Maternage proximal

Le maternage, oui ! Mais jusqu’à quand ?

Le maternage, oui ! Mais jusqu’à quand ?

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Le maternage proximal, j’en ai déjà parlé afin de le définir et de poser les bases des théories de l’attachement (entre autres).
Cet article est la suite. Je vais aborder d’autres aspects du maternage, surtout quand les bébés grandissent. D’ailleurs, jusqu’à quand peut-on parler de maternage ?
Des pistes de réflexion et des ébauches de réponses sont disponibles ci-après !

Un élément assez caractéristique dans le maternage, c’est qu’on retrouve des composantes chez la plupart des parents le pratiquant : le portage, l’allaitement et le cododo.
Certaines parviennent à materner de façon proximale sans allaiter. Mais souvent, c’est privilégié.
Mais est-ce que ces 3 pratiques résument ce qu’est le maternage ?
Pas uniquement. C’est comme réduire une pomme à un agrégat de nutriments, de vitamines, une saveur et une forme. On peut très bien créer de toute pièce un « aliment » rond, avec les nutriments et vitamines similaires à ceux présents dans la pomme et qui en aurait une vague saveur. Cela ne serait pas une pomme, mais un simulacre.

Le maternage, c’est pareil. Il s’agit d’une philosophie de vie et une manière de vivre sa parentalité. Souvent, ce sont les mères informées qui s’orientent dans cette pratique car elles en connaissent tous les bienfaits (toutes les études récentes dans le domaine convergent vers la pratiques ayant trait au maternage)  pour les bébés. Mais il se peut aussi que d’autres agissent juste comme ça, car leur cœur le dicte. Dans tous les cas, le regard et les réflexions émanant de la société seront présents.
Les premières auront plus d’armes pour contrecarrer les « conseils » que les secondes qui pourraient se retrouver démunies. Souvent, les recherches débutent. Elles se rendent compte qu’elles ne sont pas les seules ni « folles » d’agir comme tel avec leur petiot, malgré l’image que leur envoie un environnement coutumier du parentage distal (biberon, chambre séparée au plus vite, absence de portage, considération que les pleurs sont une nécessité ou qu’ils n’ont pas d’effet, etc).

 

Durant les premiers mois, le maternage proximal peut-être assez facilement accepté. Le bébé est tout petit, les arguments ont fait mouche (on l’espère !).
Mais pourtant, à partir de quelques mois, les questionnements reviennent souvent :

« Ok, je portais mon bébé de 1 mois pendant toutes ses siestes, mais est-ce une mauvaise habitude qu’il dorme sur moi à 9/10/12 mois ? »
« J’allaite à la demande depuis le début, mais est-ce la même chose après la diversification ? » (Voilà une de réponse dans « ah, tu allaites encore ?! »)
« Il dort avec moi/nous depuis 6 mois, dois-je le mettre dans son lit ? »
« Il s’endort au sein et jamais seul, il lui faut au moins les bras… C’est grave ? »

La plupart du temps, le questionnement ne provient pas de la mère mais de l’entourage qui remet en question  notre fonctionnement et qui  s’inquiète étrangement de ce qui se passe dans le lit conjugal/pour l’alimentation de bébé/pour ses habitudes de vie.
Étrangement, car je suis certaine que la plupart des mères et des couples qui entendent ce genre de remarques n’avaient jamais été questionné.e.s sur la bonne tenue de leur vie sexuelle ou de leurs habitudes alimentaires.
Il y a plusieurs types de personnes qui peuplent notre vie. En fonction de leur statut et de leur importance, les réactions à leur émettre varient fondamentalement. Dans cet article, je te donne quelques pistes pour faire en sorte que « les autres » puissent respecter et comprendre tes choix. Les autres, si tu es la mère, ça peut aussi être la.e conjoint.e.

 

Le maternage et la société occidentale

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La société n’a pas un regard très bienveillant sur le maternage (et pourtant, s’ils savaient !). Il est perçu comme une attitude « à contre-courant » (heureusement, nos rivières feront bientôt des fleuves dans les générations à venir !).
Il est attendu de la femme qu’elle mette au monde son petit, s’en occupe bien mais sans être non plus trop « accro ». Puisque 9 à 15 semaines plus tard (en fonction des pays), elle va devoir retourner dans sa vie métro-boulot-dodo, en y ajoutant la case « marmot ».
Parce que la société demande qu’on soit productive.f, toutes et tous à notre échelle. Celles ceux  qui ont l’opportunité de rester à domicile doivent avoir un.e conjoint.e qui assure pour deux financièrement, parce qu’après tout, puisque c’est ton choix de t’occuper de tes gamins : tu n’as droit à rien.

Il est possible de croire que c’est normal. L’individu au foyer ne cotise pas pour les retraites, il/elle n’investit pas son temps pour un patron et ne paie pas d’impôt.
Le jour où, malheureusement, une séparation arrive dans un couple : elle n’a le droit à quasiment rien. Le filet social a un trou… et c’est celui des personnes qui s’occupent de leurs enfants.
Parce qu’il y a des gens, dont c’est la profession de garder les enfants pendant que les parents travaillent… qui eux/elles paient des impôts et participent à la société se faisant.
En gros, il faut être rentable, sinon tu n’es/as rien.
Certain.e.s s’accommodent volontiers de cela. Mais c’est exactement là que commencent les questions sur « les mauvaises habitudes », la gestion de l’alimentation, de l’allaitement et du sommeil. Parce que les personnes qui gardent les enfants ne sont que rarement sensibilisées au maternage et à ses bienfaits.
Les parents maternants sont perçus comme étant trop fusionnels, trop investis…Et souvent, pas assez productifs !

Les parents maternants sont en fait trop difficiles à appréhender pour ceux qui ne fonctionnent pas comme cela. Parce que c’est frustrant de se dire que certain.e.s ont refusé de fonctionner comme la Mamy, le pédiatre et la plupart de la société l’ont dit… Et qu’ils ont l’air épanouis !
Les parents maternant sont dingues de leurs enfants et n’envisagent pas qu’on leur impose des expériences perçues comme néfastes (heure de sieste imposée, repas mixés (ici pour parler de diversification menée par l’enfant), ou alors le vivent très mal. C’est aussi pour ça qu’il y a plein de parents considérés comme pénibles parce qu’ils refusent les punitions/tableau d’honneur/gommette smiley/… Parce que cela va à l’encontre de leur valeur et que, de leurs connaissances, ils savent que ces actes n’apportent rien de positif à leurs enfants (j’aborde les punitions, ici).
Les parents maternant remettent sur l’établi ce qui a été une norme pendant près de deux siècles et qui est une construction sociale d’une force inouïe. Forcément, ça dérange !
Les mythes ont réussi à convaincre des milliers de parents occidentaux que:

  • les bébés pleurent mais que c’est nécessaire pour leur développement pulmonaire et pour qu’ils apprennent la frustration (j’en parle ici) et donc il ne faut pas intervenir, et surtout, pas trop vite.
    Cela impliquerait que le bébé humain (dont on connait la prématurité de développement par rapport aux autres mammifères) exprime un besoin mais qu’il se trompe et que c’est nécessaire pour lui de ne pas y répondre.
    Il n’y a que moi qui trouve cela alambiqué ?
  • le lait maternel n’est souvent pas assez riche et d’ailleurs, la plupart des femmes ne parviennent pas à allaiter.
    Donc, nous serions les seuls mammifères incapables de faire croître notre espèce sans le lait d’une autre ? (voir ici pour « l’allaitement vs le biberon : le choix est-il vraiment éclairé ? »).
  • Le bébé doit apprendre à dormir seul. Surtout parce que « chaque chose a sa place » et que le lit conjugal n’est pas un lit dans lequel les enfants dorment (dire que j’y ai cru, plus jeune ! Comme quoi, la connaissance apporte énormément !).
    J’en ai déjà parlé mais … dans la plupart des pays du monde, tout le monde fait chambre commune, faute de place mais aussi, parce qu’il est su que les enfants dorment bien mieux accompagnés.
    Il n’y a donc qu’en occident que le bébé DOIT dormir seul, il en va de son équilibre psychique (je ne remercie pas certains psy de véhiculer de telles inepties sur le cododo et l’allaitement non-écourté !).
  • L’enfant doit tout manger finement mixé à partir de 4 mois, voire avant quand c’est nécessaire !
    Dans les générations précédentes, la diversification était même effectuée encore plus tôt !
    De nombreuses études ont mises en évidence que plus la diversification était tardive et meilleure était la santé des enfants.
    L’OMS recommande ainsi de débuter aux alentours de 6 mois, en raison du capital de fer de l’enfant. Il semblerait que le taux de fer diminue progressivement et qu’il est nécessaire de le combler par l’alimentation. En outre, l’enfant a alors un système digestif relativement mature et acquiert des compétences motrices ainsi qu’une envie d’exploration/d’imitation.

 

Bref, avec ces mythes, il paraît logique de penser qu’un enfant qui a été allaité jusqu’au sevrage naturel et qui a dormi avec ses parents sera profondément déséquilibré…  J’attends les études et les preuves, parce que ça voudrait dire que la plupart de l’humanité est déséquilibrée depuis que l’humanité existe. Pour moi, cela ressemble plutôt à une croyance ethnocentrée et ignorant le développement de l’humain tant dans l’Histoire que dans le développement physique et psychique.

 

OK, mais la fusion avec le bébé, c’est jusqu’à quand ?

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Il y a plusieurs réponses répandues, en fonction de la définition de la « fusion »:

  • Après le 4ième trimestre (ici si tu ne sais pas ce que c’est)
  • A 9 mois (« 9 mois dans maman, 9 mois sur maman »)
  • Aux premiers pas
  • À l’entrée à l’école

On fait un tirage au sort ?

Il me semble étrange que la fusion mère-bébé (c’est la plus fréquente, soyons honnêtes !) fasse aussi peur. Comme si, en agissant de la sorte, la mère excluait son enfant de toute vie sociale et de tout développement.
Dans les faits, la relation évolue au rythme de l’enfant.
On n’a jamais vu un ado venir en portage à l’école et faire une tétée de retrouvailles devant le collège !
Pourquoi ? Parce qu’il n’en a plus besoin ! Ni de lait (eh oui, « les produits laitiers sont nos amis pour la vie ! » est un slogan de lobbyiste) ni du portage, parce qu’ils ont le tonus musculaire et l’endurance pour marcher seul.

Encore une fois, tout est une question de besoin (si tu veux un préambule là-dessus : c’est là que ça se passe).
Il n’y a pas de fin stricte, sauf si cela vient de l’adulte en ignorant volontairement les besoins de l’enfant.

Le portage va être de moins en moins fréquent dans la journée :

  • Un nouveau-né peut passer 24h/24 en portage (je te souhaite quand même quelques heures de sommeil, en cododo, ça devrait plutôt être 16h/24 ! 😀 ),
  • Entre 1 et 2 mois, les bébés peuvent s’intéresser à certains des éléments de leur environnement et les observer pendant de longues minutes (viiiiite : la douche pendant ce temps-là !) : la durée dépend d’un bébé à l’autre (ici, elle restait parfois 30 minutes à détailler ses arches et les livres ouverts posés à côté d’elle), Tu n’es plus qu’à 12-14h/24
  • Entre 3 et 4 mois, il va commencer à manipuler les objets voire se retourner.
  • Entre 4 et 7 mois, il se retourne, manipule, gigote… Et plus les enfants vont acquérir leurs compétences motrices, plus ils vont avoir envie de les exercer.

Je ne vais  pas détailler la suite des mois (qui est en plus TRÈS variable d’un enfant à l’autre), mais en gros, a part du moment où ils s’intéressent à leur environnement, se déplacent, apprécient dormir sur un matelas et plus uniquement sur nous, le temps de portage diminue drastiquement !
Lors des maladies, balades, sorties, journée agitée, les enfants pourront être plus demandeurs et  on remarque avec étonnement comme le rythme a changé en quelques mois !
Mais cela se fait tellement progressivement, qu’il n’est pas possible de dire c’est à ce moment-là que cela cesse.
Au départ, cela effraie, car on passe d’une personne unique à une entité à deux têtes. C’est un vrai changement tant pour nous que pour l’entourage.
Ils oublient que ces périodes sont courtes, en regard d’une vie… Et ce seront les premières personnes à te dire : « Profites-en ! Ca grandit trop vite … ».
Que d’injonctions contradictoires !
Alors oui, les enfants évoluent très vite alors profites-en ! Tu n’auras alors aucun regret.

 

Il en va de même pour l’allaitement. Les rythmes, la durée et la façon dont se passent les tétées n’ont rien à voir entre un nouveau-né, un bébé de 6 mois et un autre de 18 mois !
Ses compétences motrices évoluent, tout comme ses besoins.
L’allaitement doit être conduit à la demande afin de garantir une production suffisante.  Mais les mois passant, il est possible au bambin de comprendre qu’il faille attendre quelques minutes (si c’est pile au moment de la cuisson de quelque chose, ou encore lors du paiement à la caisse d’un magasin, par exemple). Cela se fait progressivement et on perçoit facilement que les enfants ont une patience qui va en croissant.
L’objectif, quand les enfants atteignent 2 ou 3 ans, c’est que l’allaitement se passe dans une relation où les besoins de chacun.e sont pris en compte.
Dans l’allaitement des débuts, les besoins du bébé sont impérieux.

Quand ils grandissent, et lorsque le moment ne s’y prête pas (c’est une appréciation de la mère !), les enfants vont être amenés à comprendre qu’il est nécessaire de prendre en compte l’avis de l’autre aussi.
Mois après mois, les enfants aiguisent leurs compétences sociales. Ils apprennent la notion de respect de leur corps et de celui de l’autre, des éléments qui sont tolérés ou pas par la mère, de l’empathie nécessaire aux relations (tiens, j’en parle ici de l’empathie) : « je vois que tu en as envie maintenant, mais je suis occupée et j’aimerais finir. Dès que j’ai fini, j’arrive ! ».
L’allaitement devient un formidable média de d’apprentissage social et d’empathie mutuelle.
Je précise à nouveau que cela se fait progressivement. Cela n’a pas de sens de refuser de donner le sein à un enfant qui en aurait l’habitude, sans autre explication ni raison claire pour lui.
Les sevrages induits brutaux sont traumatisants pour les enfants mais aussi pour le corps des femmes.
D’eux-mêmes, les enfants vont espacer les tétées et ne plus avoir besoin de certaines. Les allaitements non-écourtés vont à termes avec une diminution très progressive du nombre de prises du sein. Et c’est enfin l’enfant qui déclare : « Je n’ai plus envie ! ».

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Il n’y a pas de date, pas d’échéance ni de seuil développemental qui engendrent un arrêt de l’allaitement et du cododo, par exemple.
Croire que le maternage ne rassemble que ces deux aspects, avec le portage, est un oubli du paradigme qui sous-tend ces attitudes : la bienveillance (que j’ai largement détaillée ici) et l’empathie.
Sans ces deux piliers, il n’y a point de maternage puisque celui-ci est conditionné par la prise en compte des besoins infantiles.

 

L’autonomie, une limite au maternage ?

Une des craintes de la société, c’est que cette proximité maternante entame les possibilités d’autonomie des enfants. En agissant de manière prévenante et sans attendre, il est cru que l’on maintient les enfants dépendant de l’adulte.

Au contraire, disent toutes les dernières études sur le sujet !
Le fait de laisser aux enfants le moment où ils mangent/dorment/jouent/… sans essayer de leur faire adopter un rythme précis, les rend confiant en leurs propres sensations et besoins.
Ils n’apprennent pas à se réguler sur les attentes d’autrui, mais sur leurs propres ressentis.

Énormément de parents maternant s’orientent dans une éducation bienveillante et positive.
Comme j’ai pu le décrire en partie dans cet article définissant la « discipline positive », ce type d’accompagnement des enfants les amènent à l’autonomie, progressivement.

L’autonomie pour les bébés va être de pouvoir manger, dormir et se mouvoir comme ils le souhaitent. Donc allaitement à la demande, sieste aux signes de fatigue et motricité libre (ici pour une explication détaillée) sont au programme.
Ensuite, l’objectif est de les accompagner, en les laissant découvrir leur environnement sans être trop interventionniste.
Les enfants apprennent à marcher, tombent et se redressent.
Ils sont capables de manger seul, dès le plus jeune âge si on les laisse faire.
Ils apprennent à tenir un verre, s’en mettent partout et puis de moins en moins.
Tout est une question de temps et de possibilités. Si on empêche à l’enfant d’accéder aux verres de peur qu’il renverse, alors on l’empêche d’apprendre. Il en va de même pour l’alimentation. Si on lui donne constamment la becquée, il ne peut pas apprendre qu’il a la capacité de se nourrir seul et puis d’attraper ensuite ses couverts pour se servir.

Le maternage ne freine pas l’autonomie, à l’inverse, cela accompagne l’enfant dans ses possibilités.
En ajoutant le fait que ce principe de relation engendre des individus avec une meilleure confiance en eux, avec des compétences sociales fine grâce à l’empathie qu’ils ont reçue. En effet, les enfants apprennent par l’observation, donc l’exemplarité est de mise.

Le rythme des enfants est aussi singulier que naturel. Il n’est pas utile de tenter de le contraindre ou de chercher l’apprentissage alors que ce sont des acquisitions qui sont en jeu (pour le sommeil et la propreté, par exemple).

Il s’agit de craintes non-fondées. Des parents maternants qui permettent à leurs enfants d’expérimenter, de gérer ses apports alimentaires, son sommeil, ses mouvements augmentent significativement l’autonomie des enfants… et leur bien-être !

Mais ça s’arrête bien un jour, d’être un parent maternant ?

Le maternage est un continuum, de la naissance jusqu’à l’autonomie complète de l’enfant devenu adulte dans la société, il est possible d’agir en parent maternant.
Maternant n’est, je l’ai expliqué plus haut, pas synonyme d’infantilisation mais de confiance et d’accompagnement.
Pour autant que l’enfant, quel que soit son âge, a besoin d’être accompagné, le parent maternant sera présent.

L’enfant d’un an sera en capacité de venir chercher sa tétée en tirant sur le t-shirt, celui de 3 ans viendra la demander, et un jour, il refusera sa tétée du soir.

La relation et l’implication évoluent avec les mois et les années, bien évidemment, mais le principe est qu’il n’y a pas de fin à la parentalité. Il n’y a donc pas de fin à une philosophie maternante.

 

Je souhaite que cette lecture ait pu t’aider de quelque ma manière que ce soit.

A très bientôt, Lectrices et lecteurs Curieuses.x !

Pour aller plus loin: « Materner: Du premier cri aux premiers pas » de  Blandine Bril et Silvia Parrat-Dayan

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