Communication Non-Violente

Et si nous revenions à nos besoins !

Bam! Bam! Bam!

Voici l’Acte 3 de la communication non-violente : l’expression et l’importance des besoins

Pour retrouver les actes précédents:

  1. En préambule, l’introduction
  2. L’acte 1 : l’observation
  3. L’acte 2 : l’expression des sentiments

cnv-bonnhomme
Après avoir détaillé l’observation et l’expression des sentiments, j’en arrive au sujet sensible. Ce qui est caché tout au fond de nous… Enfin pour la plupart des adultes.
Et pourquoi juste des adultes ?
L’enfant naît avec une capacité inestimable pour sa survie : réagir en fonction de ses besoins fondamentaux. Les tout premiers mois, ce n’est d’ailleurs pas très élaboré :

  • le besoin de sécurité + cohérence (cadre de vie harmonieux et stable)
  • le besoin de se nourrir (d’être nourri, forcément)
  • le besoin de dormir (les rythmes des enfants évoluent à toute vitesse et leurs expressions diffèrent d’un enfant à l’autre)
  • le besoin d’être propre

 

Les parents, dans la prime enfance, sont responsables de la satisfaction de l’ensemble des besoins. Au fur et à mesure, l’enfant va devenir capable de répondre à ses besoins. Ces apprentissages et acquisition requièrent un accompagnement de la part de l’adulte.
Cependant, très vite, le petit être humain est conditionné à minimiser l’expression et la satisfaction des besoins.
Par exemple, à l’école, il est demandé aux enfants d’attendre lorsqu’ils ont faim ou lorsqu’ils doivent soulager leur vessie. Il est également convenu que les enfants travaillent seul, sans bavarder et son évaluer de manière à être comparés les uns aux autres.
De manière plus ou moins flagrante, il est demandé à la plupart des enfants de brimer leurs besoins. De plus, les sentiments suscités par l’insatisfaction desdits besoins ne doivent pas être bruyants.
Il est étonnant, tout de même, de constater que les adultes aient conscience que certains besoins monopolisent  les enfants plus que d’autres activités (que ce soit des activités manuelles ou des cours). Cependant, les rythmes scolaires classiques ne répondent pas à cela… et la vie des enfants dans un monde d’adultes, non plus! La dernière heure de la matinée et les vendredis après-midi ne sont pas des créneaux horaires où les enfants sont disponibles pour l’apprentissage, car ils ont faim ou ont besoin de se dépenser. Et que dire d’un enfant émotionnellement chargé qui revient chez lui, entouré de parents fatigués. Comment sont reçues ses manifestations émotionnelles?

L’école n’est pas la structure « fautive » ni les parents en tant que tels. Les parents et toutes les structures éducatives considèrent que le développement de l’autonomie de l’enfant se coordonne avec la capacité à faire taire les besoins. Surtout à partir du moment où l’enfant s’exprime à « grand bruit », aux alentours de 2 ans (voir mon article sur le « terrible two »).

A force d’être confronté à cette contradiction, la détection naturelle des besoins s’efface graduellement et est remplacée/masquée par l’expression des désirs (d’autant plus dans la société consumériste dans laquelle nous évoluons).

Par exemple, il est fréquent d’entendre un enfant demander un gâteau peu de temps avant le repas. Il s’avère qu’il a faim. Il y a fort à parier que si on lui propose un morceau de pain, il s’en satisfera. La demande du gâteau est une stratégie pour satisfaire sa faim. Le morceau de pain est une stratégie alternative.
Faudrait-il faire patienter l’enfant ?
Cela dépend du délais jusqu’à ce que la préparation du repas soit achevée…
D’ailleurs, je voudrais juste savoir ce que tu fais lorsque tu prépares le repas et que tu as faim ?
Personnellement, je grignote quelques morceaux de légumes destinés à mon plat, je croque des cornichons ou autre.
L’enfant n’a pas ce choix… Il est soumis à la volonté de l’adulte sur le moment et les aliments à déguster.

Comme proposé dans mon article sur la présentation de la discipline positive, je te remets à disposition la grille des besoins cachés pour les enfants :

grille besoins cachés Jane Nelsen

Petit, l’enfant n’est pas à même de mettre des mots sur ses émotions et ses besoins. C’est la raison pour laquelle l’adulte a comme rôle de l’accompagner et de verbaliser ces sentiments. Adultes et enfants ont besoin d’empathie afin de se livrer à ces expressions et décodage émotionnel.

Dans un exemple concernant les adultes, je t’invite à te figurer une fin de journée chargée. Que souhaites-tu faire ?
Peut-être simplement te reposer dans le canapé avec un livre ? D’autres préfèrent regarder la télévision ou encore jouer à un jeu vidéo sur mobile, sur console ou sur ordinateur.
Toutes ces activités sont des stratégies pour remplir un besoin que ce soit le repos, le calme, l’amusement, la détente, …
Il faut bien différencier besoins et envies :

  • les besoins sont définis par Marshall Rosenberg comme :
    • Universels (communs à tous les êtres humains) ;
    • ils nous mobilisent pour agir dans le sens qui nous font croître ;
    • ils sont indépendants de tout contexte. Notamment, ils ne sont attachés :
      • ni à une personne en particulier,
      • ni à un objet,
      • ni à une action,
      • ni à une situation particulière ;
    • il y a un nombre infini de manières de les satisfaire. M. Rosenberg appelle « stratégies » les actions que l’on met en œuvre pour les satisfaire.

(source exacte : https://www.reseau-canope.fr/savoirscdi/fileadmin/fichiers_auteurs/cdi_outil_pedagogique/conduire_projets/Charlie_et_compagnie/CNV1.pdf)

 

  • Les envies/désirs sont multiples et très diversifiés. Elles sont des stratégies pour combler le besoin insatisfait.

 

Marshall Rosenberg (fondateur de la CNV), dans son livre : « les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs) », offre une classification en 7 catégories de besoins (parfois 9, mais ce sont juste des catégories différentes, pas le contenu qui en est modifié). Il ne s’agit pas d’une classification pyramidale (comme présenté par Maslow), mais d’une coexistence de ces besoins :

Autonomie

  • Choisir nos rêves, nos buts, nos valeurs et déterminer une/des stratégies pour les accomplir

Exemple : Je rêve de devenir une actrice des réseaux alternatifs. Comment (quelle stratégie utiliser) ? Je peux être bénévole, participer à un potager collectif, intégrer une association de glanage et cuisine pour les plus démunis, je peux changer mes modes de consommation, etc. Les stratégies sont très nombreuses !

Célébration

  • Célébrer la vie et la réalisation de nos rêves

Cela veut dire reconnaître le chemin parcouru, mais aussi le chemin pendant que l’on y est. C’est reconnaître la joie d’agir comme on le fait au moment où l’on est engagé dans l’action.
L’humain a été conditionné à « ne pas se réjouir trop tôt ». De même, sous couvert d’humilité, il est de bon ton de tempérer ses réussites au lieu de les partager (un vrai partage qui cherche à amener de la joie et de l’espoir chez autrui, et non à créer un comparatif).
Il semble que l’humain ait l’impression d’être « pris en tort » lorsqu’autrui parvient à agir d’une autre manière. Il se produit une comparaison négative qui engendre un sentiment de malaise. Dans le cas où la célébration de quelqu’un engendre de telles réactions de malaise, je ne peux que suggérer une introspection. En effet, qu’est-ce que cette réussite suscite chez moi ? Et que cachent ses émotions ? Quels sont mes besoins non-satisfaits qui s’expriment par rapport à l’expression de cette réussite ?

  • Mais aussi, célébrer les pertes : la perte des êtres proches, la non-réalisation de nos rêves, etc. (le deuil).

Il s’agit de rites/rituels permettant le passage vers un autre état. Cela permet de participer activement à l’acceptation des situations  «tristes » et de s’engager dans une nouvelle vie sans ce qui a été perdu (et sans considérer que plus rien n’a de sens à cause de cette perte, par exemple).

Intégrité

  • Authenticité = être vrai.e avec soi-même et les autres, avoir la capacité de s’écouter et de se faire entendre
  • Créativité = Innovation, invention, possibilité de développer des réponses originales
  • Sens = ce qui nous anime et forme une cohérence dans la vie
  • Estime de soi = attitude intérieure  qui  consiste  à  se  dire  qu’on  a  de  la  valeur,  qu’on  est  unique  et    C’est  se  connaître  et  s’aimer  comme  on  est  avec  ses  qualités  et  ses  limites.  C’est  s’apprécier  et  s’accepter comme on est. (Source : http://www.acsm-ca.qc.ca/assets/99-estime-de-soi.pdf)

 

Interdépendance

  • Acceptation, par l’autre, de ce que nous sommes dans notre authenticité
  • Appréciation et attachement
  • Proximité tant mentale que physique (le rôle de l’ocytocine est majeure dans le sentiment de bien-être et cette hormone est notamment libérée lors du contact physique)
  • Communauté, plus précisément, faire partie de… Être au sein d’un réseau
  • Considération, par et pour l’autre
  • Contribution à l’enrichissement de la vie, afin de donner du sens à son existence
  • Sécurité émotionnelle
  • Empathie, envers soi et pour l’autre
  • Honnêteté, parler avec … dans la mesure où cela sert la relation
  • Amour, pour soi et pour l’autre
  • Réassurance afin d’avoir la possibilité d’être entendu, compris et pris en compte
  • Respect, où le fait de traiter soi-même et autrui avec égard et en conférant de l’estime
  • Soutien, par et pour autrui
  • Confiance dans l’autre
  • Compréhension mutuelle

 

Nourriture sur le plan physique

  • Air (ça fonctionne mieux avec que sans 😉 )
  • Nourriture
  • Mouvement, exercice (C’est un besoin du corps, réellement !)
  • Protection contre les formes de vie menaçantes : virus, bactéries, insectes, animaux prédateurs
  • Repos (essayer donc de vivre sans dormir…)
  • Expression sexuelle (dans le sens de la reproduction, nécessaire à la survie de l’espèce, mais c’est un besoin que j’estime biaisé… L’être humain n’étant pas sujet aux instincts)
  • Abri
  • Toucher
  • Eau (ou lait, en fonction de l’âge !)

Jeu

  • Amusement
  • Rire

Communion d’esprit

  • Beauté, ou plutôt esthétisme, régularité, symétrie
  • Harmonie
  • Inspiration
  • Ordre
  • Paix

 

La talentueuse dessinatrice Art-Mella a créé une fiche des besoins, possible à télécharger gratuitement, qui peut être utile à imprimer pour l’avoir à vue lorsqu’on cherche à s’exprimer avec justesse. Les besoins ne sont pas toujours exprimer sous les mêmes termes que ci-dessus, mais cela se rejoint grandement. Cette dessinatrice a un niveau pédagogique merveilleux : https://conscience-quantique.com/boutique/index.php?id_product=33&controller=product

Les listes de besoins ne sont ni exhaustives ni définitives. Elles sont des bases qui permettent de débuter dans la connaissance de soi. En outre, la prise de conscience de ses besoins (et donc qu’autrui en a aussi) engendre des compétences pour mettre en place des relations de qualité.
Dans l’objectif de la CNV, tout est fait pour être au service de la relation !

 

« Mieux nous parviendrons à associer nos sentiments à nos besoins, mieux l’autre pourra y répondre avec empathie. » Marshall Rosenberg

 

Mais comment distinguer les besoins cachés derrière nos sentiments ?
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Certains parviennent avec aisance à pointer ce dont ils ont besoin/ce qu’ils aiment vivre (qui est une perception plus agréable). Une fin de journée implique clairement un besoin de repos/de divertissement/de jeu/…
Pour d’autres, ce sont les expressions émotionnelles et les sentiments qui prennent le pas.

Afin de cibler le besoin derrière une réaction émotionnelle ou un sentiment, il s’avère utile de se « distancer » de son propre corps.
Comme si on s’observait d’en haut, regardant notre personne évoluer dans le contexte qui engendre les sentiments. Le but est de constater la situation sans émettre de commentaire.
Par exemple :

  1. Subjectivité : A « Quand je suis arrivée, il (B) était affalé sur le canapé et n’a même pas levé les yeux vers moi ! Comme j’étais transparente ! ».
  2. Objectivité : « Quand je suis rentrée, il était assis sur le canapé et ne m’a pas regardé. »

Effectuer un constat objectif n’a absolument pas pour ambition d’ignorer les manifestations émotionnelles. Il s’agit d’envisager la situation sous un angle neutre, où les deux protagonistes ne versent pas dans le jugement. Les sentiments sont des indicateurs d’un besoin insatisfait, dans le cas présenté : le sentiment d’être blessée et déçue. En somme, il s’agit de déclinaisons de la tristesse.

Une question simple peut faire émerger ce qui manque dans sa vie ou, en rapport avec l’exemple, dans sa relation à l’autre : « Qu’aimerais-tu vivre et que tu ne vis pas actuellement ? ». La liste des besoins peut aider à répondre à cette question, si la réponse ne survient pas spontanément.
En l’occurrence, A pourrait répondre : la considération et l’harmonie, ou encore le besoin de proximité mentale.
On peut estimer que la A souhaite satisfaire ses besoins grâce à B… Mais B ne démontre pas les attitudes attendues par A.

 

Où se situent les points de discorde ?

Une fois qu’on est capable de distinguer les besoins des envies, qu’on sait détecter le besoin caché derrière le sentiment, il est possible de se pencher sur ce qui anime les points de discordance.
Les conflits naissent bien souvent des attitudes et comportements (=les stratégies pour remplir le besoin) et non au niveau des besoins (communs à tous les êtres humains).
C’est un lieu-commun de suggérer que la communication est ce qui permet d’être compris de l’autre et de parvenir à une relation où les protagonistes peuvent s’épanouir.
Seulement, dans un quotidien classique, il n’est pas rare d’être bousculé par des automatismes qui masquent cet objectif d’épanouissement mutuel.
La CNV a cette vertu : faire ressortir ce qui est important pour soi, et pour l’autre, dans le but de mettre en œuvre des décisions offrant à chacun la satisfaction de ses besoins.
Si l’on ne dit pas ouvertement ce dont nous avons besoin pour être satisfait, nous entretenons/accumulons de la rancœur envers l’autre puisqu’il n’est pas en mesure de répondre adéquatement à nos attentes.

 

En outre, il faut bien distinguer le besoin des éventuelles stratégies qui peuvent être mises en place pour le combler. Il y a des abus de langage courant. Par exemple : « J’ai besoin de toi ».
En réalité, les besoins sont déconnectés des personnes. Ils sont en tant que tels : le besoin d’attachement (à qui que ce soit, l’humain en a besoin).
Dans cette exemple « J’ai besoin de toi », il s’agit d’une demande (prochain article sur la CNV) : A souhaite que B soit présent dans sa vie d’une manière que seul A peut expliquer.
En lieu et place de cette phrase, il conviendrait de ra son besoin de connexion. Ensuite, il est possible d’effectuer la demande : « Est-ce possible de passer du temps avec moi ? » ou « Peut-on se téléphoner d’avantage ? » ou encore « Est-ce que tu peux être disponible à tel moment ? ». Ces différentes demandes sont des propositions de stratégies pour satisfaire le besoin de connexion.
Bien que la formulation puisse sembler plus lourde voire périlleuse dans un premier temps, il s’avère que la différenciation entre besoin et demande est indispensable. Grâce à cette méthode, il est possible de cibler des stratégies variées et de cibler celles qui combleront les deux (ou plus) protagonistes.
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« A partir du moment où les gens parlent de leurs besoins plutôt que des torts des autres, il devient beaucoup plus facile de trouver des moyens de satisfaire tout le monde. » Marshall Rosenberg

A partir du moment où le besoin est identifié, il est temps d’effectuer la demande qui permet de remplir ce qui nous apporte de la joie.

La formulation de la demande sera le thème du prochain article CNV !

Je te souhaite de l’éclaircissement après la lecture de cette publication et espère te revoir pour la suite des aventures.

A très vite, Lect.rice/eur curieu.se.x.

« Quand on est curieux, on trouve de nombreuses choses intéressantes à faire ! » Walt Disney

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Maternage proximal

Tu vas en faire un « bébé-bras »!

Oui, puisque c’est un bébé et qu’il ne se déplace pas seul !

Porter son bébé, tu l’as vécu ou tu vas le vivre. « Mon bébé ne se sent bien que si on le porte ». C’est vrai, et c’est parce que cela répond à tous ses besoins de sécurité.
Petit d’humain n’a pas beaucoup d’autonomie (c’est peu dire) et ses soins dépendent uniquement de ses proches. Sans eux, il ne pourrait pas survivre ! Tout simplement… Il faut donc que le bébé, dans ses capacités innées, puisse adopter un comportement qui lui assure de recevoir l’attention et les soins qui lui sont vitaux.

En plus de cela, le bébé aime vivre de nouvelles expériences (c’est d’ailleurs son job à temps plein !) tout blotti et sécurisé. L’enfant va ainsi être sensibilisé à tout son environnement. C’est une raison de plus pour emmener les petits absolument partout !
Les jeunes parents craignent parfois certaines activités avec un tout petit, mais au contraire, il est tout à fait inutile de se priver. Plus ils vivront de sorties collés à l’adulte, plus ils se sentiront à l’aise dans toutes les situations.

portage

la tête ébouriffée par le vent, en janvier, en balade avec notre équidé !

En outre, le fait de porter les bébés, ce qui est vraiment plus facile avec une écharpe de portage ou un moyen de portage physiologique (attention à vérifier ce que tu souhaites acquérir ! ), apporte de nombreux avantages.
Les bébés portés pleurent moins car ils sont souvent dans un climat de sécurité. Le portage est une aide non négligeable à l’endormissement, et au sommeil dans une phase qui permet d’éviter les pauses respiratoires. Les coliques sont également soulagées par la position regroupée en grenouille ainsi que les mouvements du corps de celui qui porte. Il y a aussi un effet sur la régulation thermique du bébé : celui-ci est réchauffé par la température corporelle de l’adulte. Mais étonnamment, celle-ci s’adapte quand l’enfant a de la fièvre, il y a une régulation thermique qui réduit l’occurrence de déshydratation.

Les bébés portés acquièrent un éveil psychomoteur précoce. Il est étonnant de constater que dans les cultures où le bébé est énormément porté, les enfants marchent plus tôt. Le bébé tient sa tête et acquiert un équilibre grâce à l’expérience des mouvements continuels du/de la porteu.r.se. En effet, puisqu’ils sont exposés à nos mouvements, leurs corps compensent, agissent en réaction et se tonifient.
Ensuite, les bébés ont le crâne souple (heureusement pour les parturientes !). Laisser un bébé posé trop souvent peut engendrer divers problèmes de plagiocéphalie positionnelle.
C’est donc tout bénéf’ de porter son bébé!
Et c’est aussi pratique pour ceux qui s’occupent dudit bébé. Simplement parce qu’un bébé calme, parce qu’il se sent sécurisé, est un gage de sérénité. Il aura moins de pleurs, les inconforts seront amoindris par le mouvement. Et avec un moyen de portage, il n’y a pas de douleur dorsale, et il est possible de TOUT faire avec un bébé en portage.
Porter son bébé, c’est aussi s’assurer un confort à soi-même, pour effectuer tout ce qu’on souhaite qu’il soit effectué (j’ai découvert que le bruit de l’aspirateur est un très bon soporifique !). Et franchement, prendre un repas chaud sans prise de tête, avec juste « un gros ventre » (recouvert d’un tétra !), c’est vraiment relax. On n’a pas « le style », mais on se permet de bien manger tout en remplissant le réservoir affectif du tout-petit. En abordant l’absence de style, oui, on va aux toilettes avec le bébé en portage. On s’y fait… et on troque son style et sa pudeur (je rappelle d’où il vient?!) pour le sommeil du petit ! :-p

Le bébé porté va s’intéresser à tout son environnement et bénéficie d’être à hauteur d’adulte, d’égal à égal. Ce partage d’expérience est une haute valeur ajoutée pour lui. Bien sûr, ce bébé porté aimera ces expériences, mais il appréciera aussi les moments où il est étendu sur une surface plane (rembourrée au début ! ^^), avec des mobiles et des jouets (ou n’importe quoi qui peut se manipuler sans risque !). D’expérience, je sais que ma fille reste étendue à jouer environ 1h30 après son réveil (un bon temps pour se préparer et petit-déjeuner !). Puis elle est portée, fait sa sieste dans l’écharpe (je n’essaie pas de la poser, c’est une perte de temps à mon sens !) et déambule avec moi, jusqu’à sa prochaine période d’éveil actif. Les rythmes du bébé évoluent très rapidement… Ce n’est pas du tout pareil à 1 mois et à 6 mois. Mais j’ai pu voir très clairement que le fait qu’elle soit portée n’influence pas son rythme et qu’il se met en place tout seul.

D’ailleurs, pour préciser pourquoi j’estime cela inutile d’essayer de poser un bébé endormi (s’il se réveille à chaque tentative d’être posé) ou chercher à ce qu’il s’endorme seul… Parce que c’est un jeu où on est souvent perdant ! Le bébé se réveille et montre un inconfort : c’est très explicite. Il veut dormir porté. Alors pourquoi se prendre la tête à tenter de le poser pour qu’il fasse sa sieste dans son lit (si tant est qu’il a un lit… #cododo), alors qu’il peut avoir son quota de sommeil paisible contre l’adulte et que ce dernier peut alors dédier ce temps à faire ce qui lui plaît ?
Les enfants ne restent pas portés pour dormir toute leur vie, ils construisent leurs bases de sécurité grâce auxquelles ils pourront s’autonomiser.
Mais attendre qu’un tout-petit soit autonome dans le sommeil… Il n’est pas programmé pour cela. Alors autant se rappeler que ces périodes de vie sont courtes et profiter de leur chaude respiration contre notre poitrine (oui, elle a 6 mois et je ne peux pas me passer de la position ventrale… J’ai trop aimé ma grossesse et lui sentir le crâne ! ^^).

En portant l’enfant, on connait facilement son rythme et ses signaux expressifs dès leurs prémisses. Cela aide à réagir adéquatement aux besoins sans être d’abord stressé.e par les pleurs d’un enfant qui se sent incompris. En outre, il /elle se fera comprendre très vite. Il y a eu une évidence, dans mon cas, ma fille s’endormait systématiquement après son bain du soir. Et elle n’avait plus de période d’éveil en soirée/début de nuit. Elle avait 4 mois et c’est alors que j’ai pu la poser dans notre lit le soir et elle commence la nuit sans moi (avec des rappels pour les tétées !). J’ai su que je pouvais la déposer car l’absence de réveil prolongé et le fait que mes bruits semblaient la gêner m’ont mis la puce à l’oreille.
Bien sûr chaque bébé est différent, mais dans tous les cas, le portage est recommandé pour endormir l’enfant et l’avoir auprès de soi sans contrainte et sans stress.

Le plus grand combat peut-être d’aller à l’encontre des adages et des propos non-fondés qui sont avancés. C’est parfois usant de se confronter à ces remarques qui mettent en gardent (J’ai fait un petit guide de survie par rapport aux choix que l’on fait, si ça intéresse).
Le principal conseil que je peux fournir c’est de prendre les choses « à la cool ». Parce que le bébé lui, n’est pas dans la confrontation ou l’attente de quoique ce soit. Alors si tu peux aussi te sortir de cela, éviter les comparaisons, et juste vivre avec ton bébé de manière la plus instinctive possible : je te promets du bonheur !

Il y a un inconvénient au portage.
Un seul : Les pantalons qui remontent ! Et sincèrement, j’ai quand même trouvé 4 solutions.

  1. Je n’ai habillé ma fille qu’à partir de ses 4 mois : avant ça, c’était pyjama (assez grand pour ne pas créer de tension). Le must…
  2. Les leggings : c’est élastique et ça ne remonte pas trop.
  3. Les hautes chaussettes (des jambières existent aussi), c’est top pour l’hiver.
  4. Les sarouels : mon favori, le must du must du bébé de 3 mois à la propreté à mon sens. Pourquoi ? Parce que c’est hyper confort, super mignon en style (subjectivité, certes !), les enfants ont énormément d’aisance et la couche n’est pas comprimée. Cela ne remonte pas trop et les élastiques coupent le vent aux jambes et rendent la ceinture hyper agréable. Et enfin : c’est un vêtement qu’ils gardent longtemps ! Un même sarouel peut être porté de 4/5 mois jusqu’à 15/18 mois (vive les élastiques !). L’idéal quand on constate la croissance expresse la première année et la garde-robe monumentale nécessaire en diverses tailles ! Il y a de super créatrices (j’adore choisir tous les éléments d’un vêtement fait à la demande) dont « La maman du p’tit koala ». J’ai craqué sur ce sarouel dernièrement et j’en suis fan ! je tiens à en parler car son contact et ses créations m’ont été fort agréables.

En conclusion : sois cool et garde ton bébé près de ton cœur ! Le portage : c’est la vie ! ❤

Partage, aime, commente : je n’attends que ça que d’interagir. J
Et toi, tu as porté ? Avec quoi ? Comment ?

A très bientôt, pour le pouvoir de la curiosité !