est top pour l’hiver.
  4. Les sarouels : mon favori, le must du must du bébé de 3 mois à la propreté à mon sens. Pourquoi ? Parce que c’est hyper confort, super mignon en style (subjectivité, certes !), les enfants ont énormément d’aisance et la couche n’est pas comprimée. Cela ne remonte pas trop et les élastiques coupent le vent aux jambes et rendent la ceinture hyper agréable. Et enfin : c’est un vêtement qu’ils gardent longtemps ! Un même sarouel peut être porté de 4/5 mois jusqu’à 15/18 mois (vive les élastiques !). L’idéal quand on constate la croissance expresse la première année et la garde-robe monumentale nécessaire en diverses tailles ! Il y a de super créatrices (j’adore choisir tous les éléments d’un vêtement fait à la demande) dont « La maman du p’tit koala ». J’ai craqué sur ce sarouel dernièrement et j’en suis fan ! je tiens à en parler car son contact et ses créations m’ont été fort agréables.

En conclusion : sois cool et garde ton bébé près de ton cœur ! Le portage : c’est la vie ! ❤

Partage, aime, commente : je n’attends que ça que d’interagir. J
Et toi, tu as porté ? Avec quoi ? Comment ?

A très bientôt, pour le pouvoir de la curiosité !

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Allaitement·Éducation bienveillante·Communication Non-Violente·Maternage proximal

C’est vraiment une mode !

Le portage, revenir à l’allaitement (et l’allaitement non écourté), le maternage,  l’éducation bienveillante, la nourriture bio, le minimalisme et l’écologie seraient-ils une simple mode ou un mode de vie ?

Je crois que pas mal de personnes s’investissent dans un domaine, pour découvrir « ce qui va avec » au fur et à mesure.
Est-ce alors une « mode » (qui a un sens péjoratif et sur laquelle je surfe éhontément, alors !) ?

Cela se popularise puisque les moyens de communication nous permettent de partager et d’apprendre d’autres modes de vie. Et si cela semble être à la mode, c’est parce que ce fonctionnement rencontre les aspirations de plus en plus de personnes sceptiques avec les habitudes transmises et le monde que l’on nous propose. Dans les faits, les différentes mouvances sur lesquelles je partage au sein de ce blog rencontrent cette volonté : sortir des schémas et des habitudes pour amener vers une réalité qui donne du sens et de l’harmonie.

Ça fait ésotérique, dis comme cela. Mais dans les faits, l’harmonie est une articulation d’éléments qui sont agréables ensembles.
C’est pour cela qu’un sujet amène vers les autres.

L’éducation bienveillante est un corolaire avec la communication non-violente : avant tout, c’est comprendre la situation, être en empathie avec autrui et proposer des solutions via la coopération.

L’allaitement, le portage et le maternage forment un tout cohérent. Il ravive les fondements évolutifs de notre espèce humaine. Ces pratiques se basent sur l’écoute des besoins de l’enfant et de la sérénité de l’adulte.
En intellectualisant les réactions face aux enfants durant des siècles, les attitudes naturelles ont été perdues de vue. Aujourd’hui, il est nécessaire de sortir des carcans intériorisés pour s’autoriser à agir différemment… et nous rencontrons parfois un peu de résistance (mais des solutions existent, comme je l’évoque dans mon article sur la manière de pouvoir l’acceptation de nos choix).

La remise en question du système économique, le minimalisme et l’agriculture biologique (qu’on oppose à la « conventionnelle » LOL, conventionnelle de quoi ?! La joie des étiquettes et du vocabulaire… Ici pour comprendre la « private joke ») fonctionnent également dans le même sens. Il s’agit de questionner les attitudes développées pendant des générations, afin de retrouver un monde qui fait sens.

De plus en plus d’initiatives citoyennes voient le jour. Parfois, malgré tout, on se sent un peu seul.e dans ce cheminement, car l’entourage proche n’est pas forcément en adéquation avec ce nouveau mode de vie. L’idéal est de garder à l’esprit cette métaphore du colibri, qui m’anime depuis longtemps:

« Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés et atterrés observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes d’eau dans son bec pour les jeter sur le feu. Au bout d’un moment, le tatou, agacé par ses agissements dérisoires, lui dit :

« Colibri ! Tu n’es pas fou ? Tu crois que c’est avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ? » .

 Le colibri lui répondit alors : « Je le sais, mais je fais ma part. »

La légende raconte que chaque animal se sentant alors concerné, « fit sa part », chacun à sa manière et que la forêt fut sauvée. »

 

Pour amener le monde vers un autre fonctionnement, peu importe si d’autres continuent avec plus de poids à faire tourner la roue dans l’autre sens, l’important est de poursuivre son chemin. « Ce sont les petits ruisseaux qui engendrent les grandes rivières ».

En cherchant des illustrations sympa pour le blog, je suis tombée sur un site dans cette mouvance :  http://lesecolohumanistes.fr/

Comme leur nom l’indique, ils promeuvent l’écologie et l’humaniste.
Pour les citer via leur moyen favori :

LesEcoloHumanistes-Definition

 

Ils font des infographies afin d’expliquer les différents enjeux sociaux et ce vers quoi ils espèrent amener le monde, au fur et à mesure.
J’ai trouvé leurs infographies pertinentes, drôles et positives. Tout ce dont on a besoin lorsqu’on veut faire évoluer le monde.
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Je ne sais pas si tou.te.s ceux qui entrent dans une démarche d’allaitement non écourté ou d’éducation bienveillante ont cette intention au départ.
Peut-être n’y a-t-il pas d’autres intentions que de se sentir bien en famille et de fonctionner selon ce qui est agréable pour soi ?!
Mais à partir du moment où l’on n’agit plus comme le « tout-venant », on se heurte aux perceptions d’autrui et souvent, on devient alors un acteur du changement puisqu’on défend une autre manière de vivre. Aussi minimes soient-ils, ces changements amènent à faire grandir le rapport au monde en diversifiant les points de vue.

Dans les faits, l’éducation bienveillante a comme objectif de porter les enfants (et leurs éducateurs) à fonctionner sur un principe de coopération, d’empathie et d’absence de jugement. Il n’est pas illusoire de penser qu’en l’espace de quelques générations, si l’éducation bienveillante continue à se propager (comme je crois que cela sera le cas), il est fort possible que les luttes de pouvoir perdent leur sens. Et sortir de la recherche du pouvoir promet un fonctionnement social bien plus égalitaire, promouvant l’initiative, l’inclusion et la solidarité.

J’ai toujours eu envie de changer le monde. On m’a dit qu’en vieillissant, je me rendrai compte que ce n’était pas possible. Pendant quelques années, je l’ai cru… Et puis je me suis aperçue qu’il n’était nullement nécessaire d’être au pouvoir (ce que je ne souhaitais pas !) pour faire changer les choses. Il suffit de changer soi-même.

Alors, j’ai envie de te dire, à toi, qui fais en sorte que l’enfant puisse exister dans la société, qu’il puisse s’exprimer, qu’il puisse grandir comme un individu à part entière en prenant en compte son développement,

à toi qui te bats pour l’écologie et une autre répartition/utilisation des ressources,

à toi qui communiques avec tes pairs,

Tu plantes des graines et celles-ci finiront par germer ! Merci de fonctionner comme cela.
Le cheminement est pavé d’aléas, mais le fond demeure.

Nos enfants sont l’avenir (ce n’est pas original) et nous pouvons mettre en place des principes qu’ils pourront améliorer.

Alors, à partir du moment où ce mode de pensée est une lame de fond dans la société, non, ce n’est pas une mode !
Mais même si cela l’était : c’est une mode qui laissera des marques indélébiles (comme le jeans pattes d’ef et le mouvement hippie ! :-p ).
C’était la chronique des gens curieux et heureux.
Il y a de quoi être fier.e de soi, on a le droit de se le dire. J

A bientôt, Curieux et heureux (j’espère !) lectrice/lecteur, pour un nouvel article plus informatif à nouveau ! 😉

Maternage proximal

Le maternage proximal

[Pas le temps ou l’envie de lire: tu peux écouter cet article : https://audio.ausha.co/yErxWsYj6Glb.mp3 ]

Une des entrées en matière de ce blog. Puisque je vais y faire référence par la suite, j’aimerais présenter de manière la plus limpide possible le concept de « maternage proximal ».

Tout d’abord, le maternage proximal démarre en se basant sur les principes de l’attachement, théorisés par Bowlby. Ce dernier définit l’attachement comme « un équilibre entre les comportements d’attachement envers les figures parentales et les comportements d’exploration du milieu.» (Bowlby J., Attachement et perte, Paris, PUF, 1978). Ce lien précoce repose sur des fondements biologiques et des propriétés motivationnelles comparables à la satisfaction des besoins primaires, mais indépendant de ceux-ci.

C’est un peu barbare, lu comme ça…

En somme, le petit d’humain va s’attacher à son/ses figure.s parentale.s. grâce au fait que ces dernières vont répondre à ses besoins primaires (manger, être changé… et être RASSURÉ !). Cependant, Harlow (un autre psy/chercheur, dont Bowlby s’est inspiré) a pu démontrer, dans les années 50-60 que l’attachement et la sécurité ne se basaient pas sur le nourrissage, mais bien sur le besoin inné du nourrisson de toucher et de s’accrocher à quelque chose pour le confort émotionnel … le facteur principal de l’attachement n’est pas la nourriture mais le soin et la réceptivité. Une fois que ce lien d’attachement est fondé, l’enfant peut développer harmonieusement des comportements exploratoires de l’environnement (jouer avec ses jeux, tenter de les attraper, se retourner, aller vers des nouveaux objets, etc.). Les enfants, qui ne lisent pas de confiance et d’encouragement dans les attitudes de ses figures d’attachement, vont avoir plus de difficulté à se sentir en sécurité pour explorer le monde. Pourtant, le job de l’enfant, c’est bien ça… explorer. Difficile de remplir cette mission sans se sentir rassurer par un entourage qui l’encourage. C’est donc là que l’attachement prend une dimension motivationnelle.

 

Image de l’expérience d’Harlow pour fonder ses théories évolutionnistes de l’attachement

Il faut ainsi répondre aux besoins du bébé immédiatement lorsqu’il s’exprime. J’y reviendrai largement ultérieurement, mais il est primordial de savoir qu’un enfant ne peut pas comprendre le sens de l’attente (Non, ta vaisselle en cours ou ton repas ne vont pas disparaître, même si ça serait appréciable pour la première !). Cela n’engendre pas un enfant qui deviendra patient, mais un enfant qui va métaboliser du cortisol, l’hormone du stress. Un enfant dont les besoins sont comblés au plus vite ne risque pas de devenir capricieux (contrairement aux vieilles croyances !), mais devenir un enfant serein qui sait qu’il peut compter sur son entourage.

D’ailleurs, la plupart des parents, des mères principalement, n’ont jamais la volonté de faire patienter un enfant qui pleurent ou qui expriment un besoin (le pleur est souvent l’expression tardive du besoin, qui est auparavant signalé par d’autres attitudes). Ce sont les proches qui mettent en tête aux jeunes parents qu’ils ne doivent pas réagir au moindre couinement… Alors que la propension première est de se précipiter.

Le maître-mot du maternage, c’est de s’écouter ! Agis comme ton cœur le dicte, et non comme des phrases d’autrui résonnent.

Les bébés naissent dans un cadre de dépendance extrême. L’humain vient au monde avec un des développements les plus prématurés comparativement aux autres mammifères (la faute à la station debout et à la taille de notre cerveau par rapport aux hanches des femmes, toussa toussa !). Il faudra de nombreuses années pour que l’enfant d’humain acquière un semblant d’autonomie. La survie du bébé dépend uniquement de son entourage, il a ainsi besoin de s’assurer que celui-ci est particulièrement disponible… Comme instinct de survie. C’est la raison pour laquelle le bébé aime être porté, parce qu’il se sent rassurer après avoir passé 9 mois bercé au sein de sa mère. Il est habitué aux bruits internes de sa mère, aux mouvements… et ne connait pas la faim. Il découvre cette sensation dévorante qui lui engendre une douleur indescriptible.

L’allaitement répond à l’ensemble des besoins du bébé : il nourrit et permet à l’enfant de retrouver des odeurs et des bruits familiers. Il devra être pratiqué à la demande, c’est-à-dire, sans intervalle défini entre deux tétées. Un allaitement ne peut fonctionner que si l’enfant stimule assez la lactation, par la succion. C’est un principe très simple : celui de l’offre et de la demande. Plus l’enfant tète, plus il y aura du lait. Encore une fois, je rédigerai un article là-dessus, mais surtout : ferme les écoutilles aux conseils et aux commentaires qui pourraient te faire douter ! Allaite dès les signes d’éveil, allaite quand il est fatigué, allaite la nuit, allaite… sans regarder ta montre et sans compter. Le bébé sait ce dont il a besoin.
C’est déroutant les premiers jours, mais en réalité : le premier mois, tout est déroutant tant pour toi que pour cet enfant (dans cet article: les tuyaux pour gérer ton quotidien et vivre le 4ième trismestre sereinements).

(Je parle beaucoup du nourrisson, dans cet article, mais il en va de même pour le bébé et le bambin. Eh oui, si tu ne le savais pas, un allaitement peut se poursuivre et s’achever sur un sevrage naturel… entre 2 et 7 ans. Va voir, c’est intéressant!

En outre, je parle d’allaitement, car il s’agit de la norme biologique de notre espèce. Si tu biberonnes, cela va dans le même sens. Donne-lui son biberon sans t’inquiéter de ta montre, ton bébé sait de quoi il a besoin.)

Une autre clef du maternage, c’est le portage. Comme énoncé auparavant, le bébé a besoin d’être rassuré. Il est habitué aux mouvements et aux battements du cœur (entre autres). Il n’est donc pas rare qu’un bébé ne soit bien que dans les bras, parce qu’il s’y sent rassuré (et non pas parce qu’il est capricieux, merci Tatie et Tonton des commentaires !). Alors que faire lorsque ton bébé ne veut que tes bras ? Eh bien, le prendre. Super solution efficace à 100% pour avoir un bébé qui se sent bien et qui pleure peu… Cela a été démontré, les bébés portés pleurent bien moins que les bébés qui ne le sont pas.
Aaaah… tu voulais savoir comment gérer ton quotidien avec un bébé dans les bras ? Le portage !
Vraiment, le portage, c’est la VIE !

Tu mets ton bébé dans l’écharpe, dans un sling, ou autre moyen de portage adapté à sa morphologie (donc son âge et son écartement des hanches) et youplaboum : tu as les mains libres et un bébé heureux.
Alors oui, tu vas continuer à te mouvoir comme en fin de grossesse et ton ventre est encore plus haut. Mais ça te donne une excuse pour déléguer la gracieuse tâche de récurer ta baignoire… ou de la postposer (ça change vite de rythme, un tout petit, rien n’est acquis !)

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Sling Ling Ling d’amour; écharpe JPMBB basic; le BB Tai de Babylonia – à ça, tu peux ajouter une inconditionnelle écharpe en sergé tissé de chez Storchenwiege et tu as mes 4 outils, même si je n’utilise plus la JPMBB, elle a été magique pour les 4 premiers mois.

Le portage peut se pratiquer du matin au soir, sans limite de durée, sans se prendre la tête pour tenter de poser ton bébé afin qu’il dorme (il dort sur toi, et souvent bien plus longtemps que posé), soit rassuré et même nourri (si tu deviens un peu aguerrie pour l’allaitement en portage). On apprend à porter en faisant les courses, à manger, en faisant le ménage (et en découvrant que le bruit de l’aspirateur endort la prunelle de tes yeux, si tu as la même chance que moi), en mangeant (en mettant un lange/tetra au-dessus du marmot, non c’est pas classe, oui, c’est pratique !), en allant aux toilettes (il est passé par ton vagin-souvent-, il n’a pas encore de pudeur !)… La seule limite, c’est la douche.

Autre avantage, en portant beaucoup ton bébé, tu vas éviter qu’il développe un problème de type plagiocéphalie (tête plate) et autres « joyeusetés » posturales. Il tiendra aussi plus rapidement sa tête… cela prouve bien que l’humain est FAIT pour être porté. Un crâne malléable n’a pas vocation à être maintenu dans une position.

Ensuite, dans la trousse du maternage, il y a le cododo. La société occidentale en a peur, mais c’est une attitude d’une praticité incroyable : tu allaites allongée et tu te réveilles peu de temps (en fonction de ton anxiété, moi, je m’étais beaucoup renseignée avant d’accoucher, et dès la maternité, j’ai adopté la position de sécurité pour la nuit… et je ne suis jamais restée éveillée durant une tétée de nuit ! :-p Et je n’ai jamais été épuisée comme j’avais pu le lire chez beaucoup de jeunes parents.) et le bébé a aussi besoin d’être rassuré la nuit (les cycles jour/nuit ne sont pas acquis à la naissance). En outre, même si l’on ne partage pas son lit, l’OMS recommande de partager sa chambre avec le bébé pendant 6 mois minimum, afin de prévenir la mort subite du nourrisson.

Je t’invite vraiment à considérer le cododo différemment de ce que la société occidentale veut en faire : une simple pratique logique avec de jeunes enfants. La plupart des peuples moins nantis fonctionnent sur un système de lit commun/chambre partagée. C’est un problème de riches que d’avoir la place pour séparer les parents des enfants durant le sommeil.

Cependant, il y a des règles de sécurité à mettre en place pour le cododo, voici un article très clair sur le sujet : https://naitreetgrandir.com/fr/etape/0_12_mois/viefamille/fiche.aspx?doc=cododo-partage-lit

La crainte du maternage proximal est entretenue par les psy (souvent psychanalystes… !) et les sociologues qui généralisent les cas exceptionnels de relations toxiques et les parents ultra perfectionnistes voire de décès de nourrisson par étouffement. C’est fréquent, à tous les sujets, de décrédibiliser une pratique par des contre exemples violents. Mais n’oublions jamais qu’un cas problématique ne peut pas entacher toutes les recherches et les preuves scientifiques abondant dans le sens de cette pratique. Quelques articles de presse jugent avant même de faire une recherche étayée des choses.

Il ne faut pas oublier que : « Toute vérité franchit trois étapes. D’abord elle est ridiculisée. Ensuite, elle subit une forte opposition. Puis, elle est considérée comme ayant toujours été une évidence. » – Arthur Schopenhauer

Simplement, le maternage proximal rencontre le besoin de retrouver ce qui est inscrit en nous, dans nos cœurs. Ce qui part du cœur ne saurait être néfaste pour les êtres que l’on chérie.

Enfin, je te propose une petite bibliothèque pour détailler le sujet avec des illustres auteurs/autrices :

  • William Sears, auteur de l’expression « attachment parenting » (théoricien du maternage proximal de son état)
    « Élever son enfant… autrement », de Catherine Dumonteil-Kremer
  • « Ne pleure plus bébé! » de Claude Suzanne Didierjean-Jouveau

C’était intense ! Ce fut le premier article… Il est très fourni en informations, et je vais détailler la plupart des notions par la suite, de manière plus courte.

J’espère sincèrement que cela t’aura plu. Laisse un commentaire si tu veux avoir des précisions sur un sujet ou l’autre : je peux aisément te répondre et rédiger un nouvel article pour éclairer tes interrogations, et ainsi entretenir ta curiosité.