Maternage proximal

Tu vas en faire un « bébé-bras »!

Oui, puisque c’est un bébé et qu’il ne se déplace pas seul !

Porter son bébé, tu l’as vécu ou tu vas le vivre. « Mon bébé ne se sent bien que si on le porte ». C’est vrai, et c’est parce que cela répond à tous ses besoins de sécurité.
Petit d’humain n’a pas beaucoup d’autonomie (c’est peu dire) et ses soins dépendent uniquement de ses proches. Sans eux, il ne pourrait pas survivre ! Tout simplement… Il faut donc que le bébé, dans ses capacités innées, puisse adopter un comportement qui lui assure de recevoir l’attention et les soins qui lui sont vitaux.

En plus de cela, le bébé aime vivre de nouvelles expériences (c’est d’ailleurs son job à temps plein !) tout blotti et sécurisé. L’enfant va ainsi être sensibilisé à tout son environnement. C’est une raison de plus pour emmener les petits absolument partout !
Les jeunes parents craignent parfois certaines activités avec un tout petit, mais au contraire, il est tout à fait inutile de se priver. Plus ils vivront de sorties collés à l’adulte, plus ils se sentiront à l’aise dans toutes les situations.

portage

la tête ébouriffée par le vent, en janvier, en balade avec notre équidé !

En outre, le fait de porter les bébés, ce qui est vraiment plus facile avec une écharpe de portage ou un moyen de portage physiologique (attention à vérifier ce que tu souhaites acquérir ! ), apporte de nombreux avantages.
Les bébés portés pleurent moins car ils sont souvent dans un climat de sécurité. Le portage est une aide non négligeable à l’endormissement, et au sommeil dans une phase qui permet d’éviter les pauses respiratoires. Les coliques sont également soulagées par la position regroupée en grenouille ainsi que les mouvements du corps de celui qui porte. Il y a aussi un effet sur la régulation thermique du bébé : celui-ci est réchauffé par la température corporelle de l’adulte. Mais étonnamment, celle-ci s’adapte quand l’enfant a de la fièvre, il y a une régulation thermique qui réduit l’occurrence de déshydratation.

Les bébés portés acquièrent un éveil psychomoteur précoce. Il est étonnant de constater que dans les cultures où le bébé est énormément porté, les enfants marchent plus tôt. Le bébé tient sa tête et acquiert un équilibre grâce à l’expérience des mouvements continuels du/de la porteu.r.se. En effet, puisqu’ils sont exposés à nos mouvements, leurs corps compensent, agissent en réaction et se tonifient.
Ensuite, les bébés ont le crâne souple (heureusement pour les parturientes !). Laisser un bébé posé trop souvent peut engendrer divers problèmes de plagiocéphalie positionnelle.
C’est donc tout bénéf’ de porter son bébé!
Et c’est aussi pratique pour ceux qui s’occupent dudit bébé. Simplement parce qu’un bébé calme, parce qu’il se sent sécurisé, est un gage de sérénité. Il aura moins de pleurs, les inconforts seront amoindris par le mouvement. Et avec un moyen de portage, il n’y a pas de douleur dorsale, et il est possible de TOUT faire avec un bébé en portage.
Porter son bébé, c’est aussi s’assurer un confort à soi-même, pour effectuer tout ce qu’on souhaite qu’il soit effectué (j’ai découvert que le bruit de l’aspirateur est un très bon soporifique !). Et franchement, prendre un repas chaud sans prise de tête, avec juste « un gros ventre » (recouvert d’un tétra !), c’est vraiment relax. On n’a pas « le style », mais on se permet de bien manger tout en remplissant le réservoir affectif du tout-petit. En abordant l’absence de style, oui, on va aux toilettes avec le bébé en portage. On s’y fait… et on troque son style et sa pudeur (je rappelle d’où il vient?!) pour le sommeil du petit ! :-p

Le bébé porté va s’intéresser à tout son environnement et bénéficie d’être à hauteur d’adulte, d’égal à égal. Ce partage d’expérience est une haute valeur ajoutée pour lui. Bien sûr, ce bébé porté aimera ces expériences, mais il appréciera aussi les moments où il est étendu sur une surface plane (rembourrée au début ! ^^), avec des mobiles et des jouets (ou n’importe quoi qui peut se manipuler sans risque !). D’expérience, je sais que ma fille reste étendue à jouer environ 1h30 après son réveil (un bon temps pour se préparer et petit-déjeuner !). Puis elle est portée, fait sa sieste dans l’écharpe (je n’essaie pas de la poser, c’est une perte de temps à mon sens !) et déambule avec moi, jusqu’à sa prochaine période d’éveil actif. Les rythmes du bébé évoluent très rapidement… Ce n’est pas du tout pareil à 1 mois et à 6 mois. Mais j’ai pu voir très clairement que le fait qu’elle soit portée n’influence pas son rythme et qu’il se met en place tout seul.

D’ailleurs, pour préciser pourquoi j’estime cela inutile d’essayer de poser un bébé endormi (s’il se réveille à chaque tentative d’être posé) ou chercher à ce qu’il s’endorme seul… Parce que c’est un jeu où on est souvent perdant ! Le bébé se réveille et montre un inconfort : c’est très explicite. Il veut dormir porté. Alors pourquoi se prendre la tête à tenter de le poser pour qu’il fasse sa sieste dans son lit (si tant est qu’il a un lit… #cododo), alors qu’il peut avoir son quota de sommeil paisible contre l’adulte et que ce dernier peut alors dédier ce temps à faire ce qui lui plaît ?
Les enfants ne restent pas portés pour dormir toute leur vie, ils construisent leurs bases de sécurité grâce auxquelles ils pourront s’autonomiser.
Mais attendre qu’un tout-petit soit autonome dans le sommeil… Il n’est pas programmé pour cela. Alors autant se rappeler que ces périodes de vie sont courtes et profiter de leur chaude respiration contre notre poitrine (oui, elle a 6 mois et je ne peux pas me passer de la position ventrale… J’ai trop aimé ma grossesse et lui sentir le crâne ! ^^).

En portant l’enfant, on connait facilement son rythme et ses signaux expressifs dès leurs prémisses. Cela aide à réagir adéquatement aux besoins sans être d’abord stressé.e par les pleurs d’un enfant qui se sent incompris. En outre, il /elle se fera comprendre très vite. Il y a eu une évidence, dans mon cas, ma fille s’endormait systématiquement après son bain du soir. Et elle n’avait plus de période d’éveil en soirée/début de nuit. Elle avait 4 mois et c’est alors que j’ai pu la poser dans notre lit le soir et elle commence la nuit sans moi (avec des rappels pour les tétées !). J’ai su que je pouvais la déposer car l’absence de réveil prolongé et le fait que mes bruits semblaient la gêner m’ont mis la puce à l’oreille.
Bien sûr chaque bébé est différent, mais dans tous les cas, le portage est recommandé pour endormir l’enfant et l’avoir auprès de soi sans contrainte et sans stress.

Le plus grand combat peut-être d’aller à l’encontre des adages et des propos non-fondés qui sont avancés. C’est parfois usant de se confronter à ces remarques qui mettent en gardent (J’ai fait un petit guide de survie par rapport aux choix que l’on fait, si ça intéresse).
Le principal conseil que je peux fournir c’est de prendre les choses « à la cool ». Parce que le bébé lui, n’est pas dans la confrontation ou l’attente de quoique ce soit. Alors si tu peux aussi te sortir de cela, éviter les comparaisons, et juste vivre avec ton bébé de manière la plus instinctive possible : je te promets du bonheur !

Il y a un inconvénient au portage.
Un seul : Les pantalons qui remontent ! Et sincèrement, j’ai quand même trouvé 4 solutions.

  1. Je n’ai habillé ma fille qu’à partir de ses 4 mois : avant ça, c’était pyjama (assez grand pour ne pas créer de tension). Le must…
  2. Les leggings : c’est élastique et ça ne remonte pas trop.
  3. Les hautes chaussettes (des jambières existent aussi), c’est top pour l’hiver.
  4. Les sarouels : mon favori, le must du must du bébé de 3 mois à la propreté à mon sens. Pourquoi ? Parce que c’est hyper confort, super mignon en style (subjectivité, certes !), les enfants ont énormément d’aisance et la couche n’est pas comprimée. Cela ne remonte pas trop et les élastiques coupent le vent aux jambes et rendent la ceinture hyper agréable. Et enfin : c’est un vêtement qu’ils gardent longtemps ! Un même sarouel peut être porté de 4/5 mois jusqu’à 15/18 mois (vive les élastiques !). L’idéal quand on constate la croissance expresse la première année et la garde-robe monumentale nécessaire en diverses tailles ! Il y a de super créatrices (j’adore choisir tous les éléments d’un vêtement fait à la demande) dont « La maman du p’tit koala ». J’ai craqué sur ce sarouel dernièrement et j’en suis fan ! je tiens à en parler car son contact et ses créations m’ont été fort agréables.

En conclusion : sois cool et garde ton bébé près de ton cœur ! Le portage : c’est la vie ! ❤

Partage, aime, commente : je n’attends que ça que d’interagir. J
Et toi, tu as porté ? Avec quoi ? Comment ?

A très bientôt, pour le pouvoir de la curiosité !

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Allaitement·Éducation bienveillante·Communication Non-Violente·Maternage proximal

C’est vraiment une mode !

Le portage, revenir à l’allaitement (et l’allaitement non écourté), le maternage,  l’éducation bienveillante, la nourriture bio, le minimalisme et l’écologie seraient-ils une simple mode ou un mode de vie ?

Je crois que pas mal de personnes s’investissent dans un domaine, pour découvrir « ce qui va avec » au fur et à mesure.
Est-ce alors une « mode » (qui a un sens péjoratif et sur laquelle je surfe éhontément, alors !) ?

Cela se popularise puisque les moyens de communication nous permettent de partager et d’apprendre d’autres modes de vie. Et si cela semble être à la mode, c’est parce que ce fonctionnement rencontre les aspirations de plus en plus de personnes sceptiques avec les habitudes transmises et le monde que l’on nous propose. Dans les faits, les différentes mouvances sur lesquelles je partage au sein de ce blog rencontrent cette volonté : sortir des schémas et des habitudes pour amener vers une réalité qui donne du sens et de l’harmonie.

Ça fait ésotérique, dis comme cela. Mais dans les faits, l’harmonie est une articulation d’éléments qui sont agréables ensembles.
C’est pour cela qu’un sujet amène vers les autres.

L’éducation bienveillante est un corolaire avec la communication non-violente : avant tout, c’est comprendre la situation, être en empathie avec autrui et proposer des solutions via la coopération.

L’allaitement, le portage et le maternage forment un tout cohérent. Il ravive les fondements évolutifs de notre espèce humaine. Ces pratiques se basent sur l’écoute des besoins de l’enfant et de la sérénité de l’adulte.
En intellectualisant les réactions face aux enfants durant des siècles, les attitudes naturelles ont été perdues de vue. Aujourd’hui, il est nécessaire de sortir des carcans intériorisés pour s’autoriser à agir différemment… et nous rencontrons parfois un peu de résistance (mais des solutions existent, comme je l’évoque dans mon article sur la manière de pouvoir l’acceptation de nos choix).

La remise en question du système économique, le minimalisme et l’agriculture biologique (qu’on oppose à la « conventionnelle » LOL, conventionnelle de quoi ?! La joie des étiquettes et du vocabulaire… Ici pour comprendre la « private joke ») fonctionnent également dans le même sens. Il s’agit de questionner les attitudes développées pendant des générations, afin de retrouver un monde qui fait sens.

De plus en plus d’initiatives citoyennes voient le jour. Parfois, malgré tout, on se sent un peu seul.e dans ce cheminement, car l’entourage proche n’est pas forcément en adéquation avec ce nouveau mode de vie. L’idéal est de garder à l’esprit cette métaphore du colibri, qui m’anime depuis longtemps:

« Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés et atterrés observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes d’eau dans son bec pour les jeter sur le feu. Au bout d’un moment, le tatou, agacé par ses agissements dérisoires, lui dit :

« Colibri ! Tu n’es pas fou ? Tu crois que c’est avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ? » .

 Le colibri lui répondit alors : « Je le sais, mais je fais ma part. »

La légende raconte que chaque animal se sentant alors concerné, « fit sa part », chacun à sa manière et que la forêt fut sauvée. »

 

Pour amener le monde vers un autre fonctionnement, peu importe si d’autres continuent avec plus de poids à faire tourner la roue dans l’autre sens, l’important est de poursuivre son chemin. « Ce sont les petits ruisseaux qui engendrent les grandes rivières ».

En cherchant des illustrations sympa pour le blog, je suis tombée sur un site dans cette mouvance :  http://lesecolohumanistes.fr/

Comme leur nom l’indique, ils promeuvent l’écologie et l’humaniste.
Pour les citer via leur moyen favori :

LesEcoloHumanistes-Definition

 

Ils font des infographies afin d’expliquer les différents enjeux sociaux et ce vers quoi ils espèrent amener le monde, au fur et à mesure.
J’ai trouvé leurs infographies pertinentes, drôles et positives. Tout ce dont on a besoin lorsqu’on veut faire évoluer le monde.
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Je ne sais pas si tou.te.s ceux qui entrent dans une démarche d’allaitement non écourté ou d’éducation bienveillante ont cette intention au départ.
Peut-être n’y a-t-il pas d’autres intentions que de se sentir bien en famille et de fonctionner selon ce qui est agréable pour soi ?!
Mais à partir du moment où l’on n’agit plus comme le « tout-venant », on se heurte aux perceptions d’autrui et souvent, on devient alors un acteur du changement puisqu’on défend une autre manière de vivre. Aussi minimes soient-ils, ces changements amènent à faire grandir le rapport au monde en diversifiant les points de vue.

Dans les faits, l’éducation bienveillante a comme objectif de porter les enfants (et leurs éducateurs) à fonctionner sur un principe de coopération, d’empathie et d’absence de jugement. Il n’est pas illusoire de penser qu’en l’espace de quelques générations, si l’éducation bienveillante continue à se propager (comme je crois que cela sera le cas), il est fort possible que les luttes de pouvoir perdent leur sens. Et sortir de la recherche du pouvoir promet un fonctionnement social bien plus égalitaire, promouvant l’initiative, l’inclusion et la solidarité.

J’ai toujours eu envie de changer le monde. On m’a dit qu’en vieillissant, je me rendrai compte que ce n’était pas possible. Pendant quelques années, je l’ai cru… Et puis je me suis aperçue qu’il n’était nullement nécessaire d’être au pouvoir (ce que je ne souhaitais pas !) pour faire changer les choses. Il suffit de changer soi-même.

Alors, j’ai envie de te dire, à toi, qui fais en sorte que l’enfant puisse exister dans la société, qu’il puisse s’exprimer, qu’il puisse grandir comme un individu à part entière en prenant en compte son développement,

à toi qui te bats pour l’écologie et une autre répartition/utilisation des ressources,

à toi qui communiques avec tes pairs,

Tu plantes des graines et celles-ci finiront par germer ! Merci de fonctionner comme cela.
Le cheminement est pavé d’aléas, mais le fond demeure.

Nos enfants sont l’avenir (ce n’est pas original) et nous pouvons mettre en place des principes qu’ils pourront améliorer.

Alors, à partir du moment où ce mode de pensée est une lame de fond dans la société, non, ce n’est pas une mode !
Mais même si cela l’était : c’est une mode qui laissera des marques indélébiles (comme le jeans pattes d’ef et le mouvement hippie ! :-p ).
C’était la chronique des gens curieux et heureux.
Il y a de quoi être fier.e de soi, on a le droit de se le dire. J

A bientôt, Curieux et heureux (j’espère !) lectrice/lecteur, pour un nouvel article plus informatif à nouveau ! 😉