Éducation bienveillante·Communication Non-Violente

Masturbation et sexualité infantile, s’extirper des croyances et des tabous!

«- la masturbation rend sourd !

-Quoi ? Distribution de topinambours ?!» Reiser

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Tu excuseras mon humour, mais il a été constitutif de mes lectures adolescentes… Grâce aux ouvrages « planqués » par mon père, que j’ai tous lus entre 11 et 12 ans !
Malgré ces lectures particulières, je suis une femme à la sexualité tout ce qu’il y a de plus banale.
Dans cet article, j’ai décidé de parler d’un sujet qui est rarement abordé dans les sphères de la parentalité….
La question se pose à mi-mot, de peur d’être jugé.e…
« Mon enfant se frotte les parties génitales. Que dois-je faire ? »

Force est de constater que cela inquiète.
Quand un.e enfant commence à mettre sa main au niveau de ses parties génitales et qu’iel semble y trouver un peu de plaisir, cela jette un froid dans l’esprit de beaucoup de parents.

Souvent mal à l’aise, les propos sont souvent confus et les réactions estimées inadéquates a posteriori.

Ce n’est pas simple d’être confronté, vers 2, 3 ou 4 ans, à des comportements que, nous adultes, assimilons à une sexualité « aboutie ».

Pourtant, la sexualité infantile n’est pas neuve. Des textes relates ces gestes depuis plus d’un siècle et demi… Mais la manière de l’aborder à quel que peu évoluée, et heureusement !

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Tout d’abord, deux cas de figure où je vais te demander de visualiser la chose :

  • Ton petit garçon est dans son bain, en train de tripatouiller son pénis.

STOP.
Jusque-là, comment vis-tu cette image ?
Es-tu mal à l’aise ?

Trouves-tu cela normal ou étrange ?

SUITE : Il tire dessus, le frotte et une petite érection semble se déclencher.

STOP.
Jusque-là, comment vis-tu cette image ?
Es-tu mal à l’aise ?

Trouves-tu cela normal ou étrange ?

Il y a fort qu’à parier que la première étape te semble anodine. Après tout, tripoter quelque chose qui dépasse, ce n’est pas inhabituel.
Il est de notoriété publique que beaucoup de petits garçons touchent leurs pénis et joue avec. Les gestes sont souvent tels qu’ils n’appellent à aucune ambiguïté : ce n’est pas une sexualité génitale.
Seulement, quand il s’agit de plaisir corporel (et visible), cela commence à coincer.

  • Ta petite fille est assise dans la baignoire. Assise avec les jambes écartées, elle ausculte son corps et touche à tout ce qui attire son attention.

STOP.
Jusque-là, comment vis-tu cette image ?
Es-tu mal à l’aise ?

Trouves-tu cela normal ou étrange ?

SUITE : Elle passe parfois du temps avec sa main dans ses vêtements, touche manifestement des parties de sa vulve qui lui font plaisir, c’est-à-dire son clitoris, le plus souvent. Elle se frotte sur des coussins, une peluche ou le coin du canapé, même en ta présence.

STOP.
Jusque-là, comment vis-tu cette image ?
Es-tu mal à l’aise ?

Trouves-tu cela normal ou étrange ?

Très souvent, dès qu’une petite fille explore sa vulve, la réaction de l’entourage est décontenancée.
Puisque ça ne dépasse pas, c’est comme si ça ne devait pas être l’objet d’attention.
En plus, le geste répétitif ne laisse pas d’ambiguïté : la recherche de plaisir est manifeste.

Seulement voilà, aussi étonnant cela soit-il, il est logique que le fait de toucher des zones très innervées et CONSTRUITES pour donner sur plaisir… donne du plaisir.

Cependant, la manière de recevoir ces actes, en fonction du genre assignée, est très différente.
Les gestes des petites filles mettent davantage mal à l’aise que ceux des garçons.
Pourtant, les mêmes mécanismes sont en jeu.

 

La découverte du corps

Commençons par le début.
Les enfants naissent nus.
Au fur et à mesure de sa croissance, iels explorent leur corps, leurs mouvements, leur motricité et les sensations qui vont avec.
Toutes les acquisitions commencent par un geste non-contrôlé.
Ensuite, la précision s’acquiert progressivement grâce aux feedbacks donnés par les sensations que cela donne : le fait de toucher une certaine texture, de tenir debout, la gestion du déséquilibre, etc.

La masturbation (appelons un chat, un chat!) part du même principe.
Les mains explorent et tombent sur une zone qui procure des effets agréables. Dans une volonté de retrouver ce que cela provoque, les enfants répètent les mouvements.

La sexualité infantile est entièrement autocentré. Elle n’appelle à l’intervention de personne et ne s’oriente vers aucun individu.
Cela n’exclut par que des enfants d’âge similaire peuvent être curieux les uns des autres : soit pour découvrir un autre sexe (pas forcément défini, rappelons que les intersexes existent) soit pour constater que « Oh, c’est pareil chez toi ! ».

Les explorations du corps s’effectue en général vers 3 ans … Âge auquel les enfants se retrouvent sans couche en Occident.
Les parents d’enfants pratiquant l’Hygiène Naturelle Infantile peuvent témoigner du fait que l’exploration des parties génitales et le contact avec les effets de cette zone s’effectue beaucoup plus tôt.
Très souvent, d’ailleurs, le rapport au corps des parents d’enfants en HNI est plus libéré.
Le fait d’avoir été beaucoup confrontés à l’élimination et aux enfants laissés le siège à l’air accélère une déconstruction (cruciale à mon sens) : la nudité n’a aucun rapport avec la sexualité, telle que les adultes se la représentent.

Sans prôner la pratique du naturisme, je pense que nous avons tou.te.s à gagner à déconstruire les ressentiments d’une nudité gênante.

La plupart des enfants adorent se balade peu vêtus/nus.

La pudeur est une construction sociale…

C’est avec l’âge et l’exemple des parents que les pratiques quotidiennes vont évoluer.
Les parents pudiques auront des enfants qui chercheront à s’habiller ou à se cacher, alors que dans d’autres familles, porter des vêtements ne sera un enjeu que pour la sociabilisation (en sortie ou quand il y a des invité.e.s).

Il n’y a aucun jugement de valeur dans mes mots, juste des constats.
Aucune situation n’est meilleure qu’une autre, il faut juste conscientiser que les jeunes enfants n’ont pas le même rapport au corps que nous, adultes ayant déjà incorporés notre culture ambiante (familiale et sociale).

La sexualité est un continuum.
Si nous parlions aux enfants, sans tabou, il n’y aurait pas cette chape de plomb qui entame la confiance des jeunes à parler de sexualité avec leurs parents.
Certes, ce n’est pas un problème dans toutes les familles, mais c’est fréquent…
Et cela commence simplement par le fait de nommer les parties du corps avec leurs noms réels.
Vulve, Pénis, clitoris, Scrotum, petites lèvres, testicule, urètre, méa urinaire, anus, prépuce, …
Souvent, c’est plus mignon d’entendre des enfants dire « mon zizi » et « ma nénétte ».
Mais souhaitons-nous que les enfants soient mignons envers leur corps ou puissent avoir le pouvoir de leurs corps ?
Parler avec les bons termes permet aux enfants de diminuer leur niveau de mignonnerie pour les éventuels prédateurs sexuels.

Il est aussi important de mettre en exergue que leur corps leur appartient et qu’iels ne doivent rien tolérer de la part de tiers, jusqu’à ce qu’iels soient assez grands pour le vouloir.
Leur apprendre à refuser les contacts et le consentement passe par la prise en compte de l’ensemble de leur corps : ne pas forcer à recevoir des bisous ou en faire, ne pas chatouiller quand iels n’en ont plus envie, ne pas se faire pincer/caresser « affectueusement » alors que leurs comportements non-verbaux démontrent un inconfort.

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Pour revenir au vif du sujet, La sexualité infantile a cet effet « effraction » qui rappellent que ces petits enfants, encore lovés contre nous, parfois allaités et partageant nos lits, sont bien mus par des élans vitaux qui ne dépendent pas de notre volonté.

Pourtant, la masturbation n’est aucunement problématique. Il est simplement nécessaire de guider les enfants vers des règles sociales : le plaisir corporel, comme d’autres activités pendant lesquels le dérangement n’est pas souhaitable, s’effectue prioritairement en solo.
L’idée n’est pas de rendre cela honteux mais bien de circonscrire les espaces communs à des tâches susceptibles d’être effectuées ensemble.

 

Suggestions d’interventions quotidiennes :

Si un.e enfant commence à toucher ses parties génitales, il est possible de lui rappeler que cet agréable geste est à effectuer dans sa chambre/un espace seul.e.
Si cela se produit dans un moment inopportun, rappeler ou enlever doucement la main de cet endroit et attirer l’attention sur autre chose.

L’objectif est multiple :

  • Faire passer le message que c’est un comportement normal et personnel
  • Au fur et à mesure, les conventions sociales vont s’apprendre et iels vont garder ces moments pour elleux
  • La parole est disponible sur ce sujet (et là, chacun.e a peut-être à travailler sur soi 😉 )

Bien sûr, il est nécessaire d’éviter les moqueries, les gronderies, les jugements négatifs, les phrases chocs comme « Arrête, c’est sale ! ».
Cependant, le versant opposé peut aussi être problématique.
Ne pas en parler forme un tabou et, parfois, l’impression pour les enfants de mal agir… Mais TROP en parler peut induire des éléments psychiques inadéquats.
Répondre aux questions simplement, sans fioriture, est une guideline assez simple.
Quand iels voudront plus d’information, iels reviendront. Chaque chose en son temps.

 

 

Les situations à surveiller

Dans certains cas, les actes masturbatoires recèlent de quelque chose de plus intense.
Certains enfants se blessent aux parties génitales, cessent des activités pour se dédier à la masturbation, refuse de cesser de se toucher même après plusieurs demandes respectueuses et pondérées (rappel : l’agressivité amène de l’opposition ou de la peur, pas de la compréhension. Cf mon article sur les effets des punitions).

Ces attitudes doivent attirer l’attention, car elles peuvent être signe d’actes auxquels iels n’auraient pas dû être exposés : attouchements sexuels (de la part d’enfants ou d’adultes!) , scènes de film pornographique, assister à des relations sexuelles entre adultes, …

Je copie/colle un passage de naitreetgrandir :

« Comportements plus à risque d’être le signe d’une agression sexuelle

  • Il oblige les autres enfants à se déshabiller.
  • Il caresse les parties génitales d’autres enfants.
  • Il en sait trop sur le sexe pour son âge. Par exemple, il est au courant des relations sexuelles orales et des positions sexuelles.
  • Il simule des rapports sexuels ou d’autres comportements sexuels adultes.
  • Il utilise la menace, le chantage ou la contrainte dans ses « jeux sexuels » avec d’autres enfants.
  • Il a des comportements sexualisés envers des adolescents ou des adultes.
  • Il introduit des objets dans son vagin ou son rectum ou dans ceux d’autres enfants.
  • Il demande à regarder des images sexuellement explicites. »

Bien sûr, ces informations servent en cas d’attitudes préoccupantes.
La masturbation, même quotidienne, n’est pas préoccupante en tant que telle.

 

 

Construction sociale de la masturbation et de la sexualité

pour finir, et afin d’ajouter une pierre en plus à l’édifice d’une éducation non-genrée, il convient bien de parler du rapport à la sexualité en fonction du genre…

Si tous les garçons parlent avec générosité de masturbation dès la pré-adolescence, c’est beaucoup moins le cas des jeunes filles.
Même chez les femmes adultes, le sujet de la masturbation des femmes reste globalement tabou.

Certains mythes se poursuivent et restent ancrés dans les pratiques sexuelles.
Par exemple, beaucoup de femmes sont culpabilisées par leurs partenaires si elles admettent se masturber.
Cela concerne aussi le plaisir des femmes qui est toujours majoritairement mis de côté au profit du plaisir des hommes.
La relation sexuelle est considérée comme « complète » à partir du moment où il y a un acte de pénétration avec un pénis. Cette perspective d’une sexualité dépendante d’une pénétration caractérise bien l’influence du patriarcat, jusqu’au fond des lits.
D’ailleurs, si des pratiques comme l’excision et l’infibulation existent, c’est en rapport direct avec le contrôle du plaisir des femmes : Une femme qui peut jouir est une femme puissante, qui pourrait tromper et devenir insatiable… ! Ces mutilations génitales servent à empêcher les femmes de vivre quelconque plaisir sexuel.

Sans être soumises à des mutilations génitales, il suffit de tabous, de jugements et de valeurs fortement ancrés pour que les femmes intériorisent des croyances sur leur propre sexualité.
De nombreuses cultures partagent les mythes d’une féminité pure et virginale, sans compromis.
Une femme avec une forte libido serait anormale, alors qu’un homme se devrait d’être infaillible.
Toutes ces croyances font le lit d’une masculinité toxique et d’une féminité corsetée.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                    Par extension, la masculinité toxique laisse à penser que les femmes ont moins de besoin sexuel que les hommes.
Les hommes sont souvent perçus comme des êtres quasiment incapables de se contrôler s’ils sont abstinents depuis longtemps. C’est ainsi que cela justifie des tromperies (dans le cadre d’un couple en union exclusive) et entretient une culture du viol.
Je rappelle que le viol conjugal n’a été reconnu que depuis 1990… Avant cela, il était légal d’un époux puisse avoir des relations sexuelles de force avec son épouse !

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Oui, même Oedipe s’en crève les yeux, de la culture du viol !

Afin d’avoir une perspective différente sur le rapport à la masturbation chez les femmes et dans la singularité de chacune, je t’invite à regarder cette vidéo de Queen Camille qui aborde le sujet du premier souvenir de masturbation chez les femmes qu’elle interviewe : https://www.youtube.com/watch?v=3idAUcBYHWQ&t=979s

Cela met en évidence de nombreux profils de femmes dont certaines se rappellent leurs pratiques infantiles qui ne s’est jamais arrêtées et celles qui ont débuté cela (croient-elles, du moins) après leurs premières relations sexuelles à 2.
Cela permet, comme d’autres articles ou ressources, de travailler sur ses propres conceptions… et de réfléchir à celles que nous voulons transmettre à nos enfants.

 

 

Ancrage culturel et familial dans la construction de la sexualité

Bien entendu, toutes les histoires familiales, tous les ancrages culturels et toutes les croyances impactent nos réactions.
L’objectif n’est, bien sûr, absolument pas d’en faire fi, mais simplement d’en prendre conscience.
Notre rapport à la sexualité conditionne la façon dont nous voyons celle de nos enfants.

Dans certaines familles, le sujet est tabou. La sexualité n’est alors pas un sujet. Les femmes « aux jambes légères » peuvent être jugées et perçues comme anormales.
A l’inverse, dans d’autres familles, les idées transmises évoquent que la sexualité est un élément INDISPENSABLE pour la survie du couple. Ainsi, une personne qui n’aurait pas de désir fréquent ou ardent peut rester sur ces propos et se forcer à avoir des rapports ou culpabiliser de ses « manques » de désir.
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La sexualité comprend, bien souvent, les questions sur l’orientation sexuelle. Il est fréquent que des parents s’inquiètent, dès le plus jeune âge, de l’orientation sexuelle de leurs enfants.
Certain.e.s iront jusqu’à empêcher les enfants de jouer et de porter des vêtements qui sont habituellement dédiés à celleux du sexe opposé (niant ainsi l’existence des transgenres, des intersexes ou encore des personnes non-binaires).

Il est absolument nécessaire de rappeler que l’orientation sexuelle n’est pas conditionnée par les habitudes de vie, des jeux ou des vêtements.
En outre, une orientation sexuelle n’est qu’une inclinaison à aimer. Rien de plus. Cela ne conditionne aucunement la personnalité, la loyauté aux valeurs de la famille ou encore le bonheur futur des enfants !
Si ces questions émergent en toi, ou parmi tes proches, n’oublie pas de rappeler que ce sont leurs yeux de l’adulte qui interprètent les actions des enfants et que ce sont LEURS craintes et croyances qui ressortent.

Les enfants nous permettent de questionner énormément de sujets. C’est une vraie possibilité de s’ouvrir à l’altérité, puisque les enfants ne sont pas des copies conformes des parents et ont la spontanéité de questionner les valeurs, les attitudes et les choix parentaux.

La masturbation infantile mobilise ainsi les questions relatives à la sexualité actuelle, future et passées tant des parents que de l’adulte en devenir.
Cela cristallise beaucoup de croyances et de peurs. Heureusement, sauf dans les cas de figure relatés plus haut, il s’agit de comportements normaux et tout à fait sains dans la découverte des potentiels du corps.
Peu d’entre-nous se souviennent de ces explorations car nous sommes issus d’une époque où cacher et ignorer étaient plus acceptable que de parler de la sexualité à ses enfants.

Vers 3 ans, il revient aux parents de poser les bases des concepts d’intimité, d’auto-plaisir et de circonscription en des lieux personnels.
Vers 6-8 ans, il s’agira de parler de la conception des enfants.
Vers13 ans, les questions autour de la puberté et la sexualité émergeront crues et franches mais indispensables afin que les jeunes gens ne découvre plus ce que serait la sexualité.. via des images pornographiques.

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Les sujets autour des relations affectives et de la sexualité ponctuent la vie… Puisqu’elle la transcende, de la mise au monde des ses enfants (acte sexuel, cela va sans dire) jusqu’à la conception de la génération suivante (pour autant qu’iels le veulent).
J’espère que les informations rapportées dans ce texte t’aideront pour la communication et les réactions envers tes enfants.

Sans partir dans le partage d’expériences personnelles, la possibilité de parler de sexualité en famille permet aux enfants de ne pas être livrés sans prémisses à la violence des images pornographiques abondamment partagées (l’impact sur porno dans la construction de la sexualité pourrait faire l’objet d’un article entier!).
Parler du consentement, de la pression sociale autour de la sexualité, des croyances répandues, etc, sont des sujets incontournables au abord de l’adolescence.
Or, parfois, il ne faut pas moins de 10 ans pour cheminer dans sa capacité à parler de ces domaines-là.

A bientôt, pour de nouvelles perspectives sous l’angle de la parentalité.

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Quelles valeurs transmettre ?

3è article qui aborde les valeurs que nous sommes susceptibles de transmettre par notre attitude auprès des enfants.
Après avoir parlé de grossophobie (sur mon feed instagram @lacuriositebienveillante) et des poils des femmes, voici un article sur le racisme.
Avoir une peau blanche est un privilège dans notre société actuelle.
Par cette caractéristique, les personnes blanches ne subissent pas de discrimination systématique et de stéréotypes grassement partagés.
Le fait d’être privilégié concerne également les personnes cis-genre vs transgenre, valide vs invalide, homme vs femme, …
Avoir conscience de ce privilège n’est pas une attaque directe à l’égo de chacun.e mais simplement la mise en évidence que d’autres personnes ont un vécu du monde qui diffère du nôtre par les réactions systémiques de la société.

Par cet article, je ne prétends pas pouvoir maîtriser tous les aspects et encore moins pouvoir les résumer de manière exhaustive.
Mon objectif est de mettre en lumière certains aspects pour attirer l’attention sur l’impact de nos choix, nos mots et notre manière d’agir au quotidien.

Dans certaines régions d’Occident, il est encore assez rare de croiser des personnes dont le degré de mélanine dépasse celle d’un cachet d’aspirine.
Ayant grandie dans des sphères (plutôt favorisées) multiethniques, ça me choque toujours.
D’ailleurs, c’est le cas de mon lieu actuel de résidence et je suis effondrée de cela. Pourquoi ?
Parce que ma fille n’a pas la possibilité de voir toute la diversité du monde à côté de chez elle.
Elle ne peut pas réellement goûter toutes la richesse culturelle des 4 coins du Globe (je ne parle pas de cuisine, qu’on soit clair!).
Elle ne peut pas découvrir, à l’instant T, d’autres manières de penser, de croire, de choisir.
Que faire, alors, pour ne pas la maintenir dans l’ignorance ?
Car le problème est bien à ce niveau-là : le combat contre l’ignorance qui se fait le lit de la peur et de l’incompréhension.

Sans être dans l’interaction profonde avec de l’altérité, il est impossible de la comprendre précisément. Or, c’est ce qu’il se produit constamment.
Les réactions des individus émanant d’autres cultures sont observées et analysées avec le filtre occidental.
Il s’agit d’un biais bien connu : l’ethnocentrisme. Il s’agit de la propension à se sentir supérieur, puisque notre attitude serait plus « évoluée » que dans d’autres cultures : vis-à-vis des droits des femmes, des enfants, des homosexuel.le.s, …
La question n’est pas de savoir si c’est le cas ou non. Il s’agit de se rendre compte que cette analyse basée sur NOTRE filtre occidental EST un biais et qu’à cause de cela, nous ne pouvons pas percevoir le contexte.
Le jugement et le sentiment de supériorité des caucasiens sur les autres ethnies infiltrent l’ensemble des sphères de la société actuelle.
Par exemple, les études scientifiques proviennent principalement de 7 pays. Raison pour laquelle il est difficile de trouver de la littérature qui rend compte de l’impact culturel sur tel ou l’autre processus psy (poke @SigmundFreud pour son pseudo complexe d’Oedipe universel). Le problème n’est pas l’existence même de ses biais, mais le fait qu’ils soient ignorés même s’ils sont connus (et que certains continuent à croire à l’universalité du Complexe d’Oedipe, par exemple).
L’homme blanc (j’utilise homme à bon escient car c’est souvent des individus masculins dans l’Histoire) juge toujours les pratiques d’autrui comme étant inférieures aux siennes.
L’homme blanc a colonisé pour « apporter le savoir » (LOL ironique)

l’homme blanc est parti en croisade pour donner de l’humanité par les croyances chrétiennes (LOL ironique bis).
L’homme blanc a longtemps évolué (et cela continue en majorité) en se croyant le degré le plus élevé de la conscience humaine et de ses évolutions sociétales.
L’homme blanc pense s’être extirpé des carcans étroits de la pression sociale et d’avoir plus de place à l’individualité.

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Peut-être ne te reconnais-tu pas dans cette définition.

Pourtant, dans la plupart des familles blanches, il y a toujours un grand-père ou un tonton qui a des propos racistes.

Pourtant, il est fréquent d’entendre qu’il ne faut pas argumenter avec « les cons », ceux qui font des commentaires (sur internet) aux relents nauséabonds, que cela serait inutile et une perte d’énergie. Mais n’est-ce pas se réfugier derrière un argumentaire qui nous permet de rester dans notre zone de confort? Il y a « les cons » avec qui l’on ne parle pas pour ne pas gaspiller son énergie. Gaspiller son énergie n’est-ce pas là une saillante évidence selon laquelle la cause ne nous concerne pas assez pour agir ? Le silence n’amène aucune réflexion, ne plante aucune graine, ne rend hommage à personne. Le silence cloisonne, enferme, préserve les relations.
Dans mon cas, j’ai choisi: je préfère intervenir que préserver le confort de ceux qui sont « cons ».
Peut-être que j’ai aussi été la « conne » de quelqu’un, un jour. Peut-être que toi aussi. D’ailleurs, combien d’entre nous n’avait pas des « principes » sur les enfants revus à la une fois devenu.e.s parents ? Comment les alternatives peuvent émerger à la conscience si elles ne sont pas dites, expliquées et répétées jusqu’à trouver une voie d’accès à toi, lui, à eux ?
Chacun.e peut avoir une façon d’exprimer les choses qui ouvre la conscience d’une certaine audience et ce, sur tous les sujets.

Pourtant, nous avons appris et été éduqué dans un contexte d’épistémicide. Kézako ? « Un épistémicide est la mort silencieuse des autres formes de science, de cultures, de savoirs, d’apports, qui ont pu exister pour une seule domination, un seul type de science, de savoir qui sont considérés comme légitimes. » Fatima Khemilat (voir sa passionnante intervention : https://www.youtube.com/watch?v=zK6hegi_wHE ).
Nous ne pouvons pas ignorer combien d’autres cultures ont des savoirs qui n’arrivent à la connaissance de l’occident que maintenant… Tout en méprisant les autres aspects de ces cultures.

Pourtant, dans les livres des enfants, il y a peu de personnages avec la peau noire/métisse.

Pourtant, le cinéma et la télévision occidentales donnent encore des rôles stéréotypées aux acteurs de couleur.

Pourtant, l’Histoire apprise à l’école n’est que celle de l’Occident. La colonisation est à peine abordée (si elle l’est encore?!) et quasiment rien concernant les aspects culturels du reste du Monde.
La traite des noirs est abordée dans une notion purement pratique sans entrer dans toute la dynamique culturelle que cela témoigne et les traces que cela laisse aujourd’hui.
Faut-il rappeler que l’abolition de l’esclavage en France ne date que 1848 ?

 

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Nourrice qui devait laisser son enfant pour s’occuper de ceux des blancs

Pour en revenir sur la pratique et sur l’actualité de ce qu’est être une personne avec un teint qui n’est pas blanc :

  • C’est avoir moins de chance de trouver un emploi, surtout si le nom n’a pas une consonance européenne.
  • C’est avoir peu de représentations sociales ou d’icones. Les seules icones noires, par exemple Naomi Campbell, Beyoncé, … sont des femmes avec des traits occidentaux forts (nez fins, yeux grands ouverts, cheveux lissés et peau relativement claire!).
  • C’est être une militante écologiste(Vanessa Nakate) reconnue et avoir été rognée d’une photo pour que seules les militantes blanches apparaissent
  • C’est être rejeté.e de certains milieux sportifs comme la danse classique qui compte extrêmement peu de mixité dans ses rangs (et jusqu’il y a peu, il n’y avait pas de vêtements adapté à la couleur de peau des noir.e.s/métisses).
  • C’est vivre dans un monde où « la couleur chaire », c’est du beige… Alors que c’est sûrement la teinte la moins réaliste dans l’humanité !
  • C’est expérimenter les stéréotypes divers et variés sur son mode de vie, ses choix et sur ce qui aurait plus tendance à « plaire » . Par exemple, que les danseu.r.se.s noir.e.s/métisses s’investissent dans les hip hop plutôt que la danse classique.
  • C’est vivre avec la question du « mais alors, tu viens d’où ? Non, mais tes origines ! » en stéréo même si la famille évolue en sol européen depuis 3 ou 4 générations !
  • Plus grave, c’est être davantage à risque d’être jugé.e coupable lors d’un procès (à cause de différents biais dont un biais de reconnaissance faciale : chacun nous reconnaissons mieux les individus issus de l’ethnie dans laquelle nous avons grandi. Nous percevons plus aisément les différences physiques des personnes de notre propre type).
  • C’est être soumis.e au « délit de faciès » et de se faire contrôler par les forces de l’ordre.
  • C’est avoir plus de chance de mourir à cause de bavure de la police (forcément, il fallait un lien avec les événements actuels).
  • C’est…. encore MILLE autres choses aussi abjectes les unes que les autres et qui polluent le quotidien !

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J’aimerais vraiment dire et croire que seule la manière dont les parents accompagnent les enfants. Mais non, cela ne suffit pas.
Des études en psychologie sociale ont également montré qu’il ne suffit pas d’être au contact de quelques personnes de couleur pour ne pas être raciste… Simplement, les êtres humains sont capables de « sous-typer » : « je n’aime pas trop les arabes, mais cette famille-là est sympa ! ». Cela paraît sûrement absurde lu de la sorte, et pourtant, c’est une réalité pour bon nombre d’individus.

Nous évoluons dans une société qui promeut encore une certaine ségrégation mais qui s’en défend. Les Zones d’Education Prioritaires (France) sont souvent proches des anciens ghettos.
En ayant créer artificiellement ces regroupements par « peuples », l’Occident a raté l’occasion de s’ouvrir à la diversité.
Aujourd’hui, de nombreux jeunes gens (et moins jeunes) se retrouvent perdus entre deux cultures car ils sont et se sentent européens mais sont jugés/traités comme des étrangers.
Le sentiment d’injustice est énorme… A juste titre, puisque les stéréotypes et les discriminations sont encore intenses !

Il est atroce de lire par certain.e.s que la colère et la manière de mener ce combat dessert à la cause. Ne pas comprendre les sentiments de colère des personnes qui luttent contre les oppressions systémiques, c’est ignorer la violence de l’Histoire.
Pire, c’est ignorer et mépriser la façon dont l’Histoire relate avec distorsion les événements.

Les individus « cachet d’aspirine » doivent-ils se sentir coupables de tout cela ?
Je ne vois pas un intérêt flagrant à cela… Mais reconnaître sa méconnaissance ou son ignorance, reconnaître l’horreur de l’Histoire et de l’actualité sont des éléments indispensables.
A mon sens, prendre conscience de toutes ces luttes et être un.e allié.e.s revendiqué.e.s permettra d’accroître la beauté et l’ouverture de l’humanité.
Prendre conscience de ses propres mécanismes de penser, de ses propres stéréotypes et agir pour ne pas laisser autrui s’enfoncer dans la haine me semblent être des voies pertinentes d’amélioration du monde.

Il est indispensable de prendre conscience combien les médias (surtout les chaînes d’info en continues) continuent à véhiculer des propos et des stéréotypes délétères à l’inclusion.
Rompre avec ce type de média et s’orienter vers des sourcent qui prennent le temps de peser et penser leurs mots a un intérêt à tous les sujets !

Si l’accompagnement que nous proposons aux enfants ne suffit pas, elle nous permet de les rendre sensibles aux injustices et à tous ces biais qui gâchent la vie d’autrui.

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Il est possible de refuser ce qui fut admis.
Il est possible de ne pas transmettre le racisme systémique en le rendant voyant !

Il est possible de commencer à lutter même si ce n’était pas le cas auparavant.
Il est possible de rendre le monde de demain plus conscient de toutes ses ressources d’humanité !
Il est possible de ne pas choisir ses batailles et de toutes les mener de front, sans les hiérarchiser par ordre d’importance.

Ici, par mon cœur, les luttes sont fortes contre le racisme, le sexisme, l’homophobie, la transphobie, et tout ce qui contraint les personnes à ne pas pouvoir être authentiques tout en étant libre et en sécurité !

Je ne demanderai pas ce que tu en penses.
Comme pour toutes les sujets de discrimination, il n’y a pas d’avis à donner.
J’espère juste avoir pu aider à lever un pan de voile sur une lutte encore d’actualité.
J’espère aussi avoir été une alliée avec des mots pas trop maladroit, au même titre que Dan Gagnon dans son podcast sur le thème des inégalités raciales.

 

A bientôt, pour un autre sujet passionnant !

 

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😉

Maternage proximal·Préparer la naissance

 Si j’avais su… le corps et l’esprit des mères de bambin.e et + !

Cet article fait suite aux articles:

Si j’avais su.. (l’accouchement)

Si j’avais su… Le corps d’une femme enceinte (et sa tête !)

Si j’avais su … Le corps (et la tête) d’après-grossesse

 

Je croyais qu’une fois que l’enfantement avait eu lieu, le corps passait par une phase de dégestation de 9 à 12m, avant de retrouver un corps qui serait proche de celui « d’avant ».

Quel mirage ! Une croyance gracieusement orchestrée par les médias majoritaires et notre biais de confirmation: il s’agit du fait de prêter attention à ce qui confirme nos croyances plutôt que ce qui les infirment.

Ainsi, le corps d’avant serait possible: regarde les mannequins, les fitwomen, les actrices.
Mieux, certaines femmes disent même que l’allaitement fait maigrir et d’autres ont même perdu trop de poids.
Et oui, il est vrai que le métabolisme change.

Le métabolisme a changé pendant la grossesse et il évolue encore en post-partum.
Jamais je n’aurais cru que mon corps serait spécifique parce que j’allaite.
Et pourtant, c’est le cas: la plupart des femmes n’ont pas les mêmes sensations physiques.
Le périnée a été rééduqué, souvent.
Mais les muscles ne sont pas ce qu’ils furent. La grossesse et les premiers mois collés/serrés engendrent souvent une réduction de l’activité physique et donc de la masse musculaire.

Le métabolisme est influencé par le climat hormonal de la lactation: la mobilisation de la masse graisseuse semble impactée (ce qui est logique, puisqu’enceinte, les réserves ont été constituées à cet effet). En outre, certaines études montrent que la prolactine augmenterait l’appétit.
La dynamique serait alors de manger plus pour éviter de perdre de « l’état » = trop maigrir.

Or, au contraire, certaines femmes grossissent avec la lactation: toutes les femmes ont un métabolisme singulier. La prise ou la perte de poids n’est pas qu’une question d’apports caloriques !
Il s’agit aussi d’un équilibre hormonal, comme le prouvent les personnes atteintes de diabète de type 1 et celles souffrant d’hyper ou d’hypo-thyroïdie.

 

Pourtant, la norme des régimes (ou des rééquilibrages alimentaires, qui engendrent autant de risques de compulsions alimentaires réactionnelles à la logique de restriction) est tellement intense que la croyance principale est que c’est la volonté individuelle qui est responsable de son poids.

Chaque femme serait alors responsable de son corps. Et il y aurait des objectifs: être mince, un peu sculptée, avoir la peau lisse, une absence de cernes, des cheveux bien coiffés, ….

Je ne sais pas toi, mais moi, à J + 29 mois: je n’ai pas la tête des stéréotypes des jeunes mères ! J’ai la cerne ancrée, gagné quelques cheveux/poils blancs, j’ai un appétit digne de gargantua et mon poids varie entre + 1et +5 par rapport à mon corps d’avant.

 

Dans la suite de ce post-partum, certaines (dont je faisais partie) avaient promis de chérir leur corps du cadeau effectué en donnant la vie de manière la plus adaptée qui soit.
Ce corps, le tien, le mien, avait si bien fait le job qu’on ne pouvait QUE lui être reconnaissant !

Mais…
Mais ces fichues injonctions?! Et si ce physique de « maman » devenait le mien.
Est-ce donc inévitable?
Comment font celles qui perdent tout ?

Parce que pour certaines, il reste les vergetures. D’autres arborent des seins essoufflés ou asymétriques (pendant l’allaitement, il y a des préférences qui se voient…! Je rappelle que l’état des seins n’est pas en lien avec l’allaitement ou non mais bien à la prise de volume pendant la grossesse !).
Alors que le corps rond et rempli de bébé était congratulé, que le corps post-partum était, souvent, perçu avec un mélange d’étonnement et de tendresse gracieuse, que reste-t-il après 2 ans ?

La maternité apporte encore plus de changements dans un corps que la puberté… Et à une vitesse décuplée.
Dans une société où le jeunisme est prôné, où toutes les traces de la vie sont effacées à coup de laser, bistouri et autres traitements, il y a de nombreuses embûches à l’acceptation de son nouveau corps.
Ces pantalons d’avant, quand mes hanches étaient celles d’une nullipare, faut-il s’en débarrasser ou les conserver dans l’espoir de pouvoir les arborer, plus tard… Un jour, quand le rythme alimentaire des enfants ne donnera pas envie d’un goûter? Quand le corps redeviendra un point d’intérêt majeur?

Et puis il y en a plein, qui retournent dans leurs pantalons…!
La douloureuse comparaison…

 

Chaque femme est tellement différente d’une autre: l’espace mentale laissé à son rapport à la silhouette dépend de la vie de chacune.
Il n’y a pas une bonne situation.
J’ai en tête @Madame_capitaine qui se réjouit de ses formes de mère alors que précédemment elle souffrait de sa maigreur !
Il est, me semble-t-il, indispensable de chercher des « modèles » qui vous inspirent et font du bien… Pas celles auprès desquelles tu pourrais te sentir en défaut !
A l’heure de la comparaison par les réseaux sociaux où il y a des milliers de femmes au même point que toi, se préserver des injonctions (et donc les connaître) est une prévention de la santé mentale.

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– Toutes les inquiétudes d’être mère

En devenant mère, tu as pu découvrir certaines angoisses dont on parle peu.

Enormément de femmes expérimentent la peur de mourir et des traits hypochondriaques dans les premières années de vie des enfants.
Cela survient souvent dans les premiers mois, mais cela peut perdurer (surtout en famille monoparentale ou homoparentale si les enfants ne sont pas encore adoptés par le parent social) et engendrer un mal-être plus général.

Il est nécessaire de savoir que ce n’est pas de la folie.
Il s’agit d’une réaction fréquente au fait que ce petit d’humain dépend entièrement de nous. Une mère peut même être tentée d’habituer son bébé au biberon, voire ne pas allaiter, par crainte d’un accident qui perturberait trop son bébé si l’allaitement est interrompu subitement!

Comme toujours, il n’y a pas de limite franche entre ce qui est normal et pathologique.
Si ces pensées prennent trop de place, il est peut-être nécessaire de consulter afin que tu puisses retrouver ta sérénité quotidienne!

 

Il y a d’autres phénomènes psychologiques qui peuvent survenir dont les phobies d’impulsion.

Il s’agit d’une peur irrépressible de commettre des actes répréhensibles. Par exemple: secouer son bébé, se défénestrer, jeter le bébé/l’enfant par terre, frapper l’enfant, effectuer des attouchements, …

Ces pensées parasites le quotidien de manière majeure !
Il est indispensable de savoir que ce n’est pas parce que tu penses à quelque chose que cela va se produire.
Ces alertes sont à prendre au sérieux et il est bien plus confortable pour les femmes qui les vivent de consulter afin de passer au-delà de ces pensées envahissantes !

 

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– la charge mentale et la volonté d’être soi…

Pouvoir se redéfinir, en tant que mère, femme, travailleuse, amante, maman à 100%, salariée, entrepreneure, amante, épouse, conjointe, …
Toutes ces étiquettes qui dépendent autant de ta situation actuelle, qui changera peut-être dans un an et qui a évolué par rapport à ce que tu avais anticipé.

 

Alors que d’autres ont repris le chemin du travail au bout du congé maternité, d’autres ont décidé de rester un peu plus. Congé parental… Démission… Entrepreunariat?

Chacune a fait des choix, qui se sont imposés à elle, tant bien que mal.
Chaque choix semble être assumé et chacun comporte son lot de jugements sociétaux:

– la mère au foyer n’aurait pas de plus-value économique et social (à d’autres, merci !);

– la mère qui travaille serait une mère indigne;

– la mère en garde partagée doit souffrir en silence

– L’envie d’une activité plus authentique et audacieuse engendrent des prises de risques perçus comme inconsidérés ou inconscients par des proches « bien intentionnés »;

– …

 

Chaque décision est mesurée, jugée, autant par les autres que par soi-même.
Avant même de recevoir de l’empathie pour SOI, on reçoit la projection des tiers sur nos vies.
Quel étrange constat dans la parentalité de percevoir via les remarques et les critiques tout ce que les autres ont mal vécu/pas assumé/aurait aimé faire différemment/ont vécu comme nous, …
Quel étrange constat de se rendre comme que l’éducation et la parentalité sont des sujets épidermiques qui mobilisent toute l’organisation sociale et la façon dont les individus ne sont organisés autour.
L’absence de jugement ou de projection est quasiment impossible. Mais l’empathie, la tolérance et l’écoute active suffise à soutenir de manière authentique…
Il serait peut-être bon de le rappeler à tou.te.s!

 

– Il reste la fatigue…

Pourquoi ce secret ?
Pourquoi dit-on uniquement que ce sont les nourrissons qui ne dorment pas?
Pourquoi personne ne communique librement sur le fait que le sommeil des bambin.e.s peut être encore plus chamboulé que celui des nourrissons ?
Pourquoi ne sait-on pas que le sommeil des enfants n’est pas acquis avant 3 ans (voici d’ailleurs un article concernant le sommeil) et que la plupart des enfants (allaités ou non!) se réveillent encore de 1 à 3 fois à 2 ans ?

Pourquoi ne dit-on pas que chaque poussée dentaire peut engendrer des réveils multiples à cause des tensions que cela engendre ?
Dois-je vraiment parler des autres maladies infantiles qui perturbent le sommeil, encore et toujours ?

 

Vraiment, ça me dépasse qu’il y ait un mutisme sur le sujet alors que l’ignorance crée des attentes irréalistes pour les parents!
Qui plus est, les pédiatres mal informé.e.s peuvent aussi avancer qu’à partir d’un certain poids, les bébés n’ont pas besoin de manger la nuit !
Bien… Mais, globalement à 32 ans, j’ai besoin de boire toutes les nuits!
Je dois l’empêcher à mon enfant ?
Ah oui, évidemment, si la méthode est de « laisser-pleurer » et compter sur la résignation acquise, nous n’avons pas les mêmes objectifs ! *wink*

 

Alors oui, forcément, le temps faisant, il est possible d’être plus fatiguée avec un.e enfant d’un an ou deux qu’avec un nourrisson.
Les journées, elles aussi, demandent plus d’énergie avec un.e bambin.e puisque le niveau d’interaction augmente, les demandes ainsi les stratégies pour réussir à concilier les besoins de tou.te.s mobilisent activement !

 

– Il reste: les interruptions et une vie à 100km/h !

Il est probable que tu aies trouvé un certain rythme avec ton tout-petit mais à partir de 15/18 mois, l’ensemble de ses progrès moteurs ne te permettent plus de d ‘effectuer avec décontraction certaines tâches.

En outre, cela fait 2, 3 ou 4 ans que tu es interrompue dans la plupart des tâches pour lesquelles tu t’engages: un appel à l’aide, un câlin, amener un enfant au toilette, le faire descendre de la table, …
Cela fait autant d’années que l’estimation du temps alloué à chaque tâche n’a plus vraiment de raison d’être.
D’ailleurs, cela peut rendre tendue, à force de répétition.

Si c’est globalement compris de la part d’un bébé, à partir d’un an, les interruptions répétées sont moins bien vécues.
Certaines femmes ont l’impression d’être persécutées par ces « freins » perpétuels.

Si la plupart des mères savent que les enfants ne sont pas exprès d’être oppressant, le vécu est parfois compliqué.et dépend des ressources de chacune.
L’isolement, le manque de soutien, les remises en question, le niveau de fatigue sont autant de circonstances qui favorisent l’exaspération et la baisse d’empathie envers les enfants.

 

– La dépression post-partum, si tard ?

Il se peut que tu saches très voire trop bien ce que c’est.
Pour d’autres, c’est un état qu’on est contente d’avoir évité.
Mais comme toujours au niveau des pathologies, il y a celles qui ont frisées les bords sans rentrer dedans selon toutes les caractéristiques diagnostiques… Et ça n’enlève rien à leur mal-être vécu.

Lorsqu’elle survient, la Dépression Post-Partum (DPP) se déclenche dans la première année de vie du bébé. Cependant, une DPP sévère peut démontrer des symptômes pendant de nombreuses années. La dépression post-partum survient chez 10 à 15% des femmes, elle dure plus de 2 semaines et est invalidante (contrairement au baby blues).

Si aucun trait de dépression n’était présent durant les premiers mois de l’enfant, il est probable que ce soit une dépression (qui n’a pas besoin d’être justifiée par le post-partum pour accepter son vécu) ou un Burn-Out Parental (que j’aborde dans le point suivant).
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Symptômes à surveiller

Sois vigilante s’il se présente les symptômes suivants :

  • une profonde tristesse sans raison apparente;
  • un épuisement permanent ou des problèmes de sommeil (dormir trop ou pas assez);
  • un sentiment de dévalorisation ou une culpabilité excessive (impression d’être une mauvaise mère, difficulté à établir un lien avec votre bébé);
  • un sentiment d’irritabilité et de refus de votre bébé;
  • une extrême anxiété (surtout en ce qui a trait au bien-être de votre enfant);
  • une incapacité à vous occuper correctement de votre enfant;
  • un désintérêt pour les activités ou un manque de plaisir durant celles-ci;
  • un changement d’appétit;
  • le sentiment que les choses ne s’amélioreront jamais.

Il est possible de passer un questionnaire pour estimer si une dépression post-partum est présente:

Questionnaire pour dépister la dépression post-partum: https://www.hug-ge.ch/depression-perinatale/comment-depister-depression-perinatale-quizz-epds

 

Que ce soit une dépression post-partum qui a encore des retentissements, une dépression (rechute ou inédite) ou un Burn-Out Parental, il est nécessaire d’investir sur soi-même et se lancer dans un suivi avec un.e psychologue.

La dépression est invalidante au quotidien, il n’y a pas de honte à ça.
Et si tu n’es pas touchée mais que tu as une connaissance qui a des signes qui t’interpelle, ose lui parler et lui proposer du soutien !

 

Source concernant la DPP:

https://www.soinsdenosenfants.cps.ca/handouts/depression_in_pregnant_women_and_mothers

https://www.cairn.info/revue-la-psychiatrie-de-l-enfant-2011-2-page-611.htm#

https://www.msdmanuals.com/fr/professional/gyn%C3%A9cologie-et-obst%C3%A9trique/soins-du-post-partum-et-troubles-associ%C3%A9s/d%C3%A9pression-du-post-partum

 

– les risques de Burn Out Parental

Après plus de 2 ans d’investissement constant, et en fonction des circonstances… L’ombre du Burn Out parental peut poindre.
Voici les signes qui laissent penser que tu pourrais être concernée:

– La saturation et la perte de plaisir dans le rôle de parent

Le parent n’en peut plus d’être parent, il a un sentiment de trop, « trop plein », il ne parvient plus à trouver du plaisir dans son rôle de parent.

– La distanciation affective d’avec les enfants

Trop fatigué, le parent n’a plus l’énergie de s’investir dans la relation, ou en tout cas plus autant que d’ordinaire. Il prête moins attention à ce que ses enfants lui racontent ou les écoute d’une oreille distraite, il n’accorde plus (autant) d’importance à ce qu’ils vivent et ressentent, il ne s’implique plus (autant) dans leur éducation, il n’arrive plus (autant) à montrer à ses enfants combien il les aime. Il fait ce qu’il doit faire (les conduire à l’école, leur préparer à manger, la toilette, le coucher), mais pas plus.

Le contraste

Le parent prend conscience qu’il n’est plus le parent qu’il était et encore moins celui qu’il voulait être. Il ne se reconnaît plus, il a honte du parent qu’il est devenu. Il y a un contraste entre le parent qu’il était et celui qu’il est aujourd’hui

Source: https://www.burnoutparental.com

Page facebook de référence sur le sujet: https://www.facebook.com/burnoutparental/

Il est important d’être consciente de son propre état. La plupart d’entre nous ne laisseraient pas un.e de ses proches sombrer dans un état d’épuisement patent.
Pourtant, nous avons tendance à ignorer voire minimiser les signaux envoyés par notre corps.
Connaître les signes permet d’être en vigilance et à pouvoir chercher de l’aide avant de sombrer.

S’il n’est pas anormal d’agir de manière un peu « automatique », ce n’est pas normal que ces soit une attitude récurrente au quotidien.
Il n’est pas normal de ne réussir à ressentir aucune empathie pour ses enfants…
Contacte-moi ou un.e autre pro afin de recevoir de l’aide.

Autre ressource pour mieux comprendre le Burn Out Parental: http://www.femmesprevoyantes.be/wp-content/uploads/2018/10/Analyse2018-Burn-Out-Parental.pdf

 

– Le « Terrible two »: Mythe ou réalité?

Aux alentours de 18/24 mois, les enfants peuvent commencer à revendiquer leurs choix de manière plus ou moins de conviction.
Il survient aussi la « période du non » qui peut durer de 3 semaines à plusieurs mois, en fonction de la réponse parentale aux attitudes des enfants.

Certains parents vivent mal les nouvelles exigences que soulèvent leurs enfants. Il se mélange alors différents ressentiments dont l’exaspération de ne plus avoir un enfant aussi coopératif ou de devoir faire attention à de plus en plus de détails du quotidien.
Comme à toutes les évolutions des enfants, les parents doivent calibrer leurs attitudes afin de correspondre aux nouvelles compétences des enfants.
Il est fréquent que cela réveille nos croyances et les difficultés à passer au-delà en fonction de l’éducation que nous avons reçue.
Je t’invite à consulter l’article sur « la période d’opposition » si tu as justement besoin d’aide à ce sujet.

 

 

Il reste l’injonction à la sexualité

Entre la fatigue, un corps à-soi-mais-pas-vraiment-même-si-oui-quand-même, la charge mentale qui explose et la volonté de bien faire: il y a le couple (quand il y en a un).

Dans ce domaine-là aussi, rien n’est identique d’une femme à l’autre !
Beaucoup de femmes ont un désir réduit pour diverses raisons. Les raisons évoquées 3 lignes plus haut, mais aussi l’allaitement et surtout, les conflits dans le couple, qui peuvent impacter la lidibo.

 

Après 2 ans, le couple peut avoir trouvé un nouvel équilibre ou, à l’inverse, avoir cristallisé un fonctionnement qui ne convient à personne… Mais dont il semble difficile de sortir.

Que faire quand on n’a pas du tout envie ? Certains hommes sont également touchés par ce phénomène !
Que faire quand le couple bat de l’aile car les attentes/besoins sont différents ?
Que faire quand, en l’absence d’une sexualité complète, même les gestes tendres et sensuels ont disparu ?

Je déplore souvent une situation: l’absence de relation sexuelle s’est transformée en absence de tendresse et de contact.
Or, souvent, cela ne convient à aucun des partenaires…
Comment même espérer une relation sexuelle si les contacts physiques amoureux et sans attente sexuelle n’existent plus ?

La réponse souvent donnée: au moindre contact, cela déclenche une envie. Alors je/il préfère s’abstenir.
N’est-il pas alors temps de sortir de la traditionnelle perception de la sexualité hétéronormée sur le modèle penis-in-vagina ?
Il y a tellement d’autres choses à pratiquer afin d’attiser le désir …
Notamment…. PARTICIPER et FAIRE SA PART (sans compter rien d’égalitaire mais bien en fonction des capacités physiques/morales de chacun.e) dans la gestion quotidienne !
(source: https://contemporaryfamilies.org/sex-equalmarriages-advisory/)

 

Il me semble important de préciser que le contact est nécessaire dans un couple. Encore une fois, j’enfonce les portes ouvertes, mais cela renforce l’attachement entre les partenaires.

Ce qui vaut aux 6 mois du bébé, vaut également à 2 ou 3 ans!
Tout dépend du contexte et du métabolisme de chacun.

Comme je le disais précédemment, il se peut que la fatigue soit très importante. Les nuits entrecoupées, les moments de sérénité pour soi-même encore rares, mais aussi de l’allaitement en cours, ou non.

Dans aucun cas, je ne prétends que les femmes doivent se forcer. Au contraire.
J’invite les partenaires à conscientiser que le couple n’est pas réduit à la présence ou non des coïts !
La plupart des couples qui ont une certaines « anciennetés » peuvent témoigner de périodes de basse et de haute activité sexuelle… mais pas seulement !
Dans ces longs couples qui durent 20/30 ou 40 ans ont l’expérience de moments où l’harmonie était bien moindre.

Tout comme le lien avec les enfants se construit progressivement, et d’autant plus avec le parent qui n’est pas la mère, le temps, l’empathie et la bienveillance renoue des liens nouveaux dans cette nouvelle entité qu’est le couple avec enfant(s).

Je suis intraitable sur un sujet: Quelqu’un qui te dit qu’il/elle te trompera faute de relation sexuelle fait simplement usage de manipulation.
Il n’est pas normal de se soustraire à ses propres sentiments pour contenter l’autre !

 

Et puis, tout le bonheur …!

Bien sûr, dans ce texte, j’ai mis en évidence ce qui pose question voire ce qui crée des difficultés.
Il va de soi que tout n’est pas simultanément présent. L’objectif était de mettre en évidence que la psypérinatalité concerne tous les parents !
Au quotidien, nous sommes toutes mues par des questionnements: certaines sont focalisées sur leur mal-être corporel /psy, d’autres vont se questionner sur leur mode de parentalité, ou encore être touchées par des circonstances qui amoindrissent la santé mentale.
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Heureusement, à côté de tout cela, il est incroyable de constater tout ce que le corps a pu créer (et faire grandir, quand on opte pour l’allaitement).
Grâce à vos interactions, ton enfant forge sa personnalité, développe des traits d’humour, produit des perles verbales et les fous-rires peuvent raisonner.

Nous avons tendance à oublier que la vie peut-être une fête malgré l’empressement.
Les tâches à remplir avec un horaire précis peuvent nous embuer et nous faire perdre le goût de vivre avec légèreté.
Il y a parfois (souvent ?!) une ambivalence entre des sentiments négatifs et la joie d’être mère.
Il est possible de s’épanouir dans un rôle de mère au foyer.

Ou pas.
Il est possible de travailler à temps plein et d’adorer cela.

Ou pas.

Il est possible d’être pleine de gratitude envers la vie pour cet enfant,

Et détester le corps/l’hypervigilance que la parentalité implique, …
Il est évident que chaque situation nécessite un éclaircissement singulier.
Toutes tes pensées peuvent être acceptées.
Tu n’es pas obligée de te juger.
Une injonction n’a pas à en remplacer d’autres (poils vs imberbe; allaitement vs biberon), …

Tout l’intérêt de cela est de te reconnecter réellement à tes enfants, en prenant soin de toi, envers et contre tout!

 

A bientôt pour de nouvelles curiosités !

P.S. : Abonne-toi pour recevoir les prochains articles (pas de spam de pub).
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Communication Non-Violente

Quelles valeurs transmettre ? Zoom sur l’épilation et la pilosité des femmes

D’abord, je remercie @schelliehogan de rendre visible des jambes de femme poilues !
C’est impossible à trouver sur des banques d’images et encore moins les gratuites.

Mais pourquoi parler de poils ?
Parce que je suis une femme qui lutte contre le sexisme et qui est, forcément, hirsute ?
Pas totalement !

Je voulais te faire part de réflexions qui ont pris beaucoup de place dans mon être depuis que je suis jeune. Des croyances, du dégoût, des injonctions sociales… qui se heurtent à mes valeurs !

Je te plante le décor : comme énormément de jeune femme, j’ai grandi avec l’uniforme image de corps épilés/rasés.
Dès que j’ai eu 12 ans, il fallait que mes jambes n’arborent aucun signe de poils pubères (notion importante, cette puberté!).
S’en est suivie les premières épilations et les premiers rasages… qui sont vite devenus obligatoires. En fait, non, mais je les vivais comme tels.
J’étais impressionnée par ma propre mère, toujours impeccable, à « s’entretenir » tous les jours de chaque année. J’ai entendu des « ça fait négligé de ne pas être épilée » et autre phrase qui ancre profondément que poils = mort sociale et crasse !

Je le percevais comme un fardeau  indispensable. Il fallait s’entretenir pour être socialement adapté.
Pas de bol: j’ai un peau livide mais des poils bruns, épais et clairement motivés à   être aussi peu réguliers que mes cheveux (mais ça, je ne le savais pas… puisqu’ils ne dépassaient jamais l’état brosse de hérisson = 3mm!).
En plus, j’ai aussi des bras fournis. J’avoue que j’envie les blondes au poils fins, courts et discrets.
À 16/17 ans, je me revois me raser TOUT le corps, passer 30min sous l’eau pour ça et finir énervée et en sueur. Pour peu que ce soit aussi le jour du shampooing (1m20 de cheveux à l’époque !), je frisais la crise de nerf.

Bref, je me contraignais à le faire. Mais je détestais « prendre soin de moi ».
Pendant longtemps, je me suis crue folle: moi, jeune femme plutôt « coquette » (faut le dire vite hein !), je détestais prendre du temps pour ça.
Mais c’était inéluctable. Il fallait bien…
Je changeais de lame hyper souvent pour que la peau soit réellement douce… je me passais même les jambes à l’eau froide pour que la chaire de poule ne soit pas désagréable au toucher pendant 24h ! 🙄

Le temps passe et ma vie aussi.
Je me suis fait une raison. Je me suis habituée à cette injonction. De toute façon, il n’y a que ça. Aucun autre modèle.
Ah si, certains émergent maintenant comme Carolina de @lacarologie (qui en parlait avant). Tiens, c’est curieux.

Curieux car j’ai déconstruit énormément d’injonctions sociales faites aux femmes mais pas celle-là.
Je me revois me raser le pubis juste avant d’accoucher pour que tout soit clean (spoiler, non clean n’est pas adapté… je relate ce que j’utilisais comme expression pour te démontrer combien les mots ont leur importance !).


Mais voilà, jeune maman… il y a du « laisser-aller ». Je ne  devrais même pas y penser puisque je suis célibataire et en pleine hiver..  et pourtant, au lieu de profiter de 3min de douche sereine, je me rase!
Jusqu’aux 10 mois de ma fille où on a commencé à se laver ensemble (j’ai préféré faire bain commun que de subir ses protestations de bon matin !).
C’est alors que je me suis rendue comme que de voir mon corps allait ancrer ses propres stéréotypes.
Non seulement, se raser était rendu difficile, mais en plus, comment ne pas l’influencer dans ses choix de femme libre si elle n’a aucun modèle proche qui a une pilosité ?

Comment induire une liberté d’action en étant entouré.e de personnes qui répondent toujours aux injonctions sociales ?

Ce qui pose problème dans tout cela, c’est l’incohérence : vouloir enseigner la liberté alors que soi-même, on se sent piégé.e dans un système. Or, ces injonctions sociales ont une histoire… et celles des poils remontent à l’Antiquité. D’ailleurs, si tu veux en savoir plus là-dessus, cette petite vidéo est super : https://youtu.be/5bHBIpvJln0

Ça me fait une belle (et poilue) jambe de savoir que c’est culturellement ancré si profond… Mais comment puis-je arracher le bulbe (tu remarques le jeu de mots ?!) de cette puissante pensée que poils sur mes jambes = beurk ? Pourtant, je me suis volontairement exposée à des nouvelles modèles. Certaines pubs l’ont fait aussi… et ce qui est navrant, c’est que les mannequins qui ont posé tous poils dehors ont reçu des commentaires viscéraux et des menaces de mort ! Pour des poils…

Est-ce vraiment si important qu’une femme ne paraisse pas pubère ?

L’enjeu est aussi à ce niveau-là… Se raser revient à gommer les signes de notre puberté. Pour avoir l’air désirable, il faut être douce et imberbe (ou avec des zones maîtrisées!)… donc une petite fille. Est-ce vraiment ce dont j’ai envie pour la suite ?

Est-ce vraiment la société que j’ai envie de laisser à ma fille ? Grandir dans la perpétuelle continuité des injonctions faites aux femmes sur leur corps ?

Loin de moi l’idée d’une autre injonction qui serait de pousser les femmes à rester avec leurs poils.

L’idée, enfin la mienne, est que toutes les femmes aient le choix et que si le lundi ça les gonfle de se raser, elles peuvent sortir en jupe avec leurs jambes poilues mais que si elles ont envie de les raser une fois par an… Elles se sentent aussi libres de le faire.

Mon idéal social serait que les personnes face ce qu’elles souhaitent sans percevoir de contrainte ni d’attente.

Est-ce normal qu’à passer 30 ans, après des semaines de total lâcher-prise, je me sente incapable de marcher en jupe avec des jambes non épilées ou raser? Est-ce que ce sentiment d’inconfort est bon à transmettre ?

C’est limpide : si j’étais seule au monde, je ne ferai rien à mes jambes… Et c’est d’ailleurs ce que beaucoup font de manière saisonnière.

Alors, la question va être : mais tu trouves ça beau, toi ?

Heu… J’ai été élevée dans le dégoût de mes propres poils, mais j’ai aussi décidé de m’exposer à des modèles alternatifs (NDLR: alternatifs pour des poils qui poussent sur TOUTES les femmes). Je trouve presque seyant à certaines leurs poils aux aisselles… le reste, je m’en fiche. Littéralement. C’est poilu, sans jugement de valeur.

Pour moi, j’ai du mal. Je vis avec, car je souhaite que ma fille puisse choisir et vivre sans cette pression (et ça me l’enlève) mais le regard que je porte sur moi-même n’est pas positif.

Je me sens négligée, en laisser-aller, qui ne prend pas « soin de soi », … Alors que je me lave tous les jours et que je suis bien telle que je suis. Là encore, il y a de grosses incohérences entre mon conditionnement et mes valeurs/volonté de déconstruction féministe.

Tu pourras te dire : « Allô, tu es une fille et t’as des poils ?! » (Toute ressemblance avec une phrase connue… n’est pas fortuite!) et je te répondrais : « Oui, comme toutes les femmes. Même si très peu s’y confrontent de façon prolongée ! ».

Cet article semble léger… et oui, ce n’est pas issu d’une recherche intense mais il me trotte dans la tête depuis des mois. Les stéréotypes et les valeurs transmises par l’exemplarité ont un impact direct sur les indivus.

Il me semble que cela a autant d’importance face à une petite fille ou un petit garçon (d’autant plus qu’on ne peut prévoir son identité de genre future) puisque les futures femmes doivent pouvoir percevoir la liberté de leurs actions et les futurs hommes… être habitués à voir différentes modèles féminins ! Comme pour le sexisme (dont je ferai un prochain article), les femmes doivent reprendre le pouvoir sur elles-mêmes mais il est indispensable que les hommes soient élevés dans une logique de respect, de tolérance et et d’empathie envers le

J’aspire à une société plus tolérante et diversifiée où tous les modèles d’humain seront représentés !

Je rêve d’un monde sans minorité et stigmatisation.

Je rêve d’individus libérés de choisir réellement sans être poussés majoritairement par leur « habitus » (explication de ce terme de sociologie).

Bref, je rêve d’autre chose pour nos enfants… et le changement, c’est maintenant et ça commence par mes choix. Or, les choix passent par de nombreux processus étudiés en psychologie (dont la psychologie sociale?) et prendre un thème précis permet de démontrer l’utilité de la mise en perspective possible (ou difficile !).

Moi, qui me regarde avec mes incohérences !

Et toi, avais-tu déjà pensé à cela ?

J’ai déjà écrit un post « Quelles valeurs transmettre » sur les réseaux concernant la grossophobie que je publierai peut-être aussi sur ce site.

A bientôt pour de nouvelles curiosités !

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Allaitement·Maternage proximal

Allaiter pour se faire plaisir… Détruire un mythe !

Un point énorme concernant la philosophie de l’allaitement.
Tantôt il doit être agréable, tantôt il est reproché qu’il le soit.
Le sein ne doit surtout pas être donné à contre-coeur, mais il ne doit pas non plus provoquer de plaisir !

Gros héritage de la culture judéo-chrétienne où plaisir et maternité ne pouvaient pas aller de pair (cachez ses accouchements organismes que je ne saurais voir!).
L’allaitement est reconnu comme l’alimentation la plus adaptée des bébés humains, et pourtant…

Pourtant, personne ne questionne le malaise des femmes vis-à-vis de leur poitrine. Personne ne questionne la peur de la dépendance que cela soulève. Personne n’évoque réellement l’impact (ou non) d’un allaitement sur le couple, le rôle du père et le métabolisme de la femme allaitante.

Toutes ces questions sont laissées à couvert. Sous prétexte de « choix » (j’en parle dans cet article concernant le choix éclairé d’allaiter ou non), aucune information n’est donnée. Un peu comme le rappelle la banalisation du recours à l’anesthésie péridurale…
Mais, à l’heure actuelle : toutes les questions peuvent être posées !
Osons mettre à mal les croyances autour de l’allaitement et ses propres croyances limitantes.

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Avant tout, je précise : oui, bien sûr que tu as le droit d’aimer allaiter.
Parce qu’allaiter te donne cette proximité intense, ce shoot d’ocytocine qui relaxe et crée l’attachement (et te rend plus cool avec les attitudes infantiles, autant le savoir!).
Parce que c’est pratique, idéal pour le bébé et plein de bienfaits.

MAIS …

Parfois, ça ne se passe pas comme prévu.
Parfois, la mise au sein n’est pas accompagnée et cela créée des douleurs (une gêne en début de tétée en fréquente les premiers jours). Cette mauvaise position peut créer des crevasses…
La douleur de celles-ci peuvent être insoutenables d’où l’intérêt de se renseigner et de s’entourer par des pro formés : blocages ostéo ? Mauvaise mise au sein ? Freins restrictifs ? Etc.

Alors ces femmes, qui ont poursuivi leur allaitement malgré une période de douleurs, l’ont-elles fait « pour elles » ?
Oui. Elles l’ont fait pour être alignées avec leur valeur et donner ce dont a besoin leurs bébés. Pour autant, ce n’était pas un plaisir voire même une vraie torture jusqu’à ce que la solution soit trouvée.

Mais ce n’est pas tout.
En dehors des causes physiques, il y a d’autres mécanismes qui engendrent que l’allaitement n’est pas une partie de plaisir chez certaines femmes !

C’est peu connu et cela plonge celles qui le vivent dans un grand désarroi.
Le fait d’allaiter peut créer des malaises, des sensations d’oppression, des nausées, une profonde tristesse et/ou une réelle aversion !

Plusieurs phénomènes sont responsables de cela.

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Le Réflexe d’Ejection Dysphorique :

Pour commencer, je vais aborder le Réflexe d’Ejection Dysphorique.

Il s’agit d’un phénomène qui se produit juste avant le réflexe d’éjection du lait (donc lors des premières succions du bébé lors d’une tétée).
Il ne s’agit donc pas d’une aversion à l’allaitement mais bien d’une réaction physiologique à l’éjection du lait.

Cette différence est notable afin de ne pas faire croire aux femmes que cette réaction veut dire que l’allaitement n’est pas pour elles.

Comment se caractérise le RED ?

Les sensations souvent rapportées sont un sentiment d’angoisse et de dépression, de partir et des nausées. Il peut également y avoir des pensées suicidaires, de la panique, une agitation, un sentiment d’être attaquée, ressentir de l’agressivité et des sensations d’emprise.
Selon les informations données par La Leche League https://www.lllfrance.org/1702-le-reflexe-dejection-dysphorique : « Certaines femmes ressentent la même dysphorie dans un contexte sexuel : lors d’une enquête auprès de femmes ayant fait état d’un RED, 11 % disaient avoir le même type de vécu émotionnel en cas de stimulation des mamelons dans un cadre sexuel. »

Habituellement, les sensations s’estompent après 30s à 2 minutes… Mais elles peuvent revenir si plusieurs réflexes d’éjection surviennent lors d’une même tétée.

Mais POURQUOI ?

Il semble que ce soit une réaction aux phénomènes hormonaux qui se produisent pendant une tétée.

Pour citer à nouveau la LLL : « Les données actuelles permettent de penser qu’il s’agit d’une réaction hormonale.
Pour certains, ce serait en rapport avec la sécrétion de dopamine. Au moment du réflexe d’éjection, il y a une augmentation rapide du taux d’ocytocine, et le taux de dopamine chute. La dopamine inhibe la prolactine, et la baisse de son taux favorise l’augmentation du taux de prolactine. La plupart du temps, cela ne pose aucun problème, mais chez certaines mères, il semble que la chute du taux de dopamine soit anormale, et que cela induise de façon réflexe les réactions émotionnelles négatives.
Pour d’autres, chez les femmes qui présentent un RED, les voies de l’ocytocine seraient mal « câblées », et la sécrétion d’ocytocine concomitante au réflexe d’éjection déclencherait, comme dans le syndrome de stress post-traumatique, une réponse combat-fuite, au lieu de la réponse positive qui se produit normalement. Il faudrait donc aider le système hormonal de la mère à réassocier le réflexe d’éjection à des sensations positives et le dissocier de la réponse au stress. Voir Kerstin Uvnas-Moberg et Kathleen Kendall-Tackett, The Mystery of D-MER. What Can Hormonal Research Tell Us About Dysphoric Milk-Ejection Reflex ? »

Il semble important que les femmes qui vivent ce type de phénomène puissent savoir de quoi il s’agit et qu’elles ne sont pas « folles » de ressentir cela.
Il apparaît indispensable de les déculpabiliser sur les effets qu’aurait alors un « allaitement à contre-coeur » sur leur bébé.
Certaines femmes qui tiennent réellement à leur allaitement sont prêtes à aller au-delà des inconforts sévères et cela se cause aucun tort aux bébés !

Les femmes qui vivent un RED ne peuvent pas contrôler leurs pensées pendant les épisodes ni modérer les sensations.
Il est intéressant pour elles de se pencher sur leur hygiène de vie en tentant d’intervenir sur la suffisance du sommeil (difficile lors des premiers mois), sur l’équilibre alimentaire et le soutien reçu de l’entourage.

Des prises en charge médicales peuvent être envisagées (disponibles dans l’article de la LLL) mais il est nécessaire de se rappeler que les médicaments utilisées en santé mentale (anti-dépresseurs, notamment) ne sont pas efficaces ni souhaitables à prendre sans suivi psychothérapeutique !

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L’allaitement Aversion Agitation

Ce second phénomène est encore moins connu que le RED.

Ce que ça n’est pas :

– une aversion pour l’allaitement dans l’absolu :

– une aversion à cause d’abus antérieurs ;

– un rejet social de la pratique d’allaitement ;

– une volonté délibérée de donner des PCN.

Ce que c’est …

Les symptômes (source : https://www.breastfeedingaversion.com/what-is-it-french )
– Se sentir envahie (trop de contact physique) ;
· Ressentir de l’inconfort, de la douleur, des démangeaisons envahissantes pendant la
tétée ;
· Ressentir de la colère, de la rage quand bébé est au sein ;
· Se sentir désespérée et vouloir partir ;
· Vouloir sevrer, mais ne pas vouloir sevrer ;
· Ressentir de la honte, de la culpabilité à propos des sentiments décrits plus haut.

L’aversion peut avoir lieu une fois, ou à chaque tétée.
Elle peut apparaître dès les premiers jours ou survenir du jour au lendemain, quel que soit l’âge du bébé, bambin ou enfant.
Cette réaction étonne souvent celles qui vivaient jusqu’alors un allaitement globalement épanoui.
Il peut y avoir des situations où elles apparaît particulièrement : en cas de fatigue intense, la grossesse, le co-allaitement, la déshydratation, en comorbidité de la dépression post-partum, le manque de vitamines et minéraux, si la fréquence des tétées augmentent soudainement (douleurs dentaires/maladie), pendant l’ovulation, au retour des règles, …
Bref, des situations qui bousculent le corps et l’esprit.

Les femmes qui vivent de l’aversion et de l’agitation pendant l’allaitement se sentent souvent coupables de ressentir de telles émotions négatives vis-à-vis de leur enfant en train de téter mais aussi de vouloir interrompre la tétée absolument.

Comme les professionnel.le.s de santé ne sont pas formés, ce phénomène n’est pas mis en mots et la seule option proposée aux femmes est d’introduire des PCN (les laits infantiles).
Pourtant, comme pour le RED, les femmes qui vivent un AAA souhaitent souvent pouvoir être soutenues afin de poursuivre leur allaitement.

Peut-on réduire les émotions négatives lors de l’AAA ?

D’abord, il est indispensable de laisser aux femmes l’espace pour exprimer ce qu’elles ressentent et de valider le fait qu’elles ne sont pas seules à vivre ce phénomène.

Ensuite, il est intéressant de se pencher sur les différentes situations soulevées plus haut.
Par exemple, savoir que l’aversion a lieu à certains moments du cycle menstruel, ou en cas de grande fatigue, peut permettre de mieux supporter ces épisodes-là.

Il est donc aussi nécessaire de se reposer autant que possible afin de ne pas créer de dette de sommeil qui peut renforcer les aversions.

Un autre élément est la qualité de l’alimentation et l’apport suffisant en vitamine D et B12. Il semble que cela aide à réduire l’intensité de l’aversion.

La prise du sein (et donc les gênes occasionnées) peuvent être la source d’une aversion progressive. Il est nécessaire de préciser que la prise du sein concerne tous les âges et que même si elle est correcte par le nourrisson, elle peut se détériorer quand en devenant bambin.

Il faut bien vérifier l’ouverture de la bouche, le retroussement des lèvres et la position de l’enfant lors des tétées (celles plus acrobatiques sont moins plaisantes!).

Selon https://www.breastfeedingaversion.com une autre astuce pour diminuer le sentiment d’aversion est une distraction cognitive. Allaiter en étant entourée et en discussion, tenir un glaçon dans sa main, mettre de la musique, … Tout ce qui permet à votre cerveau de ne pas être totalement disponible pour l’aspect émotionnel durant la tétée.

En citant cet article https://www.lllfrance.org/vous-informer/fonds-documentaire/dossiers-de-l-allaitement/2076-reflexe-d-ejection-dysphorique-3-cas de la LLL« Il existe peu de données sur les sentiments d’aversion à l’allaitement dans la littérature médicale. Ce phénomène diffère du réflexe d’éjection dysphorique (RED – qui est ressenti exclusivement pendant le réflexe d’éjection) par l’absence de mécanisme physiologique clair, mais comme le RED il se signale par des sentiments négatifs intenses pendant les tétées. Ce phénomène semble plutôt en rapport avec des mécanismes psychologiques et/ou émotionnels ».
Conclusion :

Le principale problème des dyphories liées à l’allaitement est qu’elles ont cours tout au long de la journée, au rythme des tétées.
Il peut alors survenir une appréhension vis-à-vis des tétées et une sentiment de mal-être diffus puisque des pensées noires, notamment sur le sentiment d’auto-efficacité en tant que mère.
Pour autant, il ne faut les confondre avec des dépressions post-partum !
Dans certains cas, les femmes ne parviennent pas à poursuivre l’allaitement tellement les émotions négatives et les sensations prennent le pas sur la volonté de donner du lait maternel. Or, dans le RED, le tire-allaitement ne permet pas de réduire les sensations négatives…
Il est alors nécessaire d’accompagner sans jugement les femmes qui vivent ces phénomènes !

Les femmes qui vivent des dysphories inhérentes aux faits de l’allaitement se sentent souvent en décalage avec les autres femmes allaitantes car elles ne partagent pas leurs ressentis d’épanouissement.
Il est réellement indispensable de soutenir l’envie d’allaiter et de les déculpabiliser sur les hypothétiques effets d’un allaitement « à contre-coeur »Il est nécessaire d’encourager les femmes à faire leur propre choix sur la poursuite ou non de l’allaitement tant en cas de RED que pour l’AAA.
Les sentiments de mal-être peuvent être si intenses qu’ils questionnent le désir d’allaiter…

Alors, pour être claire : NON, on n’allaite pas pour son bon plaisir dans toutes les circonstances.
La principale raison d’allaiter est de fournir le meilleur aliment pour son enfant.
Oui, heureusement que les femmes allaitantes apprécient allaiter, c’est d’ailleurs nécessaire à la survie d’une espèce. Il n’y a d’ailleurs rien à voir entre le plaisir d’allaiter et un quelconque autre plaisir charnel.
Seul.e.s les ignorant.e.s prétendent l’inverse : aucun lien incestuel, aucun rapprochement avec un désir malsain, il y a juste la volonté de vivre en fonction de ses valeurs (et de ses moyens) !

Pour l’allaitement, comme les autres sujets de la parentalité, tout n’est pas que plaisir et volupté. Tu as le droit de parler de ce qui est difficile, même si tu aimes être maman/papa !

A bientôt pour de nouvelles curiosités !

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Sources :

– site de référence concernant le RED (appelé D-MER en anglais) : https://d-mer.org/

– site de référence concernant le AAA (BAA en anglais) : https://www.breastfeedingaversion.com/

Maternage proximal·Préparer la naissance

Le non-séparatisme : pilier du maternage ou extrémisme ?

Si je te disais que ma fille de 27 mois n’a pas été séparée de moi plus de 2h consécutives ?
Si je te dis que tous les jours depuis sa naissance, la seule manière qu’elle fasse une sieste en respectant son rythme est qu’elle dorme en portage?
Si je te dis que je n’ai jamais eu besoin ou envie de me séparer d’elle ?

Quel ressenti as-tu?
Trouves-tu que j’ai de la chance de rester avec ma toute petite ou estimes-tu cela contraignant?

A n’en point douter, je n’aurais jamais imaginer vivre cela quand j’étais enceinte et même durant ses premiers mois.

Dès le départ, portage, allaitement à la demande et cododo furent une évidence et remplirent ses besoins (et les miens).

👉De son côté, elle avait besoin d’une proximité intense, se réveillait si je la déposais,…
👇Du mien, j’avais besoin de cette proximité pour assurer ce continuum de l’être qui avait grandi en moi.
Mais pas seulement, maman solo, j’avais mon quotidien à assurer, mes douches à prendre, des lessives (beaucoup !)… et sortir pour prendre l’air.
Le portage m’a permis de tout faire, ma fille s’éveillant et s’endormant à sa guise.
C’est à ce moment là que j’ai commencé à écrire sur mon site et que j’ai crée cette page.
J’avais besoin de me sentir utile socialement.

Si j’avais prévu 5 mois de présence auprès de ma fille (congé mat + congés légaux cumulés + sans solde de quelques semaines), je n’avais pas prévu les angoisses qui me saisirent lorsque que j’envisageais de laisser à quelqu’un ma toute petite.
J’avais fait une sélection énorme, payer des acomptes de réservations, ….
Pour finalement demander d’allonger mon congé sans solde.
Comment? En ayant économiser le maximum depuis ma grossesse et décidant de vider mes comptes pour profiter d’elle 3 mois de plus… et me faire à l’idée de retourner travailler.

Problème n°1: ce boulot m’avait mise sur les rotules et je ne partageais aucune valeur avec mon entreprise.
Problème n°2: je trouvais insensé de retourner gagner de l’argent pour payer une tierce personne afin de garder ma fille.
Problème n°3: comment accompagner ma fille dans son développement authentique et sans barrière d’obligation de façade si moi, je lui imposais un rythme qui n’était pas le sien et une mère fatiguée et triste.

Le dessin s’est effectué dans ma tête. Il me fallait encore du temps.
Nombreux pro auraient pu me dire que ma volonté de non-séparation était pathologique.
Des amies m’ont soufflé que le temps ne changerait rien et que je devrais m’y faire. Les premières semaines seraient dures et cela deviendrait de plus en plus simple.
D’autres connaissances m’ont confronté dans l’inverse… Elles aussi étaient restées sans travailler pendant 1, 2, 3 ans.
Je me suis demandée comment mon féminisme pouvait comprendre ce retour à l’inactivité professionnelle.
La réponse fut simple : c’est un choix. Un vrai choix de ma part et non guidé par une morale culturelle.
Et avant que je ne doive reprendre le travail… le destin s’est chargé de la décision pour moi: une fracture au pied.

Me voilà donc, en arrêt de travail, à m’occuper d’un bébé de 8 mois sur un pied (et une orthèse).
D’une solitude consentie, j’expérimente un isolement subi.
Impossibilité de conduire, de voir du monde, de sortir de chez moi, ou presque. Lorsque l’on habite loin de ses proches, la moindre tuile devient un cataclysme.
J’ai eu la chance d’avoir une fille merveilleuse, qui se contentait de jeux en intérieur des heures durant.
Les journées se ressemblent toutes et la question de la séparation avec ma fille ne se pose plus: la guérison peut prendre plus de 6 mois (spoiler: cela fait plus de 18 mois et ma motricité est encore impactée…).
Mon isolement m’a néanmoins aidé à choisir une autre voie: partir et changer de vie.
Me rapprocher de ma famille me semble évident afin de ne plus subir (et faire subir à ma fille) une telle situation.
En outre, je voulais que ma fille puisse développer des liens étroits avec sa famille dans son ensemble. Je souhaitais aussi pouvoir solliciter de l’aide et du soutien dans mes ambitions entrepreneuriales qui se sont développées…

18 mois sont passées et j’ai appris à lâcher-prise.
J’ai décidé de ne plus m’intéresser dans le fait de savoir si ma fille s’endormirait un jour sans être portée en journée.
J’ai décidé que mes choix d’accompagnement n’avaient pas à être questionnés pour des us sociaux.
Bien sûr, j’ai de la chance de partager mon quotidien avec des personnes qui sont dans une acceptation sans faille de mes choix. C’est incroyablement rare que ce soit le cas en intergénérationnel. D’ailleurs, si tu as des difficultés avec tes proches, je t’invite à lire l’article : « comment faire pour que mes proches acceptent mes choix? »

Aujourd’hui, j’ai décidé que tant que ce n’était pas indispensable ou voulu par ma fille: elle n’avait pas à être séparée de moi (c’est comme ça qu’elle m’a accompagnée lors de mon TEDx concernant le portage).
Cela veut dire que j’ai la chance (encore) qu’elle soit gardée par sa grand-mère quand c’est nécessaire et j’ai une absolue confiance dans ces moments-là.
Au quotidien, ma fille est très en demande de partager des moments avec sa grand-mère, elle est très sociable avec les adultes (plus réticente des comportements plus imprévisibles des enfants), se développe sans aucune contrainte.

Est-ce pathologique que j’ai refusé les séparations avec elle jusque-là ?
Non. C’était ce que mes tripes me dictaient. Il y a une transmission transgénérationnelle du fait de ne pas avoir confiance dans les structures collectives, j’en suis conscience.
Je me suis énormément interrogée sur l’impact de mes choix… et j’ai agi de manière éclairée.

Est-ce infantiliser ou de bloquer l’autonomie de ma fille que d’agir de la sorte ?
Au quotidien, il est aisé de constater que ce n’est pas le cas.
Ma fille a son tempérament et je ne peux pas savoir ce qu’il aurait été en ayant été séparée de moi très tôt, comme c’était prévu.
Ce que je sais, c’est que je n’aurais pas vécu ce que je voulais vivre en tant que mère.
Les séparations en-deça d’un an sont considérées comme précoces (voir le livre de Margot Sunderland « La science de l’enfant heureux »).

Pour la suite, je n’ai peur de rien.
L’allaitement à la demande évolue et ne peut être comparé entre un bambin et un nouveau-né.
Le cododo est toujours salvateur, surtout quand on a un.e bambine qui ne fait pas nos nuits (je te propose d’ailleurs de lire l’article sur le cododo pour avoir toutes les informations nécessaires).
Il y a plusieurs mois, je rédigeais d’ailleurs cet article « Maternage, oui ! Mais jusqu’à quand?« .
J’ai de moult projets, dont professionnels, qui pourront se réaliser lorsque je pourrais m’absenter une nuit et partir des journées entières.
En cela, oui, l’allaitement exclusivement à la source a un impact sur la manière d’accompagner mon type de maternage.

Par cette longue storytelling, je t’explique comment j’en suis arrivée à pratiquer le non-séparatisme dans mon type de maternage proximal.
Aujourd’hui, je revendique un non-séparatisme socialement accepté afin qu’on ait le droit (et non l’obligation) de pouvoir garder ses enfants autant qu’on le souhaite et que l’environnement soit childfriendly. Tu veux en savoir plus ? Inscris-toi au magazine Grandir Autrement ou attend le n°82 qui sortira en mai. ;-p
L’idée n’est pas de promouvoir MON fonctionnement, mais de te transmettre que c’est possible et TU es la seule personne à savoir ce dont VOUS avez besoin ton bébé et toi.
Il y a autant de manière de materner que de famille.
Nous avons tou.te.s une résilience qui nous est propre.
Nous avons tou.te.s une histoire et des bagages émotionnels.
Cela impacte notre fonctionnement, notre tempérament, notre seuil de tolérance.
S’il y a des choses qui te font souffrir, une prise en charge psychologique est possible !

J’espère que cet article aura été attrayant !

 

A bientôt pour de nouvelles curiosités !

 

P.S. : Abonne-toi pour recevoir les prochains articles (pas de spam de pub pour des programmes, ici!).
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Éducation bienveillante·Communication Non-Violente

Le mythe du Complexe d’Oedipe : sortir d’une théorie inutile !

Dans ce dossier, tu vas avoir quelques informations pour comprendre pourquoi le Complexe d’Oedipe est une conception obsolète du développement infantile.

oedipe le chat

Geluk et son chat !

Voici la table des matières :

  • le mythe d’Oedipe
  • Pourquoi ce mythe est considéré comme fondateur dans la psychanalyse freudienne ?
  • Le problème de l’interprétation du complexe d’Oedipe dans la population générale
  • Prohibition de l’inceste : typiquement constitutif de la société humaine ?
  • Enfants amoureux et jaloux de leurs parents : sans Oedipe, comment comprendre ces phénomènes ?
  • Pourquoi les psychanalystes et psychologues/psychiatres d’orientation analytique s’opposent souvent aux pratiques de parentage proximal ?
  • Sortir de la catégorisation pour mieux accompagner enfants… et patient.e.s !
  • Mots de la fin

– Le mythe d’Oedipe

Le complexe d’Oedipe se fonde sur le mythe d’Oedipe.
Voici un texte détaillé qui explique l’histoire du héros aux pieds enflés.
Si tu souhaites passer cela et accéder directement à l’argumentation s’opposant au ciomplexe d’Oedipe, je t’invite sincérement à scroller vers le bas quelques instants !

« Dans le royaume de Thèbes, vit un roi du nom de Laïos. Celui-ci est marié à la ravissante Jocaste. Tout deux n’ont pas d’enfants et commencent à s’inquiéter sur l’héritier du trône. Alors Laïos va consulter l’oracle de Delphes afin d’être éclairé. Mais la Pythie lui fait une terrible révélation. Laïos aura un fils qui le tuera et se mariera avec sa mère. Cette révélation est tellement incroyable qu’elle relève de l’absurde. Mais la Pythie ne se trompe jamais alors c’est remplis de tristesse que les deux époux décident d’abandonner leur enfant à sa naissance. Ils le confient à un serviteur, un berger qui va traiter l’enfant comme du bétail. Il lui transperce les chevilles afin de faire passer une corde pour mieux le tenir par les pieds. C’est d’ailleurs par cette anecdote que l’enfant sera appelé Œdipe qui veut dire « pieds enflés ». Quoiqu’il en soit, le berger monte l’enfant sur une montagne afin de l’exposer aux bêtes qui finiront par le dévorer. Mais en chemin il croise par hasard la route des hommes de Polybe, roi de Corinthe. Ces derniers proposent au berger de recueillir l’enfant et de le ramener à Polybe qui lui rêve d’en avoir un mais n’y parvient pas. Alors le berger accepte et voilà le jeune Œdipe conduit jusqu’au royaume de Polybe. Durant toute sa jeunesse il est élevé avec amour et abondance par le roi et la reine qu’il croit être ses vrais parents.

Mais un jour alors qu’il jouait avec un de ses camarades, Œdipe se fâche avec celui-ci et la dispute vire aux insultes. Là son ami le traita de « bâtard » ce qui laisse donc sous-entendre que les parents d’Œdipe ne sont pas ses parents biologiques. Sous l’emprise du doute le prince interroge ses parents qui nient évidement. Mais Œdipe n’est pas rassuré pour autant, il est même perplexe. Alors il décide d’aller consulter lui aussi l’oracle de Delphes pour en avoir le cœur net. Seulement comme l’avait annoncé la Pythie à Laïos, Œdipe apprend qu’il va tuer son père et se marier avec sa mère. Au passage je tiens à préciser que ce terme sera développé par Freud par le « complexe d’Œdipe », cette attitude infantile où les garçons désirent inconsciemment leur mère et rejettent leur père. Quoiqu’il en soit, Œdipe est anéanti par la nouvelle de la Pythie. Il décide alors de quitter Corinthe à tout jamais afin d’être sûr de ne pas tuer son père Polybe et sa mère Périboea. Sauf qu’en fuyant il va inconsciemment faire tout l’inverse, Polybe et Périboea n’étant pas ses parents mais Laïos et Jocaste. Ainsi le jeune garçon se dirige vers la ville la plus proche qui n’est autre que Thèbes. Sauf qu’en route il croise le char de Laïos le conduisant à Delphes (pour consulter à nouveau l’oracle). Imaginez-vous la scène, deux chars qui se croisent en plein milieu du désert avec en son bord, d’un côté Œdipe qui croit que son père est à Corinthe et de l’autre Laïos qui pense que son fils est mort. Les chars, donc, se croisent mais la route est si étroite que l’un des deux doit céder le passage. Mais Laïos estime que ce n’est pas à lui de s’arrêter car il est le roi de Thèbes et de son côté Œdipe refuse de laisser passer l’autre char car il est le prince de Corinthe. A partir de cette stupide anecdote, les deux hommes se disputent et le conflit tourne au drame. Laïos donne un coup de canne à Œdipe et les deux hommes se battent. Emporté par la rage, Œdipe tue le roi Laïos, son vrai père ainsi que les cochers et les serviteurs du roi. Sauf un qui parvient à prendre la fuite. C’est donc sans le savoir qu’une partie de l’oracle a été réalisé et qu’Œdipe à finalement tué son père. Mais ne sachant rien de tout cela et s’estimant en position de légitime défense, le jeune prince continue sa route et arrive quelques jours plus tard à Thèbes.

Apprenant la mort de Laïos, et n’ayant pas de fils, c’est Créon, son frère, donc l’oncle d’Œdipe qui monte sur le trône. Mais un terrible fléau s’abat sur cette ville. Il s’agit de la Sphinx, une créature possédant une tête de femme, un corps de lion et des ailes de vautour qui terrorise la ville. Elle arrête chaque visiteur et lui pose une énigme. Si celui-ci ne trouve pas la solution elle le dévore vivant, de sorte que bientôt la ville est pratiquement désertée.

Mais alors qu’Œdipe arrive aux portes de Thèbes, il croise le chemin de la Sphinx qui lui pose sa terrible énigme : « quelle créature possède quatre jambes le matin, deux le midi et trois le soir, sachant que plus elle a de pattes, plus elle faible ? ». Très malin Œdipe parvient à répondre sans difficulté : il s’agit de l’homme, qui est à quatre pattes le matin de sa vie, debout sur ses deux jambes à l’âge adulte et appuyé sur une canne lorsqu’il est vieux. Or selon la prophétie, la Sphinx devait mourir le jour où quelqu’un parviendrait à résoudre son énigme. C’est ainsi que la Sphinx se jeta d’un rocher et s’écrasa au sol. La ville débarrassée du monstre acclame Œdipe tel un héros, il est même félicité en personne par le roi Créon. Ce dernier voulant le remercier, offre la veuve Jocaste (la mère d’Œdipe) à celui-ci. Et c’est de cette façon que la prophétie se réalisa totalement. Œdipe tua son père et fini par se marier avec sa mère. Toujours dans le déni, le nouvel époux donnera à sa nouvelle femme quatre enfants : Etéocle, Polynice, Ismène et Antigone. Les vingt prochaines années vont être paisibles : Œdipe va monter sur le trône de Thèbes au côté de sa mère/femme Jocaste, élevant ses quatre enfants. Seulement voilà un jour un deuxième fléau s’abat sur la ville. Cette épidémie est d’une monstruosité sans nom, chaque femme accouche d’enfants mort-nés ou d’êtres monstrueux. Plus aucune naissance ne se déroule normalement. Inquiet, Œdipe envoi un de ses serviteurs consulter l’oracle de Delphes afin de trouver une solution. A son retour celui-ci explique que pour que l’épidémie cesse, l’assassin de Laïos doit être à son tour assassiné. Ignorant totalement que l’homme qu’il eut tué des années auparavant était son père, Œdipe envoi tous ses hommes partir à la recherche du meurtrier. Or ceux-ci on l’idée d’interroger le plus grand devin de tout les temps : Tirésias. Evidemment celui-ci connait toute la vérité et préfère ne pas la révéler. Alors Œdipe décide de s’en charger personnellement et va réussir à le faire parler par ses propres moyens. Tirésias avoue tout, c’est bien Œdipe qui a tué Laïos, qui au passage est son vrai père et qu’il a épousé sa mère. Il cite même des détails, que Laïos a été tué sur une route déserte alors qu’il se rendait à Delphes pendant que son assassin partait sur Thèbes. Devant une telle histoire, personne ne croit le devin, Jocaste prend la défense de son mari et la cour ne croit pas une seconde qu’Œdipe aurait tué Laïos. Cependant cette histoire de carrefour rappelle de vagues souvenirs au roi qui commence à douter. Et comme les choses ne se font pas au hasard, à ce moment même un voyageur véhicule sur le royaume de Thèbes, que le roi de Corinthe, Polybe est mort. Rassuré que ce ne soit pas lui qui ai tué son père, Œdipe ressent néanmoins un profond sentiment de chagrin. Le voyageur tente de l’apaiser en lui apprenant que Polybe n’était pas son vrai père, qu’il avait recueilli un enfant abandonné par ses parents, exposé sur une montagne par un berger. Et là tout commence à s’assembler, Œdipe convoque ce même berger, qui force du destin se révèle être le seul survivant du massacre des chars. Là il confie qu’en effet l’enfant qu’il devait abandonner était bien l’enfant de Laïos et de Jocaste qui a ensuite été recueilli par le roi de Corinthe Polybe. Donc l’oracle avait bien raison, Œdipe a bien fini par tuer son père et épouser sa mère. Horrifiée par cette terrible révélation, Jocaste se suicide par pendaison. En découvrant sa mère qui en même temps est sa femme, Œdipe saisit une broche maintenant sa robe et se laboure les yeux avec. Ce châtiment est en adéquation avec son crime, celui de n’avoir rien vu, d’avoir été aveugle du début jusqu’à la fin. La fin de sa vie est tout autant tragique, Œdipe décide de quitter le trône de Thèbes et de s’exiler où il vivra une vie de vagabond, accompagné de sa fille Antigone qui lui servira de guide. Pendant ce temps Créon reprendra le trône de son neveu. La fin d’Œdipe se déroulera lorsque celui-ci croisera les Erynes, ces terribles divinités issues du sang de Cronos lors de sa castration, dont leur rôle est de punir les crimes familiaux. Ici on peut dire qu’Oedipe est le champion toutes catégories, c’est ainsi qu’il y perdra la vie. Sa dépouille sera enterrée avec tous les honneurs par son ami Thésée. Et depuis ce lieu sera considéré comme un lieu sacré d’Athènes. »

Oedipe se crevant les yeux

oedipe-se-creuvant-les-yeux

– Pourquoi ce mythe est considéré comme fondateur dans la psychanalyse freudienne ?

Est-il exact que TOUS les enfants « font leur complexe d’Oedipe » ?
Est-ce vrai … ou surfait ?

Quelques précisions historiques sont nécessaire pour apporter des pistes de réflexions… pour donner des pistes de réponses.
Freud créa le mot « psychanalyse » en 1896 . L’année suivante, pour la première fois, il fait le lien entre le mythe d’Oedipe et ses découvertes, en grande partie basées sur son auto-analyse.
Les éléments qui l’interpellèrent :

– Jocaste (Mère – sans le savoir – et femme d’Oedipe) tient des propos qui met en évidence d’archétype du refoulement « : « N’ai aucun souvenir, à quoi bon ?! »

– Oedipe qui, selon une traduction pouvant être interprétée à double sens, se rejouit de la mort de son père (qu’il ne sait pas être son père!).

Freud évoqua que la jalousie envers le père et être amoureux de sa mère sont des états qu’il tient général à la petite enfance. C’est ce qu’il nomme « le complexe d’Oedipe ».

« Pour les psychanalystes, le complexe d’Œdipe se découvrira d’abord chez le garçon, sous sa forme positive puis négative, réalisant une forme complète, élaborée en 1923. L’œdipe de la fille sera abordé tardivement avec la sexualité féminine. Mais l’œdipe sera aussi appréhendé, par S. Freud, comme un fantasme originaire contenant les trois autres (séduction, castration, scène primitive). Il apparaîtra comme une structure puis comme un modèle. » source : https://www.cairn.info/revue-le-journal-des-psychologues-2008-5-page-22.htm

Ensuite, il évoque que l’aveuglement symbolise l’horreur d’être confronté à la révélation de ses désirs refoulés. Il est inconcevable de ressentir du désir pour sa mère, ainsi, l’auto-aveuglement prend place dans le récit comme castration.
Cette dernière notion est abondamment utilisée en psychanalyse.
L’auto-aveuglement d’Oedipe représenterait ainsi un châtiment pour ses fautes sexuelles (= l’inceste avec sa mère).

C’est ainsi que Freud met en place de nombreux éléments fondateurs de la psychanalyse : l’interdit de l’inceste, le refoulement (des désirs incestueux, notamment), la castration (du fils ou du père) et par là, la notion de tiers séparateur, sans lequel il risquerait de survenir un climat incestuel.

Freud ne s’orientait dans l’inconscient principalement via le « complexe d’Oedipe ». Lacan fut parmi les premiers à faire de moultes critiques dont des pratiques cliniques freudiennes.

Les anthropologues ont également souvent rejeté cette théorie du complexe œdipien . Freud l’estime comme « organisateur du psychisme humain, il s’interroge sur son universalité, quelles que soient les variations historiques et socioculturelles. Avec cette question de l’universalité du complexe d’Œdipe, il rencontre le postulat évolutionniste de l’unité du psychisme humain et de l’unique trajectoire historique de l’humanité. Ce qui entravera, dès l’origine, les conditions du dialogue entre les deux disciplines. » (source : https://www.cairn.info/revue-le-journal-des-psychologues-2008-5-page-22.htm )
Malinowski, sous l’impulsion de son mentor, Seligman , testa la possibilité d’appliquer les thèses freudiennes aux Trobriandais.
Il y décriva combien la liberté sexuelle et le développement psychosexuel des enfants ne suivaient pas les étapes déclarées universelles par Freud. Cette société était matrilinéaire et ignorait tout du mécanisme physiologique de la paternité.
Les manifestations que regroupa Freud sous le complexe d’Oedipe sont donc les conséquences d’une organisation sociale patriarcale. source : https://www.cairn.info/revue-le-journal-des-psychologues-2008-5-page-22.htm

Le problème de l’interprétation du complexe d’Oedipe dans la population générale :

Comme beaucoup de théories, le problème est moins la théorie en tant que telle… que les interprétations qui en sont issues.
Le site Naître et Grandir est souvent une référence, mais voici leur article sur le sujet :

https://naitreetgrandir.com/fr/etape/3-5-ans/comportement/fiche.aspx?doc=enfant-amoureux-parent-complexe-oedipe

Cet article est l’archétype des surinterprétations dans la compréhension et l’application concrète de cette théorie freudienne.

Voici des extraits s:

« Il se montre alors particulièrement curieux à l’égard de la nudité. Il remarque les parties génitales des autres enfants, de ses parents, et il n’hésite pas à montrer les siennes. L’un de ses grands plaisirs est alors, à l’heure du bain, de parader nu. Il se demande aussi d’où viennent les bébés et, plus tard, comment on les fait.
⇒ Curieux à l’égard de la nudité… Si les parents ne se montrent jamais dans leur plus simple appareil, il n’est pas anormal que les enfants grandissent et finissent pas se questionner.
⇒ Montrer ses parties génitales ? Mettre en évidence qui est notable voire marrant aux yeux des enfants n’a aucune vertue de séduction… Parader nu.e et simplement mu par le phénomène agréable d’être sans vêtement, notamment à l’heure du bain !

C’est également entre 3 et 6 ans que l’enfant cherche à exercer son pouvoir sur les autres, en commençant par ses parents. Il manifeste son désir de plaire, de posséder, de s’opposer et de rejeter (ex. : « Tu n’es plus mon ami. »). Durant cette phase, la préférence pour le parent de l’autre sexe l’amène d’ailleurs à exclure le parent du même sexe. L’enfant exerce alors son pouvoir de séduction sur le parent qui est l’objet de son amour, et son pouvoir de rejet sur le parent qui est son rival.
⇒ Exercer son pouvoir ou exercer le fait qu’il a la possibilité de faire des choix qui impactent le quotidien ?
⇒ Son pouvoir de séduction ? L’expression laisse subtilement à penser que les enfants de cet âge sont potentiellement responsables si un adulte malveillant « cède » à cette séduction ! Il est indispensable de distinguer affection démonstrative et séduction.

C’est autour de l’âge de 4 ans, lorsque le langage a bien évolué, qu’on peut entendre la petite fille déclarer d’un ton ferme et sans appel : « Non, pas toi, maman! Je veux papa! » Et le petit garçon : « Tu es belle maman… je suis ton amoureux! » Certains tout-petits iront même jusqu’à affirmer vouloir se marier avec leur parent et même avoir des bébés avec lui. »
⇒ Je propose une alternative à ces interprétations dans un point plus bas.

« Pour de nombreux psychologues, l’étape du complexe d’Oedipe aide le tout-petit à construire son identité féminine ou masculine. »

l’identité féminine ou masculine ? Cette idée me fait frémir. En 2020, les stréréotypes de genre fondent encore le lit des inégalités sexuelles. Les enfants n’ont absolument pas besoin de se construire en s’identifiant fermement comme « fille » ou « garçon ».
Au demeurant, cette conception invisibilise et rend pathologique les personnes intersexes et les transgenres.
Je ne développerai pas non plus ici comment Freud a

effectué des amalgames entre identité de genre et orientation sexuelle… Mettant ainsi sur la scène de l’anormalité tout ce qui n’était pas une relation hétérosexuelle tenue par des personnes bien genrées. Là, encore, je peux te renvoyer à un article sur les effets des stéréotypes de genre dans la société.

– Prohibition de l’inceste : typiquement constitutif de la société humaine ?

Comme évoqué précédemment, la théorie du complexe d’Oedipe se fonde sur plusieurs principes et présupposent d’autres… Dont l’interdit de l’inceste et du meurtre (notamment du patricide).

Or, qu’en est-il réellement ?

Comme chez beaucoup d’animaux, « l’outbreeding », c’est-à-dire l’accouplement en dehors du groupe, se trouvent dans beaucoup d’espèces et principalement chez les primates (source : https://laviedesidees.fr/Des-singes-des-hommes-et-des-anthropologues.html).
Le humains n’auraient pas la primauté incroyable de privilégier la reproduction avec des individus autres qu’apparentés.
Une des explications se nomme l’effet Westermarck. Selon ce chercheur, « jusqu’à l’âge de 30 mois, l’enfant développe un système instinctif de rejet des sentiments amoureux et des pulsions sexuelles vis-à-vis des personnes vivant avec lui. »

Westermarck s’oppose à la conception freudienne du tabou de l’inceste.
L’humain n’éviterait pas l’inceste du fait d’une condamnation morale ou sociale, mais par un mouvement biologique inné. L’enfant ne serait pas attiré par des membres apparentés mais parce que la nature l’inciterait à diversifier son patrimoine génétique pour éviter les méfaits de la consanguinité.

En effet, il a été découvert que les humains ainsi que la plupart des vertébrés, choisissent leurs partenaires notamment en fonction du profil génétique.
Il pu être démontré que la composition du gène MHC influe sur le choix du partenaire en privilégiant la complémentarité. Cela implique que les deux protagonistes chercheraient à obtenir le profil immunitaire le plus diversifié possible pour sa progéniture (source: http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1205732-qui-se-ressemble-s-assemble-selon-une-etude-non-l-amour-ne-depend-pas-de-la-genetique.html )
Des recherches sont en cours sur la compatibilité des partenaires au niveau de la reproduction : il se pourrait qu’avoir un profil génétique trop similaire soit à l’origine d’infertilité ou de fausses couches.
Mais a contrario, d’autres études décrivent qu’en se basant sur des critères génétiques différents, les chercheurs auraient trouvé plus de similarités entre partenaires qu’entre deux personnes prises au hasard. (source : https://www.pnas.org/content/early/2014/05/14/1321426111).

D’autres mécanismes de sélection génétique (qui ne sont pas les seules, loin s’en faut!) sont également à l’oeuvre, dont la sélection sexuelle postcopulatoire. (source : https://www.pourlascience.fr/sd/evolution/spermatozoides-et-ovules-une-etonnante-diversite-7862.php ). Il apparaît que les interactions entre l’ovocyte et le spermatozoïde agissent de manière à ce que la fusion de fécondation ait lieu. Ce n’est pas le premier arrivé qui est le vainqueur…. Mais bien celui dont les interactions (et dont la complémentarité et la similitude génétique) forment une harmonie suffisante.
J’en profite pour faire un petit apparté : «la simple formule “l’œuf est fécondé”, le simple syntagme “fécondation” implique une représentation de la conjonction des deux gamètes donnant un rôle prépondérant au spermatozoïde», indique le spécialiste de la philosophie des sciences Thierry Hoquet. Preuve que les clichés sexistes modifient également les interprétations scientifiques.

Dispersion des gênes et effet Westermarck seraient les éléments d’un même mécanisme visant à amoindrir l’occurrence des incestes. Cependant, il semblerait que c’est surtout l’effet Westermarck qui serait le « mécanisme fondamental » de la prohibition de l’inceste (Chapais, 2017 : 91, 115).

Néanmoins, il fut étonnant que Leavitt (1990 : 979) observa, chez certaines primates, que 32 % de cas d’accouplement entre mère et fils… Il est difficile de considérer cela rare. Il a également conclu que « la diminution des relations sexuelles entre macaques apparentés ne semblent pas liés à la disparition de toute stimulation sexuelle entre eux, comme le voudrait pourtant l’hypothèse westermarckienne »

Mais revenons à l’humain dans la mesure où il est le véritable enjeu de cette discussion, y compris du point de vue des primatologues.
Pour ces derniers, l’« effet Westermarck » est ce qui régit les prohibitions incestueuses humaines et ils apprortent le fait que « de nombreuses études ont apporté la preuve de l’effet inhibiteur de la familiarité durant l’enfance sur les pulsions sexuelles chez les humains » (Chapais, 2017 : 104)

Le grand problème de la prohibition de l’inceste, au-delà encore du fait qu’elle soit ou non constitutive de la société humaine… est la fréquence de sa transgression qui passe souvent en-dessous des radars.
Pourtant, des milliers d’enfants/ado subissent cette atrocité partout sur terre.

Pour aller plus loin sur ce sujet, je te renvoie sur le site de la fédération française des sexologie et de santé sexuelle http://www.ff3s.fr/v2/data/et_plus_encore/inceste.asp

Enfin, il est bon de rappeler que l’inceste et le meurtre du père dans le mythe d’Oedipe sont pratiqués sans conscience ni volonté.
Oedipe ne savait pas qui étaient ses parents, n’ayant pas été élevé par eux !
L’interprétation de ce mythe via la symbolique freudienne laisse simplement à penser qu’il a cherché à valider des théories par ses attraits envers la littérature.
Dans de nombreux ouvrages, Freud affirme son admiration pour les auteurs/autrices dont le talent faire émerger avec naturel les conflits relationnels et psychiques qu’il tente laborieusement de théoriser.

Quand bien même l’inceste est RÉELLEMENT proscrit, il n’est pas possible de le prendre en compte comme étant constitutif de notre société. Il n’y a encore pas si longtemps, il n’était pas rare que se marier entre soi. Le mélange de niveau social était mal perçu… et il n’était pas rare que l’on prenne pour épou.x.se un.e ami.e d’enfance ou un.e cousin.e !
Encore un point en moins pour les théories freudiennes…

– Enfants amoureux et jaloux de leurs parents : sans Oedipe, comment comprendre ces phénomènes ?

Il faut bien assimiler les phénomènes selon un autre cadre d’analyse, puisque tout doucement la grille de compréhension de la psychanalyse s’effondre.

Les enfants sont élevés par 2 parents, dans le modèle de famille nucléaire.
La mère est la figure d’attachement principale, la plupart du temps.
Spoiler… Si c’est le père qui s’occupera des enfants en majorité, cela sera lui !
C’est ainsi que les liens se créent au fur et à mesure de l’histoire commune.

Dans ce modèle sociétal, il n’est pas rare que les adultes collent des étiquettes sur les attitudes des enfants : « Oh, tu as une petite amoureuse ! », quand deux enfants se tiennent la main.
Cela sera souvent le cas pour les petits garçons, mais il sera rarement interprété que les petits garçons ont un « amoureux » s’il tient la main d’un autre garçon…
La théorie du complexe d’Oedipe se fondent sur une identité sexuelle et une expression de genre fixe.
D’ailleurs, Freud a mis énormément de temps à réfléchir à la version féminine du Complexe d’Oedipe… Appelé « complexe d’Electre ».
Je place ici l’article que j’ai écrit sur le genre, afin d’avoir une perspective claire des enjeux sociétaux et culturels dans la conceptualisation binaire selon les genre « fille »/ « garçon » dans l’esprit des enfants.
Tu ne seras pas étonné.e si je te dis qu’un.e petit.e humain.e n’a pas besoin de ses parties génitales pour apprécier une couleur ou une activité plutôt qu’une autre.

Concernant les liens intrafamiliaux, un enfant peut avoir une affection particulière pour sa mère ou son père, en fonction de leur degré d’affinité mais aussi en regard du fonctionnement systémique de la famille..

De même, il peut ressentir des sentiments qui sont interprétées comme étant de la jalousie par les adultes.
Est-ce que s’interposer entre les parents ayant des gestes d’affection est une preuve de jalousie ?
Et s’il s’agissait simplement… de recherche d’affection ?
Il/Elle repousse son mère/père avec violence ?
Les enfants fondent des liens d’attachement. Souvent, lors des situations à risque, iels se réfugient chez la figure d’attachement prioritaire…
MAIS toutes les personnes ayant eu des enfants peuvent constater qu’ils traversent des phases où l’attention d’un des parents est spécifiquement accaparée.
C’est aussi un des moyens qu’ils ont d’affirmer leurs maigres choix : « déjà qu’on m’accompagne pour tout, je peux quand même choisir QUI se joint à moi ! ».
Et cela peut être… la personne qui est le plus/le moins présente en fonction des besoins émotionnels des enfants à ce moment-là.
Un.e enfant peut avoir besoin de s’assurer de la disponibilité du parent le plus absent quand iel est présent. A contrario, il se peut qu’iel ne demande l’attention que de la figure d’attachement principal parce que ses besoins émotionnels sont plus intenses à ce moment-là. En période de fragilité, iel se tourne vers la personne principale de son univers.
Ces phases permettent aux enfants de s’assurer que même s’ils se détachent et rejettent l’un des parents, celui-ci reste aimant.

Il me vient un exemple que j’ai lu dans un magazine ayant une rubrique « courriers des lecteurs » : « Ma fille, 4 ans, fait les yeux doux à son père qui adore recevoir toute cette affection. Elle me rejette et me dénigre en me disant : « Tu es moche et vieille ! ». Je ne sais plus comment agir.. Je crois que je suis jalouse de ma fille »

Le psy dudit magazine lui a servi la souple habituelle que je résume comme tel : « Ah l’Oedipe ! Réaffirmer votre place en tant que femme et amante de votre époux, cela passera ! ».

Cette réponse tombe, à mon sens, totalement à côté de la plaque tant du côté des besoins exprimés par l’enfant que pour ceux de la mère.
Cette maman bien embêtée ne sait plus comment agir. Il est indispensable de mettre en exergue qu’elle interprète la situation avec des yeux d’adulte.
Oui, sa fille a de grandes démonstrations affectives avec son père et ce dernier en profite bien ! Rares sont les parents à ne pas apprécier largement ce type d’attitudes affectueuses.

La mère vit mal les remarque de sa fille. Il conviendrait de savoir ce qui la touche précisément dans les propos de celle-ci. Pourquoi ne parvient-elle pas simplement à répondre :
« Oui, j’ai 20/30 ans de plus que toi. C’est ce qui me permet d’être ta maman ! Quelle chance d’être plus vieille pour avoir une fille comme toi ! » et d’ajouter « Ma tenue ne te plaît pas ? Tu sais, je n’aime pas tous tes vêtements favoris mais le plus important est que tu sois bien dedans. C’est pareil pour moi. Même que parfois, je porte des choses qui ne sont pas seyantes mais… TRÈS confortables ! ».

Dans les questionnements de cette maman, l’étiquette du Complexe d’Oedipe coupe toute la possibilité de travailler ce qui la fait réagir mais aussi pourquoi sa fille utilise ce genre de phrase acerbe. L’enfant y est-elle soumise elle-même par les parents/camarades de classe ? Entend-t-elle sa mère se dénigrer ?
Enfin, pour le cas présenté, la question de la différence d’âge peut être pertinente à discuter avec cette enfant.
Il aurait été plus cohérent de proposer à la mère d’ouvrir le dialogue et de répéter à sa fille combien elle est heureuse de partager sa vie avec elle… au lieu de partir dans une théorie sourde interprétant uniquement la reconnaissance et l’assise de pouvoir vis-à-vis de son époux.
Freud a construit sa théorie pour les familles nucléaires. Quid des familles monoparentales, homoparentales, intergénérationnelles ?
Sans faire plus de suspens : ces modèles de famille ne correspondant pas à la théorie du Complexe d’Oedipe, elles furent/sont accusées d’être nuisibles au développement psychique des enfants.
Pourtant, aucune observation clinique ne fonde ces inférences grossières et notamment homophobes.
La santé psychologique des enfants issus de famille « hors norme » n’est impactée que par les stéréotypes culturels véhiculés et les comportements d’intolérance auxquels ils font face.
Ce n’est donc pas la construction familiale mais bien les réactions du monde environnant (donc des stréréotypes) qui posent problèmes.

Pourquoi les psychanalystes et psychologues/psychiatres d’orientation analytique s’opposent souvent aux pratiques de parentage proximal ?

Tout simplement parce que cela met un coup de pied toutes les conceptions qu’ils ont élaboré et ce qu’ils ont appris.
Le problème des théories psychanalytiques est qu’elles sont capables d’expliquer une situation et son contraire… Tout l’inverse d’une démarche scientifique.
Dans les théories psychanalytiques, la place de la différenciation des sexes, de la séparation de la mère (via un tiers, aussi appelé le Père) ainsi que la perception d’une toute-puissance infantile engendrent l’interprétation adultiste des comportements infantiles.
Les théorisations innovantes formulés par les psychanalystes du début du siècle dernier furent des avancées notables dans la compréhension de certains processus psychiques.
Cependant, cela fonda une séparation nette entre l’humain et les autres espèces animales… sous prétexte que l’humain constitue des cultures.
Là, encore, la psychanalyse souffre d’ethno- et d’anthropocentrisme.

Très vite, d’ailleurs, comme j’ai pu l’évoquer précédemment, des frictions ont eu lieu avec les autres disciplines comme éthologie, l’ethnologie et surtout l’anthropologie.

Dans l’orientation analytique, et grâce aux actions de personnalité notable, les bébés ont retrouvé une place qu’ils avaient perdus pendant des centaines d’années en Occident. Le bébé est une personne à part entière.
Mais avec sa singularité, les craintes ont émergé.
C’est/ ce fut principalement le cas concernant la proximité physique, l’allaitement et toutes les autres pratiques qui se séparent par l’enfant du terrain connu.

Nombre de théories affirment, malgré toutes les preuves contraires, que les bébés doivent être séparés psychiquement voire physiquement de leur mère.
Hormis les cas de pathologies psychiatriques, je ne connais aucune femme qui ne reconnaît pas son enfant comme étant un sujet en tant que tel.

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Le problème se pose probablement à ce niveau-là : les théories psychanalytiques observent le psychisme humain au travers des pathologies.
Selon ces théories, nous sommes tous dotés d’une construction psychique spécifique de laquelle découlent les attitudes pathologiques qui sont susceptibles d’émerger.

Les psy (de tous ordres) ne sont confrontés, au quotidien, qu’à celles et ceux qui vont mal.
Je rêve du temps où, selon un modèle provenant d’outre-atlantique, les gens consulteraient des psychologues lorsque leur vie se déroule bien afin de s’assurer que cela reste le cas… Ou, au moins, quand les problèmes débutent sans attendre une détérioration importante de la situation.

– Sortir de la catégorisation pour mieux accompagner enfants… et patient.e.s !

Une autre incohérence du complexe d’Oedipe, selon ma perception de psy humaniste, formée en TCC, est la catégorisation que les théories psychanalytiques imposent.
« Enfant tout-puissant », « mère castratrice », les enfants tyranniques (!) et les auteurs qui usent de phrases ne laissant aucun doute sur leur conception des enfants « comment survivre à vos enfants », « c’est moi qui décide », « lui apprendre à obéir sans punition ».

Tous ces titres existent.
Tous ces titres dénotent d’une conception négative des enfants comme des êtes qu’il faut dresser afin qu’ils ne deviennent pas des « tyrans ».
Tous ces titres ne t’apporteront rien au niveau de la bienveillance ni d’aide concrète !

A grand renfort d’expérience clinique, ils s’évertuent à exposer combien « les parents » (et non certains parents, ceux qu’ils reçoivent en consultations, donc les plus démunis dans leur rôle de parent : il s’agit d’un biais dans les possibilités d’observations) sont en difficulté … et principalement à cause des courants d’éducation positive.

Le fait est que ces praticiens ne se sont pas du tout penchés sur le paradigme avancé par les accompagnements bienveillants des enfants.
Ils ne perçoivent que les punchlines et les informations surmédiatisées sur le sujet.
Ils n’analysent JAMAIS ce qui fait pourtant le cœur même de l’orientation analytique : ce que le sujet évoque pour soi-même.

Aucun ne met en perspective son propre ressentiment vis-à-vis l’accompagnement bienveillant en comparaison à celui qu’ils ont probablement vécu.
Il est très probable qu’ils aient intériosé les logiques éducatives vécues, banalisant au passage les Violences Educatives Ordinaires…
J’ai, malheureusement, régulièrement l’occasion de constater que certain.e.s de mes collègues tournent au ridicule cette lutte pour les violences éducatives ordinaires.
Cela témoigne d’une volonté claire de ne pas remettre en question ce qui a été transmis.
C’est un des autres problèmes des théories psychanalytiques : la déconstruction des croyances entourant des mythes fondateurs, comme celui du complexe d’Oedipe, remet en question les autres théories qui lui sont liées.
Mon hypothèse sur les raisons qui provoquent l’intensité des résistances chez les psy d’orientation analytique est la suivante : tel château de carte, un théorie déconstruite fait s’effondrer l’ensemble de la srtucture. L’apprentissage et l’intériosation de toutes ces théories entrent tout doucement de concert avec sa propre identité. Remettre en question ces concepts psychanalytiques reviendrait à perdre une partie de ses croyances personnelles, et donc, son identité.

Certaines ont déjà été remises au goût du jour, et les théories assouplies à la société contemporaine. Néanmoins, il est flagrant de constater que les approches éducatives et les croyances sur l’enfance sont lourdement influencées par des théories obsolètes (j’en parle dans plusieurs articles concernant : les punitions, la crise d’opposition / le terrible two, les « caprices« , la continence,…)
Le vocabulaire négatif adressé aux enfants véhicule en lui-même des éléments qui vont engoncer les parents dans les difficultés… et dans les prophéties auto-réalisatrices. Je t’invite à lire mon article : « qu’est-ce que c’est que ces maux/mots » pour comprendre le rôle du vocable dans la vie quotidienne mais aussi dans la construction même de l’identité des enfants et de nos attentes parentales.

Mots de la fin :

Voici comment, en quelques milliers de caractères, j’ai voulu te démontrer en quoi quelques concepts bien ancrés et peu remis en question peuvent l’être.
La pluralité des informations et des ressources est presque infinie. Je trouve cependant que l’accès des informations non monayées est très difficile. Souvent, il s’agit de vulgarisation assez succincte qui t’invite ensuite à t’inscrire à telle ou l’autre programme en ligne.

Si les explications les plus simples sont souvent les plus probables (selon le principe du rasoir d’Ockam), avec les enfants, il est nécessaire de se méfier de nos automatismes. Il est souvent indispensable de décortiquer les situations afin de faire le point entre ce qui fait écho en nous et pourquoi, mais aussi ce qui se joue réellement dans la relation.
Les enfants ne souhaitent pas rompre les liens avec un parent, ayant été un minimum attentif à eux/elles. Il survient de nombreuses périodes où ils vivent des craintes, questionnant ce lien afin de s’assurer qu’il est solide !

Sortir de ses perceptions et interprétations adultistes et une des clefs d’une harmonie familiale et sans lutte de pouvoir énergivore.

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bientôt pour de nouvelles curiosités !

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Pour aller plus loin :

– Anthropologie de la famille et de la parenté- Robert Deliège

– Aux origines de la société humaine. Parenté et évolution – Bernard Chapais (2017)

– Œdipe ou la prolifération explicative Alain Moreau, L’Antiquité Classique, 2002

https://www.persee.fr/doc/antiq_0770-2817_2002_num_71_1_2476

Éducation bienveillante·Communication Non-Violente·Préparer la naissance

Les programmes en ligne dédiés aux parents, idée judicieuse ou simplement onéreuse ?

 

Aujourd’hui, je m’attaque à un sacré morceau.
C’est en partie du ras le bol et des conséquences que me vient l’idée de cet article.
Autant être franche, je ne peux pas être objective sur le sujet. Cela ne m’empêche pas de pouvoir donner, en fin d’articles, les aspects positifs de ce type de formation/coaching/accompagnement (?)… Appelle ça comme tu veux.

J’ai vu fleurir, comme toi, des tonnes de supports de formation/information/accompagnement pour les parents.
Ils promettent monts et merveilles dans la parentalité bienveillante.
Surfant sur tes difficultés de parents, ils promettent que tu seras vraiment mieux après.
Tu as droit à des témoignages de mères qui te disent combien ce fut efficace. (Quid de la réalité de ces témoignages?)
Tu as le droit à des punchlines et des vidéo rigolotes qui te montrent les fois où tu débordes et… tu te vois proposer des solutions miracles ou des coaching minimaliste pour changer de vie (rien de moins).
Tu as accès à des informations bien genrée où seule toi dans ta famille (si tu es une mère) deviendra épanouie et le gage de l’harmonie nucléaire.
Bref, il y a du choix.
Mais du choix de quoi ?

Premier étonnement, moi qui sait lire (et toi aussi a priori si tu parcours sur cet article), je remarque que les conseils fournis sont tout droit tirés de certains livres sans même être modifiés.
Je trouve cela réellement interpellant, tout comme le fait que ces personnes n’ont pour la plupart AUCUNE qualification dans le domaine de la petite enfance, de la psychologie, de la pédagogie ou autres domaines utiles dans un accompagnement parental.
Ce sont des parents devenus adeptes de « l’éducation positive » (terme que je n’apprécie guère, mais largement utilisé) et ont décidé de communiquer la bonne parole, en se prenant en exemple.
Ils/Elles utilisent largement l’image de leur famille et donc de leurs enfants à foison. A mon sens, cela questionne déjà le sens de l’éthique.
Pour être honnête, dans ma posture de psy, je trouve déjà que je parle bien trop de moi sur la page facebook La Curiosité Bienveillante ou sur insta @lacuriositebienveillante. Il est possible d’apercevoir un bout de la tête de ma fille ici ou là… Et cela me questionne déjà car même sans son visage, j’utilise l’existence de cette enfant qui n’a rien demandé.
Les personnes qui mettent en place de tels programmes n’ont pas ces considérations. Tout simplement parce qu’elles savent ce qui est le plus efficaces en terme de communication : l’être humain est friand d’un peu (voire beaucoup) de voyeurisme.
Nous aimons être le témoin de la vie des autres, observer leur fonctionnement, leur progéniture, les voir grandir et entrer dans un simulacre de rapport amical.
En plus de cela, ces gens voyagent, semblent épanouis, dans une familles soudés : bref, l’idéal de vie telle que présentée en Occident.
Je passe au-dessus du fait que les plus influentes de ces personnes ne représentent pas une once de diversité : le sacro-saint blanc cis-genre hétérosexuel campe la place. Exit les familles monoparentales, exit le métissage, exit le couple qui bat de l’aile, …
L’image est policée, pour être le plus adéquat aux Réseaux Sociaux occidentaux.
D’ailleurs, c’est à se demander comment les relations intrafamiliales de ces familles-modèles peuvent être authentiques malgré une telle mise en scène et médiatisation…
Cependant, l’impact des écrans dans la relation est un autre sujet, même si je le traite sommairement dans cet article concernant l’usage des écrans.
Autre fait intéressant, la plupart des personnes qui te vendent ces packs de formation te proposent toujours des tarifs géniaux avec des réductions incroyables.
Toutes les astuces du marketing de base sont utilisées, sans discrimination : l’urgence, le nombre de place (sur internet, sérieux?!), la nécessité de changer ta vie MAINTENANT, …
Cela surfe uniquement sur ton malaise par des coups de publications sponsorisées. Bref, c’est du marketing pour vendre toujours plus, pas pour t’aider réellement.

Désolée de briser tes illusions !

Mais il est impossible de trouver de l’aide intégrale (comme c’est suggéré en te vendant un, puis deux, trois, … modules sur divers sujets) via une formule unique.
Si l’accompagnement des enfants et des familles étaient si simple, cela ne ferait pas l’objet de questionnement depuis si longtemps.

Tu te retrouveras donc avec des généralités (comme dans mes articles, d’ailleurs, bien que j’essaye d’être la plus inclusive possible) qui ne seront pas appropriées à TON cas personnel.
Parce que tu ne peux pas passer le relais,
Parce que tu travailles à temps plein,
Parce que tu es « maman au foyer »,Parce que tu es maman solo,
Parce que tu es un papa,
Parce que tu es homosexuel.le,
Parce que tu as vécu des violences familiales,
Parce que tu vis avec ta famille,
Parce que tu es isolé.e en tant qu’expat, …

Bref, TU n’es pas la norme et les conseils généraux ne te conviennent pas.
Mais parfois, voire souvent, tu ne le sais pas. Alors tu tentes de les appliquer, ces bons conseils (et ils le sont, parfois). Tu améliores certains points de ta vie familiale, tu as l’impression que ça se passe mieux… Mais probablement, quelques semaines plus tard une nouvelle situation mettra au défi tes nouvelles connaissances et elles y trouveront leurs limites.

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Le « maître-nageur » est aux abonnés absents, il a vendu son cours en ligne, ça suffit! 😉

 

Le GROS problème avec tous ces vendeurs de rêve, c’est qu’ils ne t’expliquent rien.
Ils te donnent des clés d’action mais n’expliquent en rien ce qui se joue lors de ces changements. Or, les prémisses sont indispensables à comprendre !
La posture nécessaire, le contexte de vie, le besoin impérieux de répondre à ses propres besoins, la prise en compte de ses propres vécus et sentiments, les principes fondamentaux de la communication nonviolente et le changement de paradigme que cela demande par rapport au climat actuel sont parmi les éléments à prendre en compte et à mettre au clair dès le départ !

La plupart de ces intervenant.e.s usent d’arguments et des informations (comme des études) dont ils ne comprennent pas les implications ni (et surtout) les limites.
Alors bien sûr, je me fie aux études sur le domaine, mais j’ai conscience que ce sont des statistiques et que les études ont des limites pour leur interprétation (d’ailleurs chaque article décrivant une étude a une partie « conclusion et limites »).
Les limites sont, par exemple, le fait que la généralisation ne puisse par être effectuée dans tous les cas, que l’échantillon (le nombre de personnes ayant menées l’étude) était trop restreint, que n’ont pas été contrôlés tel ou l’autre facteur comme le niveau d’éducation des parents, le schéma parental, …
Toutes ces limites sont présentées dans les articles de base. Mais elles sont volontairement éludées dans les articles clickbait ainsi que les programmes de parentalité vulgarisés au plus grand nombre.

Ce que je trouve malheureux, c’est que l’impact financier est non-négligeable.
Ces personnes ont une aura médiatique, elles vendent admirablement leurs produits (preuve en est de l’étendue de leurs entreprises – ps : c’est vraiment cool pour elles, tant mieux pour leur business -) et cela implique que tu es un client à … fidéliser.
Et c’est là que le bas blesse sérieusement.

En tant que psychologue, nous avons des fondements déontologiques clairs : nous devons faire en sorte que le patient/client soit/reprenne de l’autonomie dans sa propre vie.
Nous ne pouvons pas créer de dépendance vis-à-vis de nous. Cela paraît normal… et pourtant, sois en sûr.e, avec des modules progressifs, des formules d’abonnement mensuel, des coachings prévus sur des durées aléatoires : ce n’est pas ton autonomie qui est en ligne de mire. Au contraire, plus tu croiras devoir encore t’améliorer, plus tu seras susceptible d’acheter.
Mais pour ça, il faut bien cloisonner les informations et t’en donner juste assez peu pour en demander toujours plus. Et bien sûr, il faut laisser planer le doute sur tes compétences, tes connaissances et ta façon de réagir.

Encore pire, éthiquement, ces entreprises visent une cible claire : les parents en détresse.
Bien sûr que cela existe : le parent est l’être le plus sujet à l’angoisse, la culpabilité, l’envie de bien faire et l’envie d’être déculpabilisé.e.
Surfer sur ces tendances humaines fonctionnent à merveilles pour déclencher l’acte d’achat.

Être déculpabilisé.e peut s’avérer utile lorsque tu rentres dans un cercle vicieux avec ta propre exigence et que tu ne parviens plus à distinguer ce sur quoi tu peux lâcher-prise.
C’est d’ailleurs d’un intérêt majeur dans le burn-our parental.
Mais comment un enregistrement peut prendre en compte ton propre cas ?
Alors ils assènent des phrases qui banalisent certaines violences éducatives ordinaires. Ils caressent dans le sens du poil de manière à ce que tu te sentes mieux … en superficie. Mais ce qui génère ce mal-être demeure et tu n’auras pas réussi à trouver des solutions pérennes.
Une certaine culpabilité peut servir. Tous les sentiments ont leur utilité. La culpabilité après un acte spécifique ou un posture peut être le déclencheur de changements bénéfiques.
L’idée d’une guidance parentale n’est pas de banaliser des VEO ou encore de t’enliser dans une culpabilité maladive… C’est de t’aider à répondre au mieux à vos besoins à toi et tes enfants.

De leur côté, les accompagnement enregistrés se fichent du résultat. Au fond, peu importe si tu suis leur coaching ou non. Tant que tu l’as payé, ça leur convient.
Tu n’auras pas de rappel, ou juste automatique, pas d’incitation à te connecter ou pas d’entretien avec une personne qui prend acte de ta situation personnelle.
Au mieux, tu auras un nouveau mail te proposant de participer à leur nouveau programme sur un autre sujet… Certainement abordé sommairement dans celui que tu as déjà payé.
Un bon moyen de fidéliser la clientèle est de disperser l’information !

Bien sûr, les parents en détresse/en questionnement par rapport à leur parentalité vont trouver dans ces coachings certaines informations pertinentes.
Ils trouveront même une résonance à leur problèmes familiaux et pourront y trouver des aides ponctuelles. Il se peut même que ce soit efficace à court terme et que ça les aide à modifier certaines postures par rapport à leurs enfants.

Mais alors pourquoi suis-je dithyrambique sur ces méthodes de « coaching » ?

Parce qu’elles ne peuvent pas prendre en compte qui TU es.
Les personnes qui dispensent ces accompagnements enregistrés ne peuvent pas prendre en compte dans leurs mots et leurs conseils ton vécu personnel.
Ils peuvent prendre des exemples qui te renvoient à des situations très difficiles personnellement.
Ils manquent de nuances dans l’appréciation des cas singuliers.
Souvent, il s’agit de grandes vérités envoyées comme une recette de cuisine. Les parents (et toi, là, aussi!) se retrouvent alors, la plupart du temps, démunis face à ces conseils génériques qui ne leur correspondent pas.
Seul un échange interactif peut permettre de savoir où tu te situes dans ta parentalité.
Le fait d’allaiter ou non, d’être informé.e sur les VEO et le parentage proximal et surtout à quel niveau, ces éléments déterminent ce dont tu as besoin comme informations pour te sentir mieux.
Comme tu ne peux pas avoir ce niveau de finesse avec les programmes en ligne, tu peux déchanter.
Ces derniers peuvent alors craindre que l’accompagnement bienveillant des enfants soit un idéal inatteignable.

Alors qu’en est-il vraiment ? (voici un article pour les sceptiques de l’accompagnement bienveillant des enfants)
Il n’y a pas de recette, de livre ou d’intervention enregistrée à suivre à la lettre. Il s’avère nécessaire de se questionner dans ses perception de l’enfance, dans sa posture, dans son vécu de parents et d’ancien enfant.
Quand un mal-être survient, une prise en charge professionnelle est utile. Cela évite l’errance et une aggravation morale voire physique.

Une bonne prise en charge n’est pas beaucoup plus onéreuse que ces programmes génériques et les bénéfices sont bien plus vastes !

Rendons à César ce qui est à César : oui, ces programmes accessibles 24h/24 permettent aux parents d’acquérir des connaissances (principalement les personnes qui n’ont pas l’occasion ou la possibilité de lire sur le sujet). C’est tout à fait bénéfique dans ce but-là.
Dans ce cas, il est simplement indispensable de choisir les oratrices ou orateurs expérimenté.e.s et non uniquement mus par l’appât du gain.
Avoir un, deux ou trois enfants ne fait pas de quelqu’un un.e expert.e.
Publier un livre à succès car bien géré au niveau marketing, non plus.
Cela veut juste dire que le marketing a été efficace et qu’il a séduit/rendu curieux de potentiels client.e.s.

Tu as pléthore de psychologues, psychopédagogues, sage-femmes et accompagnant.es parental.es qui produisent des contenus utiles et pertinents pour délivrer de l’information en vidéo/podcast.
Je te suggère de te fier plutôt à ce type de professionnel.le.s… qui seront également accessibles individuellement en cas de questions.

J’espère que cet article t’aura apporté un éclairage nouveau à ce sujet.

A bientôt pour de nouvelles curiosités !

 

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Éducation bienveillante

L’hyperactivité n’existe pas ! Vraiment …?

Polémiques, convictions, épidémie, surmédicalisation, rumeurs. Le TDA/H est un sujet chargé. J’essaye de faire le point à certains égards.

Cet article fait suite aux discussions suite à un page sur ma page facebook « La Curiosité Bienveillante » https://www.facebook.com/curiositebienveillante d’un partage au sujet du diagnostic de l’hyperactivité.

Le fait est que je trouve certains points de cet article intéressant… Mais il manque totalement de contexte, de sources et surtout, de considérations !
Voici pourquoi je vais détailler quelques points importants… Et te fournir des liens qu’il convient de consulter pour mieux comprendre ce qu’est l’hyperactivité et le déficit de l’attention.
Je n’aurais pas idée de créer un article qui reprend les éléments les plus importants. C’est un sujet très vaste et qui demande une expertise spécifique !

Ici, je vous propose quelques clés et surtout pas mal de liens afin d’approfondir le sujet.
La question n’est pas de croire ou non au TDA/H, tout comme il ne viendrait pas à l’esprit de savoir si tu crois ou non à l’homosexualité, aux troubles du comportement, etc.

D’abord, contexte par rapport à l’article partagé, basé sur des écrits du psychiatre français Landman.
Ce Docteur est d’obédience psychanalytique… et c’est malheureux de devoir le dire mais il s’inscrit dans une inclinaison de cette chapelle qui n’ouvre guère d’intérêt aux apports des neurosciences et de la neuro-imagerie, notamment.
Cela dit, il est important de pouvoir questionner les hypothèses thérapeutiques formulées depuis plusieurs années sur base des neurotransmetteurs.
De nombreuses maladies, dont l’hyperactivité et la dépression, ont des traitements basés sur les imageries concomitantes à ces troubles.
Ceux ayant un trouble ont un cerveau qui ne fonctionne pas comme ceux qui n’en ont pas. Soit, mais est-ce pour autant la cause du trouble ?
Les traitements mis en place instillent ce postulat puisqu’ils sont censés venir compenser le dysfonctionnement.
Pour reprendre le cas des dépressions, qui sont encore mal connues et mal perçues par bon nombre de personne, les antidépresseurs ne sont pas une solution miracle !
Près de 30 % de personnes qui prennent des antidépresseurs ne ressentent pas les effets escomptés et il est connu que la seule thérapie médicamenteuse n’a pas d’impact positif à long terme dans les maladies mentales.

En bref, la médication de l’hyperactivité n’est pas une solution en tant que telle. Elle peut diminuer l’occurrence de certains symptômes et permettre une prise en charge cognitive à d’autres niveaux. Ces dernières pourront ainsi permettre aux patients et aux parents de redéfinir un accompagnement avant de se passer de médication. Il n’est pas éthiquement possible de minimiser l’impact d’une médication ayant un impact sur le fonctionnement cérébral alors qu’elle est adressée à des enfants en croissance. Dans tous les cas, les médications doivent faire l’objet d’une analyse bénéfices/risques, sans être automatiques ou prescrites par des professionnel.le.s non spécialisé.e.s.

Ce n’est pas pour autant que le grand public peut juger les raisons pour lesquelles certaines familles débutent une médication avec un enfant.
Il faut avoir conscience que le vécu que chacun est singulier. Sans être dans le contexte de cette famille, de vivre auprès d’un ou plusieurs enfants vivant de l’hyperactivité, il est impossible de comprendre la détresse que cela occasionne.
Je déplore que l’article partagé ait suscité ce genre de jugements hâtifs. Même en étant professionnel.le, il n’est pas possible d’être spécialiste de tous les sujets… et surtout, il est possible de se fourvoyer, d’ effectuer des raccourcis grossiers et qu’il est indispensable de prendre conscience de ses propres limites ! Avoir conscience que nous ne sommes pas spécialistes de tout est la seule voie pour nous offrir la possibilité de nous (in)former encore et toujours plus.
En outre, j’aime à préciser selon laquelle personne ne connaît mieux une maladie/un trouble/une situation que les personnes qui la vivent de près : les parents, surtout ceux faisant partie d’association de soutien, connaissent souvent bien plus les troubles de l’hyperactivité que, par exemple, un.e psychologue tout-venant. Voici d’ailleurs le site d’un collectif de parents qui fournit pas mal d’informations au sujet de l’hyperactivité : http://www.collectif-parents-tdah-ouest.fr/
Afin de comprendre le point de vue de Monsieur Landman, voici des extraits d’un article :

« Je prédis que l’on va avoir une épidémie de TDAH. Les recommandations de la HAS ont beaucoup de qualités mais sont trop compliquées: les généralistes n’auront pas le temps de recevoir longuement les gens et risquent de surdépister le TDAH. D’autres acteurs sociaux sont aussi en cause. Aux États-Unis, un enfant noir vivant dans un logement exigu avec des problèmes sociaux a 6,5 fois plus de chances d’être diagnostiqué TDAH qu’un Blanc des beaux quartiers. Le méthylphénidate ne doit pas être un opium utilisé pour cacher les problèmes sociaux! Il existe aussi des enfants originaux qui sont nuls en classe car le système ne leur est pas adapté, des enfants à haut potentiel qui s’ennuient… Les seuils de tolérance baissent. Mais moi, je suis là pour soigner. Pas pour normaliser. »


« Lorsque vous prenez une aspirine pour faire baisser votre fièvre, cela fonctionne mais vous n’en déduisez pas que vous aviez un déficit en aspirine! C’est la même chose avec le méthylphénidate: il ne guérit pas, il marche, ce qui n’est pas la même chose. En psychiatrie, les médicaments ont leur place, mais pas toute la place. Le méthylphénidate peut être utile car il permet d’offrir un répit à l’enfant et à son entourage. Mais à condition de faire un vrai diagnostic qui tienne compte du contexte. Ne voir l’enfant qu’une fois par an pour renouveler la prescription ne sert à rien: il faut profiter du répit qu’apporte le médicament pour soutenir l’enfant, éventuellement prendre des mesures sociales ou éducatives, etc. 
»

 

Le diagnostic du TDA/H contient un « problème » de fond : les symptômes afin de déterminer le diagnostic sont repris dans le DSM-5.
Le DSM est le manuel de diagnostic et de statistique des troubles mentaux. Il sert à la catégorisation des troubles… mais permet aussi de pathologiser certains écarts de la normal. Par exemple, le syndrome prémenstruel est dans le DSM 5 et précise que 2 à 5 % des femmes en sont atteintes et que le diagnostic repose sur une perturbation majeure du quotidien.
Le DSM est donc une proposition de classification… avec ses avantages comme ses défauts.
Comme toutes classifications, il n’est pas possible de la considérer comme LA réalité. Preuve en est que 4 version lui ont précédé.
Cependant, elle permet parfois de mettre au clair certains troubles, et d’avoir en un coup d’oeil les comorbidité (autres pathologies ou troubles associés).
Certains luttent avidement comme ce principe de classification… Comme le Docteur Landman qui est président de « Stop DSM », comme l’indique ces affiches. Un positionnement plutôt réactionnaire dans la prise en charge des troubles mentaux.

Bref, les propos « Clickbait » sont souvent mus par des considérations bien plus vastes et pour faire passer des idées plus larges que celles avancées. Il s’agit d’une réelle « guerre de croyances ». Alors que la psychologie intégrative existe déjà : le patient est placé au centre de son parcours de soin, afin de le rendre plus autonome, sans prêcher à une obédiences comme la psychanalyse, les thérapies cognitivo-comportementales, ou autres. Et oui, cela demande plus d’ouverture d’esprit et un regard critique sur chaque pratique.

 

Se former et s’informer, un besoin inaltérable !

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Alors, pour commencer, il semble qu’un petit reportage sur le sujet pourrait être intéressant :
TDAH – déficit de l’attention, des enfants mal compris

La perspective prise des enfants et non seulement des parents/professeur.e.s dérangés me semble pertinentes.

Si tu es abonné.e au Monde, cet article semble également fournir des informations précieuses à diffuser dans le Grand Public : Troubles de l’attention : en finir avec les idées reçues

Pour les pro ou les personnes intéressées à aller plus loin, voici un dossier très complet et récent, puisqu’il date de 2018 : « Le TDAH chez les enfants et les adolescents, partie 1 : l’étiologie, le diagnostic et la comorbidité »

Ce dernier article précise combien il n’y a pas « d’épidémie de TDAH » comme le laisse entendre le Docteur Landman dans plusieurs publications dont https://www.cairn.info/revue-etudes-2018-11-page-53.htm

Si des parents et des pro veulent se former de manière gratuite grâce à un MOOC, Laval (Canada) propose celui-ci : Le point sur le TDAH: comprendre, soutenir et accompagner les jeunes

 

Heureusement, certains sites vulgarisent les informations pour les rendre accessibles au grand public (un peu ce que j’essaye de faire aussi).
Un site incontournable est https://apprendreaeduquer.fr

Ils ont proposé un article qui aide parents et enfants au quotidien : https://apprendreaeduquer.fr/aider-enfant-tdah/

Afin de mieux comprendre quelles sont les possibilités de prises en charge des familles dont un enfant a un TDA/H, le collectif de parents susmentionné propose ces informations précieuses : http://www.collectif-parents-tdah-ouest.fr/prise-en-charge/

Enfin, si tu souhaites investir dans quelques livres sur le sujet, en voici certains de Gabriel Wahl.

Que sais-je ? » Les enfants hyperactif
Mon frère a une tornade dans la tête » L’hyperactivité

Que sais-je ? » n° 3698 – Les enfants intellectuellement précoces

 

Une chose est sûre, si tu souhaites t’informer sur le TDA/H, ne lis pas Landman. Ses partis pris et son écriture incisive ne sont là que pour faire du buzz et faire briller d’autres causes, sur base de convictions (ce qui semblent assez fréquent chez certain.e.s confrères/consœurs d’obédience psychanalytique…!).

P.S. : Abonne-toi pour recevoir les prochains articles (pas de spam de pub pour des programmes, ici!).
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Éducation bienveillante·Communication Non-Violente·Maternage proximal

La liste de livres bienveillants pour préparer ta wishlist!

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En cette approche des fêtes de fin d’année, je me suis dit qu’il serait opportun d’anticiper et te donner des titres qui pourront compléter ta wishlist de fin d’année (Yes, on est pas obligé.e d’avoir toujours des surprises. On peut aussi demander ce qu’on veut!).

Alors je te propose une sélection de livre sur la parentalité et surtout le paradigme de l’accompagnement bienveillant des enfants (et de soi-même) !
Ensuite, dans un prochain, je continuerai par des livres pour enfants, dans une dynamique bienveillante voire utilisant la communication nonviolente.

Petit conseil si tu veux un livre réellement bienveillant : tu peux éviter les titres contenant les termes « obéir », « commander », « enfant-roi », « enfant-tyran », …
Tu peux aussi exclure les livres d’Anne Bacus et de Marcel Rufo, notamment. La notoriété ne fait pas tout ! 😉

Voici donc un florilège plutôt large de livres, dont je détaille le titre et reprend le résumé des éditeurs. Je suis sûre que tu y trouveras ton bonheur !

Quels auteurs sont répertoriés dans ce petit article ?

Catherine Gueguen, Claude Didierjean-Jouveau, Ingrid Bayot, Caroline Guillot, Michel Odent, Jean Liedloff, Isabelle Filiozat, Laurence Dudek, Carlos Gonzalez, Jesper Juul, Olivier Maurel, Thomas D’Ansembourg, Alfie Kohn, Alice Miller, Marshall Rosenberg, Rosa Jové, Jessica Joelle Alexander et Iben Dissing Sandahl et Lawrence J. Cohen.

Eh oui, rien que ça!
J’espère que la lecture des résumés de leurs ouvrages te permettra de savoir lequel parcourir en premier. 😉

  • les livres de Catherine Gueguen :
    • « Pour une enfance heureuse » : « Le Dr Catherine GUEGUEN est pédiatre à l’Institut hospitalier franc-britannique depuis vingt-sept ans. Spécialisée dans le soutien à la parentalité, elle anime aussi des groupes de travail pour les médecins, psychologues, éducateurs et sages-femmes. Les dernières découvertes scientifiques sur le développement et le fonctionnement du cerveau bouleversent notre compréhension des besoins de l’enfant. Elles démontrent qu’une relation empathique est décisive pour permettre au cerveau des enfants et des adolescents d’évoluer au mieux, en déployant pleinement ses capacités intellectuelles et affectives. Catherine Gueguen nous fait partager ces découvertes et propose des conseils éducatifs pour les parents et les professionnels. Un véritable plaidoyer en faveur d’une éducation bienveillante qui remet en cause nombre d’idées reçues. « Complet, accessible et agréable à lire. Une excellente lecture pour aider [son] enfant à grandir. »

      S’il est accessible, ce livre va précisément dans les notions de développement des structures cérébrales. En première intention, je suggère son deuxième livre sur le sujet :

    • « Vivre heureux avec son enfant » : Comment faire quand votre enfant a des colères répétées ? S’il ne veut pas se coucher ? S’il ne veut pas manger, ni obéir ? Faut-il le punir ou s’opposer à lui ? Faut-il le laisser pleurer ? Au travers de nombreux exemples tirés de ses consultations, et en s’appuyant sur les recherches en neurosciences affectives, Catherine Gueguen propose ici une nouvelle approche : voir et ressentir le monde par les yeux de l’enfant et enfin pouvoir se mettre à sa hauteur. En effet, les dernières découvertes sur le développement du cerveau émotionnel nous montrent qu’une relation empathique et bienveillante permet à l’enfant de déployer toutes ses possibilités affectives et intellectuelles.
      Un plaidoyer pour une autre vision de l’éducation.

 

  • Les livres de Claude Didierjean-Jouveau :

Elle a une capacité d’écriture énorme et donc, une bibliograhie impressionnante : tous ses livres sont accessibles et tellement informatifs. Voici certains incontournables mais n’hésite pas à aller voir les autres sur son site : https://www.claude-didierjean-jouveau.fr/livres-allaitement-maternage-naissance-parentalite-avancee-en-age/

    • « Le cododo : pourquoi, comment » : Votre bébé rencontre des problèmes de sommeil et vous êtes vous-même épuisé(e) par ses réveils nocturnes ? Vous vous demandez quand il sera en mesure de faire ses nuits ? Et si vous adoptiez la pratique du sommeil partagé ?
      Celle-ci vous permettra de répondre aux besoins de votre enfant, tout en réduisant votre carence en sommeil.
      Notre culture, engendrant chez nombre de jeunes parents des attentes irréalistes, nous empêche parfois de voir le cœur du problème : le bébé a un besoin constant de présence et de chaleur humaine. Partager son sommeil permettra d’y répondre sans délai et sans fatigue pour toute la famille.
      Nourri de témoignages de parents, cet ouvrage aborde ainsi la réalité du sommeil des bébés, les bienfaits du cododo, son universalité, sans oublier les précautions à prendre.
    • « développer l’empathie chez les enfants » : En 2015, j’ai eu l’occasion de voir sur France 5 le documentaire de Valeria Lumbroso Entre toi et moi, l’empathie. Je l’ai trouvé tellement passionnant que j’ai eu envie d’approfondir le sujet.
      J’ai alors écrit plusieurs chroniques sur le sujet dans le magazine Grandir autrement, et me voilà à écrire un petit pratique dessus.
      Si, comme le pense le primatologue et éthologue Frans de Waal (il sera beaucoup question de lui dans cet ouvrage), l’empathie dérive de l’attention maternelle, il est logique que le sujet m’intéresse, car il est cohérent avec mes préoccupations habituelles autour du maternage, du parentage, des soins aux bébés, des relations parents/enfants. Sans empathie, rien de tout cela n’est possible !
      Qu’est-ce que l’empathie, sinon la capacité à ressentir ce que l’autre ressent tout en restant soi-même ? Cette capacité est-elle innée ou acquise ? Est-elle propre à l’être humain ou commune à tous les mammifères, voire à tout le vivant ? Comment peut-on la développer, notamment chez les enfants ? Peut-elle être détruite ? Comment faire en sorte qu’elle englobe plus que nos “proches” ?
      C’est à toutes ces questions que cherchait à répondre le documentaire, en interrogeant un certain nombre de chercheurs et en détaillant un certain nombre d’expériences.
      Et c’est à ces questions que je vais essayer de répondre ici, notamment en vous parlant de ces études et de ces expériences.
    • « l’allaitement de A à Z » : “Cet ouvrage est un véritable dictionnaire amoureux de l’allaitement. Sous forme d’abécédaire, il voyage de A comme… allaitement à Z comme zizanie, en passant par F comme féminisme, J comme jumeaux, S comme sexe, T comme tirer (son lait), etc.
      Mais ne vous attendez pas à compulser un manuel de plus sur les pourquoi et les comment, genre tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l’allaitement maternel en 26 questions !
      Point de guide pratique ou de lexique savant ici, plutôt une balade dans un domaine que Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau ne se lasse pas d’explorer, depuis le début des années 1980, y découvrant chaque jour de nouveaux sentiers et de nouvelles perspectives, souvent insolites.”
    • « Ne pleure plus bébé » :
      Les anthropologues et les voyageurs se sont toujours étonnés de ne pratiquement jamais entendre de pleurs de bébés chez les autochtones du Grand Nord, les Amérindiens, en Inde, à Bali… Ces peuples ont-ils un secret? Oui, et il tient en deux mots: maternage proximal. C’est-à-dire un ensemble de pratiques qui, en répondant aux besoins fondamentaux du bébé, lui évitent d’avoir à manifester par des pleurs le malaise que lui cause la non-satisfaction de ses besoins. Le livre que vous avez entre les mains se situe clairement dans la ligne de défense de ce maternage proximal. Non, les pleurs des bébés ne sont pas  » bons  » pour eux. Non, les bébés n’ont pas  » besoin  » de pleurer. Oui, la plupart des pleurs sont évitables si l’on répond aux besoins du bébé. Évitables ou consolables: s’il pleure quand même, on dispose de beaucoup de moyens simples pour l’apaiser et le consoler.
    • « Petit guide de l’allaitement pour la mère qui travaille » : L’allaitement maternel est bien le choix santé en matière d’alimentation infantile ! Et plus il dure, plus ses bienfaits sont grands. Malheureusement, on croit encore trop souvent que la reprise du travail empêche d’allaiter plus de quelques semaines et oblige à sevrer. En fait, il est tout à fait possible de poursuivre l’allaitement en travaillant. Ce livre, enrichi de nombreux témoignages de mères, détaille les différentes options possibles (et cumulables) ; continuer d’allaiter à la demande dès qu’on a l’enfant avec soi (matin, soir, nuit, jours de congé, vacances…), aller l’allaiter dans la journée, s’il est gardé non loin du lieu de travail, voire sur le lieu de travail (crèche d’entreprise), tirer son lait, pour qu’il lui soit donné par les personnes qui le gardent, si l’on souhaite qu’il continue de bénéficier d’un allaitement exclusif. Un large chapitre est consacré à cette dernière option : comment tirer son lait, où, quand, avec quoi, comment le conserver, etc.
  • Le livre d’Ingrid Bayot « Le quatrième trimestre de grossesse » : Les premières semaines de la nouvelle accouchée ne sont pas aussi enchantées qu’on le dit. Durant ce quatrième trimestre de la grossesse, la symbiose mère-enfant continue via les jeux hormonaux, l’adaptation du sommeil maternel, la sensibilité émotionnelle, la lactation (faire du lait) et l’allaitement (nourrir un bébé). D’autres chantiers biologiques et psychiques sont en cours. Ils constituent un cheminement vers un nouvel équilibre et non à un retour à l’état antérieur. La méconnaissance des différents aspects de cette « dégestation » empêche les femmes de prendre conscience de leurs besoins de les exprimer. La pression sociale pousse vers un retour rapide à ce qui est désigné comme « la normalité », à savoir la séduction et la productivité. Or, ces deux dynamiques sont aux antipodes des réalités de l’après-naissance. Cet ouvrage décrit tout ce que traversent les femmes (mais aussi les hommes et les couples) dans ce quatrième trimestre de la grossesse, leurs nouveaux besoins, et notre nécessité de réinventer l’accompagnement de ce temps si singulier, qui, parfois vécu dans une relative solitude, peut révéler des fragilités personnelles préexistantes.

    A lire à tout moment de la vie… Mais si tu peux l’offrir à une future mère, ça l’aidera !

 

  • Un des livres de Margot Sunderland intitulé: « La science de l’enfant heureux. Épanouir son enfant grâce aux découvertes sur le cerveau« :Comment réagir devant un enfant triste ou paniqué ? Comment gérer les premières séparations ou l arrivée d une petite s ur ? Quelle méthode choisir pour le coucher ? Quels jeux favoriser ? Comment fixer des limites ? Mais aussi : comment assurer son propre bien-être, condition indispensable à celui de l enfant ?

    Avec cet ouvrage, Margot Sunderland a une ambition : mettre les neurosciences au service de l éducation ! Nous savons aujourd hui que nos choix parentaux modèlent le cerveau de notre enfant. En plaçant à la portée de tous les dernières avancées scientifiques, elle nous off re les clés pour mieux comprendre son enfant, la manière dont il se développe, et lui donner toutes les chances de grandir en s ouvrant au monde.

    Afin de permettre à chaque parent de faire des choix avertis, ce livre examine les différents comportements qui posent des difficultés et évalue les méthodes éducatives les mieux éprouvées, choisies pour leur action bénéfique reconnue sur le développement de l intelligence sociale et affective. Il constitue ainsi un guide précieux, une véritable boîte à outils pour aider les parents à accompagner leur enfant sur la voie de l épanouissement.

  • Un format plus léger mais pourtant fondamental : pour les femmes allaitantes et celles qui sont enceintes, un cadeau de Noël idéal : « Le manuel très illustré de l’allaitement » de Caroline Guillot : Si 2/3 des femmes allaitent pendant le premier mois, elles ne sont plus qu’1/3 passé ce délai. Trop dur, trop mal, trop de doutes… la pression et l’angoisse les font souvent abandonner. Pourtant, beaucoup avouent « qu’elles auraient continué si on leur avait expliqué les choses différemment ». C’est ce que fait ce manuel, qui regroupe et détaille avec autant de sérieux que d’humour un maximum d’informations et propose, via ses illustrations et son ton, une approche différente de l’allaitement. Culture, histoire, fiches pratiques, conseils appliqués, extraits de vie… la tétée n’aura bientôt plus de secret pour vous ! Pour assurer l’exactitude de ses conseils, le manuel a été relu et validé par des professionnels de l’allaitement maternel. Car on ne rigole pas avec la tétée !

 

  • Les livres de Michel Odent, dont « Le bébé est un mammifère » : Le Bébe est un mammifère est le livre fondateur de Michel Odent. Paru trop tôt, incompris, cet ouvrage vit depuis quelques années une renaissance dans les pays anglophones et hispanophones. Michel Odent nous conduit vers ce qu il appelle poétiquement « la révolution colostrale » : cette révolution où le libre accès du nouveau-né au colostrum de sa mère signe l aboutissement d une naissance libre et pleinement vécue. Michel Odent nous propose un monde nouveau, un monde où les relations humaines sont transfigurées par la façon dont nous accueillons l enfant qui nait, un monde où la science intelligente l emporte enfin sur une technicité aussi absurde que criminelle.

 

  • L’indétrônable ouvrage de Jean Liedloff : « Le concept du continuum – la recherche du bonheur perdu » : Un livre dont on parle depuis plus de 15 ans, enfin disponible en français ! Une manière révolutionnaire d’élever nos enfants… naturellement. Au plus profond de la jungle du Venezuela, Jean Liedloff fait la rencontre d’une tribu d’indiens vivants encore à l’âge de la pierre. Fascinée par le bonheur reflété par ces indiens « primitifs », elle passera deux ans et demi avec eux pour comprendre la cause de leur vie si heureuse et harmonieuse. Cette expérience ébranlera totalement ses convictions occidentales et l’amènera à un point de vue radicalement différent sur la nature humaine et l’éducation dictée par nos sociétés « civilisées ». Le concept du continuum nous montre comment nous avons perdu notre bien-être naturel en laissant l’intellect prendre le pas sur notre instinct. Il nous montre également comment retrouver cette harmonie pour nous-mêmes et nos enfants. Une véritable prise de conscience pour tous les acteurs de notre société ! Un livre absolument indispensable à tous les parents ou futurs parents !
  • Les livres d’Isabelle Filiozat, elle aussi très productive, tant en littérature qu’en cahier destiné aux enfants (que je renseignerai dans la partie de l’article dédiée aux enfants). L’avantage d’Isabelle Filiozat est qu’elle construit des livres qui se lisent comme des romans (avec la même fluidité). Ils sont orientés vers les parents ayant des enfants d’un âge déterminé. Cela lui permet d’expliquer précisément ce qui se passe dans l’esprit de l’enfant en fonction de son âge. Je propose ici les plus connus mais voici sa bibliographie complète : http://www.filliozat.net/bibliographie/
    • « Il n’y a pas de parents parfaits » : Pourquoi tant de passions se déchaînent lorsqu’il est question d’éducation ? Parce qu’au-delà des théories il y a notre inconscient. Nos blessures, notre histoire. Nous aimerions ne trouver en nous, pour nos enfants, qu’amour et tendresse. Ce n’est pas si simple. L’objet de cette passionnante enquête d’Isabelle Filliozat est de mieux comprendre ce qui se joue en nous lorsque nous hurlons contre Paul ou nous trouvons incapable de dire non à Julie. Elle propose des pistes et des exercices pratiques pour ne plus se sentir coupable de ne pas y arriver… Afin de retrouver la liberté d’être le parent que nous désirons être.
    • « J’ai tout essayé » : Opposition, pleurs et crise de rage : traverser sans dommage la période de 1 à 5 ans. Les parents ont tendance à interpréter les comportements excessifs ou énervants des enfants comme des manifestations d’opposition, de mauvaise volonté, d’insolence. D’autres se culpabilisent et cherchent le traumatisme. Et s’il y avait d’autres causes ? Les récentes découvertes de la neurophysiologie et de la psychologie expérimentale éclairent d’un jour nouveau ces comportements exaspérants.Dans cet ouvrage :  Des dessins qui parlent à tous, Des éclairages scientifiques pour mieux comprendre et des directions nouvelles pour agir concrètement selon son âge.
    • « Il me cherche » : Manque de concentration, agitation, manque de confiance, crise, difficultés pendant les repas ou comportement violent à l’école : et s’il y avait des raisons autres que le manque de limites ?Méconnaître le rythme de développement de l’enfant est source de nombreux conflits, cris et punitions, et il n’est pas simple de fixer la frontière entre le trop et le trop peu de contrôle parental. Mais, non ! tout n’est pas encore joué ! Et le parent peut faire beaucoup pour nourrir la confiance de son enfant.Isabelle Filliozat propose la même approche efficace que dans « J’ai tout essayé », fondée sur les neurosciences, pour vivre avec un enfant de 6 à 11 ans.
    • « Au cœur des émotions de l’enfant » : Un livre-ressource pour aller vers davantage d’harmonie familiale. Les parents sont souvent démunis devant l’intensité des émotions de leur enfant. Ils cherchent volontiers à les calmer, à faire taire les cris, les pleurs, l’expression de l’émoi. Or l’émotion a un sens, une intention. Elle est guérissante.Ce livre très concret tire ses exemples du quotidien, aide les parents à comprendre la peur, la colère, la joie, la tristesse et le besoin de l’enfant d’exprimer ses sentiments. Tout cela pour mieux l’accompagner vers l’autonomie et vers davantage d’harmonie familiale.
    • « un zeste de conscience en cuisine » : Quand la préparation d’un repas devient une aventure intérieure. Les Français ont fait de la cuisine un de leur loisir préféré, mais aussi un mode d’expression.
      C’est à la fois avec son regard de femme, de mère et de psy qu’elle nous explique comment cet espace de transformation des aliments qu’est la cuisine peut également devenir un espace de transformation de soi :
      – La cuisine, lieu d’échange et de partage (émotions, repas de fête, intimité, traditions, religions…)
      – La cuisine, lieu de transmission (recettes, savoir-faire, secrets…)
      – La cuisine, espace de développement personnel (exercices de respiration, méditation, confiance en soi…).
      Au gré des pages, le lecteur trouvera des réponses à ses questions (pourquoi je n’aime pas cuisiner ? qu’est-ce que je mange ?…), une foule d’informations (pourquoi les allergies explosent-elles ? y a-t-il un régime idéal ?…), ainsi que différents conseils et exercices pratiques. Sans oublier, bien sûr, de nombreuses recettes aussi savoureuses qu’inattendues !
    • « On ne se comprend plus ! » : Traverser sans dommage la période des portes qui claquent entre douze et dix-sept ans. Tous les ados ne se ressemblent pas. Certains vivent cette période repliés dans leur chambre, d’autres ne cessent de sortir. Certains passent leur temps affalés sur le canapé, d’autres s’investissent dans le sport jusqu’à se mettre en danger. Certains perdent tout intérêt pour les études, d’autres sont toujours premiers, certains ont le joint aux lèvres dès le lever, d’autres n’y toucheraient pour rien au monde et d’autres encore oscillent entre les deux extrêmes.
      Il reste que certains traits se dégagent et que tous traversent une période complexe. Crise  ? Oui, en quelque sorte. L’adolescent traverse une crise, une transformation. L’adolescence inquiète, parce que les risques sont effectivement là. Alcool, sexe, drogue, vitesse sur la route, décrochage scolaire, troubles du comportement alimentaire… Et pour traverser cette période, les ados ont besoin de leurs parents. À leurs côtés et non en face d’eux.
      Conçu comme les précédents (par tranche d’âge  : 11-12 ans, 13 ans puis 14, 15 et 16 ans),
      On ne se comprend plus explore la psychologie des adolescents, ainsi que certaines composantes biologiques et physiologiques, et aide ainsi à poser un regard nouveau sur les motivations de leurs comportements – souvent inconnues des parents autant que des ados.
  • Les livres de Laurence Dudek, dont:
    • « Parents bienveillants, enfants éveillés » : Aujourd’hui, de nombreux parents se sentent démunis face aux comportements de leur enfant et se demandent comment l’éduquer de manière bienveillante et sécurisante. Car vouloir conditionner les enfants, en leur donnant des ordres, en leur faisant des reproches, en les culpabilisant ou en leur demandant « pourquoi » ils ne font pas ce qu’on voudrait qu’ils fassent génère souvent des conflits, parfois de la violence… Pour autant, on ne peut pas « tout laisser faire » sans intervenir : un vrai casse-tête !

      L’Éducation Efficace est une méthode éducative d’excellence qui permet aux adultes de concilier leur désir de « bien éduquer » et la bienveillance nécessaire au bien-être et à la singularité de l’enfant, sans renoncer ni à l’un ni à l’autre, tout en tenant compte du contexte personnel et familial qui est le leur.

      Dix concepts clés d’une méthode facile d’accès et illustrée par l’exemple, à mettre en pratique immédiatement pour une éducation sans violence. Parent, enseignant, éducateur, soignant, chacun d’entre nous peut accompagner l’enfant dans l’amélioration de son adaptation tout en respectant ses besoins.

    • « Petites histoires magiques pour guérir les soucis du quotidien » ; Les 16 contes métaphoriques (ou contes thérapeutiques) de cet ouvrage, sont des histoires bienveillantes, douces et poétiques à lire à votre enfant pour l’aider à dépasser ses petits soucis du quotidien. Il s’agit d’une véritable trousse à pharmacie, reposant sur les principes de la thérapie ericksonienne pour procurer un apaisement, un bien-être et renforcer le lien parent-enfant.

      Chaque conte est écrit et se lit selon un protocole efficace et pratique  :
      – Un éclairage pour le parent (les sens cachés de l’histoire)
      – Une mise en condition pour l’enfant
      – L’histoire à lire
      – Un texte de retour à un état de conscience ordinaire
      – Des pistes d’échanges pour prolonger ce moment de douceur

      Goûtez aux délices de la magie des mots qui soignent et cultivez l’imaginaire de votre enfant  !

  • Les Livres de Carlos Gonzalez (pédiatre espagnol, fondateur et président de SAPTA (association catalane pour l’allaitement maternel) :
    • « Serre-moi fort ! » : Depuis des siècles, médecins, éducateurs et parents ont souvent, consciemment ou non, une vision très négative de l’enfant. Selon les époques, les arguments, religieux, moraux, sociaux, psychologiques ou même politiques, varient, mais une constante demeure : l’éducation doit viser à contraindre l’enfant à renoncer à ses inclinations naturelles, nécessairement mauvaises, et à se soumettre à la volonté de l’adulte. Car nos enfants sont, semble-t-il, nos ennemis. Ils s’opposent à nous sans raison, multiplient les caprices, cherchent à n’en faire qu’à leur tête, à nous dominer, à nous écraser. Il convient donc d’extirper le mal à la racine, en usant au besoin de méthodes d’une violence que l’on n’admettrait jamais vis-à-vis d’adultes, faute de quoi ces tyrans en herbe deviendront incontrôlables. « Pour leur bien », on doit leur imposer des limites et des règles strictes, leur apprendre à dormir seuls, à manger à heures fi xes ce qu’on leur présente, à être propres, à accepter la frustration et la séparation d’avec leur mère, à partager, à ne pas couper la parole aux adultes, à obéir sans rechigner… Et tout cela sans pleurer, s’il vous plaît. Carlos Gonzalez part d’un présupposé radicalement différent. SERRE-MOI FORT est un livre écrit résolument en défense des enfants, mais aussi des parents, car l’affrontement permanent est source de souffrances inutiles pour tous. Cet ouvrage très documenté nous explique pourquoi les enfants sont comme ils sont et font ce qu’ils font, et comment dormir avec eux, leur donner le sein, leur offrir sans réserve câlins, contact et attention font plus que toutes les règles et toutes les punitions réunies. SERRE-MOI FORT nous propose de renoncer enfi n à la violence et au mépris pour élever nos enfants dans la bienveillance, la confi ance, le respect et la tendresse, et leur prodiguer un amour aussi inconditionnel que celui qu’ils nous vouent d’instinct.
    • « Mon enfant ne mange pas ! » : Les parents de partout à travers le monde se demandent si leur bébé ou leur bambin mange assez. Carlos González, un pédiatre et un père, explore les raisons qui poussent un enfant à ne pas manger, les pièges des courbes de croissance et les impacts de la croissance sur les besoins caloriques. Il explique comment les troubles alimentaires commencent et comment les éviter. Mon enfant ne mange pas comprend aussi des témoignages de mères qui ont eu des moment d’angoisse et de tourmentes à essayer de faire manger leur enfant.

 

  • Les livre de Jesper Juul, dont je donne certains titres mais que tu peux trouver ici : http://www.familylab.fr/mediatheque/livres/
    • « La vie en famille – Renouveler les valeurs fondamentales du vivre-ensemble » : Confrontés en tant que parent au vide laissé par le rejet de l’autoritarisme comme des violences physiques et psychologiques envers les enfants, nous nous sentons aujourd’hui souvent perdus. Nous jouons pourtant toujours un rôle essentiel pour les enfants puisque qu’eux, venus au monde sans expérience, ont besoin de notre leadership adulte. Comment développer alors cette autorité personnelle, nécessaire et constructive pour les enfants ? Comment transformer l’amour que nous éprouvons en gestes affectueux que nos proches ressentent aussi comme des marques d’affection, et cela sans perdre notre propre intégrité ?

Pour répondre à ces défis, Jesper Juul nous invite à nous appuyer sur quatre valeurs – équidignité, intégrité, authenticité et responsabilité. Transculturelles, ces valeurs forment ensemble un socle fondamental auquel nous référer pour établir des relations familiales durablement saines et constructives, une base permettant l’épanouissement social et mental aussi bien durant l’enfance qu’à l’âge adulte. Au travers de ce livre, aujourd’hui référence en Scandinavie et en Europe centrale, il pose ainsi les fondements d’un renouveau du vivre-ensemble et de l’éducation.

    • « Me voilà ! Qui es-tu ? – Sur la proximité, le respect et les limites entre adultes et enfants » :

Dans ce petit livre, Jesper Juul présente avec beaucoup de chaleur et d’humilité sa réflexion sur les relations entre adultes et enfants, et en particulier sur un aspect traditionnellement incontournable de l’éducation : poser des limites aux enfants.

Clairement, il invite les adultes à assumer la responsabilité de la qualité des relations qu’ils entretiennent avec les enfants, en étant à la fois attentifs aux limites personnelles de l’enfant comme à leurs propres limites et à exprimer celles-ci de la manière la plus claire et personnelle qui soit. C’est la condition nécessaire à l’établissement de relations fondées sur le respect et la réciprocité, où chacun participe et personne n’est blessé.

Il insiste sur l’importance d’écouter et de prendre au sérieux les enfants : un enfant blessé dans son intégrité ne cesse pas d’aimer ses parents, il cesse de s’aimer lui-même…

  • Les livres d’Olivier Maurel, fondateur de l’Observatoire des Violences Éducatives Ordinaires, notamment :
    • « Oui, la nature humaine est bonne ! Comment la violence éducative la pervertit depuis des millénaires » : Fessées, gifles, calottes, tapes ou bastonnades… Dans beaucoup de pays, les enquêtes les plus sérieuses montrent que plus de 80 % des enfants subissent encore des méthodes éducatives violentes.
      Or, si étonnant que cela puisse paraître, aucun grand philosophe n’a tenu compte dans sa réflexion sur la nature humaine des conséquences de ce dressage violent infligé depuis des millénaires à la majorité des êtres humains au moment où leur cerveau est en formation.
      Pire : dans les religions, dans les conceptions philosophiques, et aujourd’hui encore dans la psychanalyse, tout se passe comme si l’origine de la violence et de la cruauté humaines était dans la nature même des enfants. Pourtant, les recherches les plus récentes ont révélé chez lui des compétences – attachement, empathie, imitation – qui en font un être remarquablement doué pour la vie sociale.
      La source de la violence et de la cruauté humaines réside-t-elle dans la nature des enfants, c’est-à-dire dans notre nature, ou dans la méthode qu’on a utilisée de tous temps pour les élever ?
      C’est à cette question que répond Olivier Maurel, en s’appuyant sur les recherches d’Alice Miller et les plus récentes découvertes de la neurologie. Après la lecture de ce plaidoyer inédit, il sera difficile de continuer à appeler « éducation » le fait de frapper un enfant.
  • Les livres de Thomas D’Ansembourg, dont ceux-ci :
    • « La paix, ça s’apprend ! » : À la suite des attentats de Paris et Bruxelles, David Van Reybrouck, écrivain, anthropologue et archéologue, rencontre son ami Thomas d’Ansembourg, psychothérapeute, auteur d’ouvrages sur le développement personnel et formateur en communication non violente. Pour eux, le constat est clair : face au déferlement d’actes guerriers et barbares, appeler la paix de ses vœux ne suffit pas, il faut la préparer, la construire à l’intérieur de nous-mêmes et dans nos structures sociales
    • « Cessez d’être gentil, soyez vrai ! » : Nous avons pris l’habitude de dissimuler ce qui se passe en nous afin d’acheter la reconnaissance, l’intégration ou un confort apparent plutôt que de nous exprimer tels que nous sommes. Nous avons appris à nous couper de nous-même pour être avec les autres. La violence au quotidien s’enclenche par cette coupure : la non-écoute de soi mène tôt ou tard au non-respect de l’autre. Cessez d’être gentil, soyez vrai ! est un seau d’eau lancé pour nous réveiller de notre inconscience. Il y a urgence à être d’avantage conscients de notre manière de penser et d’agir.

      Le message de Cessez d’être gentil, soyez vrai ! est plus actuel que jamais. Pour rendre son propos encore plus accessible, l’auteur a choisi de revoir son texte et de l’agrémenter d’illustrations humoristiques. Condensée, simplifiée et plus légère, cette nouvelle édition constitue le premier pas capital pour quiconque cherche à se libérer de ses habitudes néfastes et à s’ouvrir aux concepts de la communication non-violente.

Thomas d’Ansembourg est psychothérapeute et formateur en relations humaines. Depuis 1994, il enseigne la CNV (Communication Non Violente) selon le processus de Marshall Rosenberg.

  • Les livres d’Alfie Kohn, dont particulièrement :
    • « Aimer nos enfants inconditionnellement » : Beaucoup de guides pratiques à l’usage des parents posent comme objectif implicite : « Comment obtenir l’obéissance des enfants ? » Et proposent différentes techniques pour contrôler les enfants.
      Ce livre n’est pas une énième méthode ! Alfie Kohn préfère poser la question suivante : « Quels sont les besoins des enfants et comment résoudre les conflits ? »
      Il s’agit de faire avec les enfants plutôt que de faire faire aux enfants.
      Un besoin fondamental des enfants est l’amour inconditionnel. C’est ainsi qu’ils sont assurés d’être aimés et acceptés quoi qu’ils fassent. Hélas, les approches conventionnelles des punitions, récompenses et toute forme de contrôle, transmettent aux enfants qu’ils sont aimés uniquement lorsqu’ils nous obéissent ou lorsqu’ils nous impressionnent. Sois aimable ! Autrement dit, fais en sorte de mériter notre amour !
      L’auteur cite de nombreuses recherches qui montrent la nocivité de toutes ces méthodes. Ce livre nous emmène dans une profonde réflexion sur nos pensées, nos sentiments et nos actes envers nos enfants. Enfin, il invite tous les parents à réfléchir, à se reconnecter avec leur instinct premier, naturellement bon, pour devenir de meilleurs parents.
    • « Le mythe de l’enfant gâté » : Nombres d’idées reçues sont véhiculée sur les enfants, sur ce qu’ils sont et comment on devrait les élever. D’une façon ou d’une autre, ces croyances sont devenues une opinion communément admise de notre société. On accuse les parents d’être tout à la fois laxistes et trop protecteurs, incapables de poser des limites et effrayés par l’idée que leurs enfants puissent échouer. On dit des jeunes qu’ils sont narcissiques, qu’ils se croient tout permis entre autres descriptions peu flatteuses. Dans Le mythe de l’enfant gâté, Alfie Kohn démonte méthodiquement ces croyances ; il ne se contente pas de remettre en cause les affirmations factuellement erronées, il dévoile aussi l’idéologie dérangeante sous-jacente. De récentes recherches révèlent que la parentalité hélicoptère est plutôt rare, et que lorsqu elle existe, elle fait étonnamment plus de bien que de mal. Kohn fait valoir que la plus grande menace qui pèse sur le développement d’un enfant, c est un style parental trop contrôlant, et non trop indulgent. Sur le même ton vivant et anticonformiste que dans son précédent livre traduit en français Aimer nos enfants inconditionnellement, Kohn s’appuie sur un grand nombre de données scientifiques et sociologiques – tout autant que sur l’humour et la logique – pour questionner les affirmations qui surgissent dans la presse grand public américaine avec une régularité de métronome : les jeunes ont la grosse tête ; ils reçoivent des récompenses, des compliments et des bonnes notes beaucoup trop facilement ; davantage d’autodiscipline ne leur ferait pas de mal, et il faudrait qu ils en bavent un peu plus. Ces croyances conservatrices sont souvent acceptées sans broncher, y compris par des gens dont les opinions politiques sont plutôt progressistes. Dans la culture française, quoiqu’un peu différente de la culture américaine, on entend de similaires antiennes : « on n’a rien sans rien », « on n’a que ce qu’on mérite », « si tu crois que ça va te tomber tout cuit dans le bec », « dans la vie, il faut toujours un perdant », bref, cette idée qu’il ne faudrait pas que la vie des enfants soit trop facile est tout aussi prégnante et délétère. Repli sur soi et peur de l’autre, accroissement vertigineux des inégalités, changement climatique et autres bouleversements sociétaux : ce livre tombe à pic, car il est grand temps de changer notre regard sur les jeunes si on veut qu’ils deviennent des adultes capables de relever les énormes défis qui les attendent.
  • Ce livre phare d’Alice Miller:
    • « C’est pour ton bien : Racines de la violence dans l’éducation de l’enfant » : La psychose, la drogue, la criminalité sont-elles les répercussions codées des expériences des premières années de la vie ? Alice Miller dénonce les méfaits de l’éducation traditionnelle, qui a pour but de briser la volonté de l’enfant pour en faire un être docile et obéissant. Elle montre comment les enfants battus battront à leur tour, les menacés menaceront, les humiliés humilieront. Car à l’origine de la pire violence, celle que l’on s’inflige à soi-même ou celle que l’on fait subir à autrui, on trouve presque toujours le meurtre de l’âme enfantine. Cette «pédagogie noire», selon l’expression de l’auteur, est illustrée par des textes des XVIIIe et XIXe siècles, stupéfiants ou tragiques, reflétant les méthodes selon lesquelles ont été élevés nos parents et nos grands-parents, et par trois portraits d’enfances massacrées : celle de Christine F., droguée, prostituée, celle d’un jeune infanticide allemand et enfin celle d’Adolf Hitler, que l’on découvrira ici sous un jour tout à fait inattendu.
  • Les livres de Marshall Rosenberg
    • « Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs) » :

      Sous une nouvelle couverture, enrichie d’un important chapitre sur la médiation et la résolution des conflits, voici la troisième édition de l’ouvrage phare de la Communication NonViolente, traduit dans plus de 30 langues et vendu à 170 000 exemplaires en France.
      Grâce à des histoires, des exemples et des dialogues simples, ce livre permet d’améliorer radicalement et de rendre vraiment authentique notre relation aux autres.

      La plupart d’entre nous ont été élevés dans un esprit de compétition, imprégnés de préjugés et d’intolérance. Cette éducation nous conduit le plus souvent à une mauvaise compréhension des autres. Elle engendre au quotidien de la colère, des frustrations et des comportements agressifs.
      Une communication de qualité avec les autres est une des compétences les plus précieuses qui soit, dans sa vie personnelle comme au travail.
      Marshall Rosenberg met ici à notre disposition un outil très simple dans son principe, mais extrêmement puissant dans ses effets : la Communication NonViolente. Découvrez cette méthode accessible pour améliorer votre relation aux autres.

 

    • « Elever nos enfants avec bienveillance » : La Communication NonViolente (CNV) est un processus efficace qui permet de se relier aux autres et d’agir avec compassion. Également appelée communication empathique ou langage girafe, la CNV peut prévenir ou résoudre les conflits et invite à communiquer dans le but de satisfaire les besoins de chacun. Elle offre des outils concrets que l’on peut utiliser aisément dans les écoles ou, au sein de la famille, dans les relations personnelles.

      La CNV montre comment nous exprimer avec honnêteté et empathie, dans un langage du coeur qui encourage la bienveillance, afin d’éviter toute rancoeur et pour préserver l’estime de soi. Il s’agit d’assumer nos choix et d’utiliser des mots qui traduisent de la compassion plutôt que de la crainte, de la culpabilité ou de la honte.

  • « Dormir sans larme » de Rosa Jové : La pédopsychiatre décrit les étapes physiologiques de la maturation du sommeil chez l’enfant. Elle propose des conseils pour accompagner l’enfant dans son apprentissage et des solutions naturelles pour l’y aider.
  • « Comment élever les enfants les plus heureux du monde ?  » Jessica Joelle Alexander et Iben Dissing Sandahl : Pourquoi les Danois sont-ils les plus heureux au monde, et comment font-ils, année après année, pour que leurs enfants soient également heureux, confiants, dynamiques ? Ce guide pratique et optimiste révèle les habitudes des familles les plus heureuses sur terre. À l’aide d’exemples limpides, il présente les six principes fondateurs de la parentalité danoise :
    – Le jeu est essentiel au développement et au bien-être des enfants.
    – L’authenticité favorise la confiance et permet aux enfants de se créer une boussole intérieure.
    – Le recadrage aide les enfants à surmonter les obstacles et à voir le côté positif de la vie.
    – L’empathie nous permet d’agir avec bienveillance envers les autres.
    – L’absence d’ultimatumévite les rapports de force ou le ressentiment.
    – Le cocooning est une façon de célébrer la famille, les occasions spéciales et le quotidien.
    Les Danois appellent ce dernier principe hygge. C’est une façon simple et efficace de tisser un lien étroit.
    Par son point de vue éclairant et nouveau sur l’éducation interculturelle, Les Recettes du bonheur danois aident les parents de tous horizons à élever des enfants plus heureux et plus adaptés au monde.

 

  • « Qui veut jouer avec moi ? Jouer pour mieux communiquer avec nos enfants » de Lawrence J. Cohen :Vous ne savez pas comment faire pour obtenir de votre enfant ce que vous lui demandez ? Le Dr Lawrence Cohen vous propose une approche originale : le jeu !
    Il/elle est timide, réservé(e), a peu d’amis ? Là encore, jouer avec votre enfant peut l’aider à reconstruire sa confiance et assez d’aisance relationnelle pour aller ensuite vers les autres.
    Il/elle est agressif/ve, violent(e), s’enferme dans sa chambre ? L’auteur nous explique qu’il/elle exprime ainsi (paradoxalement) son besoin d’attachement. Et il nous raconte à l’aide d’une multitude d’exemples plus tendres et drôles les uns que les autres comment renouer avec votre progéniture.
    Lawrence Cohen fait preuve d’une merveilleuse compréhension de l’enfant et de ses besoins. Un livre qu’on déguste le sourire aux lèvres, tant les propositions sont justes et touchent le cœur. Après l’avoir lu, vous ne verrez plus vos enfants de la même façon.

Comment est-il possible d’avoir autant de livre sur ce sujet qu’est l’accompagnement des enfants ? Et pourquoi continuer à écrire dessus ?
Parce que TOI derrière ton écran, tu n’es pas la/le même que ton voisin. Tes propres filtres, ton fonctionnement, tes affinités sont spécifiques, et certains supports conviennent mieux à certains que d’autres !
La multiplicité des sources n’est jamais un problème : tous offrent des perspectives différentes et apportent un petit plus pour élaborer sa manière d’Être un humain qui est parent.
Le fait est que tous ces auteurs et autrices partagent le même paradigme bienveillant et nonviolent.
Un autre élément important est qu’aucun de ces livres ne t’apportera de recette magique. Ils ouvrent une fenêtre sur l’enfance et la parentalité.
Il est utile de se tenir éloigner de ces recettes miracles qui ne fonctionnent pour personne.:)

Et toi ? Quel(s) est ton livre de chevet en ce moment ? Et ton indispensable ? Lequel te fait envi ?
Dis-moi tout en commentaire.