Éducation bienveillante·Communication Non-Violente

Le genre, une histoire d’identité ou de société ?

 

« Alors, c’est une fille ou un garçon, que tu attends ? »
« Oh, il est beau ce bébé ! C’est un garçon ? »
« Oh ! Elle est timide, comme toutes les petites filles ! »
« Actif, votre garçon ! Un vrai aventurier ! »
« Alors, ma princesse, tu vas bien ? »

Cela me coûte d’écrire ces phrases. Elles sont à mille lieux de ma conception de l’identité des enfants. Pourquoi ?
C’est pour l’expliquer que j’écris cet article !

Mais d’abord … Je voudrais mettre un contexte :

Eté 2017 : Je fus ravie d’apprendre que j’étais enceinte d’une fille.
J’avais toujours dit que l’important était un enfant en santé, bien sûr.
Alors, pourquoi être réjouie d’avoir un enfant de sexe féminin ?

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Parce que ma vie a toujours été entourée de femmes. Elevée par ma mère, avec ma sœur et ayant toujours des entourages féminins.
J’ai grandi dans l’idée de l’empowerment féminin et dans la lutte contre le patriarcat.
Je pense que j’ai intériorisé le principe selon lequel j’aurais plus de facilités à accompagner une petite fille qu’un garçon, par habitude.

Les semaines passent et je me rendais compte que les gens projetaient énormément de caractéristiques sur ce bébé à naître, juste à cause de son genre présumé.
Cela m’exaspérait totalement. En plus de cela, il n’y avait pas une semaine qui passe sans qu’on me dise : « Oh ! Vous le portez haut ! C’est un garçon ! », « Vu les vêtements que vous achetez, c’est un garçon ! ».
J’avais d’ores et déjà décidé que ma fille serait habillée de manière non genrée. L’idée selon laquelle « elle » pourrait être intersexe ou encore trans me touche alors de plein fouet !
Je refuse d’avoir des attentes précises concernant son individualité en fonction de son genre présumé.
Cela renforça mon envie d’acquérir une majorité de vêtements unisexes bien que je ne me priva pas de garnir sa garde-robe par quelques pièces estimées tantôt plus « fille » ou plus « garçon ».

La suite de la grossesse se poursuivit et je répondis différemment : « Il apparaît que c’est une fille, mais je ne sais pas comme ce bébé se sentira ! ».
Je te le concède, ça laissait perplexe  mes interlocut.rices.eurs, mais cela correspondait à mes valeurs.

Avant d’entrer en matière concernant les stéréotypes de genre,   il est nécessaire de rappeler des termes distincts :

  • Le genre est un ensemble de traits communs à des êtres ou à des choses caractérisant et constituant un type, un groupe, un ensemble.
    Concernant les organes sexuels et la classification selon les deux genres majoritaires, le genre assigné à la naissance est déterminé par l’aspect des organes sexuels à ce moment-là.

 

  • L’orientation sexuelle peut être définie comme « l’attirance durable pour le même sexe que le sien, le sexe opposé ou les deux sexes. On définit ces attirances avec les termes bisexualité, pansexualité, homosexualité et hétérosexualité. On parle parfois d’une cinquième orientation, l’asexualité, qui est la non-attirance sexuelle pour l’autre.»

 

  • « La notion d’identité sexuelle fait référence à l’expérience intime et personnelle de son genre, telle que vécue par chacun. Elle a trait au fait de se sentir femme, homme, les deux, aucun ou autrement, selon où l’on se positionne sur le continuum de l’identité sexuelle. L’identité sexuelle d’une personne peut correspondre ou non au sexe qui lui a été assigné à la naissance, et est fondamentalement différente de l’orientation sexuelle. »

Il n’y a pas de lien direct entre ces notions comme c’est sous-entendu la plupart du temps.
La majeure partie de la population est cis-genre (reconnaît et accepte le genre assigné à la naissance comme étant celui correspondant à soi-même) et hétérosexuelle. La majorité pense alors que les autres déclinaisons ne sont pas totalement légitimes dans leur existence voire ne seraient que des fantaisies ou encore, des pathologies psychiatriques.

Il est nécessaire de savoir que les personnes transgenres ou intersexes ne sont pas atteintes de maladie mentale.
La dysphorie de genre est un mal-être concernant le sentiment d’inadéquation par rapport au genre assigné à la naissance et leur identité de genre. Pour aller plus loin: http://www.infotransgenre.be/m/soins/dysphorie-de-genre/

Tous les « trans » ne vivent pas de dysphorie de genre, ou du moins, pas constamment… Souvent, c’est une période dans leur vie.
Les personnes intersexes également, peuvent vivre avec souffrance cette inadéquation.
L’intersexualité c’est la présence « dans une plus ou moins grande mesure des caractéristiques des deux sexes. Ces conditions intersexuelles peuvent être dues à une anomalie chromosomique ou à une insensibilité à l’action des hormones sexuelles au cours du développement prénatal. Ces conditions intersexuelles sont en partie visibles à la naissance puisque le médecin constate que les organes génitaux présentent une forme inhabituelle. Il est alors difficile de se prononcer à la naissance sur le sexe de l’enfant en fonction de ses organes génitaux. D’autres formes d’intersexualité se manifestent lorsque les hormones sexuelles entrent en action (ou non) lors de la puberté. »

Alors, non ! La Nature  n’a pas prévu 2 sexes/2 genres, qui seraient complémentaires et qui pourraient simplement donner naissance à une progéniture.
Et pourtant, c’est ce que la culture et les dogmes religieux nous enseignent… c’est l’habitude que nous avons.
L’humain aime catégoriser, et souvent, use de classifications manichéennes.

Lorsque l’on se renseigne, on constate aisément qu’il y a une diversité d’expressions : physiquement (présence d’appareils génitaux tant mâle que femelle, à divers niveaux) mais aussi de manière chromosomique, avec les syndromes comme celui de Klinefelter (au lieu de deux chromosomes sexuels, il y a en a 3 : XXY ou XYY) ou celui de Turner (les femmes n’ayant d’un seul chromosome X au lieu des deux habituels).

En réalité, toutes les notions décritent ci-dessus se positionnent le long d’un continuum.

Mais pourquoi est-ce nécessaire d’en prendre conscience ?
Parce que la « féminité » et la « masculinité » sont, de ce fait, des constructions sociales !
Eh non ! Toutes les femmes n’aiment pas le maquillage et les ongles colorés.
Toutes les femmes qui n’apprécient ces derniers éléments ne sont pas hétérosexuelles.
Tous les hommes n’aiment pas les femmes ayant des caractères sexuelles féminins soulignés.
Il y a des hommes, qui ne sentent bien homme, mais qui aiment se maquiller et porter certains vêtements dits « féminins ».

Mais voilà, la société n’aime pas ces nuances.
Alors il y a le terme « androgyne » qui a permis de classer encore les personnes dont le « look » n’est pas typiquement masculin ou féminin.
Les « androgynes » s’habillent tant dans les rayons Homme et Femme.
Certaines personnes peuvent, selon les jours, se sentir plus homme ou femme et adaptent ainsi leur style vestimentaire de manière à se sentir en adéquation avec eux-mêmes, chaque jour.
Autant être claire dès le départ, je considère que les rayons Homme/Femme ou pire, les rayons de jouets Fille/Garçon sont de grandes aberrations de notre société.

Pourquoi ?

Parce que cela propage sempiternellement les stéréotypes de genre !
Qu’est-ce donc ? « Les stéréotypes de genre sont la croyance que certaines aptitudes ou certains traits de personnalité spécifiques aux garçons d’une part, aux filles d’autre part, seraient présents dès la naissance. Avec, comme corollaire, l’idée que le matériel génétique conditionne les uns et les autres à assurer certains rôles dans la société, selon qu’on est né mâle ou femelle. »

Les stéréotypes de genre, c’est croire que « les garçons, c’est turbulent ! » ou que « les filles sont plus timides ! », c’est acheter des vêtements roses avec des paillettes aux filles, pendant que les garçons portent du bleu et des couleurs plus sombres.
C’est couper les cheveux courts d’un enfant parce que sinon, cela fait « fille », alors que l’enfant semble être un garçon.
C’est contraindre les filles à porter des vêtements/chaussures qui bloquent leurs mouvements, parce que c’est joli. J’en profite pour glisser une précaution particulière sur les bandeaux dont sont affublées des petites filles pour marquer leur genre… Car sur un visage de jeune bébé, il semble indispensable que soit détectable le genre assigné à la naissance. Mais, les bandeaux créent des pressions sur le crâne: souvent trop serrés, ils engendrent des maux de tête aux enfants… qui n’ont pas la motricité pour les retirer.
Toutes les femmes qui ont porté des serre-têtes ou des bandeaux savent que ce n’est pas supportable plusieurs heures d’affilés sauf rares modèles. Alors pourquoi contraindre les petites filles avec cela ? Est-ce si important que l’on voit qu’elle a une vulve dans sa couche dès le premier coup d’œil ?

Ce sont des contraintes culturelles qui impactent le développement des enfants, puisqu’ils ne sont plus libres d’agir en tant qu’individu singulier, mais, de prime abord, selon leur genre.

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Tu les vois, les stéréotypes, là ?

Ce qui est problématique, c’est que ce sont les stéréotypes de genre qui créent certains mal-êtres : sans être intersexe ou transgenre, il est tout à fait possible de ne pas se sentir en phase avec les attentes sociales.
Par exemple, les femmes sont censées s’épiler. Sinon, c’est sale/pas féminins/etc. Elles doivent aussi aimer être perchées sur des talons, s’efforcer d’avoir une taille fine, un teint de pêche, du maquillage à minima et dépenser de l’argent en sous-vêtement affriolant.
Quid des personnes de sexe féminin qui ne se sentent pas en phase avec ces injonctions ?
Quid des conditionnements qui engendrent que, sans même se poser de question, on s’épile et on prend en charge certaines tâches quotidiennes ?

Ces mêmes stéréotypes amènent les hommes à croire qu’ils doivent faire passer leur vie professionnelle avant leur famille. Ils devraient aimer les alcools forts et pas des cocktails sucrés (catégorisé « boisson de filles » !).
Les stéréotypes s’immiscent partout : des goûts alimentaires, du choix des vêtements  à la prépondérance de certaines émotions et autres compétences intellectuelles ou motrices.

C’est bien là le problème. En soi, le fait que les petites filles jouent à la poupée avec de la dinette rose n’est pas l’élément clef.
Ce qui est interrogé, c’est le regard que l’on peut poser sur un petit garçon qui en ferait autant. Certains parents vont refuser à leurs enfants des jeux en « inadéquation » avec leur genre, sous prétexte que cela aurait une influence sur leur expression de genre et leur orientation sexuelle.
Or, comme mis en exergue au début de l’article, il n’y a pas de lien direct entre ces notions et le genre assigné à la naissance.

Une autre influence des stéréotypes de genre est l’impact sur la construction de l’estime de soi et le développement.
Par exemple, il a été démontré à plusieurs reprises que les enseignants et les parents n’ont pas les mêmes attentes concernant les résultats scolaires, dépendamment du genre des enfants.
Les sciences seraient perçues comme plus importantes pour les garçons alors que les filles seraient poussées involontairement vers la lecture.
Ainsi, les résultats concordent avec cela : le rapport des enfants concernant les différentes matières est guidé par l’attitude et les attentes des parents mais aussi celles des professeurs.
Pour rappel, comme je l’explique dans mon article « Mais qu’est-ce que c’est que ces mots/maux ? », l’effet Pygmalion est le phénomène selon lequel les attentes d’autrui (parents, professeurs) affectent les performances et/ou l’attitude d’une autre personne (les enfants, les élèves, les étudiants).

Il est étonnant également de constater que les filles réussissent moins bien les tests de géométrie (associée aux mathématiques) que les garçons… pour autant qu’ils soient présentés comme tels.
S’ils sont présentés comme des exercices de dessin, les filles réussissent mieux que les garçons.
La seule évocation des mathématiques engendrent une attitude face à l’exercice engendrant de moindres résultats… Parce que les stéréotypes laissent penser que les filles sont moins douées en math que les garçons.

Il est également clair que les stéréotypes de genre sont intériorisés très jeunes, avant 6 ans, et que qu’ils conditionnement les intérêts futurs des enfants …
Conditionner un enfant est facile et rapide : il suffit de quelques petites phrases semblant anodines.
« Tu ne vas pas pleurer pour ça ! » ; « Ça, c’est pour les filles/garçons ! » ; « Tu aimes vraiment ça ?! (en indiquant quelques choses qui ne semblent pas correspondre au genre de l’enfant).
Et bien sûr, l’exposition à certains types de jouets et aux publicités forment les stéréotypes en l’absence de conscience parentale.
A partir du moment où les enfants sont confrontés à des images laissant penser que seuls les garçons ou les filles peuvent être intéressé.e.s par un jouet, alors ils s’y conforment.
C’est flagrant dans la plupart des catalogues de jouets ou dans les publicités télévisuelles.

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Il est interpellant de constater que les petites filles jouant aux Barbie sont d’avantage touchées par différents troubles liés à l’estime d’elles-mêmes et à la recherche d’avoir un corps plus fin ! Les jeux avec ces poupées mannequin seraient également liés avec l’occurrence de troubles alimentaires et des variations de poids.

D’autres recherches démontrent que la résistance aux stéréotypes déclinent avec l’âge : la crainte de l’exclusion grandit à l’approche de l’adolescence. Les garçons semblent d’ailleurs plus en difficulté à combattre ces stéréotypes.
Mon hypothèse est que l’image véhiculée d’un garçon ayant des « traits féminins » évoque immédiatement sa prétendue homosexualité. Or, l’homosexualité masculine a une perception sociale plus négative que l’homosexualité féminine.
D’une part, l’homosexualité féminine est vectrice de fantasmes sexuels de nombreux hétérosexuels. D’autre part, car l’homosexualité masculine porterait atteinte à la « virilité », surtout dans l’imagination où les rapports sexuels sont scindés par des rôles actifs/passifs.
La perception de l’homosexualité semble dépendante des interprétations effectuées concernant le type de rapport sexuel. Pour être limpide, deux femmes sont perçues comme étant simplement en train de se caresser alors que les hommes en couple pratiquent la sodomie.
L’image sociale de ces pratiques sont tout à fait différentes, l’une étant considérées comme douce alors que l’autre serait brutale.

Faut-il préciser que ce sont des projections hétéronormatives ?
En outre, il s’agit d’amalgame grossier entre identité et orientation sexuelle…


Les stéréotypes de genre influencent également la répartition des rôles dans la société.
Les filles sont conditionnées à être plus désintéressées et soucieuses d’autrui, moins assertives et motivées par le contrôle que les hommes.
Dès lors, les femmes acceptent et ont, objectivement, des rôles de plus bas statuts sociaux, requérant peu d’autorité. Elles sont plus nombreuses que les hommes à être au foyer. Elles tolèrent plus aisément des postes moins rémunérés.
Ce n’est donc pas une invention, notre liberté individuelle est amoindrie par nos conditionnements…
La question est de savoir si nous souhaitons soumettre les enfants à ce type de stéréotypes qui développeront certaines attitudes genrées, comme si celles-ci allaient de soi.

Peut-on encore considérer que les stéréotypes de genre n’ont pas d’impact ? Autant admettre tout de suite que je ne promeus pas ce type de stéréotypes qui amoindrissent la liberté des enfants, mais aussi de tous les individus d’une société.
Combien de femmes ne souffrent-elles pas de ne pas correspondre aux injonctions sociales correspondant à leur genre et se questionnant des raisons de ces différences ?
Combien d’hommes se refusent à certaines pratiques sportives, sous prétexte que ce n’est pas assez masculin ?
Ces cases « féminité » et « masculinité » enferment plus qu’elles n’ouvrent.
Si l’on considère le genre comme un continuum et non comme des classifications dichotomiques, on peut éviter bon nombre de mal-être, notamment chez les personnes non-binaires ou transgenres !
Et comme vu ci-dessus, la perception d’un continuum permettrait à tous les individus d’avoir réellement le choix de s’orienter dans une voie ou dans une autre, sans influence sociale majeure.

 

Les pièges du quotidien

Les jouets genrés sont indiqués dans tous les catalogues. Disney proposera constamment la version garçon et la version fille, tout comme VTech, qui aime tout coloriser en rose ou mauve.
Je mets également en évidence que la taxe rose commence dès l’enfance avec ces jouets « pour filles » plus chers que leur équivalent « pour garçon ».

jouets taxe rose

 

Il en va de même pour les vêtements.
N’as-tu jamais remarqué les inscriptions sur les vêtements fille vs. garçon ?

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Pourquoi les filles sont décrites comme «douces », « mignonnes », « amoureuses », pendant que les garçons s’affaireraient à devenir des « héro » et à être « courageux ».

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Ils sont à peine en âge de se reconnaître dans le miroir qu’on les affuble déjà d’intentions … Et les filles sont nées vénales, c’est connu … !

Il en va de même avec certaines collections de livre qui n’hésitent pas à faire des versions genrées, proposant aux garçons des méthodes pour devenir intelligents, alors que les filles sont guidées pour devenir… belles !

livre sexiste

Pour autant que les parents n’y prennent pas garde, et qu’ils aient une fille, ils se retrouvent avec un intérieur entièrement rose/mauve/blanc.
Tous les jouets présentés dans cette section ont leur version fille en rose/mauve et autres déclinaisons de couleurs douces.
Les petits garçons, eux, ont le droit à toutes les couleurs de l’arc-en-ciel, sauf le rose et le mauve, bien sûr !
Est-ce vraiment utile d’avoir des versions genrées des objets, de peluches et « d’ordinateurs » ?

jouet sexistes
Pourquoi les couleurs sont-elles genrées de cette manière en Occident ?
Que veut-on communiquer à nos enfants en leur démontrant que TOUT le matériel peut être genré ?
De quoi a-t-on peur en mettant des vêtements avec un cœur et du rose à un garçon et en mettant du vert foncé et de l’orange à une fille ?

Globalement, j’ai une réponse concernant le genre des jouets :

jouet fille garçon

Voici un article qui aborde spécifiquement l’aspect genré des jouets : http://www.adequations.org/spip.php?article1911

Cependant, il est nécessaire de pouvoir déconstruire les craintes et les croyances qui nous habitent afin d’offrir une réelle liberté aux futures générations.
Cela implique également que les adultes changent leur rapport aux genres et prêtent attention à leur propos. Des pistes sont disponibles sur ce dernier point dans cet article.

 

Quelles alternatives ?

Cela me semble assez simple : éviter les jouets, les vêtements et les accessoires très genrés.
Par exemple, on peut se passer des poupées maquillées excès et les imageries récurrentes de princesses pour les enfants assignées filles à la naissance. Oui, les princesses Disney propagent les stéréotypes de genre
Il est également possible de ne pas contraindre les enfants assignés garçons dans des jeux de guerre, à l’aise d’armes et autres missiles.

Il y a des alternatives accessibles au sein des jouets neutres : les dinettes, les poupons, les objets simulant le quotidien, les jeux de construction et d’adresse, les jeux de magie et les « labo de petits chimistes ».
Concernant la couleur des jeux, le problème n’est pas tant d’avoir quelques jouets bleu ou rose, mais de n’avoir qu’un panel de couleur, principalement pour les filles.

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Tenue et jouet unisexes

Il est également réducteur de ne pas laisser un enfant porter certains vêtements ou s’adonner à certains jeux sous prétexte que cela ne correspondrait pas à son genre.
Tous les enfants d’environ deux ans développement les jeux d’imitation dans lesquels ils vont pouponner et imiter les tâches quotidiennes.
Par ailleurs, les enfants vont s’amouracher d’héro.ïne et les imiter. Par exemple, pendant que Cars ou Pat Patrouille passionneront une certaine partie, d’autres vont rechercher l’accoutrement d’Elsa (La Reine des Neiges).
Doit-on s’inquiéter qu’un garçon adore cette dernière et veuille porter des robes ?
La réponse est NON ! Cela n’a aucun impact sur son développement … au contraire, c’est le fait de brimer ses jeux qui seraient dévastateurs pour sa créativité.
Regardez cette joie : https://www.youtube.com/watch?v=Jn47eRpqz4A

Il en va de même pour les vêtements : pourquoi ne pas les laisser expérimenter, de manière libre ?
Certains parents ont fait des actions publiques de façon à augmenter l’acceptation sociale de ces possibilités n’ayant aucun autre impact que la remise en question des stéréotypes!

Il est également simple de ne pas acquérir des vêtements qui s’évertuent à caractériser les personnes qui les portent. C’est un message aux fabricants de laisser en rayon les habits dotés d’inscriptions  pleines de préjugés telles que « Amoureuse », « Capricieuse », « séducteur en herbe » et autres (cela vaut aussi pour les adultes, cela dit !). Le boycott est une vraie alternative en tant que consomm’acteur !

Enfin, la question du genre va plus loin.
A l’heure actuelle, de plus en plus de pays reconnaissent l’existence du sexe neutre, noté X. Cependant, certaines ségrégations existent encore sur des aspects aussi triviaux que … les toilettes !
Alors que certains lieux ont des toilettes mixtes (les avions et les trains, par exemple), il est tout à fait possible de se passer de cette ségrégation de manière à ne plus devoir se définir de manière binaire dès le plus jeune âge.

 

L’acceptation de la diversité et la tolérance à la liberté est simple, dans les faits.
Les résistances s’opèrent au sein de certains individus par craintes. Il est alors primordial d’oser se questionner.

 

Bref, c’est l’ensemble de la société occidentale qui a besoin de conscientiser le FAIT que les humaines n’existent pas selon deux genres définis.
Dans nos foyers, il est déjà possible d’accompagner les enfants vers eux-mêmes mais aussi dans la connaissance et l’acception de l’autre tel qu’il/elle/iel (qui est le pronom neutre) est !

J’espère que cet article t’aura permis d’avoir une autre perspective sur la question du genre.
Je sais pertinemment que la question de l’expression de genre est en lien avec la « crainte » de l’homosexualité.
Si l’homophobie est en recrudescence dans certains milieux, elle est aussi mieux acceptée dans d’autres.
Toujours est-il que, souvent, on espère que ça ne soit pas un questionnement pour nos propres enfants.

Il faut savoir que l’homosexualité concerne au moins 10% de la population. Tout comme le genre, il n’y a pas l’hétérosexualité et l’homosexualité, mais bien une diversité d’orientation sexuelle, dont l’asexualité !
Bref, je t’invite à regarder cette vidéo YouTube de Max Bird qui explique avec humour pourquoi l’homosexualité n’est pas contre-nature : https://www.youtube.com/watch?v=Ad5Lxf_kKRU
Je t’invite également à découvrir le travail de Sophie Labelle, aka Assignée Garçon : https://www.facebook.com/assigneegarcon/
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A très bientôt pour un nouvel article qui éveillera ta curiosité !

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